Bonjour à toutes et à tous !
Comment allez-vous ? je pense que nombre d'entre vous sont à la limite de la crise de folie depuis l'annonce de la venue de Lana à la conv Xivent ^^ c'est une super nouvelle pour la famille des EvilRegal, j'espère que vous serez nombreux à partir à sa rencontre !
Concernant la fic, milles merci à toutes les personnes qui prennent le temps de laisser une review ou un MP, vous avez fait exploser le compteur sur le chapitre 4, je suis content que le petit retournement de situation vous ais plus !
Comme vous l'avez compris, Emma va être en colère et la présence de la brune à ses côtés va l'encourager sur la voie de la vengeance..
Je n'en dis pas plus et vous laisse lire tranquillement !
A mercredi prochain ;)
Chapitre 5 : Cohabitation.
« Qu'est-ce que l'on va faire maintenant ? » demanda Régina, tremblant de tous ses membres dans la voiture, essayant de faire en sorte que la berline reste dans l'axe de la route.
« Chercher votre fils, c'est vous qui me l'avez demandé ! » répondit la blonde en haussant les sourcils.
« Non mais je veux dire, une fois que Henri sera avec nous. »
Emma ne répondit pas, plongée dans ses pensées elle fixait un point imaginaire à travers la vitre passager, son cerveau turbinant à toute allure. Il fallait qu'elle mette au point un plan, et vite. Agir dans l'urgence, elle savait faire, cela faisait partie intégrante du métier, mais c'était bien la première fois qu'elle se retrouvait accompagnée de la personne qu'elle devait tuer, et encore pire, de son fils.
Devant le manque de réponse de la blonde, Régina ne put retenir un frisson d'angoisse.
« Vous allez nous tuer c'est ça ? »
Emma tourna vivement la tête vers la belle brune et leva les yeux au ciel.
« Vous croyez vraiment que je me casserais la tête à échafauder un plan et à aller chercher votre fils si je voulais vous tuer tout de suite derrière ? »
« Non.. » murmura Régina, avant de tourner la tête. « Pas tout de suite derrière ? sous-entendu une fois terminé.. »
« Si vous continuez de me casser les pieds Madame Mills, il se pourrait bien que je vous flingue tout de suite ! alors roulez, allons récupérer votre fils et mettez la en veilleuse !»
« Je ne vous permets pas de me parler comme ça » s'emporta la brune en montrant Emma du doigt. « Si nous en sommes là c'est à cause de vous alors prenez un autre ton avec moi ! »
Emma leva les mains en l'air en signe d'excuse et tempera ses propos.
« Bien, bien... excusez-moi... » répondit-elle en se concentrant sur son plan. « Dans un premier temps, nous récupérons votre fils, de manière discrète si possible. Ensuite nous irons à mon hôtel pour récupérer mes affaires. »
« Ok... et ensuite ? »
« Ensuite je passerais quelques coups de fils.. »
Stationnée devant l'école, la berline noire ne comptait plus qu'une occupante. Emma était assise sur le siège passager, son arme sur les genoux, observant avec attention le moindre mouvement dans la rue, le moindre passage ou geste suspect, son regard oscillant de gauche à droite en permanence.
Régina était plantée devant la porte de la classe d'Henry, attendant fébrilement que Mary Margaret Blanchard ne sorte avec le petit.
" Essayez de vous sauver, ou de me la faire à l'envers, et je vous retrouverais. Vous finirez dans un trou six pieds sous terre, et votre fils avec... "
Les paroles de la blonde résonnaient en boucle dans sa tête, comme un refrain de musique entêtante. Tremblant des pieds à la tête, la belle brune savait pertinemment que l'avertissement n'était pas une simple menace en l'air. Elle avait vu de quoi Emma était capable et ne voulait courir aucun risque pour son fils.
A la vue de la petite tête brune arrivant vers elle, Régina manqua d'éclater en sanglot mais elle arbora son masque de femme froide, celui qu'elle utilisait trop souvent à son goût quand elle craignait d'être blessée ou attaquée.
Ne voulant pas affoler la maitresse d'école, Régina avait expliqué que sa meilleure amie était à l'hôpital pour raisons de santés et qu'elle et Henry s'absenterait quelques jour pour aller lui tenir compagnie durant sa convalescence.
Souriant à son fils, elle le prit par la main et salua Mary Margaret d'un signe de tête.
« Où est-ce que l'on va maman ? » demanda le jeune garçon, un peu surpris de devoir quitter la classe une heure à peine avant la fin des cours.
« Je t'expliquerais dans la voiture » répondit sa mère en souriant, tentant de faire du mieux possible pour ne pas laisser transparaitre sa peur et l'angoisse qui lui tordait l'estomac.
La blonde ne put retenir un sourire en voyant arriver Régina, même avec la peur sur le visage, elle était magnifique.
« Non mais tu dérailles ma cocotte ?! » se murmura-t-elle à elle-même.
Secouant la tête, elle reprit sa posture froide et attendit que la brune ne fasse monter son fils dans la voiture et qu'elle reprenne le volant.
« Démarrez, on retourne devant chez vous. »
« Pardon ? » demanda Régina totalement surprise. « Vous m'aviez dit que l'on allait à l'hôtel, si on retourne chez moi nous allons nous faire.. »
Emma ne la laissa pas finir sa phrase.
« Mon hôtel est en face de chez vous, je l'ai pris justement pour être proche de ma cible » répondit-elle de manière mécanique, s'apercevant immédiatement que sa phrase avait blessé la brune. « Excusez-moi, c'est sorti tout seul, je ne voulais pas.. »
« Non... j'ai bien compris mais s'il vous plait, pas devant mon fils.. » demanda Régina les larmes aux yeux.
Emma acquiesça d'un hochement de tête et se tourna vers Henry.
« Salut gamin, moi c'est Emma, comment tu vas ? »
« Bien, ça va bien, merci » répondit le jeune garçon en souriant.
La blonde ne put s'empêcher de sourire en voyant le regard fier que lui adressait le petit homme, le buste dressé et les yeux grands ouverts.
« Tu ressembles beaucoup à ta maman » dit-elle dans un clin d'œil.
Ne sachant pas trop comment prendre cette phrase, le petit garçon se contenta de sourire poliment.
Se retournant dans le sens de la route, la blonde se pencha vers Régina afin qu'Henry n'entende pas leur conversation.
« Vous allez vous garer en bas de l'hôtel et me laisser descendre. Ensuite vous repartez et vous roulez en tournant en rond, sur une longueur de cinq pâtés de maisons. Vous ne vous arrêtez sous aucun prétexte, hormis pour un feu rouge ou un stop. Ne vous faites pas remarquer inutilement, la police et mes commanditaires savent certainement déjà que leur action a échouée. »
Régina hocha vivement la tête sans quitter la route des yeux.
« Si vous tentez d'avertir la police ou de faire quoi que ce soit.. »
« Je sais, je sais » murmura la brune en levant la main. « Je ne tenterais rien, je vous le promets. »
« Régina, il faut que vous soyez consciente d'une chose. A l'heure actuelle nous ne savons pas si l'homme que j'ai... neutralisé, est un flic ou pas. Mais si s'en est un, ça veut dire que la police est dans le coup, donc si vous essayez de les contacter, vous êtes morte »
La brune soupira et posa son regard quelques secondes dans les yeux verts de la jeune femme. Elle sut immédiatement qu'Emma lui disait la vérité.
Sans prendre la peine de répondre, elle reposa les yeux sur la route et emmena la blonde à destination.
Emma inséra le badge de la porte de sa chambre délicatement dans le lecteur et appuya doucement sur la poignée de sa main gauche, la droite tenant son arme favorite au bout duquel était fixé son silencieux.
Entrant prudemment dans la pièce, elle la balaya d'un geste rapide de son arme, son regard se posant dans chaque recoin de l'immense suite.
Après avoir vérifié que personne n'était présent, elle se détendit légèrement et fonça dans sa chambre. Attrapant son sac à dos, elle fourra quelques habits pris en vrac, son album photo souvenir et une poignée de téléphone portable prépayés.
Lançant le sac sur son dos, elle attrapa de sa main libre la mallette contenant son fusil de sniper et ressortit rapidement de la chambre.
Dévalant les escaliers quatre à quatre, elle sortit de l'hôtel sans adresser un mot à quiconque et marcha dans la rue d'un pas rapide.
Elle avait convenu avec Régina qu'elle marcherait en ligne droite jusqu'à ce que la brune arrive dans son dos et la prenne au passage.
Elle n'eut pas besoin d'attendre longtemps, un coup de klaxon rapide lui indiquant que la brune était derrière elle.
Après avoir jeté rapidement ses affaires dans le coffre, elle sauta dans la voiture et indiqua à Régina de repartir immédiatement.
« On quitte la ville, et vite » s'exclama la blonde. « Je ne suis pas de la région donc je vous fais confiance, prenez l'itinéraire le plus pratique et le plus rapide pour que l'on s'éloigne.»
Regardant sa montre, elle fit un rapide calcul. « Partez pour environ deux cents kilomètres, ça ne sert à rien d'aller bien plus loin ce soir. »
« Ok... »
« On va où Maman ? » demanda une petite voix à l'arrière du véhicule.
Régina regarda son fils par le rétroviseur et attendit qu'il fixe son regard en retour.
« Nous partons quelques jours en vacances mon chéri. »
« Mais... je ne suis pas en vacances, demain j'ai un contrôle avec Mademoiselle Blanchard. »
« Elle est au courant ne t'inquiète pas, je l'ai prévenu, elle était tout à fait d'accord » répondit sa mère légèrement embarrassée.
Emma se retourna et sourit au jeune garçon.
« Je suis une amie de longue date de ta maman, on ne s'était pas vue depuis longtemps alors nous avons décidé de prendre quelques jours de vacances tous les trois. Ça te fait plaisir ? »
Le jeune garçon hocha vivement la tête, le sourire aux lèvres.
« Oui c'est trop cool. J'ai hâte de raconter ça à Grâce en rentrant ! »
Régina ne put retenir un haut le cœur en imaginant que cette virée était peut-être la dernière de leur vie.
Voyant le teint blafard de la conductrice, Emma posa doucement sa main sur sa cuisse.
« Tout ira bien Régina... faites-moi confiance, c'est mon métier. »
La brune soupira et posa sa main sur celle de la blonde, sans faire le moindre commentaire, la serrant doucement.
L'hôtel où Emma demanda à s'arrêter n'avait rien des motels miteux que l'on voyait à la télé dans les films où des tueurs étaient en cavale, ce qui surprit la brune.
« Ce n'est pas parce qu'on est en fuite que l'on doit dormir dans un lit pourri et prendre une douche dans un baquet » avait répondu la blonde à Régina qui la fixait d'un air étonné.
« Certes.. c'est juste que je ne m'attendais pas à cela. En tout cas merci d'avoir pris une suite avec deux chambres » lâcha-t-elle avec un demi-sourire pendant que Henry choisissait celle qui lui plaisait le plus.
« De rien.. par contre ne vous faites pas d'illusions, Henry dormira dans une, et nous dans l'autre, je ne vous lâche pas des yeux. »
« Pardon ? » s'exclama Régina choquée. « Je pense vous avoir prouvé que je n'ai pas l'intention de me sauver en courant non ? vos menaces ont fonctionné, pas besoin de me materner comme une gamine ! »
« Je ne dis pas ça par manque de confiance » répondit calmement Emma, amusée par le changement d'humeur soudain de la brune. « Je ne vous considère pas, ou plus en tout cas, comme une otage, vous êtes une femme intelligente et vous avez compris que si vous vous tenez à carreau, je ne vous ferait aucun mal. Je vais faire mon possible pour comprendre le fin mot de toute cette histoire, mais en attendant nous sommes en danger, vous comme moi. Et jusqu'à ce que j'ai pu éliminer tous les maillons de la chaîne, je garderais un œil sur vous. »
Régina sentit le rouge lui monter aux joues et ne sut quoi répondre. Tournant vivement les talons, elle rejoignit son fils qui tentait de savoir si le lit de l'hôtel rebondissait mieux que celui de sa chambre.
Emma secoua la tête et plongea la main dans son sac à dos en souriant béatement. Cette brune lui faisait de l'effet, c'était indéniable, mais la situation n'autorisait pas le moindre rapprochement. N'ayant pas encore tiré cette affaire au clair, il était encore possible qu'elle ait besoin d'abattre Régina pour se sortir du pétrin..
Chassant rapidement cette pensée de son esprit, elle sortit un téléphone portable prépayé de son sac et composa un numéro qu'elle seule connaissait. Après deux sonneries, son interlocuteur décrocha.
« Allo ? »
« Tu es mort, espèce de fils de pute » maugréa la blonde, une expression de colère sur son visage.
« Emma, merde tu ne peux pas imaginer à quel point ça me fait plaisir de t'entendre, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
« Ne joue pas au con avec moi Graham, tu sais très bien ce qu'il s'est passé ! »
« Je t'assure que non Emma. Écoute je ne sais pas ce que tu as fait mais tous les flics de la ville recherchent Régina Mills. Ils ont trouvé le cadavre d'un de leurs collègues chez elle , une balle entre les deux yeux. C'est ton œuvre c'est ça ? »
« Oui » murmura la blonde en essayant de faire le vide dans sa tête. « Cet enfoiré à été envoyé pour me butter... ne me dit pas que tu n'étais pas au courant, je ne te croirais pas ! »
« Emma je te jure sur ce qui m'est le plus cher que je n'y suis pour rien. J'ai appris ça il y a quelques heures à peine, j'ai tout de suite compris que c'était lié à ton contrat mais je n'en sais pas plus, je te le promets. »
« Je n'ai aucune confiance en toi »
« Emma, ça fait plus de dix ans que l'on travaille ensemble maintenant. Nous ne sommes pas des amis mais tu sais très bien que je ne t'aurais jamais trahi, pas comme ça.. »
« Pas comme ça ? » s'exclama la blonde en riant. « C'est rassurant dis donc, tu aurais fait comment toi ? »
« Non, c'est pas ce que je voulais dire enfin.. écoute moi Emma, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais je vais faire mon possible pour t'aider. Laisse-moi jusqu'à demain d'accord ? »
« Je veux te voir. Demain, 15h00 »
Emma avait sous les yeux la carte des environs qu'elle avait achetés quelques minutes plus tôt à l'accueil de l'hôtel. Traçant un cercle imaginaire d'environ deux cents kilomètre autour de la ville où elle logeait, elle chercha un endroit calme ou ils pourraient se voir sans que ça ne tourne au drame.
« A Storybrooke, il doit y avoir un café ou quelque chose dans le genre, on se rejoint là-bas. »
« Storybrooke ? sans déconner ça existe ça ? mais c'est où ce truc ? Emma où est-ce que tu te planques ? dis le moi, je peux t'aider !»
« Storybrooke, demain à 15h00.»
Sans laisser à Graham le temps de répondre, Emma raccrocha et cassa le téléphone en deux, jetant les deux clapets dans la poubelle de la salle de bain.
« Un soucis ? » demanda Régina qui était revenue au milieu de la conversation.
« Non.. disons que j'essaie de faire le tri dans mon réseau afin de savoir à qui je peux faire confiance, ou non.. »
« Ho ? et ça donne quoi ? » demanda la brune pleine d'espoir.
« Pour l'instant rien.»
Emma partit prendre l'air sur la terrasse sans dire un mot de plus, laissant Régina seule avec sa déception.
La belle brune était complétement perdue, ne sachant pas si elle pouvait réellement faire confiance à cette femme qui l'avait fait craquer dès la première seconde où elles s'étaient croisée, mais pour laquelle elle n'était au final qu'un contrat, une simple cible à éliminer. Une morte en sursis parmi tant d'autres cadavres qui devaient certainement peupler la vie mouvementée de cette blonde.
Afin d'éviter d'éclat en sanglot, Régina respira profondément et décida de retourner auprès de son fils, essayant d'imaginer un mensonge qui puisse tenir la route sur la longueur. Elle le savait, leurs virée serait longue.. très longue, et certainement fatale.
« Bonne nuit Régina. »
La brune n'osa pas répondre, totalement abasourdie par cette phrase pourtant si anodine et classique en temps normal. Clignant des yeux, elle avait envie de se pincer elle-même afin de vérifier qu'elle n'était pas en plein rêve. Mais la réalité la rattrapa immédiatement. Non, elle ne rêvait pas. Elle était bien dans un lit, dans une chambre d'hôtel avec une femme qui avait tenté de la tuer le jour même, et qui maintenant lui souhaitait bonne nuit.
Ne sachant pas si elle devait en rire ou en pleurer, Régina soupira.
« Bonne nuit Emma » murmura la brune en remontant la couette jusque sur son nez.
La blonde était installée sur un fauteuil qu'elle avait tiré jusqu'au milieu de la chambre, placé devant la porte. Si quelqu'un essayait d'entrer, il tomberait automatiquement sur elle, et la surprise lui serait fatale.
Son pistolet sur ses genoux, elle regarda la brune tourner et se retourner dans le lit froid pendant près d'une heure, avant d'entendre son souffle devenir plus calme et plus régulier, signe que la belle s'était enfin endormie.
Sans savoir réellement pourquoi, Emma fut alors soulagée, la respiration lente de Régina l'apaisant petit à petit, lui permettant à son tour de tomber dans un sommeil bien mérité.
