Bonjour à tous, ici votre humble romancière qui revient avec le chapitre 2 de cette histoire.
Je suis encore désolée pour les dix heures de retard que j'ai, mais ce chapitre a été une horreur à écrire. Pour vous dire, j'en ai bavé, c'était difficile de jouer entre les dialogues du film, les passages du livre et mon imagination. C'est forcément plus dur de partir sur des bases déjà écrites, mais je pense avoir trouvé ma stabilité.
Les personnages, lieux et même certains dialogues appartiennent à Tolkien, sauf le personnage d'Aline, qui est mien.
J'espère que ce chapitre va vous plaire, personnellement je ne l'aime pas trop. ^^
Bonne lecture.
Livre I. Chapitre 2.
Aline se réveillait alors que les torches flambaient dans la maison, le jour devait être tombé. Elle se levait, appréciant que son dos et son coccyx ne lui fissent plus mal.
Elle sortait de la chambre, et tombait nez à nez avec Bilbon.
- Bilbao.
— Ah ! Aline, je venais justement pour vous réveiller. Le repas est prêt, vous n'avez rien dans le ventre depuis ce midi, il faut manger.
Il prenait la jeune fille par la manche de son haut et l'entraînait vers sa petite salle à manger.
« Bon sang ! Il a du caractère, ce petit bonhomme, pensait Aline. »
— Asseyez-vous. J'ai fait du poisson.
Aline regardait la table, mise pour deux personnes, des pommes de terres dorées y reposaient, accompagnées d'un peu de salade. Bilbon attrapait l'assiette de son invité, et y déposait une petite carpe caramélisée, puis il faisait de même avec son assiette.
— Bon appétit.
Bilbon s'asseyait et c'est à ce moment-là qu'Aline remarquait la tenue de son hôte. Elle laissait échapper un petit rire.
— Un problème, demandait Bilbon.
— Aucun. Mais la robe de chambre vous sied à merveille.
Il rougissait. Et paraissait même gêné.
— J'ai pensé que je pouvais la mettre, après tout nous nous connaissons maintenant. Mais si cela vous gêne, je peux aller me changer.
— Non, ne vous inquiétez pas. Disons que je ne savais pas qu'on pouvait se considérer comme amis.
— Ce n'est pas votre cas dans votre monde, questionnait Bilbon.
— Bah…, réfléchissait Aline. Pas dès le premier jour, c'est quelque chose qui demande du temps. On peut se sentir fusionnel avec une personne dès le début, mais ami, non, pas dans notre monde.
— Le nôtre, non plus, terminait Bilbon, mais les Hobbits ont le sens des convenances, et si un Hobbit vous invite chez lui, alors c'est que vous êtes un ami. Sinon, il vous jette comme un malpropre.
Aline rigolait subitement, tandis que le Hobbit souriait.
— Je vous vois petite créature, mais je commence à comprendre que vous avez un sacré caractère, vous les Hobbits, et surtout vous Bilbon.
Il remerciait Aline et l'enjoignait à manger son plat.
— Bilbon, ce n'est pas que je veux faire ma princesse capricieuse, mais le poisson est de trop pour moi. Je ne sais pas si je vais arriver à le manger.
Il paraissait étonné, cependant il se levait, mettait l'animal sur une autre assiette, il partait ensuite vers son garde-manger, où il revenait avec une assiette avec une belle tranche de porc.
— J'ai mangé du porc ce midi et j'avais fait une assiette pour vous, la voici. Bon appétit.
Elle le remerciait et s'excusait de faire sa princesse. Puis à grande bouchée, elle avalait son repas, poussant plusieurs cris de bonheur face à la cuisine délicate du Hobbit.
— Bilbon c'est délicieux. J'adore.
Il souriait avant de rougir légèrement. Soudain la cloche retentissait, fanant au passage le sourire du Hobbit.
Il se levait avec précaution.
— J'espère que ce n'est pas ce satané magicien.
— Quel magicien ?
Aline ne recevait aucune réponse, elle regardait Bilbon se lever et se diriger vers la porte prudemment.
Il ouvrait la porte, et tombait non sur Gandalf, mais sur un nain, grand enfin pour un nain, chauve sur le dessus de la tête, tatoué sur les mains et le crâne, un pardessus en toile cirée verte pour éviter d'être mouillé. Il se tournait vers le Hobbit puis s'inclinait légèrement.
— Dwalin, pour vous servir !
Bilbon rattachait la ceinture de sa robe de chambre.
— Heu… Bilbon, pour vous servir.
Dwalin pénétrait à l'intérieur.
— Nous nous connaissons, demandait Bilbon.
— Non, répondit simplement le nain
Et le pauvre Hobbit ne comprenait pas pourquoi un nain, qui ne connaissait pas en plus, venait suspendre ses effets dans le vestibule de Cul-de-Sac, sans un mot d'explication.
— Où est-ce mon gars ? demandait Dwalin.
— De quoi ?
— Du dîner. Il a dit qu'il y aurait un festin.
— De quoi… il a dit ? Mais qui a dit.
Le dénommé Dwalin débarquait dans la salle à manger où Aline regardait la scène avec intérêt. Pas tous les jours qu'elle pouvait voir un gars aussi barbu, qui faisait à peu près sa taille, mais qui était beaucoup plus baraqué.
Dwalin avisait la jeune fille. Il l'examinait, de haut en bas et avec un tel regard, qu'Aline se disait qu'il valait mieux ne pas être l'ennemie de ce monsieur.
— Mademoiselle, dit-il. Dwalin à votre servir.
Et il s'inclinait. Aline, pour avoir vu des films dans le style moyenâgeux, se levait et s'inclinait à son tour.
— Aline. À votre service.
Et Dwalin ne faisait pas d'autre formalité, il s'asseyait à la place de Bilbon, et mangeait le poisson. Le Hobbit revenait de l'entrée, prenait place sur un petit tabouret, en retrait à la droite du nain.
Aline, dont l'assiette trônait encore sur la table, juste en face du Dwalin, était dégoûtée du spectacle que représentait le nain. Elle attrapait son assiette, sa chaise et s'installait à quelques mètres plus loin, grappillant le reste de son plat. Bilbon souriait de son attitude, mais en voyant Dwalin, regrettait son repas, surtout quand le nain attaquait les flans du poisson.
Aline secouait son assiette vers Bilbon, lui faisant comprendre qu'elle n'avait plus faim et qu'il pouvait prendre les quelques lamelles du porc qui restaient. Bilbon acceptait, se levait pour attraper l'assiette et commençait à manger alors que Dwalin engloutissait la tête du vertébré.
— C'est bon ça. Il y en a d'autres ?
Bilbon se levait alors que le nain avait fini le deuxième poisson. Bilbon lui donnait alors des petits pains, mais décidait d'en garder quelques-uns.
— C'est que je dois vous avouer, je ne m'attendais pas à avoir de la visite.
Et soudain la cloche retentissait de nouveau.
— Ça doit être la porte, disait Dwalin.
« Non, sans blague, pensait Aline. »
Bilbon s'éclipsait et Aline se retrouvait seule avec Dwalin qui mangeait les petits pains tout en la fixant du regard. Elle se sentait mal à l'aise et décidait de quitter la pièce.
Bilbon ouvrait la porte, pour tomber non pas sur le magicien, mais sur un second nain, beaucoup plus petit, vêtu de rouge et d'un capuchon écarlate et dont la barbe blanche était impressionnante.
— Balin, pour votre service.
— Bonsoir.
— Oui il fait bon ce soir quoiqu'il risque de pleuvoir.
Il pénétrait à l'intérieur de Cul-de-Sac et accrochait son capuchon à côté du vert.
— Suis-je en retard ? demandait Balin.
— En retard pour quoi, répondait Bilbon en l'observent avec insistance.
Mais Balin avait déjà pénétrait dans la salle de main.
— Ah ! Bonsoir mon frère.
Dwalin, ledit frère, avait pointé son dévolu sur un bocal de verre, rempli de gâteaux au chocolat.
Tous les deux se souriaient avant d'échanger des paroles dont Aline entendait les mots « petit » et « gros » puis de se fracassaient la tête entre eux.
Puis ils commençaient à fouiller le garde-manger de Bilbon. Celui-ci leur proposait d'ailleurs du thé. Balin demandait cependant de la bière et des petits gâteaux à l'anis, avant de reprendre la fouille.
La sonnette retentissait à nouveau, et le pauvre Bilbon s'y dirigeait, la mine déconfite.
Balin remarquait alors Aline, posait sur une chaise, l'esprit ailleurs, comme si elle s'ennuyait et c'était le cas.
— Bonsoir, demoiselle, Balin, pour vous servir.
Elle tournait la tête lentement, comme si elle revenait à elle.
— Oh oui, excusez-moi, Aline, pour vous servir.
— Je vous connais ? demandait Balin.
— Je ne crois pas, répondait-elle.
— C'est ce que je pensais, mais bon je pouvais me tromper.
Et il disparaissait avec son frère.
Du côté de Bilbon, lorsqu'il ouvrait la porte, il n'y avait pas de magicien, mais deux jeunes nains, l'un blonds et l'autre brun, ils portaient tous les deux des capuchons marrons, l'un avait de la fourrure et l'autre du cuir, l'un agrippait des épées et l'autre un arc et un carquois de flèches.
- Fils ...
- Pour Kili.
— A votre servie, prononçaient les deux nains.
Sans plus de cérémonie, ils rentraient dans Cul-de-Sac, refourguant leurs armes au pauvre Hobbit. Puis ils commençaient à débarrasser une des autres salles à manger, juxtaposant la cuisine, afin d'accueillir le reste de la compagnie, sous l'incompréhension de Bilbon, qui se demandait combien de nains aller encore débarquer chez lui.
- Mélangez?
Il se retournait vers Aline.
— Oh, Aline, je suis désolé que ces gens gâchent notre repas.
— Pas grave, Bilbon, je n'avais pas faim. Dites-moi, qui sont-ils ?
— Voyons Aline, tutoyiez-moi maintenant. Et pour votre réponse, ce sont des nains.
— Des nains ?
Il hochait la tête alors que la sonnerie chantait à nouveau.
« Ah oui, des nains, bah dit donc ça change des sept que sont Prof, Timide, Grincheux, Joyeux, Dormeur, Atchoum et Simplet, pensait Aline. »
— Que fait une ravissante demoiselle ici ?
Aline se tournait vers un des plus jeunes nains c'était le brun. Comment s'appelait-il déjà, Fili… à moins que cela soit Kili. Elle avait entendu leurs noms, mais n'avait pas vu lequel avait prononcé Fili ou Kili.
— Je suis une amie de Bilbon, répondait-elle.
— Kili, à votre service.
Donc maintenant elle savait que le brun était Kili. Et par une brillante déduction que le blond se nommait Fili. CQFD.
— Aline, pour vous servir.
— Aline, que c'est joli, d'ailleurs vous êtes une belle demoiselle !
Et Kili ne se privait pas pour l'examiner, surtout pour laisser trainer ses yeux sur la poitrine plutôt généreuse d'Aline. Cette dernière rigolait intérieurement, elle aimait bien les personnes qui faisaient des compliments, mais en général les personnes rentrent dedans n'étaient pas trop son genre. Et apparemment Kili était un petit fanfaron.
Bilbon ne prenait même pas la peine d'ouvrir, laissant ces nains, plus que malpoli, pénétraient chez lui, cinq étaient déjà dans le vestibule, et accrochaient leurs capuchons au portemanteau.
— Ori, Nori, Dori, Gloin, Oin, pour votre service, disaient-ils tous en cœur avant de rejoindre les autres pour rapatrier la nourriture dans la salle à manger fraîchement aménagée.
Bilbon rejoignait Aline, isolée dans un petit coin.
— Je suis abasourdi, disait-il.
La sonnette se mettait à tinter à nouveau.
— Quelque chose me laisse penser que tu as encore de la visite, Bilbon.
Et ce dernier se levait en maugréant.
Bilbon ouvrait la porte avec brusquerie et cette fois-ci quatre nains s'écroulaient les uns sur les autres à l'intérieur, le nez dans un beau tapis.
— Encore des nains ! Mais quand cela va s'arrêter.
Et derrière ses nains, il y avait un magicien, Gandalf qui, appuyé sur son bâton, était agité d'un grand rire.
— Tout doux ! Tout doux ! disait-il. Ce n'est pas dans votre manière de faire attendre des visiteurs sur le paillasson, et puis d'ouvrir avec une telle violence la porte.
— Bofur, Bifur, Bombur, à votre service, disaient les trois nains du dessus.
Ils se levaient et déposaient leurs capuchons.
— Et je vous présente en particularité le chef de notre compagnie, Bilbon Sacquet, voici Thorin Ecu-de-Chêne.
Bilbon remarquait le nain, qui encore à terre, ronchonnait d'avoir supporte le poids de ses sujets, mais, et surtout celui de Bombur qui était un nain fort et lourd.
Thorin se relevait et retirer son capuchon avec une attache en argent. Il détaillait le Hobbit en tournant plusieurs fois autour de lui avec son air mécontent. Les nains s'étaient rassemblés dans le vestibule.
Bilbon observait Thorin, le nain était extrêmement grand, pour lui, il semblait même qu'il faisait la taille d'Aline, il devait être le plus grand de la compagnie, peut-être au même niveau que Dwalin.
Thorin était si hautain, qu'il ne se présentait pas de lui-même, et ne se proposait pas au service de Bilbon. Mais le Hobbit répétait tellement de fois son regret que l'autre finissait par grogner « C'est sans importance, merci pour votre accueil », et il cessait de faire grise mine.
— Nous voilà tous réunis, intervenait Gandalf, j'espère qu'il reste à manger pour les derniers venus ! J'aimerais beaucoup du vin rouge.
Et chaque nain à leurs tours demandait à Bilbon de leur cuisiner quelques choses avec les aliments du garde-manger.
Bilbon se calfeutrait dans sa cuisine, derrière ses fourneaux, tandis que les nains avaient dressé la table et étaient calmement assis à boire de la bière blonde, du vin rouge et autres mets qui n'étaient pas en cuisine.
« Je trouve qu'ils connaissent mieux le contenu de mon garde-manger principal, pensait Bilbon »
- Mélangez?
Il se tournait.
— Tu t'en sors ? demandait Aline.
Il haussait les épaules. Elle lui prenait alors une des casseroles et faisait griller les œufs au plat.
— Je croyais que les femmes de ton monde ne cuisinaient pas ?
Et elle rigolait.
— Non, Bilbon, j'ai dit que les femmes s'étaient peu à peu émanciper de la domination des hommes, pas qu'on n'était des fainéantes. J'adore cuisiner, surtout de bons plats pour les gens qui le mérite, j'adore aussi jardiner.
— Je pense que les nains dans ma salle à manger ne sont pas vraiment des gens qui méritent ces plats.
Et tous les deux rigolaient.
Ensuite Balin, Dwalin, Fili et Kili apportaient au fur et à mesure les différents plats.
Toute la Compagnie mangeait à sa faim, buvait, bavardait, et faisait même un concours de rot. Même Aline, qui s'était réfugiée dans un petit salon, pouvait les entendre, et s'il lui arrivait d'en laisser échapper un ou deux, ces rots-là étaient tout simplement dégueulasses.
Bientôt les nains avaient terminé les plats, mais il restait encore de la nourriture dans les autres garde-mangers.
Bilbon, qui s'était posé sur un tabouret, se levait et commençait à rassembler les assiettes.
— Vous autres débarrassaient les assiettes et allaient chercher les autres plats, mais avant chantons.
Là-dessus, les douze nains, pas Thorin qui, vu son importance, restait à parler avec Gandalf, sautaient sur leurs pieds et faisaient de grandes piles de tout le matériel. Et une drôle de chanson s'amplifiait dans l'air.
« Ébréchez les verres et fêlez les assiettes !
Émoussez les couteaux et tordez les fourchettes !
Voilà ce que Bilbon Sacquet déteste.
Brisez les bouteilles et brûlez les bouchons !
Coupez la nappe et marchez dans la graisse !
Voilà ce que Bilbon Sacquet déteste.
Déversez les pots dans une bassine bouillante.
Martelez-les d'une perche broyante.
Envoyez-les rouler dans le vestibule.
Voilà ce que Bilbon Sacquet déteste. »
Oh ! Bien sûr, ils ne faisaient aucune de toutes ces affreuses choses, tout avait été enlevé et déposé en sûreté avec la rapide de l'éclair si bien que le Hobbit n'avait plus rien à faire.
Puis tout le monde revenaient et trouvaient Thorin en train de fumer sa pipe, les pieds sur la galerie du foyer, il lançait les plus énormes ronds de fumée. Gandalf arrivait lui à en faire des verts, des bleus et même des jaunes. Bilbon, qui adorait les ronds de fumée, admirait ceux du grand nain et du magicien
— Et maintenant de la musique, s'exclamait Thorin. Sortons les instruments.
Fili et Kili se précipitaient vers leurs sacs, d'où ils rapportaient des petits violons Dori, Nori et Ori sortaient des flutes de l'intérieur de leurs vestes Bombur rapportait du vestibule un tambour Bifur et Bofur sortaient aussi pour revenir avec des clarinettes.
— Excusez-nous, nous avons laissé nos instruments sous le porche, disaient Dwalin et Balin en même temps.
— Apportez donc aussi le mien, demandait Thorin tandis que les deux nains s'éclipsaient.
Ils revenaient avec des violes aussi grandes qu'eux et avec la harpe de Thorin. C'était une harpe magnifique dorée, et quand Thorin pinçait les cordes, la musique commençait avec une telle douceur que Bilbon oubliait toute autre chose et se trouvait même transporté dans des régions à l'est, au-delà de l'Eau et très loin de son trou de Hobbit.
L'obscurité pénétrait par la petite fenêtre qui donnait sur le côté de la Colline et pourtant nous étions en avril. Elle envahissait lentement la pièce, le feu grignotait vaguement le bois, et brusquement l'un après l'autre, ils se mettaient à chanter, tout en jouant de ces mélodies gutturales dont seuls les nains étaient capables de produire. Ils chantaient pour leurs demeures perdues.
Même Aline s'était rapprochée, son cœur, et corps vibrant face aux mélodies rauques et sombres, mais tellement patriotiques de ses nains.
Et soudain Thorin commençait à chanter d'une voix profonde.
« Au-delà des montagnes embrumées.
Non loin des sombres cavernes du passé.
Dans l'aube bleutée il faut aller.
En quête de l'or pâle et enchanté. »
Ils se levaient alors qu'ils chantaient tous derrière leur chef.
« Les pins rugissaient hauts et fiers.
Les vents gémissaient dans la nuit d'hiver.
Rouge le feu sur mille lieues.
Flambaient les arbres torches de lumière. »
Aline se sentait transpercer de par et d'autre, cette chanson, c'était un appel un l'aide, un appel lancé par tout un clan, toute une famille, chose qu'elle n'avait jamais vraiment connu et qu'elle avait envie de connaître.
Quant à Bilbon, il sentait remuer en lui le goût de l'aventure, l'amour des beaux objets réalisés à la main, l'adresse et la magie de la pioche, de la hache et des outils pour travailler les bijoux, l'amour féroce et jaloux des nains pour leur or, mais surtout leur terre, le désir empreint au cœur des hommes de la terre.
Quelque chose de Touquien s'éveillait en lui, il souhaitait aller voir les grandes montagnes, entendre les pins et le vent, explorer des cavernes et porter une épée d'une canne.
Il regardait par la fenêtre, les étoiles brillaient comme des milliers de chemins vers l'aventure. Il pensait aux joyeux scintillant en dessus des montagnes, cependant il redevenait très vite Bilbon Sacquet de Cul-de-Sac, sous la Colline.
Bilbon se levait, il voulait fuir soudainement, demandait à ses nains de sortir avec le magicien et leur histoire de royaume perdu et vivre ici tranquillement et avec Aline.
Puis Gandalf commençait à présider la réunion, avec les treize nains, Thorin était en bout de table et avait en face de lui Bombur, toujours en train de manger, à sa gauche se trouvait Gandalf puis Dwalin, Gloin et Oin et enfin Bifur a sa droite, se trouvait Bali, Fili et Kili, Bofur, Nori, Dori et Ori. La table était mal équilibrée si bien que les trois derniers à la droite du grand nain devaient se serrer.
— Chut ! disait le magicien. Laissez parler Thorin !
Et le chef nain commençait son discours.
— Gandalf, nains et monsieur Sacquet ! Nous voici réunis dans la maison de notre ami et maître compagnon-conspirateur, ce très excellent et audacieux Hobbit, puisse le poil de ses pieds ne jamais tomber, louage à son vin, sa bière et ses garde-mangers. Nous nous sommes réunis pour discuter de nos plans, de nos voies et moyens, de la politique à suivre pour atteindre notre but…
Bilbon s'éclipsait quelques instants afin de se servir quelques petits gâteaux quand soudain, il entendait le nain dénommé Gloin demander :
— Croyez-vous qu'il fera l'affaire ? Gandalf a beau dire que ce Hobbit est féroce, c'est possible, mais il est tellement maigre et peu costaud que face au dragon, il n'a aucune chance.
Bilbon ne prenait qu'un gâteau, le mangeait puis pénétrait à nouveau dans la salle.
— Excusez-moi, vous êtes chez moi, si je ne vous conviens pas, allez chercher ailleurs. Je peux faire de mon mieux pour vous aidez, si vous voulez quelqu'un d'autre sortez, même si un de mes arrières…
— Oui, disait Gloin, c'est vieux ça, mais vous…
— Bien sûr qu'il fera l'affaire, s'empressait de dire Gandalf. Vous m'aviez demandé de trouver un quatorzième pour votre expédition, et j'ai chois monsieur Sacquet. Qu'un seul d'entre vous dise que je me suis trompé d'homme ou de maison et vous pouvez vous en tenir à treize et encourir toute la malchance que vous voudrez ou retournez à l'extraction du charbon.
Le magicien écrasait Gloin d'un regard si furieux et si menaçant que le nain se tassait sur sa chaise, et, quand Bilbon faisait mine d'ouvrir la bouche pour objecter, il se retournait et le regardait si sévèrement que le Hobbit refermait la bouche en faisait claquer ses dents.
— Bon voici une carte qui m'a été donnée.
Gandalf tendait une carte à Thorin, et ce dernier décrivait le langage nain marqué.
— Cela parle d'un passage qui mène vers les salles inférieures, disait Gandalf, et ne me demandez pas comme je le sais. Et d'après ce que je sais, la porte doit ressembler au flanc de la Montagne pour être invisible. C'est la méthode des nains ?
— C'est exact, disait Thorin.
— Voici la clé qui ouvre la porte.
— Où avez-vous eu ça ?
— Elle m'a été donné par votre père, par Thrain.
Thorin prenait la clé avec religion et l'y accrochait à une belle chaîne qu'il avait au cou sous sa veste.
— Si nous jouons de ruse et de discrétion, la tâche sera possible, mais il faudra persévérer.
— C'est pour ça qu'il nous faut un cambrioleur, questionnait le jeune Ori.
— Oui, répondait Thorin, et monsieur Sacquet nous est recommandé par Gandalf, nous ferrons avec lui. Je fais confiance à notre ami magicien, cependant je tiens à dire que certains ici présents, à l'exception de notre ami et conseiller, l'ingénieux magicien Gandalf, ne reviendront peut-être pas.
Trop, c'était trop. Bilbon, donc son côté Touque avait été présent tout le long, redevenait subitement totalement Sacquet. Il inspirait de longues respirations, avant de se lever et de s'écrouler par terre, poussant de petits cris, terrorisé par la nouvelle. Les nains sursautaient ainsi qu'Aline, Gandalf par réflexe, faisait jaillir une lumière bleue du bout de ton bâton et tous pouvaient alors voir le pauvre petit Hobbit à terre, à la limite de pleurer.
Des nains se débarrassaient de lui en le portant sur le sofa du salon, où on le laissait avec une boisson et tous retournaient à leur sombre affaire de dragon cracheur de feu qui ressemble à un gigantesque four d'après le dénommé Bofur.
- Bilbo, ça va? Alina demandait
— Ça va aller. Il faut seulement que je reste assis.
Gandalf pénétrait à ce moment-là dans le salon et avisait la jeune fille, en la détaillant de la tête au pied.
— Mais dites-moi, mon cher ami, qui est cette demoiselle chez vous. Humaine en plus je constate.
— Il s'agit d'une amie, répondait Bilbon.
— Sans vouloir vous vexer, demoiselle, mais une jeune fille comme vous n'avez rien à faire dans cette mission.
— Magicien et sexisme. Je ne suis pas sortie de l'auberge avec ça. Et je n'y peux rien si Bilbon m'avait invité peu de temps avant que débarque le premier nain.
Sous un regard noir d'orage qu'elle lançait au magicien, elle disparaissait de la pièce.
— Revenons à nos moutons. Vous restez assis tranquille depuis bien trop longtemps mon cher Bilbon. Dites-moi depuis quand les napperons et la vaisselle de votre mère sont-ils si importants à vos yeux ? Je me souviens d'un jeune Hobbit qui courrait sans cesse les bois à la recherche des elfes, qui ne rentrait au logis qu'à la nuit tombée en laissant dans son sillage de la boue, des brindilles et des lucioles, un jeune Hobbit qui aurait été trop heureux de découvrir ce qu'il y a au-delà des frontières de la Comté, disait le magicien en montrant du bout de sa pipe la fenêtre ronde. Le monde n'est pas dans vos livres et dans vos cartes, il est là dehors.
— Je ne peux me lancer comme ça dans l'inconnu. Je suis un Sacquet de Cul-de-Sac.
— Vous êtes aussi un Touque, le reprenait Gandalf, faisant soupirer le jeune Hobbit. Savez-vous que votre arrière-arrière arrière-grand-oncle, Taureau Rugissant, était si énorme qu'il pouvait monter un cheval. Oui un cheval. À la bataille des Champs Verts, il avait chargé les rangs des Gobelins, il a lancé sa massue si fort qu'il avait fait sauter la tête du roi Gobelin. Celle-ci avait parcouru cent mètres et était retombée dans un trou de lapin. C'est ainsi que la bataille avait été gagnée et le jeu de golf inventé dans le même temps.
— Je pense que vous avez inventé la fin.
— Toutes les belles histoires méritent d'être enjolivées. Vous aussi vous aurez quelques histoires à raconter quand vous reviendrez.
— Me promettez-vous que je reviendrai ?
— Non et si vous revenez, vous ne serez plus le même.
— C'est ce que je pensais. Je regrette Gandalf je ne signerai pas, je ne suis pas le bon Hobbit.
Et Bilbon se levait, quittant le petit salon, pénétrant dans le couloir, où se trouvaient Thorin et Balin.
Point de vue de Thorin.
J'étais face à Balin, mais la tête tournait vers le Hobbit qui venait de sortir du petit salon ou il avait été installé. Balin avait peur, il remettait en question la quête, pour lui, j'avais honoré mon peuple en travaillant dur pour leur offrir une nouvelle vie dans les Montagnes Bleues, mais l'appelle d'Erebor se faisait sentir en moi.
- Mélangez?
— Ah demoiselle, disait Balin.
Je me tournais de l'autre côté. Une demoiselle ici, comment ?
Et là je la vis, mes yeux s'écarquillaient, mon pouls s'accélérait puis s'arrêtait, je me décollais du mur alors qu'elle passait, bavardait avec Balin, avant de rejoindre Bilbon.
Non ce n'était pas possible, pas possible, c'était elle, la même tête, les mêmes yeux, la même couleur de cheveux, quoiqu'elle les avait plus cours que dans mes songes, les mêmes formes, quoiqu'elle me paraissait légèrement plus ronde que dans mes rêves.
Non pas plus de cent ans après avoir rêvé d'elle. Oui c'était elle. Elle se sentait regarder et tournait son visage vers moi, oui, elle, tout craché. Qu'elle était magnifique. Et des sentiments anciens, et longtemps refoulés remontaient à la surface, brisant ma glace.
Mais cette glace, qui m'avait protégé de la souffrance du à la perte de mon royaume, de mon grand-père, de mon père, était tenace et soudain la colère m'emparait.
— Monsieur Sacquet, qui est-ce cette demoiselle et que fait-elle ici ?
J'ignorais le cri poussé, et mes gens qui se regroupaient autour de moi ou dans le couloir.
— C'était une amie, qui, elle au moins, était prévue à l'emploi du temps d'aujourd'hui.
— N'auriez-vous pas pu la congédier ?
- Needs a context!
— Hors de question qu'elle ne vienne avec nous, c'est une femme.
Je me tournais vers Gandalf. Je ne savais pourquoi je réagissais comme ça, sûrement l'amertume des années.
— Thorin a raison, demoiselle, vous ne pouvez venir.
— Les terres sauvages ne sont pas faites pour les femmes qui ne savent pas se battre, complémentait Dwalin.
— Même si elle est mignonne ? se permettait Kili.
Je jetais un œil de glace à mon plus jeune neveu. Il prenait peur et baissait les yeux automatiquement. Elle était mienne, et si elle devait être à quelqu'un ce serait moi.
— Elle ne peut pas venir, tonnais-je encore de ma voix.
— Ça va, criait-elle, vous allez arrêter de parler comme si je n'étais pas là. Je n'allais pas venir de toute façon.
Puis elle quittait le couloir en réussissant à bousculer Bifur et Nori, d'ailleurs tous les deux protestaient.
— Allons tous au lit. Demain nous partons. Monsieur Sacquet, je vous conseille de congédier votre amie, et de vous préparer à notre départ. Pour mon petit déjeuner, je veux six œufs avec mon jambon, sur le plat, pas poché et faites attention à ne pas crever les jaunes.
Je jetais un regard noir à notre Cambrioleur et empruntait la chambre la plus spacieuse, mais avant je pouvais entendre le Hobbit parler avec la demoiselle.
— Je suis désolé, Aline, vraiment désolé.
— Ce n'est pas grave, Bilbon. Je vais dormir et puis demain je partirais.
— Je ne vais peut-être pas les suivre.
— À voir. Bonne nuit, Bilbon
— Bonne nuit Aline.
Je refermais la porte violemment et me couchais sur le lit et progressivement mes songes étaient à nouveau envahis par son visage et son rire.
Fin du chapitre 2. Alors verdict ? Pitié pour la pauvre romancière que je suis. Thorin a enfin rencontré Aline. La pauvre s'en prend plein la poire.
Le chapitre 3 est commencé, il sera posté vendredi.
Un grand remerciement à Eden Lumière, qui est la première à avoir posté un commentaire, un grand remerciement aussi à Neiflheim et à Sara pour leurs commentaires.
Neiflheim pour répondre à ta question ou c'était bien "excitant" et non "exitant", mais le "c" est lui aussi parti en Terre du Milieu ^^ et sinon niveau Beta, je suis ouverte à toute proposition. ^^
Merci encore pour vos encouragements les filles.
Un petit commentaire ? ^^
Votre humble romancière.
