Hello les ami(e)s, comment allez vous ?
Merci pour vos reviews sur le précédent chapitre, je suis content de voir que le fait qu'Emma ne reste pas inactive vous plaise ;)
Le chapitre qui vient est un peu plus calme, plus tourné vers la relation Swan / Queen et le passé d'Emma fait son apparition... j'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture et à mercredi prochain :)
Chapitre 7 : Papa
La faible lumière filtrant à travers les rideaux épais de la chambre suffit à réveiller Emma en sursaut. La nuit avait été longue et le sommeil l'avait prise bien tard car elle avait passé plusieurs heures à imaginer un plan qui lui permettrait d'atteindre Gold pour en finir avec lui, sans que sa vendetta ne tourne au drame, ni pour elle, ni pour Régina et son fils.
Jusqu'à cette nuit elle ne savait pas encore ce qu'elle allait faire de la brune car malgré le fait qu'elle l'apprécie, son ancienne cible était au courant de bien trop de choses à son égard et cela pourrait lui porter préjudice par la suite, Régina pouvant décider d'aller se livrer à la police ou contacter son ex employeur.
Mais sans arriver à réellement comprendre pourquoi, Emma avait envie de faire confiance à cette femme, elle était entrée dans sa vie de manière inattendue mais le coup de foudre immédiat qu'elle avait ressentie pour cette superbe brune ne faisait que s'amplifier au fur et à mesure du temps passé à ses côtés.
La blonde n'était pas du genre à s'attacher, elle ne faisait confiance qu'à une seule personne, et le fait que Régina chamboule cette habitude lui retournait l'esprit, et il fallait bien qu'elle se l'avoue, le cœur.
Elle avait fini par s'attacher à elle, bien plus qu'elle ne l'aurait souhaité et avait donc décidé de tirer un trait sur l'idée de devoir la supprimer.
S'étirant doucement, elle se leva du fauteuil sur lequel elle avait passé la nuit et regarda Régina dormir pendant quelques minutes, un sourire béat sur les lèvres.
Secouant la tête pour sortir de ses songes, elle attrapa sa montre posée sur le meuble près de la porte et sortit discrètement de la chambre pour se rendre dans la salle de bain.
Après une douche rapide et un coup de brosse sur ses longs cheveux, la blonde décida d'aller faire quelques courses avant que Régina ou son fils ne se réveillent.
Prête à partir, elle revint sur ses pas et laissa un petit mot sur la table du salon afin que la brune ne prenne pas peur en découvrant l'absence de la blonde.
En ouvrant la porte, Emma tomba nez à nez, ou plutôt nez à fesses avec le superbe derrière de Régina qui sortait en vitesse de la salle de bain pour rejoindre sa chambre, seulement vêtue d'un boxer bleu.
Surprise par l'arrivée de la blonde, Régina sursauta et se retrouva bloquée quelques secondes, son cerveau s'étant arrêté de réfléchir avant que son esprit ne percute qu'elle était presque nue devant Emma qui la fixait avec des yeux ronds.
Prise d'une bouffée de chaleur qui lui fit rougir tout le visage, la brune repartit en courant jusqu'à sa chambre, claquant la porte d'un geste vif.
Emma resta quelques secondes totalement choquée sur le pas de la porte, un sourire niais sur le visage.
Se rendant compte que la situation était plutôt gênante pour la belle brune, Emma déposa ses sacs sur la table du salon et frappa doucement à la porte de la chambre de Régina.
« Je... je peux entrer ? »
« Une seconde ! » tonna la voix de la brune qui finissait de s'habiller en toute hâte.
« C'est bon, vous pouvez venir... »
Emma poussa la porte délicatement et entra dans la chambre en baissant les yeux.
« Je... je suis désolée Régina, je ne pensais pas.. je ne voulais pas.. enfin je.. »
« Ce n'est pas votre faute » répondit la brune, rouge comme une pivoine. « Vous ne pouviez pas savoir que j'étais à moitié nue, c'est ma faute j'aurais dû m'habiller dans la salle de bain. »
Les deux jeunes femmes regardèrent leurs pieds pendant quelques secondes, aussi troublées l'une que l'autre.
Voulant briser la glace, Emma releva la tête et attendit que Régina fasse de même afin de pouvoir la regarder dans les yeux.
« Si ça peut vous rassurer, vous êtes vraiment magnifique.. »
Le teint de la brune tourna une nouvelle fois au rouge écarlate mais elle ne put s'empêcher de sourire devant ce compliment.
« Merci.. je.. »
Ne sachant quoi répondre, elle tenta de changer de sujet.
« Où étiez-vous ce matin ? vous nous préparez une nouvelle surprise ? »
« Oh, oui pardon, j'étais partie faire quelques courses » répondit la blonde, ravie que la discussion ne s'engage sur une autre voie.
Retournant dans le salon pour montrer ses achats à la brune, Emma lui tendit l'un des sacs.
« Je vous ai repris quelques habits, histoire que vous n'ayez pas besoin de porter toujours la même chose » ajouta-t-elle en souriant.
Sans laisser le temps à Régina de répondre, elle lui tendit un autre paquet, bien plus lourd.
« Et ça c'est pour Henri, je pense que ça lui fera plaisir. »
Régina prit le sac du bout des doigts et l'ouvrit pour jeter un œil dedans.
« Une console de jeu ? » demanda-t-elle totalement surprise.
« Oui, et j'ai pris des jeux avec, et des piles de rechanges» répondit la blonde en souriant.
« Je... pourquoi ? je ne comprends pas.»
« Henri pense que nous sommes en vacances Régina, il ne va pas comprendre que l'on puisse rester enfermés toute la journée dans une chambre, avec pour seule sortie les trajets en voiture pour changer d'hôtel tous les jours. Je me suis dit qu'un peu de distraction lui ferait du bien et lui éviterait de se poser trop de questions. »
Régina fût surprise de l'attention que la blonde pouvait porter à son fils. Elles étaient poursuivies par des tueurs à gage, Emma en avait éliminé trois la journée précédente, mais elle prenait le temps de se préoccuper du bien-être d'Henri.
« Merci Emma.. merci beaucoup. Henri va être comme un fou, jusqu'ici je ne l'avais pas autorisé à jouer à la console. »
« Oh ? » répondit Emma surprise. « Je suis désolée, je pensais bien faire, je ne savais pas que.. »
« Ne vous excusez pas » répondit Régina en levant la main. « Je ne voulais pas qu'il devienne un accro à ces trucs-là, la lecture d'un livre est bien préférable à des heures passées à fixer un écran, mais vu la situation je vais faire une exception »
La brune remis la boite de la console dans le sac et le tendit à Emma.
« Je vous laisse le plaisir de lui offrir » ajouta-t-elle en regardant la blonde dans les yeux. « Vous allez faire un heureux, merci beaucoup pour cette attention »
Sans savoir quoi répondre, Emma reprit le paquet et hocha la tête, légèrement gênée.
Regina tourna les talons et attrapa le téléphone de la suite.
« Je vais commander le petit déjeuner, ce matin nous le prendrons tous ensemble » dit-elle en regardant la blonde, qui lui sourit chaleureusement en retour.
« Avec plaisir ! »
La matinée se déroula magnifiquement bien, Henri ayant sauté de joie à la vue de sa console de jeu, il prit à peine le temps d'engloutir quelques pancakes, sous les menaces de sa mère, trop pressé d'aller essayer son nouveau jouet.
Régina profita de ce moment de calme pour surfer sur internet via l'ordinateur portable qu'Emma avait récupéré à son hôtel, afin de connaitre les nouvelles sur Boston et surtout sur l'affaire qui la concernait.
« Ils pensent que je suis coupable » murmura-t-elle à la blonde assise à ses côtés, plongée dans ses pensées.
« Ils ont retrouvé un flic mort chez vous Régina, et vous avez disparu avec votre fils.. »
« Oui. » répondit Régina d'un air triste. « Vous pensez qu'on va s'en sortir ? je veux dire.. que vous allez réussir à faire en sorte que l'on retrouve une vie normale ? »
Emma haussa les sourcils et regarda sa voisine dans les yeux.
« Je vais faire tout mon possible pour ça oui.. » répondit-elle sur un ton qui ne laissait aucun doute, ce qui réchauffa le cœur de la brune.
Elle savait que la situation était difficile, voire même catastrophique, mais elle avait confiance en Emma. L'attention qu'elle lui portait, et qu'elle portait à Henri laissait entrevoir que sous cette carapace de tueuse froide, la blonde avait un cœur qui ne demandait qu'à battre pour autre chose qu'un contrat de mort.
Sentant que Régina se rapprochait trop d'elle, Emma se leva prestement et attrapa l'un de ses téléphones portables prépayés.
« J'ai un coup de fil à passer, je reviens. »
S'enfermant dans la chambre de la brune, Emma se posa contre le rebord de la fenêtre et soupira. Cette femme la rendait folle et rien que de la sentir à côté d'elle lui donnait envie de lui sauter dessus pour l'embrasser. Mais ne sachant pas comment elle réagirait, surtout vu la situation actuelle, Emma préférait se mettre à l'écart et laisser passer son envie.
Allumant le téléphone, elle entra le code pin et composa un numéro qu'elle seule connaissait. C'était son numéro d'urgence, le numéro de la seule personne au monde qui pouvait aider Emma, la soutenir et surtout la comprendre.
Attendant de tomber sur le répondeur, elle laissa passer le message automatique et le bip sonore.
« Swan, dégagé, ok. » puis elle raccrocha.
Retournant dans le salon, elle croisa le regard de Régina, surprise de la voir revenir aussi vite mais ne dit pas un mot, préférant s'asseoir aux côtés d'Henri pour le regarder jouer sur sa console portable.
A l'autre bout des États-Unis, le vieil l'homme était plongé dans les entrailles de sa voiture, une clé à pipe à la main, essayant tant bien que mal de démonter le démarreur de ce tas de tôles capricieux qui lui jouait des tours depuis des semaines.
La sonnerie du téléphone le fit sursauter, sa tête venant heurter le capot de la voiture, lui arrachant un râle de douleur et quelques insultes bien placées à l'égard de cet amas de ferraille rouillé qui lui servait de moyen de transport.
Se ruant dans la pièce voisine, le vieil homme attrapa le téléphone portable qui sonnait et patienta jusqu'à ce qu'il s'arrête, attendant fébrilement de voir si un message était laissé sur le répondeur ou non.
Sa main tremblait et son cœur battait à cent à l'heure. Ce téléphone était réservé à une seule personne, la seule et unique personne qu'il avait jamais aimé dans sa vie. Il le rechargeait avec application chaque jour, faisant en sorte de ne jamais le laisser loin de lui, au cas où..
Il espérait secrètement que ce téléphone n'ai jamais besoin de sonner, car le moindre appel impliquerait que sa protégée avait des soucis, de très gros soucis et même si elle lui manquait atrocement, le fait de ne pas avoir de nouvelles de sa part était bon signe.
Quand le bip signalant qu'un message était présent sur le répondeur se fit entendre, le cœur du vieil homme se serra. Composant le numéro de la boite vocale, il porta le combiné à son oreille et entendit ces trois mots « Swan, dégagé, ok. »
Le téléphone lui tomba des mains, devenues incontrôlables tellement les tremblements s'étaient amplifiés. Les larmes aux yeux, il soupira et se laissa tomber sur la chaise près de lui.
« Swan » était un code pour indiquer que c'était bien Emma qui le contactait. Lui seul connaissait son vrai nom de famille et le fait de le mentionner en premier permettait d'être sûr que ce ne soit pas un piège.
« Dégagé » indiquait qu'il pouvait la recontacter sur le téléphone depuis lequel elle appelait, après une attente de deux heures. Si elle rappelait entre temps, cela voudrait dire que l'urgence était passée.
« Ok » lui signifiait qu'elle était en bonne santé, ce qui lui permit de souffler, laissant s'évacuer tout le stress qui s'était emparé de lui en quelques secondes.
Une fois l'adrénaline redescendue, l'homme se releva de sa chaise et partit à grandes enjambées jusqu'à sa chambre où il ouvrit le tiroir de son bureau et jeta le contenu par terre. Sortant son couteau de sa poche, il passa la lame le long de la paroi du tiroir et fit sauter le double fond qui masquait une foule de documents. Il attrapa des faux papiers de divers pays, deux faux passeports et d'autres documents, qu'il fourra immédiatement dans une petite valise.
Courant jusqu'au garage, il attrapa ensuite sa visseuse posée sur une étagère et entreprit de démonter le pied fait maison de son établit. Il en sortit alors plusieurs dizaines de liasses de billets de différentes valeurs qu'il fourra dans un sac et revissa le tout consciencieusement de façon à ce que sa cache reste invisible.
Retournant dans le salon, il démonta la contre marche de la quatrième marche de son escalier à l'aide d'une tige en ferraille qu'il glissa dans un trou prévus à cet effet et il en sortit une arme enroulée dans un chiffon et une petite mallette semblable à celle d'Emma, contenant son fusil de précision.
Après avoir rassemblé ses affaires les plus précieuses et préparé sa valise, il s'installa sur son canapé, le téléphone en main et attendit patiemment que la jeune femme le rappelle.
Régina conduisait depuis plus d'une heure, le regard fixé sur la petite route qui traversait les bois depuis plusieurs dizaines de kilomètres.
A l'arrière, Henri était concentré sur son jeu vidéo qu'il n'avait pas lâché depuis qu'Emma le lui avait offert.
De son côté la jeune blonde regardait le paysage défiler, attendant patiemment le délai des deux heures avant de pouvoir rappeler son ami.
« On arrive bientôt maman ? » demanda le jeune garçon à l'arrière, levant à peine le nez de sur sa console.
« Encore deux heures de route mon chéri » répondit Régina en levant les yeux dans le rétroviseur. « Tu vas voir Emma nous a réservé un super hôtel avec piscine. » ajouta-t-elle en souriant, connaissant l'attrait de son fils pour l'eau.
« Cool, merci Emma ! »
« De rien gamin !» répondit la blonde en tournant la tête vers lui.
Se remettant dans l'axe de la route, la blonde s'aperçut que Régina la fixait du coin de l'œil, un léger sourire en coin.
« Je vais avoir besoin d'une pause »
« Ho ? déjà ? vous auriez pu prendre vos précautions avant de partir » lâcha la brune d'un air taquin.
Emma ne put s'empêcher d'éclater de rire.
« Ce n'est pas pour ça.. j'ai un nouveau coup de fil à passer, dans cinq minutes. »
« Oh, c'est précis » répondit la brune en haussant les sourcils légèrement amusée.
« Très, c'est vraiment important Régina. »
La route étant dégagée et les abords plutôt larges, la jeune femme hocha la tête et s'arrêta tranquillement le long de la grande route.
« Voilà, à vous de jouer Emma. »
La blonde remercia la conductrice avec un sourire et descendit de la voiture, portant immédiatement sont téléphone à son oreille.
A peine la première sonnerie passée, une voix grave se fit entendre.
« Allo ? »
« Papa ? c'est Emma ! »
« Ma chérie comme je suis content de t'entendre, comment est-ce que tu vas ? Qu'est-ce qui se passe, dit moi tout ! »
Régina qui avait suivi la blonde pour se dégourdir les jambes fit demi-tour en entendant que le père d'Emma était au bout du fil, ne voulant pas la déranger dans une discussion personnelle.
« Ne t'inquiète pas, je vais très bien. Je suis juste dans une grosse panade et je vais avoir besoin de ton aide.. »
« Explique-moi tout ! » répondit l'homme au bout du fil en se frottant le menton du bout des doigts.
Emma s'adossa à un arbre et explique la situation, n'oubliant aucun détail, que ce soit vis à vis de son contrat qui avait mal tourné, de son escapade avec Régina et son fils ou de la façon dont elle avait éliminé Graham à Storybrooke.
« Ça fera toujours un connard de moins dans le paysage » répondit l'homme en riant, ce qui déclencha un éclat de rire chez sa fille.
Régina tenta d'écouter en laissant traîner l'oreille mais la blonde parlait assez peu, se contentant de hocher la tête de temps à autre. Durant plus d'un quart d'heure, Emma ne prononça aucun mot, puis revenant vers la voiture, elle dit au revoir à son interlocuteur et brisa son téléphone portable en deux, jetant le clapet d'un côté de la route et le reste de l'appareil dans les bois.
« Vous devez avoir un budget téléphone assez conséquent » s'amusa Régina en la voyant faire.
« Un téléphone, un coup de fil, jamais plus, cela évite de se faire repérer » répondit Emma en souriant. « On reprend la route ? »
« C'est parti ! » s'écria la brune en montant dans la voiture du côté passager. « Je vous laisse conduire, cette boite de conserve me fait peur » ajouta-t-elle en souriant malicieusement.
Levant les yeux au ciel, Emma fit le tour de la Coccinelle jaune et s'installa au volant. Tournant la tête, elle s'aperçut que Henri s'était allongé sur la banquette arrière et qu'il dormait paisiblement.
Sans dire un mot, elle mit le contact et le trio reprit la route, en direction de leur prochain point d'arrêt pour la nuit.
