Bonsoir à tous, ici votre humble romancière présente pour le chapitre trois de cette histoire.
Les personnages, les lieux et certains dialogues appartiennent à Tolkien sauf Aline.
J'ai cependant joué avec Toklien au jeu des sept familles et dans la famille Durin j'ai eu le père. XD. Je voulais le fils, mais j'ai eu le père. XD.
Petit chapitre très sympa. J'ai adoré l'écrire.
Bonne lecture.
Livre I. Chapitre 3.
Bilbon se réveillait alors que les rayons du soleil pénétraient ardemment dans Cul-de-sac. Il sautait de son lit, enfilait sa robe de chambre et sortait au moment ou Aline en faisait de même.
— Bonjour Aline, ça va ?
— Bonjour Bilbon, très bien et toi
Il hochait la tête.
— Pas trop dégouté pour hier ? Je trouve qu'ils ont été forts ?
— Tu sais Bilbon, il faut croire que dans ton monde, les femmes restent au foyer, ce qui n'est pas le cas chez moi. Je ne suis pas triste de ne pas participer à cette quête, mais je suis plutôt inquiète de ne pas savoir ce que je vais faire ou ce que je vais devenir.
— J'ai un peu d'argent, tu peux ensuite aller à Bree, vers l'est, te trouver des vêtements et un travail. On doit bien pouvoir t'embaucher dans une auberge ou comme apprenti.
— Oh merci Bilbon.
Elle le prenait dans ses bras et il lui rendait son câlin.
Il parcourait Cul-de-sac, mais il n'y avait personne, mais on pouvait repérer des traces de petit déjeuner. Assiettes, couverts, verres, tout avait été laissé en plan, et les nains avaient fini de vider le garde-manger du Hobbit pour le petit déjeuner.
Dans la cuisine, des pots et casseroles sales s'entassaient dans un évier, tandis que le deuxième était occupé par la vaisselle.
— Je crois que je suis soulagé, disait Bilbon. Je ne vais pas partir, je vais rester à Cul-de-sac et toi aussi du coup.
— Tu penses vraiment que tu vas rester ici ?
Bilbon levait vers elle un regard triste ou il y avait de la déception.
— Non, j'aurai aimé partir. Même si les trolls, les gobelins et les dragons ce n'est plus de mon âge.
— Quel âge as-tu ? Bilbon.
— Cinquante ans.
— Tu sais à cinquante ans, dans mon monde, les gens font des choses improbables, parce que bientôt leur vie va se terminer et sinon quand peut-on faire ce genre de chose. Je ne dis pas que demain tu vas mourir, Bilbon, mais pourras-tu me dire dans les yeux que tu ne le regretteras pas ?
— Je pense que je ne pourrais pas, murmurait-il. Bon, je vais me faire un petit déjeuner.
Bilbon se rendait dans la cuisine, passait un tablier puis allumait les feux, mettait de l'eau à bouillir et commençait à faire la vaisselle alors que des œufs au plat grillés à feu doux.
Il s'apprêtait à petit déjeuner, enfin le second, donc un équivalent du brunch notait Aline quand soudain Gandalf pénétrait dans Cul-de-sac.
— Alors, mon cher, disait-il, quand allez-vous vous décider à venir. On avait parlé d'un départ pour huit heures, et il est déjà onze heures. Ils vous ont laissé le mot ainsi que le contrat, car ils devaient préparer les derniers préparatifs.
— Quel mot ?
— Et bien Bilbon, si vous aviez pris le temps de débarrasser la table de la salle à manger, vous auriez vous le mot.
Et Gandalf attrapait dessous un petit mot, écrit sur le papier de Bilbon en plus. Le Hobbit le prenait avant de lire ce qu'il était écrit :
Thorin et sa compagnie pour le Cambrioleur Sacquet.
Bien le bonjour ! Nos plus sincères remerciements pour votre hospitalité et accepter notre remerciement pour votre bonne nourriture ainsi que notre reconnaissance pour votre offre d'assistance technique. Vous trouverez le contrat à côté de ce mot, je résume ici les conditions : paiement à la livraison, jusqu'à un quatorzième des bénéfices totaux s'ils y en a, tous frais de voyage garantis en tout état de cause, frais d'enterrement à notre charge.
Jugeant inutile de déranger votre repos bien mérité, nous sommes partis en avant pour faire les préparatifs requis, et nous attendrons votre personne respectée à l'auberge du Dragon Vert, près de l'Eau, à huit heures précises. Comptant sur votre présence.
La compagnie de Thorin et lui-même.
— Cela ne vous laisse plus le temps. Vous êtes déjà en retard de trois heures, mais j'ai cru comprendre que ce n'était pas bien grave. Ils vont vous attendre, mais pas toute la journée non plus. Aller préparez-vous.
— Mais…, disait Bilbon.
— Pas de mais.
Bilbon se mettait à préparer un petit baluchon en mettant un foutoir pas possible puis lorsqu'il le pouvait, il préparait un petit sac à dos pour Aline.
Gandalf regardait Aline sortant de la cuisine.
— Vous savez bien que demoiselle que vous ne pouvez pas venir.
— Comme si j'allais venir, répondait-elle.
Bilbon donnait un petit sac à dos en cuir à Aline, il avait glissé quelques petits pains, une bourse avec une dizaine de pièces d'or ainsi qu'un corset violet qui avait appartenu à sa mère.
— Tiens Aline.
Elle prenait le sac, puis le passait dans le dos.
— Voici aussi un chapeau et un capuchon s'il pleut, j'ai aussi glissé une couverture chaude pour toi. Bree n'est pas très loin, mais à pied il faut au moins deux bons jours pour y arriver.
— Merci beaucoup, Bilbon.
— De rien. Voici une canne pour t'aider à marcher.
— Merci encore Bilbon.
— De rien. Je te souhaite bonne chance, Aline.
— A toi aussi, mon cher ami. J'espère pouvoir un jour te revoir.
— Moi aussi. Je ferai un passage par Bree à mon retour.
Il se serrait une dernière fois et Aline, un regard en arrière, sortait de Cul-de-Sac, descendant les escaliers puis s'engouffrant dans les rues pavées.
Point de vue de Thorin.
J'étais en train de fumer ma pipe, dehors, devant l'enclos d'un petit pré où nous avions élu domicile avec tous les chargements nécessaires pour le voyage, nourritures, vêtements, armes et même seize poneys.
Nous avions quitté plutôt l'auberge du Dragon Vert, près de l'Eau, lorsqu'en fait l'aube avait pointé. Nous attendions notre Hobbit pour huit heures.
Nous étions prêts à partir, il ne manquait plus que le Cambrioleur, que j'espérais, allait arriver sous peu de temps, car d'après le soleil, midi n'était pas très loin. Les autres de ma compagnie étaient en train de se reposer, tous étant plus où moins réveillés, il faut dire que le quartier était fréquenté, mais le pré, lui, ne l'était pas
Quelqu'un attirait mon regard sur le petit chemin qui longeait le petit pré. C'était elle, avec les mêmes vêtements qu'hier, ce pantalon, ce « débardeur » et sa petite veste, elle avait un petit sac sur le dos, elle tenait une canne en bois et je pouvais entendre les pleurs qu'elle produisait.
Ma pipe quittait ma bouche et je ne pouvais m'empêcher de regarder ses formes moulées par son bas. Ses cheveux court et fin ondulaient au vent.
Soudain elle se sentait observer, elle tournait le regard et croisait mon regard. Bon sang, ces yeux étaient si beaux, de glace et de feu. Ils me lançaient des éclairs qui me transperçaient. Elle était plus vivante que dans mes rêves.
Puis elle détournait le regard et continuait son chemin, descendant à travers les collines.
Je me levais, je ne savais pas quoi faire. Une femme, dans notre compagnie ? Déjà qu'il fallait avoir un semi-homme, mais en plus une femme.
Seulement les souvenirs de cette époque où je la voyais dans mes rêves, comme si elle était réelle, ou comme si j'étais un songe capable de la toucher, montaient progressivement dans mon esprit.
Mes pas m'entrainaient, oui, vers elle, oui, pas grave pour les conséquences, c'était ma chance de la voir vivante, et de l'avoir pour moi.
— Thorin, où vas-tu ? me demandait Balin.
— Je reviens.
Et je marchais devant moi, suivant les traces invisibles de celle qui me rendait fou. Au bout de quelques minutes, je l'apercevais devant moi, déjà je pouvais juger qu'elle avait un bon rythme de marche. Et que malgré ces rondeurs des cuisses, elle avançait facilement, enfin le terrain n'était pas non plus trop accidenté.
— Demoiselle ? appelais-je.
Mais aucune réponse, elle continuait.
— Demoiselle ?
Rien, et je jurais même qu'elle avait accéléré le pas.
— Demoiselle ?
J'accélérais le mien.
— Demoiselle ?
— QUOI ?
J'étais arrivé à sa hauteur et elle s'était retourné à ce moment-là, en criant, le visage fermé et les yeux remplis de colère.
— Comment allez-vous ?
— Vous me posez la question comment je vais ?
— Oui, répondais-je d'un ton simple.
— Je vais mal, voilà tout. Je débarque ici, je rencontre quelqu'un d'aimable, prêt à m'aider et pour finir je suis obligée de quitter un foyer réconfortant parce vous l'avez engagé.
— Je sais que cela peut paraître dur pour vous. En effet, j'ai cru entendre que vous venez de débarquer dans la Comté…
Je laissais ma phrase en suspens. Pourquoi devais-je m'embarquer dans un dialogue qui ne servait à rien ? Pourquoi ? Je n'avais cas lui demander si elle accepté de venir. Nous pourrions toujours lui trouver de petites tâches pour elle.
— Vous nous avez entendues, hier, demandais-je finalement.
— Oui.
— C'est une quête dangereuse, longue et pénible. Vous le savez ?
— J'ai cru le comprendre.
— Ce… cela vous intéresserez-il de venir ? Nous pouvons vous trouver de petites tâches à accomplir.
Elle me regardait avant que ses yeux de dérivaient vers un point inconnu, sa bouche se tordait en une petite mimique, les lèvres serrées, comme un rond, et relevées vers le haut. J'associais cette bouille à la réflexion.
— Quel genre de tâche ?
— Cuisine. Corvée d'eau. Allumer le feu, proposais-je.
Je lisais soudain de la stupeur et un fond de colère.
— Non, mais attendez, je ne suis pas votre bonniche, disait-elle sur un ton dur et colérique.
— Je ne vous permets pas de me répondre comme cela. Je suis roi.
— Ah oui, roi de quoi ? Où est votre couronne et votre royaume ?
La réponse me faisait mal surtout que je sentais qu'elle était empreinte de méchanceté. De plus, son visage était froid et dur. Ce n'était plus elle.
— Je…, commençais-je, sans savoir quoi répondre.
— Je suis désolée, disait-elle à son tour. C'était méchant et incorrect.
— Mais c'est vrai.
— Vrai ou pas, c'était méchant, ce n'était pas moi. Je suis vraiment désolée si je vous ai fait de la peine.
Et comme pour appuyer ses dires, elle s'inclinait devant moi.
Un silence s'installait alors que je l'observais et que ses yeux ne me quittaient pas.
— Alors vous voulez venir ?
— Je pense que cela va être difficile.
— Pourquoi ? demandais-je
— Vous êtes une compagnie de nain soudé, une vraie famille, vous pouvez compter sur chacun d'entre vous lors d'un combat. Je ne connais pas ça, je ne sais pas ce que cela fait de compter sur les autres, je suis une solitaire et si quand j'étais petite je savais me débrouiller maintenant ce n'est plus le cas. Déjà que vous devez vous occuper d'un semi-homme, qui d'après votre regard, vous laisse grandement perplexe, alors moi en plus, ce serait trop, désolé.
Et avec un dernier regard, elle se détournait de moi.
Je ne savais pas quoi dire pour la retenir, en temps normal je n'aurai même pas demandé qu'elle vienne, mais là il fallait que je la retienne.
— Thorin !
Je me retournais. C'était Dwalin.
— Le cambrioleur est arrivé, on est prêt à partir.
Je tournais la tête, elle était déjà loin, je voyais juste ses cheveux voler au vent.
— Thorin ? Ça va ?
Je hochais la tête. Que devais-je faire ?
De retour au pré, le cambrioleur portait un petit sac à dos, avec une couverture, il avait un bâton pour s'aider à marcher.
— Bien, partons.
— Je suis navré, je n'ai vu votre mot que vers onze heures, je suis venu au plus vite, cependant je n'ai pas pris d'argent et ni de chapeau. J'ai juste eu le temps de prendre un bâton et mon sac avec quelques ustensiles de voyage.
— Ne vous excusez pas, maître cambrioleur disait Dwalin, nous pouvons partir et je peux vous prêter un capuchon et une cape de rechange.
— Parfait, terminais-je. Tous à cheval.
Et chacun de mes gens enfourchait un poney, je faisais de même, Gandalf quant à lui enfourchait un cheval.
— Monsieur Sacquet, voici votre poney.
— Oh ! Non merci, je suis bon marcheur, je vais y aller à pied, j'ai déjà fait un bon nombre de randonnées.
Mais il n'avait pas le temps de terminer sa phrase, que les fils de ma sœur le prenaient par les bras et l'enfourchaient sur un petit poney.
— En route.
Et j'ouvrais la marche avec Gandalf.
Le Hobbit était assez comique, avec un capuchon vert foncé délavé, et même s'il n'avait pas la barbe et la carrure, le cambrioleur pouvait ressembler à un nain, surtout que si on ne faisait pas attention, le Hobbit pouvait être confondu avec Dwalin.
Point de vue d'Aline.
D'après les indications de Bilbon, je devais marcher vers l'est, passer la Vieille Forêt puis les Collines hantées Thyr Gorthad et enfin Bree serait devant moi.
Objectifs : trouver une chambre pour dormir, acheter des vêtements convenables, d'après Bilbon, un chemisier, un corset, un jupon et une jupe, parce que mon jeans, mon débardeur gris « Hello Kitty » et ma chemise blanche avec des dentelles noires n'étaient pas convenables, ensuite dénicher un travail. Bilbon m'avait conseillé serveuse, ou nourrice, et je dois dire que nourrice me plaisait bien, j'avais un bon contact avec les enfants.
Ok, d'accord, c'était assez sexisme de dire qu'une femme est bonne qu'à garder les enfants, surtout que j'étais une femme qui luttait pour se libérer des hommes, mais les enfants c'étaient la vie, et j'avais besoin de materner, j'étais fille unique, pas de petit frère ou petite sœur pour s'occuper. Alors mon niveau maternel était à ras bord.
Je quittais lentement la Comté, les paysages ne changeaient pas vraiment, mais le quartier Est était plus chargé en forêt que Cul-de-Sac, rapidement je marchais à l'ombre d'arbre. Le sentier n'était plus vraiment en chemin, mais la boussole, que m'avait donnée Bilbon, m'indiquait l'est et le chemin à suivre.
Je sortais de mon sac un petit pain au lard, midi sonnait pour mon ventre et le brunch de ce matin avait été insuffisant. Bon d'accord, j'avais de la réserver, de bonnes cuisses, de beaux poignets d'amour et un petit ventre, mais ce n'était pas le moment de tomber dans les pommes.
Je prenais un petit chemin bordé de hauts arbres quand soudain.
— Demoiselle Aline.
Je me retournais pour découvrir non seulement monsieur Bofur, mais en plus le reste de la compagnie, Gandalf et aussi Bilbon.
Monsieur Bofur faisait accélérer son poney, dépassant le roi et le magicien et venant jusqu'à mon niveau.
— Tiens monsieur Bofur.
— Oh arrêtez demoiselle Aline, juste Bofur.
— Alors juste Aline pour moi.
— Comment allez-vous ?
Je me tournais vers monsieur Dori, qui pour un mâle, avait un instant maternel très développé, et donc j'avais adoré parler hier soir.
— Très bien monsieur Dori.
— Allons jeune fille, juste Dori.
— Dans ce cas juste Aline.
— Pourquoi ne venez-vous pas avec nous ? me demandait Bofur.
— Ça, il faut demander à votre chef et au magicien.
Bofur et Dori se tournaient vers leur chef et Gandalf.
— Je vous ai pourtant proposé de venir, me disait le chef.
— Thorin ! s'exclamaient Dwalin, Balin et Gandalf en même temps.
— Silence, continuait-il, pour des raisons qui me sont propres, cette jeune fille doit venir avec nous.
— Et pour des raisons que je vous ai données, j'ai dit non.
— Pourquoi avez-vous dit non, demoiselle ?
Je me tournais vers Fili. Le blond avait avancé avec son frère à côté de Bofur.
— Et bien…
Je voyais le roi croiser les bras et me regarder avec un sourire taquin.
— Et bien ? me disait-il.
Je respirais un bon coup, ce roi avait déjà décidé de me faire tourner en bourrique.
— J'ai dit non parce que je serai, sans me sous-estimer, un fardeau pour vous, je ne sais ni me battre, ni vraiment vivre en pleine nature, voilà.
— Alors la question est réglée.
C'était le magicien qui avait parlé, et monsieur Dwalin avait hoché la tête. Cependant…
— Que savez-vous faire ? Aline.
Dori avait parlé en toute simplicité et sans arrière-pensée. J'essayais de me souvenir de ce que je savais faire, de mes anciens souvenirs.
— Et bien… Je sais cuisiner, surtout les animaux sauvages, je sais allumer un feu même avec du bois mouillé, je sais repérer quelles plantes sont comestibles.
— Ce sont un peu les tâches que je vous ai proposées, se permettait le roi.
Je me tournais vers lui.
— Non ! Vous m'avez proposé d'être la boniche. Chose que je ne suis pas apte à accepter.
— Tenez demoiselle, voilà pour vous.
Je regardais Balin me tendre un bout de papier jauni, apparemment il venait d'écrire dessus. Je lisais.
Thorin et sa compagnie vous acceptent dans sa quête.
Tâche à accomplir : Faire le feu, préparer la nourriture en tant qu'assistante de notre chef Bombur, allez chercher l'eau et lavez la vaisselle dans l'étang le plus proche.
Condition de vie : Tous frais pris en charge, nourriture et gite compris, poney fourni.
Paiement : Entre deux à trois coffres selon les rémunérations acquises.
Possibilité que ces closes soient modifier par Thorin, chef de sa compagnie.
— Voilà un contrat jeune fille, que je peux écrire sans aller contre les pensées de mon chef. Signez en bas.
Je regardais le contrat, puis Balin, à nouveau le contrat puis je passais à Thorin et à nouveau le contrat.
— Mais vous croyez réellement que je vais faire ses corvées de femmes. Merde alors. Vous savez où vous pouvez le mettre votre contrat – et là je regardai à la fois Thorin et Balin – dans votre cul. Hors de question que je le signe.
Je déchirais le contrat en mille morceaux avant de reprendre ma route puis un peu plus loin j'osais le doigt d'honneur en bonne grâce.
J'entendais des brouhahas du à mon geste, enfin mes.
Mais je ne devais pas rester tranquille, Thorin amenait son poney à mon niveau.
— Que voulez-vous ? Demandez et je verrais ce que je peux faire.
Le reste de la compagnie continuait sur la voie de son chef, souriant et rigolant même de la détermination de leur chef à ce qu'une femme rentre dans la compagnie.
— Mais vous, pourquoi voulez-vous que je vienne ?
— J'ai mes raisons, jeune fille.
— Puis-je au moins en savoir une.
— Non !
— Alors vous pouvez toujours rêver pour que je vienne.
Et je voyais Thorin soupirer, je devais vraiment le mener par la baguette, il se permettait un regard vers moi, et je devais vraiment présenter ma tête de maligne pour qu'il accepte. Il arrêtait son poney et me faisais signe de venir. J'approchais ma tête de sa bouche.
— Juste parce que je suis un roi, me disait-il.
Et son souffle me caressait l'oreille.
— Mais ce n'est pas une raison.
— Si, c'est une raison, mais vous ne m'avez pas dit de préciser.
Et je venais de comprendre que d'une façon il m'avait eu, car au final je ne savais toujours pas pourquoi il voulait que je vienne.
Voyant ma tête, il savait qu'il avait gagné.
— Balin, prépare un nouveau contrat avec les qualités que cette demoiselle prétend savoir exercer. Et rajoute comme paiement illimité. Je verrai moi-même ce qu'elle aura comme récompense.
Balin avait déjà commencé à écrire, d'après ce que j'avais compris, il était un des plus proches compagnons de Thorin, le deuxième était Dwalin. Et tous les deux étaient frères. Balin était un conseiller politique, bon diplomate et Dwalin un conseiller technique pour la guerre.
— Voilà demoiselle. C'est écrit.
Et Balin me donnait un nouveau contrat.
— Désolé pour l'ancien.
— Je dois dire que je suis triste pour mon papier, mais j'aime les femmes à caractère fort.
Je levais les yeux vers lui.
— Que dois-je comprendre à cela ?
— Rien que vous pouvez imaginer, demoiselle.
Je lisais le contrat, il avait bien les modifications. Je ne savais pas vraiment si je devais accepter. Thorin m'avait dit que cela être risqué et dangereux. Mais soudain un regard m'attirait, c'était Bilbon, sur son petit poney, mal assuré. Lui aussi était désarmé et pourtant il partait lui aussi. Et puis au moins je n'aurai pas besoin d'être seule à Bree. Un doute persistait et je le chassais rapidement, j'avais déjà atterri dans un autre monde, alors partir dans une aventure pourquoi pas.
Et je signais.
— Mademoiselle RoseEpine, bienvenue dans la compagnie de Thorin.
— J'espère au moins que vous savez monter à cheval, me demandait Thorin.
— Au pire, je parie que vous me ferez une place sur le vôtre, répondais-je.
Et je ne sus s'il rigolait ou s'il se demandait s'il avait bien fait de m'engager.
— En route.
On me donnait un poney et je réussissais à monter sans aucun problème.
— Bienvenue dans l'aventure, Aline.
Je me tournais vers la voix.
— Merci Bilbon. À toi aussi.
— Finalement, plus besoin d'aller à Bree.
— Non et puis je suis avec toi.
Il hochait la tête et était ravi malgré son rhume.
— Bilbon, tiens ton poney avec plus de maintien. Les rênes sont trop lâches, tu donnes du mou à ton poney et il peut faire ce qu'il veut. Resserre plus.
Et je lui montrais comment faire. Il s'exécutait rapidement et essayant de reprendre un contrôle sur son poney, qui en fait était une ponette. Au bout de quelques minutes, il arrivait mieux à gérer son animal et suivait le groupe avec plus d'aisance.
— J'y arrive.
— C'est beaucoup mieux, Bilbon.
— Oh demoiselle, c'est sympa que vous soyez venu.
Je me tournais vers le brun, Kili. Ses yeux pétillaient de malice.
— Oh s'il te plaît, Fanfaron, oublie ma poitrine et moi.
Rire général, Kili se tapait la honte et je surprenais Thorin à le regarder avec des yeux colériques. Jalousie ?
La quête commençait vraiment à partir de ce moment-là et petit à petit la compagnie engloutissait les lieux sous le soleil.
Voilà. J'espère que cela vous a plu. ^^
Alors pour le prochain chapitre, il se trouve que je pars demain en vacances, quinze jours, en France, j'ai une connexion internet, mais je ne sais pas si la qualité est bonne, donc je ne sais pas si je vais pouvoir poster. Si je ne peux pas, le prochain chapitre sera là le samedi 23 ou au plus tard dimanche 24. Si la connexion est bonne, je me donne une semaine, donc vendredi prochain.
Merci encore à Edenlight, Neiflheim, Sara, Isil-gawien et Guest pour leurs commentaires. Merci aussi à Neiflheim pour ses corrections que je vais appliquer dans les prochains jours sur mes précédents chapitres.
Lorsque j'ai posté le chapitre 1 mardi dernier, j'ai regardé la vidéo sur la première bande-annonce du Hobbit la bataille des cinq armées. J'ai trop aimé, c'était super, j'ai vraiment hâte de le voir. ^^
Un petit commentaire ? ^^
Votre humble romancière.
