Hello! Voici la suite de cette bizarrerie. J'espère que ça vous plaira, même si on monte clairement dans le rating, là! Attention, sous-entendus à consonance pédophile dans ce qui suit.

Vous savez tous évidemment que Zura signifie Perruque en japonais.

Have a good read!


2. Ils devraient y faire face avec calme

Il était arrivé sans prévenir. Comme ça, un soir d'été. Sensei avait l'habitude, une fois par mois, de se rendre sur le champ de bataille déserté. Il y trouvait des armes, des survivants blessés, et s'en occupait.

Cependant, c'était la première fois qu'il ramenait ceci.

Ils le virent tous, lorsqu'il revint accompagné. Dans un si petit village de campagne, les informations circulent vite. Shinsuke aussi l'apprit. Mais encore plus, il vit quelques femmes dire que c'était un démon chapardeur que son professeur avait ramené. Qu'il répandait la mauvaise aventure sur le champ de bataille, et qu'il allait ensuite manger les entrailles des blessés.

Ce petit garçon aux cheveux étranges, oui, ce ne pouvait être qu'un monstre, c'est ce qu'il se dit. Et il refusa de l'approcher, encore plus de lui parler.

Malgré tout, celui-ci fut intégré dans la classe. Il restait au fond, et personne n'osait aller le voir. Son sabre contre sa poitrine, il observait les arbres, le vent, ou bien il dormait. Le temps de la leçon, les élèves décidaient de l'oublier.

Cependant, Katsura, toujours aussi naïf et stupide, ne fit pas attention aux murmures qui traînaient. Il alla vers lui, et tenta d'engager la conversation, mais le petit garçon aux cheveux argentés ne parlait pas. Au bout de quelques minutes durant lesquelles Katsura vagabondait d'un sujet à l'autre sans lien logique, le permanenté leva son index en sa direction.

« C'est une perruque? »

Il avait une voix traînante, plus grave que l'on aurait pu croire. Takasugi serra les dents quand il l'entendit, car on avait raconté que lorsqu'il le voulait, sa voix devenait croassement de corbeau, et qu'il immobilisait quiconque était à proximité. Mais le petit garçon à la queue de cheval ne semblait pas être au courant, et cria :

« Je suis pas Zura, je suis Katsura! »

Shinsuke haussa un sourcil quand rien ne vint ensuite. La cloche du déjeuner sonna, et il passa près de son ami. Sans réfléchir, il dit :

« Allez Zura, on va manger.

– Je suis pas Zura, je suis Katsura! »

Il laissa échapper un reniflement moqueur, puis se raidit quand il se rendit compte de ce qu'il venait faire. Il secoua la tête, et s'apprêtait à partir, mais il sentit un regard traînant sur lui.

« Q-Qu'est-ce que t'as, toi? » fit-il, se sentant brave d'oser tenir tête à celui qui effrayait tant de monde, bien qu'au fond de lui son estomac se serre.

Le jeune garçon ne répondit pas, et se leva en se tenant le menton. Le sang de Takasugi se glaça, et il crut pour de bon qu'il allait se retrouver maudit, quand il entendit :

« T'as vraiment mon âge? T'es franchement pas grand. »

Il se hérissa, mais ne dit rien, se contentant d'attraper Katsura par le bras, et de le traîner en direction du réfectoire. Il ne voulait pas être pris en train de parler avec lui.

Et il avait les yeux rouges. Il était désormais persuadé que c'était un démon. Ces pupilles l'avaient traversé, et il se sentait mal à l'aise. Il n'aimait vraiment pas ce regard.

Cependant, il ne put s'en débarrasser du repas.

.

« Shinsuke-sama... vous semblez ailleurs.

– Continue. »

Matako fronça les sourcils, son estomac noué, mais revint à l'érection qui se présentait devant elle et qui commençait déjà à baisser. Un léger soupir s'échappa du brun à qui elle tentait de donner du plaisir, et l'humiliation se répandit en elle comme un poison.

Car l'homme qu'elle aimait, de tout son cœur, était un salopard. Elle aimait cela chez lui, peut-être bien parce qu'elle était un peu masochiste, mais elle n'appréciait pas quand il jouait l'égoïste. Elle aurait aimé qu'il la prenne au moins une fois dans ses bras, même si c'était pour lui faire mal, plutôt qu'en être réduite à se mettre à genoux, devant lui, et qu'il ne la regarde même pas.

Les minutes passèrent, et le dégoût la recouvrit. Finalement, elle retira sa bouche, et cracha dans un coin, ignorant le regard noir qu'il lui lançait, car elle y était habituée.

« Ça sert à rien, vous n'êtes pas d'humeur. Allez à Yoshiwara, ça vous détendra.

– Oi.

– Je suis prête à vous suivre jusqu'en enfer, tonna-t-elle. Mais il me reste de la dignité. Je vous aime, vous le savez. J'espère juste que la prochaine fois que l'on fera quelque chose, vous comprendrez que je ne suis pas juste un machine à sucer et que moi aussi j'ai des envies. »

Elle partit en claquant la porte coulissante. Shinsuke serra furieusement les dents, tandis qu'il arrachait son bandage. C'était une de ces nuits où sa blessure lui faisait mal, où il sentait son œil crevé saigner, encore. Il avait espéré que le plaisir dissiperait la douleur. Mais si la guerre s'était effacée un instant de son esprit, c'était une autre chose tout aussi peu agréable qui s'était présentée à lui.

Ce crétin de Yato ne savait vraiment pas la fermer quand il le fallait.

Les deux yeux rouges emplirent à nouveau son cerveau, et il tourna son œil pour les croiser, tout en avalant une grande goulée de saké. Gintoki, lorsqu'il avait à peine dix ans, était toujours là, où qu'il aille. Les hallucinations étaient fréquentes, car c'est un lot que la folie apporte avec elle, mais il préférait voir son sensei que cet abruti et ses yeux de poisson mort. Il ne souhaitait pas se rappeler de cette époque.

L'enfant qu'il était, qui malgré lui était hypnotisé par les orbes sang, devait disparaître.

Son érection encore tendue, il se leva difficilement, son kimono défait, et attrapa son sabre. Il s'approcha de l'enfant, qui continuait de le fixer lui et sa paupière close. Quand il arriva face à lui, Gintoki ne regarda pas ce qui se trouvait sous son nez, et se contenta de marmonner, bien que les mots furent clairs dans son crâne :

« C'est pas parce que t'es tout petit que tu dois fantasmer sur des mômes, Takasugi. »

La voix était celle d'un adulte. Celle de Shiroyasha, de l'homme qui avait juré qu'il le tuerait. Son œil droit s'ouvrit grand, et sa paupière gauche le brûla quand elle s'entrouvrit elle aussi. Sa main frissonna, car il voulut enfoncer son sabre, son sexe, quoique ce soit dans le bouche du garçon, pour le faire taire.

Mais une vague de dégoût le parcourut à cette idée, et il ferma la mâchoire. Shinsuke marcha jusqu'à la salle de bain, les jambes tremblotantes, et alluma difficilement la douche, sa main incapable de rester immobile.

L'alcool perturba sa vision, et l'eau qui s'écoulait sur ses épaules se teinta de rouge. Un rire secoua ses épaules, tandis que le carmin se superposait aux dalles blanches comme neige. Il ferma alors son œil, et posa son front contre les carreaux de céramique, amenant sa main libre à sa verge, car l'autre tenait encore son katana.

« T'es censé vouloir me tuer, je te rappelle.

– Oh, je le veux je t'assure... »

Sa main commença à aller et venir sur son sexe, et un grognement rauque s'échappa de sa gorge.

« T'écorcher vif, te crever les yeux, et te faire avaler de la boue...

– Me baiser jusqu'à ce que je crie? »

Un frisson le parcourut, quand il sentit cette voix, bien qu'elle soit dans sa tête, juste derrière lui. Il put presque imaginer le poids d'une petite main, dans le creux de son dos.

« A moins que tu souhaites que ce soit moi qui prennes les rênes? »

L'orgasme le secoua tout entier, et son sperme vint tâcher les parois de la douche, tandis que la lame rebondissait sur le sol. Il haleta, le temps de reprendre sa respiration. L'eau était redevenue transparente. Il n'y avait plus de voix. Il n'avait plus mal.

Un sourire traversa ses lèvres.