Bonjour mes chères lectrices, ici votre humble romancière revenue d'outre vacances pour ce quatrième chapitre.

Alors oui je sais, je suis en retard de deux jours, mais si vous voulez la suite, il faut rester gentil avec moi.^^. Le chapitre est assez long (19 pages A4 sur Word, même le premier et le deuxième ne sont pas aussi longs), donc c'est pour ça que je suis en retard, et aussi parce que j'étais en vacances. ^^

Les personnages, les lieux et certains dialogues appartiennent à Tolkien, ce n'est pas faute d'avoir demandé au grand maître de me céder Thorin, on a joué au jeu des sept familles naines, dans celle de Durin j'ai demandé : " Je veux le fils", il m'a répondu : "pioche", par contre j'ai réussi à avoir le grand-père, donc Thror est à moi. XD. Je plaisante.

Ah ! Aline est toujours à moi.

Chapitre très sympa, Aline s'affirme, Kili en voit de toutes les couleurs et Thorin est malmené.

Bonne lecture. ^^

Livre I. Chapitre 4.

— Thorin, il faut que je m'arrête à Bree !

La compagnie avait bien avancé, il entamait leur troisième journée de cheval et Bree n'était plus qu'à quelques lieux.

Aline avait réussi à se faire des alliés, elle pouvait compter sur Bofur et Dori pour la protéger, le premier se comportant comme un grand-frère ou un grand cousin, Dori plutôt comme un père, un peu poule sur les bords d'ailleurs. Ensuite, la jeune fille pouvait compter sur Bilbon, le Hobbit était toujours présent pour la jeune fille, de plus tous les deux étaient un peu perdus dans cette quête. Et Aline était là pour le semi-homme, qui en prenait plus sur la tête qu'elle.

Parce qu'à part ces trois personnes-là, personne ne lui adressait vraiment la parole pour apprendre à la connaître, c'était plus de simple échange courtois pour les tâches du quotidien, sans plus. Même Kili, Fanfaron pour les intimes, enfin surtout Aline, ne prêtait pas plus d'attention que ça à la jeune fille.

Oh ! Aline ne s'en formalisait pas, elle était très solitaire de nature, aucun souci et les trois compagnons, qui passaient la soirée avec elle, étaient suffisants.

Même Thorin l'ignorait la plupart du temps, par contre la demoiselle l'avait plusieurs fois surpris le regard posé sur elle.

— Allons bon, pour quoi faire ?

— Je dois m'acheter des vêtements convenables ainsi que du matériel de voyage.

Parce que malheureusement la maigre couverture de Bilbon ne l'empêchait pas d'avoir froid, bien que cet avril était chaud d'après le Hobbit.

Thorin jetait un coup d'œil à ses vêtements, la chemise blanche avec de la dentelle noire n'était plus vraiment blanche, ouverte, elle laissait entre voir le débardeur gris et le haut de la poitrine de la jeune femme.

« Pas étonnant que Fanfa… heu Kili n'y résiste pas. Ils sont imposants, pensait Thorin. »

Le pantalon était taché, tout comme le haut, et même déchiré à certains endroits, ce bas n'était pas du tout adapté pour l'équitation, les frottements fragilisaient le tissu qui finissait par craquer.

— Cela va nous faire perdre du temps.

— Je ne compte pas finir le voyage toute nue, si c'est comme ça je cours déchirer le contrat.

Ce qu'Aline ignorait c'est que le contrat c'était Thorin qui l'avait, afin d'être sûr qu'Aline ne quitte pas l'aventure. Il l'avait caché dans son petit baluchon, enroulé dans un maillot de corps de rechange.

— Et que ferions-nous en vous attendant ? Je vous l'ai dit, nous allons perdre du temps.

— Vous n'aurez cas discuté avec le magicien, monsieur Balin et Dwalin par où et comment vous passerez.

Et elle lui faisait un clin d'œil.

« Elle nous a entendus, je n'y crois pas, elle nous a entendus, pensait Thorin »

Aline du comprendre la pensée du roi, car son sourire s'élargissait et elle murmurait.

— Oui, je vous ai entendu.

Le roi grognait dans sa fine barbe.

— Très bien, nous ferons une pause aux abords de Bree.

— Merci Thorin.

La jeune femme manœuvrait son poney pour revenir vers Bofur qui discutait avec le Hobbit.

Le nain au chapeau avait aussi donné sa chance à Bilbon, prétextant que parmi ces nains, il fallait bien qu'un s'occupe du semi-homme. Dori aussi prenait soin du Hobbit, vérifiant qu'il avait tout ce qu'il lui faut, dans le possible des moyens disponibles.

« Elle sait faire valoir ses droits, cette fille-là, pensait le roi. »

— Alors ?, demandait Dori.

— Pause à Bree pour moi. On s'arrêtera lors qu'on sera assez proche.

— Parfait. Je viendrai avec toi.

— Dori, je n'ai pas besoin d'un papa poule.

— Papa poule ?

— C'est une expression pour qualifier quelqu'un de surprotecteur, Dori.

— Je ne suis pas surprotecteur.

La jeune fille ne pouvait s'empêcher de croiser le regard fendu de rire de Nori et celui plaintif d'Ori.

— Mais bien sûr, Dori, mais bien sûr.

— Je viens seulement un pour veiller sur toi, mon enfant, mais aussi deux pour payer tes achats.

— Arrête, Dori, disait Aline en sortant sa bourse. J'ai dix pièces d'or.

— En fonction du vêtement choisi, de sa complexité, et de la matière, tu ne pourras tout juste te payer un haut.

— Et je ne compte pas me payer des vêtements luxueux, juste de quoi avoir chaud, ainsi qu'un matériel pour le chemin et une arme.

— Même si tu prends un ensemble simple, dix pièces d'or ce n'est pas assez.

— Je n'aime pas qu'on me paie des vêtements ou des objets.

— C'est pour ton bien, Aline, complétait Bofur. Tu ne tiendras pas si tu n'as pas de bons vêtements et Thorin te tombera dessus.

— Je crois que je préfère tout sauf que Thorin me tombe dessus.

— Et si cela peut te rassurer, Dori et moi partagerons les frais.

— C'est encore pire, concluait Aline.

Deux heures plus tard, la compagnie s'arrêtait, sous l'ordre de Thorin, dans une petite clairière, juste derrière une route menant à Bree.

— Bien, pause, Aline, vous pouvez aller chercher vos affaires, mais faites vite.

— Oui Thorin. Merci Thorin.

— Que quelqu'un l'accompagne où nous ne verrons plus notre jeune fille.

— Cela ne serrait pas une grande perte pour vous, Thorin, se permettait Aline.

« Détrompe-toi, jeunette, détrompe-toi, cela ne se voit pas, mais je veille sur toi, pensait Thorin en regardant la jeune fille s'écartant du groupe. »

— On a déjà réparti les rôles, Thorin, disait Bofur, je l'accompagne avec Dori et Bilbon.

— Parfait !

— Reviens-nous magnifique, criait une voix maligne.

— Fanfaron, si je reviens magnifique, c'est pour Bilbon et mes deux pères d'adoption.

Dori et Bofur rigolaient, tandis que Bilbon rougissait.

— Mais pourquoi m'appelles-tu Fanfaron, criait Kili.

— Parce que tu fanfare comme un jeune paon qui cherche une femelle.

Et la compagnie rigolait, pas habituer à ce qu'un jeune et beau nain comme Kili, surtout de sang royal, se fasse recadrer par une jeunette. Kili boudait dans son coin, et Thorin se disait sincèrement qu'Aline avait du tact.

Le petit groupe de quatre était maintenant sur la route de Bree, la ville n'était pas loin et les premières bâtisses étaient en vue.

— Tiens Aline, prends ma cape, disait Dori.

— À cause de mes vêtements ?

Le nain hochait la tête et elle passait la cape sur ses épaules avant d'attacher les boutons.

Ils pénétraient alors dans Bree, essayant de trouver le quartier des marchands et surtout des couturières.

— C'est là, criait Bofur.

Et en effet, une rue se dévoilait à eux, plein, de petites échoppes, avec comme enseigne des ciseaux de couture, des aiguilles enfilées et des mètres-rubans, polluaient.

Cela rappelait à Aline ses études actuelles dans son monde. Son monde ? Elle l'avait oublié si vite. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il n'y avait pas grand-chose qui la retenait là-bas, pas de parents, pas d'amis, pas de petit copain, seulement deux chats, son perroquet et son chien.

Aline s'arrêtait en plein milieu de la rue, des larmes s'écoulaient de ses yeux, ses animaux, cela faisait quatre jours qu'elle était en Terre du Milieu, quatre jours qu'elle avait disparu de la Terre, quatre jours qu'ils devaient être paniqués.

Elle s'effondrait soudainement à terre, ignorée par la plupart des gens.

— Aline, ça va ?, demandait Bilbon.

Bofur et Dori se précipitaient vers Aline, et formaient un groupe protecteur autour d'elle alors qu'elle pleurait toujours.

Une boule lui prenait le ventre et elle vomissait son petit déjeuner rapidement.

— Ça va, je vais bien, répondait-elle en se relevant passant sa main sur sa bouche.

— Qu'est-ce qui s'est passé ?, demandait Bofur.

— Je repensais à mon monde.

En fait parmi la compagnie, seul Bilbon, Bofur, Dori et Gandalf savaient qu'Aline n'était pas de ce monde. Bilbon parce qu'il avait accueilli la jeune fille et puisque parce que cette dernière le prenait pour un frère. Bofur et Dori parce qu'ils étaient de vrais protecteurs avec la jeune fille, très sincère, alors Aline leur avait avoué la vérité, cela avait été difficile à avalé pour les deux nains, qui sont des êtres très rationnels, pas du tout friands de magie, mais après ils avaient bien digéré l'information. Ensuite le magicien, car il était un guide important de la quête, et qu'il devait savoir un peu plus sur cette fille, même si Aline semblait faire de la résistance.

— Il te manque, posait Dori comme question.

— Pas tellement, ce sont plus mes animaux de compagnie.

— Qu'as-tu comme animaux ?

— Deux chats, un oiseau et un chien, Bofur, ils me manquent.

— Drôle d'idée d'avoir tous animaux.

Les minutes passaient alors qu'ils restaient un plein milieu de la route, elle le regard vide et eux le regard posé sur elle.

— Bon, allons-y. Que me faut-il comme vêtement ?

— Du linge de corps, en coton ou en lin, mais on va privilégier le coton, le lin laisse passer l'air.

— Ça, je connais Dori, répondait Aline. Des tissus venant des plantes.

Le nain aux cheveux blanc-gris hochait la tête.

— Ensuite, il te faut une cotte de mailles puis des vêtements en cuir et un manteau de fourrure.

— Du cuir et de la fourrure, mais cela vaut hyper cher.

— Quand on est nain comme moi, on sait comment négocier, ne t'inquiète pas.

— Oh ! Dori, tu comptes m'habiller en princesse ?

— Bien sûr, disait Bofur.

— Mais pourquoi je ne peux pas m'habiller comme Bilbon ou même toi, Bofur ? C'est simple, pratique et peu cher.

— Ce n'est pas parce que je suis habillé plus sobrement et rustiquement que les autres, que mes vêtements ont été peu chers. C'est tout simplement que je ne suis pas du même rang que les autres.

— Oh ! Je suis désolée, Bofur.

— Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas. Ce n'est pas parce que je suis d'un rang inférieur que je suis réellement inférieur, chaque nain est utile dans une société naine.

— Vraiment ?

Bofur hochait la tête.

— De plus, je suis un très bon minier, tout comme mon frère et mon cousin.

— Il te faut de bons vêtements, Princesse, terminait Dori.

« Ça y est, je suis affutée d'un surnom, pensait Aline. »

— Mais…

— Pas de, mais, Princesse, répondait Dori, il te faut de bons vêtements, je suis d'accord avec Bofur. Même si ces vêtements paraissent de moins bonnes qualités, ils ne sont pas forcément moins chers. Donc, il te faut de bons vêtements.

Elle n'avait pas son mot à dire et les deux nains étaient plus têtus que des mules.

Ils pénétraient dans une boutique pour linge. Les deux nains décrivaient leurs souhaits et Aline passait dans les mains d'une couturière pour les mesures.

— Oh dieu, que vous avez une poitrine imposante, demoiselle.

— Bah, allez-y, criez-le encore plus fort, je suis sûr que les passants dehors ne vous ont pas entendu.

La couturière la regardait avec de gros yeux alors Bofur éclatait de rire puis la dame reprenait son travail de couture.

Lorsqu'elle partait chercher du tissu ou savoir si elle avait déjà des vêtements, Aline sortait de la cabine.

— Qu'est-ce que je dois prendre comme vêtement, demandait-elle.

— De préférence, comme tu es une fille, un jupon, mais on va voir ce qu'elle te propose, disait Dori.

— Hors de question que je porte une jupe.

— On verra Princesse.

— Mais arrêtez avec Princesse.

Mais Dori et Bofur rigolaient.

La couturière revenait avec une chemise à manche longue et un jupon.

— J'ai essayé de trouver des vêtements à votre taille, tenez.

Aline attrapait le chemisier et le jupon, elle gardait son soutien-gorge et enfilait par-dessus le chemisier et le jupon, puis à nouveau elle sortait.

— Vous devez enlever ce que vous avez en dessous du chemisier, demoiselle.

— Mais c'est mon soutien-gorge.

— Votre soutien-gorge ? s'étonnait la couturière seule à pouvoir voir Aline, qu'est-ce que c'est. Un habit traditionnel de votre peuple.

— Heu… oui c'est ça.

Comment expliquer à cette bonne femme que c'était un sous-vêtement qui avait remplacé en partit le corsage chez nous, même si Aline se demandait si ici une quelconque révolution vestimentaire se fera pour la femme.

— Vous n'aurez pas besoin de ça, je vais vous confectionner un corset.

— Ah non ! Surtout pas.

— Comment ?

Aline jetait un coup d'œil à Dori et Bofur. Ces derniers discutaient d'argent enfin d'or pour payer à Aline son matériel. Bilbon, tout en suivant des yeux le travail de la couturière, proposait de vendre ses boutons de son veston rouge. Dori se tournait vers la couturière et elle.

— Montre Princesse.

— Bon sang Dori, Aline, Aline. Si tu veux me donner un surnom, je ne sais pas appelle-moi « Petite fille », ou « Ma blonde de fille » quoique c'est un peu discriminatoire, ou pour finir « Grosse poitrine ».

Bofur rigolait à nouveau et Dori roulait des yeux une nouvelle fois.

Aline s'exécutait et sortait de la cabine.

— Écoute Aline, je suis cousin de Thorin, il est un prince bientôt un roi, dont cela fait de moi quelqu'un proche de la famille royale, d'ailleurs si je veux être plus pointu, je fais partie aussi de la lignée de Durin, et comme j'ai décidé de veiller sur toi, tu es un peu ma fille donc on va t'appeler Princesse.

— Je ne suis pas sûr du résultat, murmurait la femme.

Elle levait les yeux au ciel en même temps, mais que pouvait-elle dire, rien.

Dori inspectait sa tenue avant d'en rendre compte à Bofur. Ils tombaient rapidement d'accord grâce aux conseils de Bilbon.

— Le chemisier va bien.

Aline le détaillait, il était de couleur beige, dur mais doux sur la peau, le col était arrondi, sans bouton, sans col, la longueur du chemisier arrivait au niveau des cuisses, les manches étaient droites et collaient au corps et le poignet de tissus entourait fermement celui de peau.

— Je suis bien d'accord avec toi, mais c'est le bas.

— Vous êtes une demoiselle, vous devez porter des jupons et des jupes.

— Certes, dame couturière, répondait Bofur, mais elle part dans une quête, il lui faut un pantalon pour le bas.

— Une jeune fille n'a pas sa place dans une aventure, criait la couturière, de plus si elle est une princesse. Les quêtes sont l'affaire des hommes.

— Non, mais je vous en pose des questions, répondait Aline, ce ne sont pas vos affaires, contentez-vous de créer mes vêtements, surtout si on vous paie.

— Je suis désolée, il faudrait que je vous prépare un pantalon, hors ici c'est une boutique pour habiller les jeunes filles, pas celles qui s'habillent comme un homme.

— Mais elle va se la fermer, cette débile, on ne vous paie pas pour donner votre avis, mais pour travailler, continuait Aline, excédée d'une par la situation et de deux par l'attitude de la femme.

— Non et non. Je ne veux pas.

— C'est la meilleure.

— Aline, ce n'est pas grave, on va trouver quelqu'un d'autre.

Aline s'enfermait dans la cabine, se rhabillait et lorsqu'elle sortait, jetait les sous-vêtements à la tête de la couturière.

— Tiens reprenez vos loques, sale bonne femme

— Aline, Aline où vas -tu ?

Et alors que la femme explosait, la plus jeune sortait de la boutique, la couturière n'était pas à son gout. Trop rudimentaire, trop soumise, trop femme finalement.

Elle déambulait dans la rue, puis croisait un petit chemin, ou au fond se trouvait un feu, mais aussi une boutique.

Aline y pénétrait, et elle arrivait devant une forge, il n'y avait rien dessus, mais tout cela crépitait, des peaux de cuir reposaient ici et là.

— Que puis-je faire pour vous demoiselle ?

Aline se retournait pour détailler un monsieur, un homme, grand, plutôt jeune, mais avec un début de calvitie et le reste des cheveux blancs.

— Désolée, je croyais que j'étais dans une échoppe de vêtements.

— Oh, mais c'est le cas, je suis très bon couturier et excellent forgeron. Je peux faire quelque chose ?

— Il se trouve que j'ai besoin de vêtement pour m'habiller.

Et elle ôtait la cape. Bizarrement, elle avait confiance.

— Je vois, je dois avoir quelques vêtements pour vous. Par contre, je crains que cela fasse cher.

— J'ai des personnes qui paient pour moi, mais si ce n'est pas assez je sais coudre à la main et à la machine.

— Entrez, je vous en prie. Nous allons nous entendre.

Étrangement cet homme inspirait plus confiance à Aline que la couturière.

— Pour votre linge de maison, j'ai déjà des modèles de prêt, choisissait je ferais des retouches, je suppose qu'il vous faut une cotte de mailles.

Elle hochait la tête.

— Je vais commencer par la forger, puis-je prendre vos mesures ?

Aline retirait la cape puis sa chemise et l'homme prenait rapidement ses mesures avec un grand professionnalisme.

— Voilà, choisissait vos dessous.

Aline pénétrait dans un petit dépôt ou plusieurs linges étaient soigneusement pliés. Quelques-uns étaient enfilés sur des mannequins en bois.

Elle attrapait et déplait un débardeur en coton, mais elle estimait qu'il pouvait faire froid et qu'il fallait mieux trouver une chemise ajourée, car elle pouvait avoir très chaud avec sa composition corporelle.

Elle cherchait et trouvait enfin une chemise décolletée au niveau des épaules, fermée par un lacet sur le devant, les manches étaient un peu bouffantes, mais les poignets de tissus serraient ceux de chair.

Parfait ! Elle retirait son débardeur et enfilait la chemise.

— Il y a un miroir accroché au bois de la porte, si vous voulez vous regarder, intervenait l'homme.

Elle suivait le conseil, la chemise lui allait bien, mais le tout faisait démodé ou vieille mémé avec le soutien-gorge.

— Faites-vous aussi des corsets, mon bon monsieur ?

— Ainsi que des serre-taille, demoiselle.

Alors en effet, elle devait enlever le soutien-gorge. Elle se remettait en chasse d'un bas, en regardant si elle voyait une autre chemise.

Elle trouvait une espèce de culotte qui ressemblait plus à un short avec sur les deux côtés un laçage en fil de cuir, taille haute en plus.

Aline retirait son pantalon troué, et enfilait le sous-vêtement. Un petit coup d'œil au miroir, et elle se trouvait bien, d'après elle pas trop de retouche à faire.

Elle sortait du dépôt, l'homme revenait à ce moment-là.

— La cotte de mailles est presque prête, je vois que vous avez fait votre choix, pas trop de retouche à faire.

— Il faut que je voie si j'en prends un de rechange.

— Vous avez totalement raison, venez je vais vous faire les retouches.

Elle s'approchait et il commençait à positionner les épingles.

— Aline, oh, Aline, tu es là, mais enfin que fais-tu ?

Dori venait de pénétrer dans l'atelier.

— Je me fais faire des vêtements.

— Oui, mais par un homme.

— Que je trouve plus apte pour me préparer des vêtements.

— Mais cela va couter cher.

— Je rêve ou tu es en train de compter ton or alors que quelques minutes plutôt tu disais que je devais porter des habits de princesse.

Et tout le monde rigolait, même le couturier.

— Ne vous inquiétez pas, maître nain, j'ai déjà conclure un accord avec la demoiselle, elle m'aide a la couture.

— Ah bon, faisait Dori.

Quelques minutes plus tard, le couturier avait fini les retouches.

— Prenez une autre chemise et un short, je ferais aussi les retouches, je vais terminer la cotte de mailles avant de passer au corset.

Aline attrapait dans le dépôt un autre ensemble plus ou moins identique, elle attrapait aussi ses anciens vêtements qu'elle demandait à Bilbon de tenir.

Le couturier commençait préparer le tissu pour le corset, alors que la cotte de mailles reposait, Aline retirait son soutien-gorge et venait aider dans un accord commun.

— Maître nain, je vous en prie, choisissait le cuir et les fourrures pour votre demoiselle en attendant.

— Il lui faudra un pantalon, une tunique, un manteau ensuite, et je vois que vous avez une forge, il faudra qu'elle ait des armes, disait Dori.

— Pas de panique, maître nain, tout sera fait en temps et en heure, choisissait déjà les matières.

Dori et Bofur d'un accord commun choisissaient les matières, tandis qu'Aline s'essayer à la machine à couturière ancienne génération. D'ailleurs le couturier la féliciter pour sa pratique.

Une fois le corset fini, il était accroché au corps d'Aline, serrant bien sa taille, non sans l'étouffer, et remontant légèrement ses seins.

— Comment vous sentez-vous ?

— Bien, pas trop serré et il maintient bien ma poitrine.

— On va passer alors la cotte de mailles.

Chose dite, chose faite, la cotte de mailles recouvrait la chemise et le corset.

Aline se regardait dans le miroir, la cotte n'était pas gênante, par contre elle était un peu lourde et ne suivait pas ses formes.

— Elle est un peu lourde.

— Je vais l'ajuster. Ne bougez pas.

Le couturier ainsi que forgeron retirait quelques anneaux de maille avec ses outils puis à même le corps de la jeune femme, il reconstruisait la cotte de mailles.

— Comme ceci ?

Elle s'observait à nouveau et jugeait le travail parfait.

— Oui.

— Très bien demoiselle, ensuite il vous faut un pantalon en cuir et le haut de la même matière ?

— C'est ça, répondait Dori.

— Bon, je prends vos mesures pour les jambes.

Et Aline se laissait faire tandis qu'elle indiquait quelle couleur de cuir elle voulait.

— Oh le bleu, Dori, il est magnifique.

— Trop voyant ma Princesse, nous serons dans la forêt, il vaut mieux des couleurs brunes ou vertes.

— Oh ! S'il te plaît, Dori, je veux le bleu.

— V'là que tu nous fais un caprice de princesse, disait Bofur.

— Parfaitement.

Et le Hobbit et le nain au chapeau rigolaient franchement au caprice royal de la jeune femme.

— Fais gaffe Aline, tu vas y prendre gout.

Elle se retournait vers le Hobbit et lui tirait la langue malicieusement.

— Bon d'accord Princesse, tu gagnes le bleu.

— Oui, criait-elle.

Aline exécutait une sorte de danse, en sautillant partout dans l'atelier.

— Si dame joyeuse alors famille heureuse.

— Proverbe humain, demandait Dori.

Le couturier hochait la tête.

— C'est étrange, on disait cela aussi chez moi, rigolait Aline.

— Le monde est petit finalement, demoiselle.

— Tout à fait d'accord.

— Donc ce cuir, où le voulez-vous ?

— Pour le haut, maître aiguille, pour le bas, je prendrai un cuir marron.

— Parfait, comment voulez-vous comme votre haut ?

Dori décidait de parler à la place de la jeune fille.

— Un haut à un manche trois quarts, avec le col ficelé, mais qui ne serre pas le cou et une longueur respectable.

Le couturier dessinait un petit dessin et Dori donnait son approbation.

— Et pour le pantalon ?

— Il doit coller au corps, mais pas trop et il faut qu'il rentre dans les bottes.

Là aussi le couturier réalisait un dessin pour le pantalon, mais aussi pour les bottes. Cela plaisait à Dori, mais Aline ajoutait sa petite touche, un dessin qui marquait le cuir sur la cuisse gauche, ainsi qu'un blason sur le haut du talon gauche de sa botte.

Curieux Bilbon demandait ce que cela signifier.

— Je te l'expliquerai plus tard, répondait Aline car elle devait se mettre au travail.

Une bonne heure plus tard, Aline passait enfin ses vêtements, elle enfilait sa tunique et laissait les lacets sur le haut de sa poitrine, ensuite son pantalon, et là aussi elle fermait l'entrejambe grâce aux lacets, mais aussi à l'aide de boutons, puis elle passait ses bottes, rabattant les pans du pantalon à l'intérieur.

— Alors ?

— Magnifique, disait Bilbon.

Le haut était donc en cuir bleu, le bas en cuir noir ainsi que les bottes coquées sur la pointe, le marquage des symboles sur le pantalon ressortait grâce à une peinture blanche assez discrète.

— En effet tu es belle, le cuir te va bien, continuait Bofur.

— Te sens-tu bien dedans ?, demandait Dori.

— Oh oui, le cuir est assez souple pour que je puisse bouger.

Elle faisait d'ailleurs quelques mouvements de gymnastique.

— Il te reste plus que le manteau, ainsi que les armes.

— J'ai toutes les mesures qu'il faut pour le faire, comment le voulez-vous ?

— Il faut qu'il soit en grosse laine, mais de la laine traitée contre l'eau, de la fourrure autour du cou, et qui tombe au niveau de la tunique de cuir.

Le couturier réalisait un croquis, Dori et Aline tombaient d'accord.

— Je peux mettre la laine à l'intérieur et sur le dessus du cuir.

— N'aurez-vous pas de la toile enduite ?

— Si bien sûr.

— Alors nous prendrons de la toile enduite pour l'extérieur.

— D'accord, si vous voulez, vous pouvez aller chercher du matériel, je garde le semi-homme pour la couture et à votre retour, nous forgerons les armes.

— Cela ne vous dérange pas ?, demandait Aline au couturier.

Il faisait un signe de la tête.

— Savez-vous fabriquer les arcs ?, demandait Aline.

— Non, désolé, répondait le couturier.

— Tu sais tirer à l'arc, Aline, demandait Bofur.

Elle regardait ses mains, et la sensation du bois contre sa peau réapparaissait.

— Je savais.

C'est ainsi que Bilbon était mis à contribution, Bofur restait même pour commencer à forger les lames pour Aline, il avait été décidé qu'elle aurait deux petits couteaux plus une épée.

La jeune femme déambulait dans le marché des armes, avec Dori, resplendissante dans sa nouvelle tenue. D'ailleurs elle remarquait des regards de mâles intéressés ou intrigués et de femmes outrés.

— Dis, Dori, c'est normal qu'on me regarde comme cela ?

— Tu es une femme habillée comme un homme et en plus tu es magnifique avec, donc oui c'est normal, mais ne t'inquiète pas je suis là.

— Oh ! Je ne m'inquiète pas, un bon coup dans vos burnes et vous êtes à terre.

À nouveau Dori levait les yeux au ciel face aux paroles franches de la femme.

— Bon niveau beauté d'une princesse, c'est bon, par contre niveau bienséance et tenue, là il y a du travail.

Et à son tour, Aline rigolait.

Ils passaient devant nombre de boutiques, mais à chaque fois Aline refusait ce qu'on lui présentait, au grand drame de Dori.

— Ces arcs sont bons, pourquoi les refuses-tu ?

Aline ne répondait pas, certes elle testait les arcs, mais à chaque fois ce n'était pas le coup du foudre, et d'un coup un souvenir remonta en elle et une voix s'amplifia dans sa tête.

« Tu vois, ma chérie, un arc c'est comme ton meilleur ami, il faut qu'il ait les mêmes caractéristiques que toi pour pouvoir marcher et ça, tu ne le sens qu'avec ton cœur. »

Son cœur battait brutalement face à se souvenir et comme tout à l'heure elle pleurait en marchant, Dori ne se rendait compte de rien, et elle le voulait car ça, c'était encore trop imposant à révéler.

— Regarde ! Là, il y en a.

Dori se dirigeait vers une boutique, ainsi qu'Aline. Ils pénétraient dedans.

— Bonjour, que puis-je pour vous ?, demandait le marchand.

— Il nous faut un arc pour la demoiselle.

— Bien sûr, je vais vous sortir des modèles adéquats.

Aline essayait à part un les arcs, tendant la corde, réalisant quelques foulés dans l'échoppe avec les armes sur le dos.

— Non, disait-elle après avoir refusé le dernier arc.

— Mais je n'ai plus d'arc fait pour une femme, le dernier que vous avez essayé vous va bien pourtant.

Et Dori était d'accord, mais Aline non. Son regard se posa soudainement sur un arc trop grand, dont le bois sombre était orné de petites pierreries, la poignée était large et la corde devait être souple, mais résistante.

— Celui-ci est réservé aux hommes, demoiselle, et ceux qui savent bien manier les arcs.

Mais elle restait sourde et empoignait l'objet et là elle ressentait le bois, la poignée lui parlait, la corde lui murmurait, toute l'arme l'interpellait.

— Combien vaut-il ?

— Cher, demoiselle, trop cher, et je me refuse de vous le vendre parce qu'il est fait pour un homme et pas pour une jeunette.

Aline serrait brusquement le bois, et si elle avait eu une flèche l'homme serait mort. Elle en avait marre de ces commentaires sexistes, marre que la femme n'avait pas sa place dans cette société masculine.

— Très bien, je le prends comme même, mettez-moi au défi.

— Aline, disait Dori choqué.

— Vous mettre au défi ?

Et le vendeur rigolait bruyamment.

— Je dois dire demoiselle que vous avez un caractère têtu, mais je ne gagne rien en vous mettant au défi.

— Non en effet, vous perdez votre arc.

— Ah parce que vous voulez en plus que je mette mon arc en jeu.

Et il partait à nouveau dans un fou rire.

Vexée, Aline décidait de tenter le tout pour le tout, elle sortait brusquement du magasin, l'arc à la main, trottinant légèrement.

— Au voleur. Au voleur, criait le vendeur en sortant lui aussi avec Dori à côté estomaqué.

Tout le monde se retournait vers lui ou Aline, faisant comme une arène d'observateur autour d'eux.

— Mettez-moi au défi.

— Il n'est pas pour vous.

— Il est mien. Mettez-moi au défi, criait Aline.

Et le monde regardait, étonné de la scène, intéressés pour certains.

— Hors de question, prenez l'autre arc, je veux bien vous le vendre, mais celui que vous tenez il n'est pas pour vous.

— Mais c'est celui-ci que je veux.

— Non.

— Allez, Telus, remet cette jeune fille à sa place. Accepte sa demande de défi.

Le vendeur, nommé Telus, regardait l'homme qui avait parlé, et Aline, même si la parole était chargée d'un propos sexiste, voyait là un moyen de gagner ce qu'elle voulait.

Ce n'était pas un caprice de princesse, cet arc était fait pour elle.

— Bien, demoiselle, j'accepte ton défi. Quel est l'échange ?

— Si je gagne ce défi, je gagne l'arc, si je perds, je repars sans rien.

— Aline tu ne peux pas faire ça, disait Dori.

— Silence, criait-elle une nouvelle voix. Vendeur acceptes-tu l'offre ?

— Oui, voici ton défi, plante trois flèches exactement au même endroit. Tirus. Tu seras le juge.

L'homme, qui avait plaidé en faveur de la jeune fille, espérant la voir échouer, hochait la tête.

Aline revenait chercher les flèches et elle regardait Dori qui avait la mine fâchée. Elle déposait sa main sur l'épaule du nain.

— Je vais gagner.

Elle prenait la première flèche et l'encochait, puis tout en soufflant, d'anciennes sensations montaient en elle, tandis que les souvenirs revenaient, elle décochait la première flèche vers le haut. L'engin décrivait un arc de cercle plutôt serré et retombait à environ cinq mètres d'elle.

Le dénommé Tirus s'installait à côté de la première flèche, prêt à rendre compte.

— C'est court, se permettait le vendeur.

Et sans se déconcentrer, Aline répondait sur un ton plein de mépris.

— Mais suffisamment difficile à réaliser.

Et elle tirait la deuxième flèche, qui décrivait un nouvel arc de cercle, avant de s'empaler sur la première.

— Un coup de chance.

Aline se disait que le vendeur était de mauvaise fois. Et tout en restant concentrée, elle tirait la troisième flèche… et elle se plantait sur ses jumelles.

Tout le monde était estomaqué même Tirus et le vendeur Telus. Aline, fière d'elle, souriait à Dori avant d'enfiler l'arc sur son dos.

— Non, pas possible.

— Et si, il est mien.

Mais Telus n'était pas d'accord et, avec une mauvaise fois, voulait récupérer l'arc. Aline, sentant le geste, se reculait brusquement en criant « non ».

Dori, qui était fière de sa « fille », sortait son épée et dégainait son bolas, arme constituée d'une chaine et de trois masses au bout, et de s'installer entre la fille et le vendeur.

— Osez toucher un seul de ses cheveux et croyiez-moi je vous tue.

Tout le monde se braquait, il valait mieux ne pas rigoler, surtout avec un nain. Car même si Dori se comportait comme un père poule, c'était surtout un père protecteur.

— Elle a gagné cet arc, respectez votre part du marché.

Le vendeur hésitait un instant, mais il était dans le fait accompli, il hochait la tête et ma foule applaudissait le divertissement.

Le dénommé Tirus s'avançait vers le trio.

— Et bien bon sang, vous êtes un sacré bout de femme, qui êtes-vous ?

Aline tournait la tête vers l'homme qui d'ailleurs était plutôt musclé.

— Je suis une princesse naine, mais avant tout une femme.

Et n'en disant pas plus elle pénétrait dans la boutique pour acheter un carquois et des flèches.

— Princesse tu es de retour ?

Aline et Dori étaient de retour à la petite échoppe.

— Oui papa Bofur. Regard.

Et elle s'exhibait avec son arc.

— Combien cela couté ?

— Zéro pièce d'or. Même le carquois et les flèches ont été offerts, répondait Dori.

— Comment ça ?, demandait Bilbon.

— Elle a défié le vendeur, en faisant en caprice de princesse.

— Je n'ai pas fait un caprice de princesse. Cet arc me parlait, il me le fallait.

Rire général.

— Et donc elle a gagné ?, demandait Bofur.

— Au la main, répondait Aline.

Nouveau rire général.

— Nous avons terminé ton manteau, demoiselle, disait le couturier.

Aline posait son arc et observait le manteau que lui présentait le couturier, la fourrure courrait autour du cou, sur les omoplates ainsi que les avant-bras, sur le reste du vêtement la toile cirée, de belle manufacture d'ailleurs, allait à merveille avec la laine en doublure. Aline enfilait le manteau, et poussait un soupir de bonheur.

— Il est merveilleux, j'ai chaud et la laine ne sera pas mouillée s'il pleut.

— De toute façon, la laine est traitée, demoiselle, elle ne gonflera pas.

— Merci.

— Et voici les armes, disait Bofur.

Aline regardait avec étonnement les deux petites lames puis la grande épée.

— Elles sont magnifiques.

La jeune fille prenait une des armes, touchant le métal.

— Bon travail.

— Évidement, monsieur Bofur était là, répondait le couturier.

— Et monsieur maître aiguille est doué, concluait Bofur.

Aline se permettait de prendre dans ses bras le couturier, qui avait été à l'écoute de ses besoins, sa tenue était magnifique et si l'art de combattre devait encore lui être appris, ses armes étaient redoutables.

Dori ne lésait pas sur la paie du couturier, et il lui offrait même toute la bourse qu'il avait calculée avec Bofur. Bilbon gardait même ses boutons et Aline sa maigre bourse.

Cependant Aline donnait comme un pourboire deux pièces d'or, en remerciant chaleureusement l'homme.

Ils quittaient la petite boutique, les bras en l'air, contents de leurs affaires.

Au campement, les nains et le magicien attendaient du mieux qu'ils pouvaient le quatuor.

— Bon ça fait trois heures qu'ils sont partis, quand reviennent-ils, demandait Kili.

— Pourquoi mon frère est-tu pressé ? As-tu hâte de voir la jeune Aline revenir ?

— Oui et alors, cela pose un problème ?

— Kili, silence !

Thorin avait parlé, et Kili se tassait sur son coin de verdure. Il savait son oncle soucieux de lui, mais il ne val ait mieux pas marché sur les plates bandes du grand prince. Et apparemment parler de la jeune fille était une plate bande du nain.

Kili regardait son frère, mais aussi Dwalin se moquer de lui gentiment. Il n'y pouvait rien si la jeune fille l'intriguer, et il n'y pouvait rien s'il ne comprenait pas l'attitude de son oncle.

— Les voilà.

Ori s'était levé et désignait le chapeau de Bofur.

Dori, Bofur et Bilbon sortaient de la route principale pour la petite clairière.

— Et voilà Princesse a une tenue adéquate ainsi qu'un baluchon.

— C'est qui Princesse, demandait Kili.

— C'est le nouveau surnom d'Aline, disait Biblon.

— Vous en avez mis du temps, questionnait Thorin.

— C'est qu'Aline a mis la main à la pâte pour fabriquer ses vêtements.

— Comment ça ?, demandait le grand prince.

— Aline montre-toi.

Des mouvements de buissons se faisaient entendre puis ils voyaient une femme transformée apparaitre devant eux.

En plus d'avoir sa tenue et son arc accroché derrière avec le carquois et les flèches, les deux petits couteaux avaient trouvé leur place sur les cuisses de la femme dans un étau et son épée, rangée dans un fourreau, était accrochée au niveau sur son épaule gauche, permettant à la fille d'attraper son arme sans allonger le bras. Le petit plus un petit baluchon, où du matériel adéquat était disposé, pendait sur le côté gauche, au niveau des cuisses, cachant même un des couteaux.

La troupe était estomaquée, on ne reconnaissait plus Aline dans cette tenue, elle se fondait littéralement dans le décor. Thorin avait ses yeux posés sur elle et il la trouvé magnifique.

Kili lui aussi était bouché bée, si bien que lorsqu'Aline s'approchait d'elle, il semblait au jeune nain qu'il avait gobé une mouche.

— Ferme ta bouche Fanfaron, c'est disgracieux.

Et elle fermait la bouche du nain en remontant la mâchoire inférieure avec son index.

Fou rire général. Et à nouveau Kili s'en prenait plein la tronche.

Thorin s'approchait d'Aline, totalement émerveillé.

— Je vois que vous êtes prête.

— Oui, je vous remercie d'ailleurs.

— Savez-vous vous servir de vos nouvelles armes.

— Non sauf l'arc, j'ai quelques réflexes.

— Bien, on mettra en place un entrainement.

— D'accord.

— En route alors.

Tout le monde rassemblait ses affaires, on montait à poney et le groupe s'ébranlait à nouveau.

Aline, fièrement assise sur son cheval, était pleinement heureuse de sa nouvelle tenue.

— Tu sais tirer à l'arc ?

Elle se tournait vers Fanfaron.

— Un peu, répondait-elle.

— Je te donnerai des leçons.

— D'accord Fanfaron, mais attention à toi.

Nouveau fou rire de la compagnie et même Aline éclatait à son tour.

Alors verdict ? J'avoue que j'ai aussi aimé l'écrire.

Bon on va avoir un problème pour la suite...j'ai plus la motivation pour continuer cette histoire...Nan je plaisante, vous m'avez cru ? Non je rigole, j'aime cette histoire, surtout avec le soutien de vos commentaires qui font plaisir. ^^

Non le problème, c'est que je pars en Angleterre quinze jours, à partir de ce dimanche, jusqu'au dimanche 14 septembre. J'ai une connexion là-bas en théorie, mais pense que je ne vais pas poster, je vais écrire la suite. Enfin je dis problème pour vous, car vous allez trépigner d'impatience (surtout Sara ^^), pour moi cela va être une expérience intéressante. ;-)

Un grand merci à tous ceux qui lisent ma Fanfiction même sans laisser de commentaire. Le chapitre trois a attiré 87 visiteurs. J'ai plus de 600 vues sur la Fanfiction. Un grand merci à Sara et Edenlight, qui sont des fidèles depuis le début pour leurs commentaires, un merci aussi à lolitanaturella pour son grand commentaire de folle. XD. Merci aussi à PaulinaDragona et à FaenaFiliana.

Un petit commentaire ? ^^

Votre humble romancière. ^^