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Waouh ! Merci pour votre enthousiasme à tous :D
Pour vous remercier, eh bien je tâche d'écrire rapidement, pour ne pas vous laisser agoniser sous l'attente...
Allez, Bonne lecture !
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Une fois le récurage intensif de la maison effectué, Stiles était totalement exténué. Il avait rapidement remarqué que Derek n'avait quasiment rien fait et c'était occupé des tâches les plus simples. Mais pour une fois, il s'était abstenu de tout commentaire.
Parce que oui c'est vrai qu'au début ça l'avait agacé que le premier que Derek soit allé chercher pour jouer à la bonniche ce soit lui. Mais après réflexion, il trouvait que c'était une très bonne occasion de passer du temps en sa compagnie. Alors il avait prit sur lui, il s'était dit, aussi longtemps que Derek n'est pas trop désagréable, je serais calme moi aussi.
Cependant, Derek s'était dit la même chose et ils s'étaient retrouvés à travailler dans un grand silence très… Très… Très gênant.
Stiles jeta les dernières cannettes vides qui trainaient puis alla rejoindre Derek qui était adossé dehors, contre un arbre.
« Ça va, c'est pas trop épuisant ? » Lâcha-t-il, sans pouvoir se retenir encore davantage.
Derek releva la tête de son bouquin et fixa Stiles avec une expression qui signifiait clairement, tu me cherches ?
« Et hier soir, ça allait ? Ce n'était pas trop épuisant de faire la fête chez moi ? »
Stiles souffla bruyamment.
« Je croyais qu'on était enfin d'accord sur le fait que j'étais innocent et que c'était les jumeaux ! »
Derek baissa la tête pour pouffer à la mention du mot innocent. Puis il releva les yeux vers celui-dont-il-était-épris et prit un air très sérieux.
« Hum, mais on était aussi d'accord pour dire que tu étais chez moi sans avoir ma permission ? »
« Quoi ? Alors moi j'ai besoin de ta permission et pas les autres ? » S'outra Stiles.
« Tout à fait. »
Et c'était vrai, si déjà il se prenait la peine d'aller chez lui, Derek préférait le savoir pour ne surtout louper aucune occasion de pouvoir le surveiller !
Stiles prit une expression boudeuse lorsque soudainement son visage s'éclaira.
« Et toi alors ? »
« Quoi moi ? »
« Tu n'as pas reçu mon autorisation pour entrer chez moi ce matin ? Et dans ma chambre en plus ! » S'exclama-t-il triomphalement.
Derek toussota un peu au souvenir plus que détaillé de son Stiles endormi. Il se releva rapidement pour cacher son embarras.
« Pff, qu'est-ce que tu avais à cacher de toute façon ? » Plaisanta Derek, en lui faisant une petite œillade.
« Mon corps ! » Répliqua-t-il, avant de le regretter aussitôt.
Derek eut un hoquet. Pour sûr que s'il avait été en train de manger, il aurait tout recraché d'un coup.
Stiles quant à lui se sentait subitement tout petit. L'impressionnant loup-garou lui faisait face, il était plus grand, plus musclé aussi. Et surtout même. Lorsqu'il repensait à son propre corps dénudé de ce matin, il avait presque honte. Comparé à ce ténébreux Derek, c'était difficile de faire le poids…
Derek aussi était gêné, ses pommettes avaient de nouveau viré au rouge et il réalisait que avant qu'il ne connaisse Stiles, ce genre de chose ne lui arrivait jamais… En ce qui le concernait il avait un tout autre avis relatif au physique de son hyperactif favori. Il l'avait trouvé délicat. Attractif. Sa peau lui avait parut douce, suave et avait allumé un feu ardent dans son entre jambe… Quand Stiles dormait et ne faisait pas part de ses jérémiades habituelles, on pouvait alors distinguer autre chose de lui. Quelque chose d'angélique et de pur. Car c'était comme ça qu'il le percevait. Derek se voyait comme un démon, un monstre même, de temps en temps. Un animal guidé par ses pulsions… Stiles respirait plutôt l'honnêteté. Il était son petit chérubin qui parvenait encore à illuminer son cœur, malgré le passé.
Ils se faisaient face. Plus aucun mot n'était sortit depuis la mention du corps de Stiles. Un lourd malaise leur tenaillait le ventre. Leurs regards s'attrapèrent à nouveau, comme ils s'étaient trouvés dans la voiture quelques heures plus tôt.
Ils étaient paralysés. Par leurs pensées. Par ce qu'il voyait. L'admiration, le dévouement, tout ça se lisait dans leurs prunelles. Derek s'aperçut que celles de Stiles scintillaient comme des myriades d'étoiles et il se sentit d'autant plus excité. Mais il hésitait.
Était-ce le moment de faire un pas en avant. De se risquer et de tout regretter ensuite… Pourtant, il ne croyait pas rêver. Ce qu'il pouvait lire dans son regard était vrai, unique… Il en avait croisé des expressions et il avait appris à y déceler bien des vérités.
Là, il voyait l'émotion. Exactement la même qu'il ressentait. Pourtant il hésitait toujours. Devait-il parler ? Trouverait-il les mots ? C'était bien connu qu'il ne s'exprimer que très peu… Mais agir semblait le terrifiait encore plus. Lui, qui était si fier, craignait de se faire rejeter. Si ça arrivait… Il n'aurait qu'à tout quitter. Oui, c'était la seule solution.
Il se devait d'agir. Continuer à souffrir dans son coin n'était plus possible. Son corps réclamait Stiles et son loup en demandait plus encore.
« Stiles… » Souffla le loup.
« Derek… » Murmura Stiles dans un soupir.
Stiles tremblait de frayeur, et c'était rien de le dire. Il se sentait si insignifiant et pourtant le regard de braise que lui envoyait Derek faisait gonfler son cœur à l'infini…
Derek ne disait plus un mot. Il fit un pas en avant, un peu confus par ses sentiments qui bouillonnaient en lui. Stiles ne le quittait pas des yeux. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se ravisa dans la seconde et passa nerveusement sa langue sur ses lèvres. Il fit un mouvement de la main vers Derek, puis la recula aussitôt. Il se sentait idiot.
Mais Derek s'avança brusquement et lui attrapa le bras avant qu'il le remette à sa place. Tous les deux frémirent au touché. Le loup-garou aspira une grande bouffée d'air, se vida complètement l'esprit et suivit son instinct. Il resserra sa poigne et l'attira à lui aussi facilement que s'il s'agissait d'un pantin.
Stiles était désorienté. Son désir était accru par leur contact. Il en voulait plus, tellement plus. Et, il pouvait en déduire que Derek était dans le même cas… Pourquoi agirait-il ainsi, sinon ? Pourtant, il craignait que ce ne soit qu'un rêve, que le faciès de Derek redevienne soudainement sévère et qu'il se moque de lui et de sa stupidité. Qu'il se moque de sa naïveté et de ses fantasmes improbables.
Néanmoins, Derek amenait sa prise toujours plus proche de lui. Leurs torses se touchaient presque. L'atmosphère était électrique et leurs poils se dressaient sur leurs corps enfiévrés. Stiles se contracta et tenta de reprendre ses esprits, de refroidir son corps de braise. Mais le visage de Derek s'approcha rapidement de lui, et il pouvait à présent voir tous les détails de son épiderme. Il ne pouvait plus se contrôler, son instinct faisait tout. Il haleta bruyamment d'appréhension, à l'idée que leurs lèvres se frôlent.
Il n'en pouvait plus, Stiles se jeta à l'eau. C'était tout lui, je fonce et je réfléchirai après. Et c'est ce qu'il se disait là. Les flammes qui brûlaient sa peau et cette tension sexuelle le guidaient jusqu'à un seul point. Derek. Ses lèvres.
Ni une, ni deux, leurs bouches se scellèrent. Stiles avait comblé le vide entre eux, il avait plaqué son fin torse contre celui musclé de Derek. Il avait happé ses lippes dans un gémissement sonore. Enfin.
Enfin cette chaleur. Enfin ce contact partagé. Stiles chancela, ce n'était peut-être pas la chose à faire ? Mais il sentit les mains de Derek agripper sa taille et le serrer contre lui. Il entrouvrit sa bouche pour se mêler encore plus à Stiles. Il s'imprégnait de son odeur et de son goût. Leurs langues se confondaient en un ballet voluptueux. Et ils approfondissaient le baiser à s'en essouffler.
Stiles pantela un peu et leurs bouches se séparèrent quelques secondes. Il était trop abasourdi de ce qui lui arrivait. Derek ne l'avait pas rejeté. Bien au contraire, il n'avait l'air de se lasser de leur étreinte. Stiles exhala rapidement et avança à nouveau sa bouche. Il lécha sensuellement le pourtour de des lèvres qui s'offraient à lui, provoquant un geignement chez le loup-garou. Ce dernier descendit brusquement ses mains sur les hanches et attrapa avec fermeté l'arrière-train de Stiles, tout en lui mordillant gentiment les lèvres.
Le désir allait croissant et l'envie de ne faire qu'un, de fusionner, se faisait pressante. Mais il ne fallait pas aller trop vite. Derek pouvait se révéler inépuisable et les sentiments qu'il avait pour Stiles étaient bien trop importants pour risquer de tout gâcher trop vite.
Il lui fallu un effort abyssal pour réussir à détacher ses mains de ses fesses. Il souffla et rouvrit les yeux pour contempler Stiles. Celui-ci avait une expression des plus médusées et quand il vit que Derek le fixer avec amusement, il sourit, victorieux. Derek lui rendit un petit sourire au coin et plaça délicatement ses mains sur le visage de son amour. Il l'avança à lui et déposa un léger et furtif baiser sur ses lèvres. C'était vif mais plus gorgé de tendresse que n'importe quel autre caresse.
Dire que le couple avait l'impression de flotter sur un petit nuage était un bien faible euphémisme. Ils détachèrent à regret et s'éloignèrent, toujours un peu gêné. Ils n'arrivaient toujours pas à discuter. Pourtant ils savaient tout deux qu'il était temps de se lancer et de dire quelque chose.
Le timide Derek avait un peu repris de son expression rigide. C'était comme un masque qu'il revêtait, par habitude mais aussi dès qu'il se sentait troublé.
« Alors euh… C'était bien réel ? » Souffla Stiles.
Derek éclata d'un rire franc et délicieux à l'oreille. Il secoua la tête en soupirant, Stiles et ses âneries, pensa-t-il. Mais c'est avec une voix incertaine qu'il répondit doucement :
« J'espère bien… »
Stiles ouvrit grand les yeux de stupeur et chuchota :
« Moi aussi. »
Derek se racla la gorge de malaise, ça le rendait plus heureux que tout. Mais, il avait toujours du mal à accepter d'y avoir accès. Stiles se reprit alors rapidement, peut être valait-il mieux changer de sujet en attendant.
« Au fait… Au départ j'étais venu ici pour te demander de me ramener chez moi, » dit Stiles avec embarras.
« Hum. »
« Et alors ? »
« Alors quoi ? » Demanda Derek d'un ton bourru. Il se sentait horriblement gêné et n'avait qu'une envie, détaler de suite.
« Tu peux me ramener ? »
Derek, baissa la tête et sembla réfléchir quelques secondes puis dit brusquement :
« Hors de question. »
« Quoi ! Mais pourquoi ? » S'écria Stiles, alors que le loup lui tournait subitement le dos et s'éloignait vers sa maison en l'ignorant fermement.
« Pourquoi ? » Insista-t-il, se sentant tant abandonné que perdu.
« Tu connais le chemin non ? Je ne compte plus le nombre de fois où toi et Scott avez fait le trajet à pied, » grommela-t-il, sans se retourner.
La vérité était qu'un sourire béat menaçait de percer son visage d'un instant à l'autre et qu'il voulait cacher cela à tout prix. Il avait un besoin inconditionnel de rire et de sourire au monde entier tellement il était heureux. Mais ce n'était certainement pas à Stiles qu'il allait montrer à quel point il pouvait se révéler dépendant de lui ! À quel point frôler ses lèvres aurait pu le mener à l'orgasme…
Si il prenait le risque de passer ne serait-ce que cinq minutes de plus avec lui, pour sûr qu'il ne mettrait pas longtemps à arracher tous les vêtements de son amoureux. Puis, il entreprendrait de lui faire des choses si torrides que même dans ses rêves les plus fous, il en rougirait. Alors c'est dans son dos qu'il laissa enfin ses traits s'étirer de gaité. Un jour, promis, Stiles aurait le droit d'en savoir plus sur son coté terriblement affectif et possessif… Mais pas encore.
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Hi hi... Ça vous a plu ?
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Réponses Reviews Anonymes :
Fanny : Ta review m'a beaucoup fait rire, merci merci !
SterekAddict : Mais quel pseudo magnifique ;) Je suis aussi une Sterek addict alors je suis d'autant plus ravie que ça te plaise !
lora : Merci beaucoup de tes encouragements ! À bientôt :)
AZIA : Merci ! Tes souhaits sont exaucés et il y aura encore une suite après et, qui sait, peut être encore une autre la fois d'après ! À plus.
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