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Hum hum...

Pour ceux qui avaient l'eau à la bouche,

ceux qui voulaient en voir plus,

et ceux qui avaient hâte de découvrir le coté possessif de Derek...

Qu'une chose à dire : Savourez bien ce chapitre ! :)

Et sinon, toujours et encore : MERCI !

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Le lundi sembla comme une torture pour Derek. Il avait passé toute la veille à regretter d'avoir laisser partir Stiles puis à s'empêcher d'aller le retrouver. Non, il ne deviendrait pas l'esclave de son amour. Oui, il arriverait à survivre une journée avant de le revoir. Enfin, c'était ce dont il essayait de se convaincre.

Et en ce lundi matin, il cherchait par tous les moyens une excuse pour se rendre au lycée. Mais plus il y réfléchissait, plus ses justifications devenaient absurdes. De la prévision d'une tempête jusqu'à une alerte à la bombe, tous les motifs avaient pour but d'emmener Stiles loin des autres et au plus proche de lui.

Il en venait même à jalouser tous ces étudiants qui pouvaient passer la journée à l'admirer… Et ça, ça le mit dans une rogne d'enfer. En fait, il ne savait pas vraiment comment agir… Il voulait montrer à Stiles qu'il ne regrettait rien et s'assurer que s'en était de même pour lui.

À onze heure, il ne tenait plus en place. Il monta dans son 4x4 et se dit qu'il improviserait une fois sur les lieux. Et, arrivé devant le lycée, les mains crispées sur le volant, il pesait le pour et le contre. Avait-il le droit de s'incruster dans une classe en plein milieu du cours ? Non, c'était loin de passer inaperçu, se maudit-il.

Alors, il devrait attendre la pause de midi… Il était toujours du genre discret et ne se voyait pas non plus entrer dans le réfectoire pour le chercher. Mais il avait bon espoir que peut être il sortirait du lycée…

Alors il attendait.

Stiles, quant à lui, était rongé d'impatience. Il n'avait pas osé dire la moindre chose à Scott mais ce dernier avait de suite remarqué qu'il cachait quelque chose.

« Il s'est passé quelques chose samedi ? » Avait-il demandé.

Stiles avait de suite prit son air innocent qui exprimait finalement tout sauf de l'innocence.

« Hein ? Non, de quoi tu parles ? Pourquoi ? »

Scott avait sourit immédiatement. Il le connaissait trop bien.

« Pour rien… Tu as passé une bonne nuit samedi ? » Susurra-t-il, malicieusement.

Stiles sursauta et en tomba de sa chaise, provoquant un bruit phénoménal qui raisonna dans toute la classe. Scott éclata de rire tandis qu'à l'inverse, le professeur souffla bruyamment d'impatience.

« Mr Stilinski, pensez-vous être capable de vous rester tranquille encore quelques minutes, jusqu'à la fin de mon cours du moins ? » S'énerva-t-il.

Il se reprit rapidement et lança un regard noir à son ami qui essayait de contenir son fou rire.

« J'ai touché dans le mille alors ? » Demanda Scott, sournoisement.

« Absolument pas ! Riposta Stiles, en devenant plus rouge qu'une tomate. Tu veux qu'on parle de Kira peut-être ? » Ajouta-t-il pour défense.

Scott haussa les épaules et sourit perversement.

« Si c'est ce que tu veux… » Murmura-t-il, vicieux.

Stiles se secoua la tête, en panique. Ce n'était pas vraiment à la nuit de samedi soir qu'il avait pensé, mais plutôt à la suivante qu'il avait passé à se remémorer le baiser échangé avec Derek. Il n'avait cessé de se caresser en imaginant le corps du loup-garou se frottant au sien.

« Ou peut-être préfères-tu parler d'une certaine Caitlin ? » Continua Scott, qui ne parvenait plus à dissimuler son amusement.

Stiles toussa nerveusement. Ça y est, il commençait à avoir chaud… Il n'aurait pas dû repenser à ses exploits d'auto-tripotage.

« La ferme, grogna-t-il à Scott, tu as tout faux. »

« Ce n'est pas vraiment ce qu'en dit la bosse sur ton pantalon, » avança son ami en prenant un air très scientifique, tandis qu'il jetait un regard oblique en direction de son entre-jambe.

Stiles se mortifia et posa par reflexe ses deux mains sur le renflement.

« Hé ! Regarde ailleurs ! » Chuchota-t-il, en se mordant les lèvres d'embarras.

Isaac, assit juste derrière eux en cours, avait tout suivit de l'échange. Il tapa avec son pied dans le dos de Stiles, qui se retourna avec énervement.

« Les hormones te travaillent Stilinski ? Plaisanta-t-il, tu te sens fiévreux ? Parce que tu es tout rouge »

Taquiner Stiles était l'une des grandes passions d'Isaac, il mettait toujours beaucoup de cœur à pratiquer cette activité. Stiles avait sursauté en l'entendant et s'était complètement tourné vers lui.

« Ah non ! S'était-il exclamé avec exaspération, toi tu ne t'en mêles surtout pas ! »

« Ne t'excite pas trop l'hyperactif, murmura Isaac, en jetant un petit coup d'œil au prof, même si je vois que c'est trop tard… »

Scott pouffa ouvertement alors que Stiles leur jetait des regards qui indiquaient clairement un mot de plus et je vous étripe !

« Vous allez voir ! » Les menaça-t-il.

« Ah oui ? Et qu'allons nous voir, Mr Stilinski ? » Dit soudainement une voix forte.

Stiles se redressa droit sur sa chaise. Il n'avait même pas remarqué que le professeur s'était déplacé jusqu'à se tenir devant sa table. Il le regardait d'un air mauvais.

Stiles déglutit. Ça promettait…

« De toute évidence votre discussion avec Mr Lahey est plus intéressante que mon cours ? Qu'en dite vous ? » Demanda-t-il alors en se tournant vers Isaac.

« Je pense que c'est une question de stimulation, » répondit-il avec un sourire au coin, tout en fixant Stiles qui leva les yeux au ciel sous l'insinuation.

« Ah oui ? Et bien je pense que vous allez tous les deux aller vous stimuler chez Mr le Proviseur, et tout de suite ! » S'irrita leur prof.

Scott n'en pouvait plus. Il devait se retenir de rire aux éclats, ce qui provoquait du coup des hoquets sonores qu'il ne parvenait pas à contrôler. L'enseignant le regarda méchamment, le défiant de prononcer le moindre mot. Scott respira alors à grand coup et se força à cesser de sourire.

« Si vous envisagez de perturber le cours à votre tour Mr McCall, autant sortir tout de suite et ne pas me faire perdre plus de temps ! »

« Non monsieur, ça ira, » répondit-il avec sérieux.

Stiles et Isaac rassemblèrent leurs affaires et sortir sous l'œil désobligeant du professeur.

Une fois dehors, Stiles laissa enfin éclater son courroux.

« Isaac ! Tu abuses ! On va encore se prendre un avertissement ! »

« C'est vrai que c'est abusé… Renchérit Isaac, tout ça pour une histoire de virilité un peu trop dur… Heureusement que mon père n'est plus là pour que je lui explique les raisons… » Il éclata de rire à sa propre blague et ajouta en voyant le regard choqué se Stiles « Bon d'accord, j'arrête avec l'humour noir… Mais c'était drôle, hein, quand même ? »

Stiles lui donna un coup de coude et répondit avec sarcasme :

« Hilarant. »

Isaac l'ignora superbement.

« Bon, on est vraiment obligé d'y aller ? » Demanda finalement Isaac.

« On pourrait s'enfuir ? » Approuva Stiles, qui s'était radoucit, en jetant un petit regard par la fenêtre.

Ils se regardèrent avec entendement. Et sans même avoir besoin de se concerter davantage, ils se précipitèrent vers une des portes arrières du lycée pour s'échapper ni vu ni connu.

Derek se tapait rageusement la tête. C'était la troisième fois qu'il sortait de la voiture. Les deux précédentes il avait finit par faire demi tour, trop angoissé à l'idée de se lancer dans ce qu'il avait surnommé la mission suicide. Pourtant, la deuxième fois, il avait presque atteint la porte de l'établissement… Mais, sans en comprendre la réelle raison, quelques secondes plus tard, il était de nouveau dans sa voiture à tergiverser.

Mais cette fois, c'était la bonne ! La main posée sur la porte du lycée, il s'apprêtait à la pousser lorsqu'il entendit des éclats de voix survenir non loin. Or, ce rire… N'était pas n'importe quel rire. Il passa alors en mode ninja et sauta se dissimuler derrière un buisson. Il le sentit avant même de l'apercevoir. L'arôme de Stiles pénétra dans ses narines telle une tornade balayant tout sur son passage et il s'en enivra comme si c'était la denrée la plus vitale pour son corps.

Puis, il le vit. Et son regard se fit aussitôt meurtrier. Qu'est ce que son Stiles faisait avec cet Isaac ? Pourquoi riaient-ils aussi joyeusement ? Derek sursauta alors de stupeur en réalisant qu'il en était jaloux. Allez, ressaisis-toi, Isaac est avec Allison. Lui et Stiles ne sont qu'amis. Tu ne vas quand même pas les envier pour ça… Alors que tu as déjà eu tellement plus de sa part… Il passa soudainement sa langue sur ses lèvres. Oui, il était en manque, c'était certain.

Bon, après, pourquoi s'enfuyaient-ils tous les deux ? Derek ne pouvait pas le supporter. Il vit les deux amis descendre dans la rue et s'immobiliser soudainement devant sa voiture.

« Elle me rappelle quelque chose cette voiture, c'est pas celle de… »

« … Derek, » compléta Stiles en un souffle. Il se mordillait nerveusement la lèvre inférieure. Puis il regarda autour de lui avec une avidité certaine.

Derek ne pu s'empêcher de sourire. Il le cherchait. Il le cherchait lui.

« Qu'est ce qu'il fout la ? » dit Isaac avec dédain en commençant à dilater un peu ses narines, comme s'il cherchait à le renifler.

Derek comprit aussitôt et se recula. Évidemment, il allait sentir sa présence.

« Il est là-bas, » dit soudainement Isaac, en désignant le coin de la cour où s'emmêlaient buissons et arbres.

Derek ne pouvait plus se dissimuler, c'était inutile et ridicule. Il sortit alors de sa cachette, d'un air des plus naturels possible et marcha vers eux.

Le cœur de Stiles manqua un battement. Sa bouche s'ouvrit de stupéfaction et c'est seulement lorsqu'un petit filet de bave commença à couler qu'il le remarqua. Heureusement pour lui, Isaac ne semblait pas s'en être aperçu. La vison de cet être, qu'il considérait plus magnifique que tout, chamboulait sérieusement son organisme. Et plus il avançait, plus il retenait son souffle.

Lorsque Derek arriva enfin devant eux, le visage de Stiles tendait fortement vers le rouge tellement il avait retenu sa respiration. Ou alors était-ce dû à l'intimidation totale qu'avait le loup-garou sur lui…

« L'école te manque Derek ? Plaisanta Isaac, je te laisse ma place ! »

« Sans façon, » répondit-il, sur le même ton, en tâchant de ne surtout pas regarder Stiles. Il en mourrait d'envie mais il avait aussi peur ne plus parvenir à rien une fois que ses yeux se poseraient sur lui.

« Alors qu'est-ce qui t'amènes, tu cherches Scott ? Un petit problème de loup ? » Insista-t-il, avec curiosité.

Finalement, Derek se disait qu'il ne ferait plus jamais d'improvisation… Parce que ce n'était clairement pas une bonne idée. Sa tête n'avait jamais été aussi vide qu'actuellement et il avait beau chercher, il ne trouvait pas la moindre excuse pour expliquer sa présence. La vérité ou le silence étaient donc les seules solutions…

« Je… Cherchais Stiles, dit-il d'une voix rauque en se tournant doucement vers lui. »

Le concerné n'eut pas d'autre choix de le regarder également et il bafouilla :

« Ok, je… Suis là. »

Isaac les regarda l'un l'autre et compris aussitôt. En fait, il n'y avait pas plus perspicace que lui, surtout pour ce genre de chose. Les deux amoureux évitaient clairement de se regarder dans les yeux et la gêne qui flottait dans l'air était pesante.

« Ok, ça devient angoissant là, les gars, alors je crois que je vais vous laisser, hein ! Vous avez sûrement beaucoup de chose à vous dire, » ricana-t-il, en se reculant un peu.

Il s'apprêtait à partir, mais il fixa soudainement Derek et dit :

« En fait vous feriez même mieux d'agir plutôt que de parler, » en appuyant son regard plein de sous entendu sur l'entre jambe de Derek, « parce Stiles est déjà dur, très dur même ! » Sur ce il fit un clin d'œil à Stiles et s'échappa en courant avant de risquer de ce prendre un coup.

Mais Stiles était mortifié de honte. Et Derek n'en menait pas large non plus, bien que la situation l'amusait assez.

« Alors euh… Tu n'as pas cours ? » Demanda Derek, un peu stressé.

« On s'est fait virer. »

« Oh… Pourquoi ? »

« Crois moi, tu ne veux pas le savoir, » marmonna-t-il.

« Une question de dureté visiblement ? » Blagua-t-il, en se souvenant des paroles d'Isaac.

Stiles déglutit difficilement et regarda soudainement en direction de la route comme si c'était quelque chose d'absolument fascinant. Derek se mordit la lèvre, retenant un rire.

« Non ? C'était vraiment le cas, alors ? Souffla-t-il, quand je pense que je ne faisais que supposer… » Mais Stiles était trop embarrassé pour répondre. « Tu as le droit de me regarder, tu sais ? » Se risqua Derek.

Stiles leva immédiatement ses yeux sur lui. Les prunelles du loup-garou scintillaient de tendresse. Il n'y avait ni moquerie ni malveillance dans son regard, et Stiles se sentit de suite rassuré. Il lui sourit timidement, ce qui embauma de chaleur le cœur de Derek. À cette allure, il ne mettrait pas longtemps à exploser de mille feux dans sa poitrine.

« Tu veux qu'on se fasse quelque chose… Ensemble ? » Demanda Derek avec hésitation.

Stiles hocha fébrilement la tête, tandis que Derek faisait un signe en direction de la voiture. Ils marchèrent côte à côte en direction du véhicule, toujours sans un mot. Stiles était vraiment touché que Derek soit venu pour lui, parce qu'il savait qu'il n'aurait jamais osé se pointer chez Derek après ce qui s'était passé hier…

Une fois dans la voiture, Derek se permis de dévisager Stiles intensément. D'ailleurs ils se dévoraient l'un comme l'autre du regard.

« C'est peut-être stupide de dire ça aussi rapidement, mais… Tu m'as manqué, » chuchota Stiles, en s'empourprant.

Derek posa sa main sur la cuisse de son soupirant et avança son visage tout proche du sien. Il murmura alors contre ses lèvres :

« Et toi, tu m'as encore plus manqué. »

Puis, il embrassa ses lèvres. C'était doux et court. Ça surprenait toujours Stiles de voir à quel point cette bête féroce qui paraissait toujours brutale et sauvage pouvait se révéler si tactilement affectueuse. Il rigola à cette idée. Derek arqua un sourcil avec appréhension.

« Qu'est ce qui te fait rire ? »

« Rien… »

Derek se recula et reprit sa fameuse expression contrariée.

« Toi, » ajouta alors Stiles.

« C'est censé être un compliment ? » S'inquiéta Derek.

« Oui, je ne te pensais pas aussi adorable, » rigola-t-il, terriblement gêné d'avoir dit un truc pareil.

« Adorable ? Répéta-t-il, en enfonçant un peu ses griffes dans la jambe de Stiles qui lâcha alors un petit jappement étouffé. Derek eut un petit sourire sadique.

« C'est ce qu'on va voir. »

Stiles fronça les sourcils.

« Comment ça ? »

« Je ne voudrais pas te gâcher la surprise, » susurra-t-il, en caressant la jambe de Stiles.

Puis, il le relâcha, alluma le moteur et prit direction vers la sortie de la ville. Il arrêta le véhicule à l'orée d'un bois, fit un clin d'œil ombrageux à son amant et sortit de la caisse. Stiles, bien que méfiant, le suivit rapidement.

Derek pénétra dans la forêt, Stiles sur ses talons. Le premier marchait rapidement et Stiles devait presque courir pour rester à sa hauteur. Puis le loup-garou se stoppa subitement, si bien que Stiles lui rentra dedans. Il releva la tête vers lui, prêt à se plaindre mais il n'eut même pas le temps de commencer la moindre lamentation.

Derek l'avait attiré à lui et avait embrassé ses lèvres férocement.

« Je vais te présenter mon coté carnassier, on verra si je suis toujours aussi adorable, » grogna-t-il d'une voix rauque.

Stiles haleta d'impatience et entoura à son tour la taille de Derek. Il pressèrent leur corps l'un contre l'autre. Leurs langues se chatouillaient avec frénésie. Derek repoussa Stiles contre un tronc d'arbre et s'appuya contre lui. Il attrapa son menton et l'embrassa à en perdre haleine. Puis ses baisers glissèrent sur sa joue, descendirent dans son cou, léchouillant et mordillant de tout part la fine gorge de Stiles. Ce dernier gémissait de désir et cru mourir lorsque Derek glissa sa jambe entre ses cuisses pour s'appuyer contre sa verge grandissante.

Il hoqueta et s'empara des fesses de Derek pour le rapprocher encore plus à lui. Ils commencèrent un mouvement de va-et-vient, éveillent en eux des plaisirs insoupçonnés et sauvages. Une lueur farouche s'alluma dans les yeux de Stiles et il chuchota malicieusement :

« Je persiste à penser que tu es quelqu'un d'adorable… Et mignon en plus. »

« Mignon ? S'outra Derek, je ne suis pas mignon ! Je vais te faire regretter tes paroles. »

« Si c'est en me donnant de tels plaisirs que tu te venges, je te qualifierai d'adorable et de mignon plus souvent, » persifla Stiles.

Derek eut un sourire amusé.

« C'est que mon petit fauve en veut plus… »

Stiles ouvrit grand les yeux en entendant le petit surnom. C'était vraiment troublant, mais tellement agréable.

« Je prendrai tout ce que tu me donnes, » répondit-il dans un murmure.

Derek prit son visage en coupe et l'embrassa, puis s'éloigna de lui. Il descendit avec hésitation sa main sur la bosse du pantalon de Stiles, puis la caressa timidement, lui arrachant un soupir.

« Je peux…? » Chuchota-t-il.

Stiles ne pouvait articuler un seul mot et se contenta d'hocher fébrilement la tête. Derek entreprit alors d'ouvrir la braguette de son pantalon. Stiles commençait déjà à avoir du mal à tenir debout. Il était si anxieux de ce qui allait se passer. Il n'avait pas d'expérience hormis celle qu'il s'auto-offrait depuis des années… Il se mit à trembler, de stress, de doute…

Mais Derek embrassa à nouveau ses lèvres pour le rassurer. Son côté loup pouvait percevoir chaque changement d'attitude de Stiles. Il entendait les battements de son cœur battre la chamade, il sentait son corps frémir à chacun de ses touchers. Et ça le rendait fou.

Il fit descendre le jeans et le caleçon de Stiles en même temps et appuya sa main sur le sexe brandit. Le torturé poussait des plaintes de luxure et de débauche totale. Derek le serra plus fort et débuta une série d'allées et venues incessants. Stiles rejeta sa tête en arrière tant c'était bon. Derek sourit de satisfaction. Il était plutôt fier d'arracher autant de cri à son amour.

Il déplaça son autre main qui était occupée à caresser les fesses de Stiles pour attraper la sienne et l'amener sur son propre entrejambe. Le rougissement de Stiles tripla en comprenant ce que voulait Derek. Mais il s'en sentait complètement incapable. Ses jambes fléchissaient sous le poids de son désir et des perpétuelles caresses de Derek.

Cependant, il laissa Derek le guider. Le loup-garou ouvrit lui même la tirette de son jean en constatant l'hésitation évidente de Stiles. Puis, il amena la main de son petit fauve dans son caleçon. Stiles sursauta en touchant le membre dur et chaud tandis que Derek laissa s'échapper une plainte de sa voix grave.

Stiles prit confiance et entreprit d'imiter les mouvements que faisait Derek sur sa propre érection. Leur plaisir était intense et indomptable. Infini également.

Ils accélérèrent encore plus la cadence et se libérèrent finalement ensemble dans des cris jouissifs et insoutenables.

Lorsqu'ils se relâchèrent, ils se rhabillèrent et se laissèrent tomber l'un à côté de l'autre. Un sourire illuminait leur visage, et particulièrement celui de Stiles qui n'y croyait toujours pas.

« Dingue… » Souffla-t-il.

« Je sais je suis dingue… Plaisanta Derek en lui faisant un sourire gratifiant, mais tu es pas mal non plus, je dois avouer que tu as un certain potentiel dans la matière… »

Stiles lui donna un coup de coude dans les côtes pour le faire taire. Mais Derek le repoussa à son tour et, comme souvent, il en oublia un peu sa force et provoqua une plainte de souffrance chez Stiles.

« Aïe, » grogna-t-il.

« Fais pas ta chochotte, » répliqua le loup-garou.

« Ah non ! Tu ne vas pas gâcher mon moment en m'insultant. »

« Ton moment ? »

« … Notre moment, » murmura-t-il.

Derek rigola nerveusement mais était plus que satisfait.

« J'aimais bien comment tu m'as appelé, » avoua Stiles d'une voix tremblante.

« Comment ? Chochotte ? »

« Mais non ! Râla Stiles,… Petit fauve, » ajouta-t-il timidement.

Derek rougit brusquement et tourna la tête pour regarder ailleurs. Ça faisait déjà quelques temps qu'il le surnommer ainsi dans sa tête… Il n'avait pas vraiment remarqué l'avoir dit à voix haute.

« Vraiment ? »

« Hum… Oui… C'était excitant et je me suis sentit plus impressionnant pendant un moment, » confessa-t-il.

« Impressionnant ? Pourquoi, tu en as besoin ? »

« Évidemment… Regarde toi ! J'ai l'air ridicule face à toi… Tu es trop… »

« Trop…? »

« Parfait ? »

Derek ne s'attendait pas à ça. Il était loin de se sentir parfait…

« Merci, » dit-il simplement.

Il embrassa Stiles puis ajouta maladroitement :

« Mais pour moi, tu es tout sauf ridicule… Et tu m'impressionnes plus que n'importe quel loup-garou… Admit-il. Te voir me terrifie… Quand j'entends ton cœur battre la chamade, je suis rassuré de savoir que je ne suis pas le seul à ressentir toutes ces émotions… Et sache que le mien bat encore plus fort pour toi… »

« …Waouh… S'exclama Stiles, qui commençait à se sentir fiévreux. J'aimerais pouvoir graver à jamais ce moment dans ma mémoire. »

Allongés dans l'herbe, ils se fixaient depuis déjà de nombreuses minutes, se déshabillaient subtilement du regard.

« Je crois que je devrais me faire virer plus souvent… » Dit Stiles.

« Hum… Excellente idée… Et je crois que je vais finir par apprécier cet Isaac… Il a tout compris sans même que je le briffe… Sans ses insinuations douteuses, nous n'en serions pas là… »

Ils pouffèrent, tandis que tous deux remerciaient silencieusement Isaac pour ses habituels sous-entendus pervers et indiscrets.

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Alors... Un petit peu moins frustré ? ... Mais on a pas encore touché le Jackpot n'est-ce pas ?

Qui sait ce qui pourrait encore éventuellement leur arriver...

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