Bonjour à tous. Ici votre humble romancière. Voici le chapitre 1 du premier livret.

Les personnages sont à Tolkien ainsi que les lieux et même certains dialogues. Pour votre information, je m'inspire à la fois du livre et du film pour écrire.

Le personnage d'Aline en revanche est mien, donc pas touche.

Le rating est M, mais les baisers et autres caresses coquines ne sont pas pour tout de suite.

Bonne lecture.

Livre I. Chapitre 1.

Aline avait le levé difficile aujourd'hui, un débile en voiture l'avait réveillé a une heure du matin, puis son premier chat, Billy, a trois heures, suivit d'Homfray, son second chat, à quatre heures, suivit d'une panne de sommeil à six heures, autant dire que lorsque son réveil sonnait à six heures et demie, elle avait beaucoup de mal à se lever et à ne pas retomber dans les couvertures moelleuses et fraiches de son lit.

Elle réussissait à se lever, à sept trente tout de même, prendre une douche, s'habiller, avaler un petit déjeuner rapidement afin qu'à, huit heures moins dix, elle puisse quitter sa maison, direction le RER B, pour rejoindre son école d'Art.

Et décidément aujourd'hui n'était pas un bon jour, Aline, se disait alors qu'elle aurait mieux fait de rester coucher, histoire de pouvoir :

Petit un : se reposer

Petit deux : travaillé tranquillement.

Car arrivée à l'école, sa directrice de section venait à sa rencontre.

— Mais mademoiselle Aline, que faites-vous là, vous n'êtes pas au courant, le cours de ce matin est annulée.

Aline croyait bien qu'elle allait cogner sa tête fortement contre les murs de l'ancien hôtel.

— Non madame, je n'étais pas au courant.

— Mais comment ça, vos camarades ne vous ont pas prévenus ?

— Non madame, ils ne m'ont pas prévenu.

« En même temps, je n'y peux rien si, d'après eux, je suis insociable, c'est juste que le côté hypocrite et effet troupeau de moutons ne m'ont jamais plu, pensait Aline. »

— Bon, bien écouter, installer vous dans une des salles libres ou rentrée chez vous.

Et en effet, Aline se demandait s'il ne fallait pas qu'elle aille s'enterrer à nouveau dans son lit, et quand elle y repensait un doux sentiment la prit.

Mais finalement l'envie de son lit fut plus grande, que celle de rester à l'école où elle ne pouvait supporter la vue des trois quarts des élèves, elle faisait demi-tour, quittant le vieil hôtel parisien, franchissait la route pavée et tournait enfin dans les rues typiquement parisiennes. Elle atteignait la bouche du métro, s'y engouffrait et finissait par remonter à la surface cinq stations plus loin pour faire une petite course artistique.

Elle traversait au feu vert piéton sans être vraiment vigilante, malheureusement les imbéciles, pour par dire les cons, cela existait.

- Attention!

Elle tournait vivement la tête alors qu'un vélo se faisait faucher par une voiture grillant le feu rouge par la même occasion. Aline se précipitait sur le trottoir, manquant de peu d'être, à son tour, victime d'un accident.

La voiture continuait son chemin alors que des personnes se réunissaient autour du blessé pour les premiers soins, Aline attrapait son portable et indiquait d'un simple appel au SAMU l'accident bref, mais brutal qu'il y avait eu. Voyant que le blessé était pris en charge, et que l'officier de police, fraichement débarquer, l'avait interrogé, Aline repartait pour ses achats.

Elle pénétrait chez Muji, un magasin d'article japonais de toute catégorie, regroupé sous un logo populaire. Elle choisissait, au rayon papèterie, ses prochains cahiers d'art avec minutie pour ses projets à venir.

Une fois le matériel acheté, elle sortait du magasin au moment où une catastrophe se dessinait dehors. Les passants étaient immobilisés, la tête levée vers le ciel, même les voitures et les bus s'étaient arrêtés.

Aline regardait les personnes, avant de lever à son tour les yeux en l'air, mais rien, le ciel était clair, mais nuageux, cependant c'est le bruit qui paniquait la population, de gros boums se faisaient entendre à intervalle régulier, environ toutes les trente secondes.

Soudain un orage s'amoncelait au-dessus de la rue et même de la ville. Le tonnerre grondait, l'éclair zébrait le ciel et c'est comme si l'apesanteur avait cessé d'exister. Les cheveux des gens devenaient hirsutes, certains même se soulevaient de quelques centimètres du sol.

Mais ce fut Aline qui en ressentit le plus d'effets, son ventre se tordait, son corps lévitait doucement à plusieurs dizaines de centimètres du sol, ses cheveux ondulaient autour d'elle. Son ventre se tordait de douleur due à l'appréhension, elle se sentait si légère.

Tout d'un coup un tourbillon, comme une colonne d'air et de nuage, formant une barrière infranchissable, apparaissait. Elle faisait penser à l'intérieur d'un œil d'un cyclone ou de tornade. Une lumière aveuglait progressivement le haut de la colonne alors que des striures blanches enflammaient ses murs.

Aline se sentait comme prendre de la vitesse, comme si elle allait décoller ou qu'elle prenait un ascenseur, inspirant une grosse bouffée d'air frais comme pour se protéger d'un endroit où elle ne pourrait pas respirer.

Un son strident retendit dans les oreilles de la jeune femme, tandis que la vitesse des striures augmentait. L'air devenait étouffant.

Un voile nacré prenait place autour d'elle alors que la lumière l'envahissait d'un coup et qu'elle l'aveuglait en même temps.

Aline avait l'impression de filer, de voler parmi les beautés de l'espace. Elle ouvrit les yeux alors qu'elle passait à proximité de Sature, avec ses grands anneaux. Elle voyageait à travers l'espace-temps sans réellement comprendre, sans réellement voir, sans réellement s'imaginer.

Elle fermait à nouveau les yeux avant de les ouvrir devant Orion qui se dessiner devant elle. C'était magique, mais elle était vraiment déconnectée de la réalité. Du pourquoi du comment.

Aline était en chute libre son corps, ouvert en X faisait opposition au vent, elle traversait un à un les nuages, tantôt blancs, tantôt gris, au loin, elle devinait l'horizon, la courbe de la planète, et le ciel qui tranchait avec la terre. À sa droite, des montagnes, des forêts, des vallées, dans les tons vert, brun et gris, à sa gauche, encore des montagnes et des forêts ainsi que des vallées, dans les mêmes tons, cependant, elle croyait avoir remarquer un bras d'eau, d'un bleu différent que celui du ciel, sûrement un lac ou une mer. Elle baissait la tête pour découvrir une petite rivière coulait entre de paisibles et vertes collines, colorés par des parterres de fleurs et de cultures, des maisons en pierre dure et d'autres en bois, un marché, un point en pierre. Elle arrivait à voir des personnes marchaient entre ses petites bosses, elle distinguait des forêts autour des buttes. C'était si verdoyant.

À mesure qu'elle s'approchait, elle remarquait de plus en plus de détail, mais l'issue serait fatale, elle n'allait pas survivre à cette chute, elle allait s'écraser contre le sol, en bouillie.

Mais avant qu'elle n'arrive au sol, une lumière blanche illuminait sa vision et ce fut le noir total.

— Excusez-moi, jeune fille, mais que faites-vous là ?

Aline ouvrait un œil et tournait sa tête vers la droite. Un drôle de bonhomme s'y tenait, légèrement penché sur elle, les mains fermées en poing et posées sur ses hanches, il portait des habits simples et colorés, chemise, pardessus et pantalon ou plutôt pantacourt, ses pieds étaient larges et poilus sur le dessus, enfin il avait d'amples oreilles pointues partiellement recouvertes de cheveux courts, mais bouclés.

Elle examinait l'environnement dans lequel elle avait atterri, l'herbe était soyeuse sous elle, le ciel clair, un petit vent fouettait ses cheveux tranquillement, et bonne nouvelle elle était en vie.

— Je suppose que je meurs à feu lent.

— Vous êtes blessé ? demandait le petit être.

— Non, mais mon fessier me fait atrocement mal.

— En même temps, ce n'est pas étonnant avec la chute que vous avez réalisé.

— Vous m'avez vu ? s'exclamait Aline en se relevant.

Son dos se rappelait à elle de manière brutale.

— Non, mais je vous ai entendus.

- Ah!

Elle se rallongeait. Un silence passait alors qu'elle sentit le regard du jeune homme sur elle.

— C'était fort aimable de parler avec vous, jeune fille, par contre vous êtes chez moi.

Aline avisait le petit jardin, le banc en bas de l'escalier, le sèche-linge sous lequel elle était allongée, la petite cheminée en brique rouge et enfin la clôture.

— Oui, en effet, je suis désolée.

Elle se levait, non sans difficulté, descendait les escaliers en chancelant, enjambait la barrière et s'effondrait de l'autre côté sur une petite route pavée et entourée d'herbe douce.

— Et comme ça c'est bon ?

Le petit homme descendit des escaliers de pierres recouvertes de touffes d'herbe avant de se pencher par-dessus sa barrière.

— Je ne suis pas sûr, jeune fille, que mes voisins apprécieront de voir une humaine allongée sur la route.

— Une humaine ? Et vous ? Qu'êtes-vous ?

— Allons, je suis un Hobbit. Vous devez déjà avoir entendu parler de nous si vous êtes une fille originaire du coin. Enfin pas de la Comté, peut-être de Bree.

Aline se relevait lentement, détaillait avec intensité le « Hobbit », remarquant au passage qu'à moins d'être un fan de cosplay, elle n'avait jamais vu d'hommes à Paris s'habiller de la sorte, surtout que les habits style champêtre étaient passés de mode depuis longtemps.

Le petit être rougissait lorsque la main de la jeune fille passait proche de ses oreilles et de son visage sans vraiment le caresser.

— Je suis désolé, monsieur, mais je ne sais pas ce que c'est Bree, encore moins le « Hobbit ».

— Les Hobbits, je vous prie, je ne suis pas en voie de disparition, s'indignait le petit être.

— Oh pardon, je ne connais pas de Hobbits, monsieur, à moins que je sois dans un jeu de rôles grandeur nature ?

Il la regardait surpris.

— Un jeu ? Non, Demoiselle, ceci n'est pas un jeu c'est la réalité.

— Si c'est la réalité alors où suis-je ?

— Vous êtes dans la Comté, le pays dédier pour les Hobbits.

— La Comté.

Elle réfléchissait, si ça se trouve, c'était bien une région de France ou d'un pays, après tout, elle avait beaucoup de choses à apprendre, et même si elle aimait grandement la géographie, elle ne savait pas tout.

— Non, je ne connais pas de Comté.

— Mais alors de quelle région, venez-vous, demandait-il, du nord ? Le sud ? Peut-être le pays des éleveurs de chevaux ou encore plus loin vers l'est. Où dans la Terre du Milieu êtes-vous issus ?

— Terre du Milieu, dites-vous ? Non je viens de la Terre, de France précisément, vous savez le pays qui ressemble à a hexagone et la ville Paris, enfin pour mes études, sinon j'habite à Antony dans le département des Hauts de Seine.

Face à de tels mots, le « Hobbit » fut totalement perdu.

— La Terre, non je ne connais pas cette région, ni Paris ou la France. Enfin, vous me direz, je ne suis pas allé bien loin dans mes excursions, et puis peut-être que votre Terre est une contrée séparée de l'océan, et que vous avez débarqué en Terre du Milieu.

— Non, je ne pense pas, sur la Terre, des explorateurs, étalés sur plusieurs siècles, ont découvert tous les endroits de notre monde, donc s'il y avait une Terre du Milieu, je pense que je serai au courant.

Le Hobbit et Aline restaient perplexes, car pour l'un, il ne savait pas vraiment expliquer comment la jeune fille avait pu arriver ici, et pour l'autre, elle s'imaginait des paradoxes spatiaux temporels, un trou de verre, des choses qui dépassaient ses expériences de la vie.

— Bon, venez à la maison, jeune fille, vous êtes perdu et me semblait bien aimable. Vous allez prendre un peu de repos et nous verrons tout ça à tête reposer.

— Vraiment ? Vous êtes sûr, je ne voudrais pas vous déranger.

— Mais non pas d'inquiétude, si je vous le propose, c'est que je veux bien, en plus je dois avoir la pommade pour les douleurs du dos. Allez venez et passez par la porte cette fois-ci.

Aline s'exécutait avec difficulté, passait la petite porte en bois tendre et réussit à grimper le second escalier qui menait à une porte ronde.

Elle pénétrait dans la maison, dont le plafond était bas, mais adapté à la petite taille du Hobbit, et pour une fois remerciait son petit un mètre soixante-deux qui lui permettait de tenir debout.

Les ouvertures étaient toutes rondes, et les quelques fenêtres donnant sur le devant aussi. Le reste de la maison, qui était entièrement enterrée sous la butte d'herbe, arrivée à être lumineuse malgré le manque d'ouverture. Aline profitait du fait que son hôte préparait le thé dans une cuisine très mignonne, pour visiter un petit peu sans rentrer dans des pièces jugées trop intimes.

— J'aime beaucoup votre chez vous, dit-elle. C'est très bien décoré bien que je trouve le plafond trop bas et que j'aurai, avec le temps, l'impression d'étouffer.

— Merci beaucoup pour votre compliment, j'aime aussi mon chez moi, et pour vous dire, les Hobbits ne mesurent gère plus d'un mètre trente, le plafond est alors idéalement situé.

— Oui je comprends, je suis plus grande que vous.

— Combien faites-vous en taille, lui demandait-il tandis qui lui indiquait de passer dans un des salons.

— Un mètre soixante-deux. Dans mon monde c'est plutôt petit, en France la moyenne chez les femmes tourne autour d'un mètre soixante-dix, soixante-quinze.

— C'est grand, répondit-il.

Il s'asseyait et elle faisait de même alors qu'il lui servait le thé et des petits gâteaux.

— Servez-vous. Oh ! J'espère que vous aimez le thé.

- J'adore.

Et ils profitaient ensemble d'un petit gouter plaisant, et Aline se disait qu'il tombait à piques, le petit déjeuner lui semblait loin.

— Je m'appelle Bilbon Sacquet.

- Aline RoseÉpine. En mai, juste Aline.

Bilbon et Aline buvaient tranquillement leur thé et mangeaient de petits gâteaux à l'anis que la terrienne trouvait délicieux.

Ainsi la matinée s'écoulait de manière paisible et les deux personnes apprenaient à se connaître de mieux en mieux. Il faut dire que Bilbon était tellement curieux qu'Aline ne cessait de lui parler de son monde, si bien que midi sonnait rapidement.

— Je vais préparer le déjeuner, tenait, voici la crème, vous pouvez utiliser la salle de bain pour vous l'appliquer sans être vu.

— Si cela ne vous dérange pas Bilbon, je vais aller m'allonger, j'ai un coup de barre et un petit somme me ferait du bien.

Il lui assignait une chambre juste à côté de la sienne, finalement le repas attendrait. Elle appliquait la pommade sur ses fesses et son dos du mieux qu'elle pouvait pour ce dernier, et ensuite s'allongeait pour un petit repos bien mérité.

Point de vue de Bilbon

J'avais finalement avalé une belle tranche de porc avec quelques pommes de terre sautées, un petit régale. Il ne fallait surtout pas qu'un Hobbit loupe son déjeuner et j'avais préparé et mis au frais une assiette pour Aline.

Je devais avouer que j'étais un peu perplexe face à son histoire, le fait qu'elle venait d'un autre monde, ou les femmes portaient des pantalons d'abord, enfin pas toutes et pas tout le temps, qu'il n'y avait que des hommes, pas de Hobbits, ni Elfes et Nains, rien de tout cela. On se déplaçait à pied, mais sur de courtes distances qu'elle me disait, sinon on empruntait les « transports en commun » ou on prenait sa « voiture », objet qui ressemble à une charrette tirée par des cheveux, mais version améliorée et sans chevaux. Ce monde qu'elle me décrivait comme le sien était vraiment différent du mien et pourtant c'était très existant pour moi.

Je pensais qu'on pouvait se demander en si je n'étais pas fou, et mon invitée par la même occasion. Ce que d'ailleurs penserait tous les Hobbits de la Comté, sauf les Touques et j'étais un Touques par ma mère. D'une nature totalement curieuse, j'avais laissé cette jeune fille entrée, elle et ses mystères ou promesse d'aventure. Bon je le regrettais pas, elle est très mignonne, bien en chair, sûre qu'elle pourrait mètre de beaux enfants au monde, et elle est d'une politesse, une fille bien élevée.

Je sortais dehors afin de fumer un petit coup et profiter du soleil, tout en étant assis sur mon banc de bois. Je faisais un petit concours de rond de fumée tout seul, m'amusant d'encercler le précédent avec un rond plus grand.

Cependant je me sentais observer, j'ouvris les yeux à un moment ou un retour de fumée éclatait à mon visage, après avoir toussoté, je découvrais derrière ma barrière, légèrement sur la gauche, un homme, grand, vêtu d'une robe grise, d'un chapeau de même couleur et d'une longue barbe poivre et sel.

— Bonjour, disais-je.

Il me regardait avant qu'il n'inspire une longue respiration qui faisait hausser ses épaules.

— Qu'entendez-vous par là ? Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c'est une bonne journée que je le veuille ou non, ou encore que vous êtes bon aujourd'hui ou alors que c'est une journée où il faut être bon ? Hum.

Il relevait son menton comme pour accentuer la question.

— Tout cela à la fois, répondais-je alors je me portais la pipe à la bouche et qu'un rond de fumée s'en échappait.

— Joli, répondit le monsieur.

Je toisais encore ce vieillard, qui lui me fixait avec un regard intense. Je comptais rentrer chez moi, mais finalement je me retournais vers lui.

— Je peux vous aider ?

— C'est ce qu'on verra, je cherche quelqu'un pour prendre part à une aventure.

Je le regardais, choqué, ébahi, ma bouche lâchait la pipe avec étonnement.

— Pour une aventure ?

— Oui et c'est très difficile à trouver.

— Une aventure, dis-je en secouant ma tête. Non, je ne vois personne à l'ouest de Bree qui serait intéressé. Ce ne sont que de vilaines choses, des sources d'ennuis et de désagréments, qui retardent en plus votre dîner.

Je me levais, pris mon courrier, jetant un coup d'œil aux adresses dessus de temps en temps, mes yeux regardaient le bonhomme de gris, et j'essayais de lui faire comprendre qu'il pouvait s'en aller et qu'il n'était décidément pas bon à fréquenter.

Mais sois il le faisait exprès, sois il était idiot, le vieillard ne voulait pas partir, il était appuyé sur son bâton, me regardant de ses yeux bleus pénétrants qui me mettaient mal à l'aise et m'irritaient même.

J'inspirais une nouvelle fois la fumée de ma pipe, me raclant la gorge au passage.

— Bonne journée, dis-je avant de grimper les marches en pierres.

— Et dire que j'aurai vécu pour être éconduit d'un « bonne journée » par le fils de Belladona Toque comme si je vendais des boutons à la porte.

Je me stoppais sur le perron avant de me retourner avec précipitation.

— Je vous demande pardon ?

— Vous avez changé Bilbon Sacquet et pas en bon.

— Excusez-moi, je ne crois pas connaître votre nom ?

— Si, si. Je suis Gandalf et Gandalf c'est… moi.

Je me mis à réfléchir.

— Gandalf, Gandalf… Oui, oui, le vieux magicien errant qui faisait de magnifiques feux d'artifice, le vieux Touque en avait à chaque solstice d'été.

Et le dénommé Gandalf souriait en me voyant me remémorer des souvenirs de mon enfant.

— Et vous avez causé pas mal de dégâts d'ailleurs à cette période là, on a vu pleins de jeunes Hobbits partirent à l'aventure. Ainsi vous êtes toujours en activité ?

Tout d'un coup, il perdit son sourire.

— Et où voulez-vous donc que je sois ?

Je lui désignais les collines, la rivière, afin de lui faire comprendre que partout sauf ici était sa place. Mais il m'ignorait.

— Enfin, je suis contente que vous vous souveniez de moi, même si c'est que pour mes feux d'artifices. C'est décidé, cela sera très bon pour vous, et très amusant pour moi, je vais en prévenir les autres.

— Quoi ? Non, non, nous ne voulons pas d'aventure ici, merci.

Je pointais du bout de ma pipe, le perron de chez moi.

— Vous pouvez essayer de l'autre côté de la colline, de l'autre côté de la rivière. Tiens chez les Brandebouc, au pays de Bouc. Hum… Bonne journée.

Et hop, je pénétrais chez moi, le cœur battant la chamade. Bon sang ! J'avais eu peur.

Soudain, j'entendis comme un grattement, je me penchais ma porte faisait du bruit, un coup d'œil à la petite fenêtre. Le magicien à son tour regardait à l'intérieur, me faisant reculer.

J'inspirais un bon coup.

Non ! Et non ! Pas d'aventure ici. Et tandis que je voyais le magicien gris s'éloigner, un frisson me parcourait le corps.

Je jetais un coup d'œil dans la chambre d'Aline, elle dormait à point fermer, allongée sur le dos, les mains reposant le long de son corps, son torse se soulevant à mesure qu'elle respirait.

Après avoir vérifié que le magicien n'était plus dans le coin, je décidais de prendre mon panier afin d'aller acheter deux beaux poissons pour le dîner.

Voilà, fin du chapitre 1, plus long que le prologue et qui met en place le début de l'histoire et de l'aventure.

Alors niveau publication, je pense écrire chaque matinée, le chapitre 2 sera posté ce week-end, j'espère.

Un petit commentaire ? ^^

Votre humble romancière.

Merci d'ailleurs aux personnes qui ont visité la page du prologue. J'espère que cela vous a plu.