Voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à donner votre avis! Bonne lecture.

14 octobre 1998

Une semaine s'était écoulée depuis le retour à Poudlard. Hermione et Ginny faisaient comme si de rien était depuis que la rouquine avait embrassé son aînée. Cependant Hermione était perturbée, bien qu'elle n'en montrait rien. Des milliers de questions se bousculaient dans sa tête, sans qu'elle n'y trouve de réponse. Comme si ce n'était pas suffisant, elle avait été convoquée quelques jours plus tôt dans le bureau de McGonagall. Elle n'avait parlé de cet entretien à personne mais elle ne cessait de se repasser la conversation en boucle dans sa tête.

Minerva McGonagall scrutait son élève préférée, ne sachant par où commencer.

-J'ai des nouvelles de votre famille, miss Granger.

La brunette déglutit et hocha difficilement la tête, incitant sa directrice à continuer.

-Votre mère a eu quelques soucis de santé dernièrement…

Elle crût que son cœur s'était arrêté de battre.

-Par Merlin ! Que s'est-il passé ? Comment va-t-elle ?

-Elle va bien, Hermione. Juste quelques complications liées à son accouchement passé il y à trois jours mais rien de bien grave.

-Son accouchement ?

-Jean Granger a vu le jour le dimanche 11 octobre 1998.

Hermione regarda l'animagus, stupéfaite.

-Votre petite sœur porte votre deuxième prénom, continua l'ancienne directrice de Griffondor avec douceur.

-Ils ne savent plus qui je suis. Ils ne me reconnaitraient pas s'ils me voyaient.

McGonagall posa sa main sur la sienne.

-Vous effacer de la mémoire de vos parents pour ne pas que les mangemorts leur fassent du mal est la plus belle des preuves d'amour. Votre famille serait tellement fière de vous…

-Je n'ai plus de famille, murmura sombrement la jeune femme.

-Hermione…

Pour autant, la brunette n'était pas au bout de ses surprises. Elle avait réussi à consulter la photocopie d'un extrait de naissance pour en apprendre plus sur celle qui était désormais sa petite sœur mais avait constaté avec effroi que Jean Granger n'était pas née le 11 octobre 1998 mais le 11 octobre 1976. Plus étonnant encore, elle était décédée avant qu'elle-même ne vienne au monde. Cela avait du être une épreuve douloureuse pour ses parents, ce qui expliquait pourquoi elle n'avait jamais eu vent de celle qui était en réalité sa grande sœur.

Hermione n'était pas le genre de fille à rester dans l'incompréhension, elle avait donc décidé d'approfondir ses recherches afin de trouver une logique à ces événements, d'autant plus qu'elle était persuadée, pour une raison qu'elle ignorait, que sa sœur avait un lien avec les recherches qu'elle menait sur l'Anges des Ténèbres.

En parallèle, Rogue avait discuté avec Lupin, sans vraiment lui dire de quoi il en retournait. C'était ce jour-là que Ginny devait le rencontrer pour lui expliquer la situation. Elle était stressée et avait peur de la réaction du Loup-Garou. D'autant plus que ses pulsions commençaient à refaire surface et bien qu'elle arrivait encore à les contrôler grâce au Sable du Bonheur, elle savait qu'il lui restait quelques jours tout au plus avant de tuer à nouveau.

Elle arriva devant les cachots, où Rogue et Lupin l'attendaient, inspira un grand coup et fit son entrée, la boule au ventre.


Hermione était à la bibliothèque, installée à une table en retrait. Elle essayait de se concentrer sur son devoir de runes, sans grands résultats. Tout ce qu'elle avait apprit ses derniers temps la perturbait. C'était un vrai tourbillon de pensées qui faisait rage dans sa tête.

Résignée, elle se leva et arpenta les rayons de la bibliothèque, cherchant un livre qui pourrait l'aider à avancer ou, mieux, lui changer les idées. Mais son esprit était toujours ailleurs. Elle regarda sa montre et soupira. Malheureusement elle n'avait pas le temps de fouiller la bibliothèque de l'école de Magie en large et en travers. Elle fit volte-face et se rendit jusqu'à sa table mais bloqua au moment de s'assoir. Le livre de runes qui trônait sur le meuble et qu'elle n'avait pas eu le courage de parcourir était ouvert. Plusieurs symboles étaient entourés en rouge, chose qu'elle n'avait pas faite elle-même. Elle fronça les sourcils et essaya de déchiffrer les deux symboles. Après quelques instants de réflexion, elle constata que leurs significations étaient « couloir » et « temps ». Perplexe, elle regarda autour d'elle, cherchant le coupable de cette mascarade. Pourtant, personne n'était aux alentours, sa table n'étant pas à proximité des rayons de livres. Après un moment d'hésitation, elle sortit le petit carnet qu'elle gardait sur elle en permanence et y inscrivit les deux mots. Peut-être n'était-ce qu'une plaisanterie mais son instinct lui soufflait qu'il ne s'agissait pas d'un hasard.


Ginny s'arma de courage et raconta toute son histoire à Lupin. L'attaque des créatures lorsqu'elle se trouvait dans une forêt avec Hermione, la découverte de sa contamination et tous les meurtres qu'elle avait commis. Elle n'avait rien omis sur sa condition, lui expliquant avec culpabilité le bien-être qu'elle ressentait lorsqu'elle se « transformait » mais aussi ses pulsions assassines incontrôlables.

Lorsqu'elle eu fini, un lourd silence s'abattit dans les cachots glacials. Lupin la fixait, extrêmement pâle et les lèvres serrées. Il paraissait plus faible qu'à l'ordinaire.

-Vous êtes donc entrain de me dire, Miss Weasley, que vous êtes la meurtrière qui sévit depuis des mois ? Demanda-t-il d'une voix blanche au bout d'un long moment.

Elle hocha la tête pour seule réponse. Il se leva et frotta ses mains sur son visage, d'un air las.

-Que suis-je censé faire, maintenant ? Reprit-il. En théorie je devrais vous livrer aux aurors.

-Tu dois nous aider, Lupin, répliqua Rogue. Je pensais que tu pourrais comprendre. Ce que vit Miss Weasley n'est pas le résultat de sa volonté tout comme ta condition de lycanthrope ne résulte pas de la tienne.

L'ancien professeur de défense contre les forces du mal soupira.

-Qui d'autre est au courant ?

-Personne, seulement toi et moi, répondit le directeur de Serpentard.

-Elle continuera à tuer, Severus…

-Pas si nous arrivons à lui trouver un remède.

-Laisse-moi le temps d'y réfléchir, je reviendrai dans quelques jours pour t'apporter ma réponse. Sache que si ce n'était pas elle, je l'aurais déjà dénoncé, enchaîna-t-il en voyant Rogue ouvrir la bouche pour répliquer.

Ginny, qui avait suivi leur échange en silence, tentant de se faire la plus discrète possible, sentit son cœur se serrer. Lupin enfila son manteau en évitant de la regarder et partit.

17 octobre 1998

En ce samedi après-midi pluvieux avait lieu une sortie à Près-au-Lard. Hermione et Ginny avaient toutes les deux trouvé des excuses pour ne pas y aller ensemble. Ce n'était pas qu'elles ne voulaient pas passer du temps toutes les deux, au contraire, mais chacune avait des choses à faire que l'autre ignorait.

Ginny se rendit au Chaudron Baveur et s'installa dans un coin isolé. Au terme d'une dizaine de minutes d'attente, Lupin arriva et prit place face à elle. Il la scruta en silence avant de prendre la parole.

-J'ai réfléchis. Ce que vous faites est horrible, Miss Weasley, mais vous ne le contrôlez pas. Si je n'avais pas pu compter sur mes amis pour m'aider à supporter ma condition de Loup-Garou, je ne sais pas où j'en serais aujourd'hui… Alors je vais vous aider.

-Merci, professeur Lupin. Mais qu'est-ce qui me prouve que vous n'avez pas l'intention de me dénoncer une fois que vous aurez gagné ma confiance ?

-Je suis prêt à prêter le serment inviolable avec vous, murmura-t-il pour que personne ne les entende, si vous me promettez en échange que vous ferez tout pour guérir.

-Vous avez ma parole, sourit Ginny.

L'ancien professeur hocha la tête et, après un dernier regard aux alentours, sortit sa baguette.


Hermione marchait dans la rue, perdue dans ses pensées. Elle arriva devant une librairie moldue et entra. Après quelques instants d'hésitations, elle se rendit dans le rayon « Amour et sexualité ». Elle parcouru les différentes rangées de l'étagère et s'empara d'un livre nommé « Homosexualité : ce qu'il faut savoir ». Elle commença à le parcourir lorsqu'une voix l'interpella.

-Besoin d'aide ? Lui demanda la libraire.

-No … Non ça va, merci, balbutia-t-elle, le rouge aux joues.

Elle finit par reposer le livre à sa place. Du peu qu'Hermione avait constaté, il était clair que l'auteur cherchait à critiquer l'homosexualité plutôt qu'à l'expliquer. Résignée, elle se dit que pour une des rares fois dans sa vie, ce n'était pas dans un livre qu'elle trouverait la réponse.

Elle sortit de la boutique en évitant de croiser le regard de la libraire qui lui adressait un sourire coquin et reprit sa marche. Elle ressentait l'envie de se mettre au chaud tout en sirotant tranquillement une bière-au-beurre mais ne voulait pas se rendre aux Trois Balais. L'endroit était bondé et elle n'avait pas envie de croiser quelqu'un qu'elle connaissait. Elle décida donc de se rendre au Chaudron Baveur.

A quelques mètres de sa destination, elle vit une silhouette sortir de l'enseigne. Elle plissa les yeux et reconnut Lupin. Elle songea à le rattraper mais le perdit de vue lorsqu'il s'inséra dans la foule qui engouffrait la rue. Elle haussa les épaules et entra dans le pub. Son regard balaya la pièce et elle vit Ginny. Etonnée, elle adressa un sourire à son amie et s'assit près d'elle.

-Que faisait Lupin ici ? Demanda-t-elle à la rouquine, une fois installée.

-Lupin ? Je ne l'ai pas vu, mentit la cadette, tu as du te tromper.

Hermione lui adressa un regard soupçonneux. Elle était sûre de ce qu'elle avait vu. Ginny tenta de changer de sujet.

-Alors, où étais-tu durant tout ce temps ?

-Je cherchais un livre pour… Euh… Un cours de Runes, répondit la brunette en rougissant à nouveau.

Ginny n'était pas convaincue par la réponse de son amie mais ne dit rien. Avec tout ce qu'elle cachait, elle n'était pas la mieux placée pour faire la morale à quiconque, loin de là. Elle commanda une bière-au-beurre pour Hermione et elles discutèrent, comme si de rien était.

18 octobre 1998

Ginny dormait paisiblement dans ses appartements de préfète-en-chef lorsque son corps fut secoué de spasmes. Se réveillant en sursaut, elle regarda l'heure et constata qu'il était plus de deux heures du matin. Elle sentit une énorme puissance magique l'envahir.

«Ça recommence », songea-t-elle, apeurée.

Quelques minutes plus tard, elle se trouvait devant une petite maison d'un style ancien. Elle eu un sourire mauvais.

Enfin, le virus reprenait le contrôle dans son organisme. Elle allait tuer à nouveau. Elle se sentait si bien. Satisfaite de pouvoir laisser libre-court à ses pulsions, à ce qu'elle était réellement, elle avança d'un pas. Elle secoua la main et la porte d'entrée explosa. Pour une fois, elle n'avait pas l'intention de jouer la carte de la discrétion.

Elle enjamba les débris et vit sa victime qui s'apprêtait à fuir.

-Pas si vite, murmura-t-elle en pointant sa main vers la femme qui tentait de prendre ses jambes à son cou.

Celle-ci se retrouva immobilisée et la regarda avec effroi.

-Vous êtes l'Ange des Ténèbres ? Demanda-t-elle d'une voix rendue aigue par la peur.

Ginny scruta la jeune femme. La trentaine, blonde, élancée. Ses traits étaient fins et son visage paraissait doux malgré son expression de terreur. La rouquine aurait pu la trouver à son goût si elle ignorait que c'était une traite qui avait collaboré avec Voldemort. Et si elle n'était pas follement amoureuse d'Hermione.

Elle entendit des bruits de pas étouffés. Le vacarme de l'explosion avait réveillé les voisins. A contrecœur, elle se rendit compte qu'elle n'avait pas le temps de « s'amuser » avec sa victime. Acceptant avec résignation de ne pas la torturer, elle fit un geste de la main et la regarda s'effondrer.

-Dorothée Lokins, vous venez de payer pour vos erreurs, dit-elle au cadavre.

Elle transplana au moment où un voisin s'engouffrait dans la pièce.


Il était plus de dix heures du matin. Les septièmes années étaient en cours de métamorphose avec le professeur Harper, remplaçant de McGonagall depuis que celle-ci avait accédé au poste de directrice de l'école de magie.

Hermione avait du mal à se concentrer. Elle ne cessait de lancer des regards en coin à Ginny, inquiète. Celle-ci avait l'air complètement ailleurs.

La rousse ne faisait pas attention à ce qui l'entourait. Elle se remémorait ce qu'elle avait fait quelques heures plus tôt. Elle soupira. Elle s'était sentie si bien durant quelques jours, enfin débarrassée de son fardeau. Elle avait goûté à la joie d'être normale à nouveau, avait eu le temps de s'y réhabituer et était redevenue une meurtrière. Mais le pire n'était pas là. Elle se sentait honteuse parce que même si une partie d'elle culpabilisait et voulait ne plus commettre ces crimes, elle se rendait compte qu'au fond elle ne se sentait jamais aussi bien que lorsqu'elle laissait libre-cours au monstre qu'elle était.

Des coups furent frappés à la porte, la faisant sortir de ses sombres pensées. McGonagall apparut, le visage fermé. Il devait se produire quelque chose de grave pour que la directrice en personne se déplace.

-Professeur Harper, salua-t-elle avec politesse, je me permets de vous emprunter Weasley, Granger et Londubat.

Les trois nommés échangèrent un regard perplexe, se levèrent et la suivirent dans son bureau. Une fois arrivés, ils furent surpris de constater que Lupin, Rogue, Harry, Arthur et Molly Weasley étaient présents. Un homme d'un certain âge, brun, pas très grand et moustachu était assis au centre de la pièce et semblait apeuré.

-Les autres membres de l'Ordre n'ont pas pût se déplacer, commença Minerva. Je vous ai fait venir car un nouveau corps a été découvert hier et nous supposons qu'il s'agit là d'un acte commis par « l'Ange des Ténèbres ».

-Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Demanda Neville timidement. Cela fait plusieurs jours que l'Ange n'a pas fait surface.

-La victime s'appelait Dorothée Lokins, elle avait collaboré avec Voldemort sur les modifications génétiques, tout comme les précédentes victimes, répondit Harry.

-Mais ils n'en ont pas parlé dans la Gazette ce matin… Commença Hermione.

-Nous nous sommes rendus sur les lieux avant les aurors et nous avons réussi à éviter la présence des journalistes. Contrairement aux autres victimes, elle n'a pas été torturée mais ceci peut s'expliquer grâce au témoignage de l'homme ci-présent, continua la directrice en désignant l'homme moustachu. Présentez-vous, monsieur.

-Je m'appelle Jonathan Ryans et je suis le voisin de Dorothée Lokins, dit-il, hésitant. C'est moi qui ai prévenu l'Ordre du Phoenix. J'avais entendu parler de vous, beaucoup vantaient vos mérites après la guerre, alors il m'a semblé évident que vous deviez être prévenus… Hier soir, j'ai eu quelques difficultés à trouver le sommeil. Aux alentours de deux heures trente du matin, j'ai entendu un grand fracas. La tête dans le brouillard, je me suis levé pour aller voir. La porte d'entrée de Dorothée était en morceaux. J'ai rassemblé mon courage et j'ai pénétré dans la maison, la baguette à la main. Malheureusement lorsque je suis arrivé il était trop tard, Dorothée était étendue sur le sol, morte, et l'assassin s'était volatilisé. Mais j'ai eu le temps d'entendre sa voix.

-Comment était-elle, sa voix ? Demanda Arthur.

-C'était une voix de femme. Elle était froide, tellement dénuée d'émotions qu'elle paraissait inhumaine.

-Et que disait-elle ?

-Elle disait « Dorothée Lokins, vous venez de payer pour vos erreurs ».

-On est maintenant sûrs qu'il s'agit bien de l'Ange, intervint Harry, et si le mode opératoire du meurtre est différent des autres c'est parce qu'elle était à deux doigts de se faire surprendre. Reste à savoir la raison pour laquelle elle n'a rien commis pendant plus d'une semaine et pourquoi elle réapparait tout d'un coup.

-L'Ange des Ténèbres est une femme ? Demanda Madame Weasley, abasourdie.

« Tu seras encore plus choquée le jour où tu apprendras que c'est ta fille », ne put s'empêcher de penser Ginny, le cœur serré.

Elle jeta un regard à Lupin. Celui-ci avait l'air mal en point et fixait le sol, évitant clairement de croiser le regard des autres membres. Rogue, quant-à-lui, fixait discrètement la rousse d'un air réprobateur.

-En effet Molly, répondit McGonagall. C'est peu mais on en sait déjà un peu plus sur cette meurtrière. Si je vous ai convoqué ici c'est parce que l'Ordre doit à tout prix retrouver cette femme, c'est désormais notre mission principale. Puis-je compter sur vous ?

Ils hochèrent tous la tête.


19h. Tous les élèves dinaient dans la Grande Salle, sauf Hermione. Celle-ci était dans son dortoir, installée sur son lit, son carnet ouvert face à elle.

Elle n'arrivait pas à comprendre. Si l'Ange était une femme, cela remettait en cause les recherches qu'elle avait effectuées. Elle avait listés quelques noms de suspects, tous d'anciens mangemorts toujours en vie et en liberté dont le mobile aurait été de commettre ces meurtres car ils rejetaient la défaite de leur Maître sur les scientifiques qui n'avaient pas réussi à créer des créatures totalement invincibles. Mais tous étaient des hommes…

Elle soupira d'un air las et passa une main dans ses cheveux, désemparée. A priori, seuls les mangemorts et les membres de l'Ordre étaient au courant des modifications génétiques effectuées par les scientifiques pour le compte du Seigneur-des-Ténèbres.

Elle se figea, tremblante. La réponse était sous ses yeux depuis le début, si elle ne l'avait pas vue c'est parce qu'elle refusait de l'admettre. Cela semblait évident. Son cœur se mit à battre à tout rompre.

Si ce n'était un mangemort qui commettait ces crimes, alors le coupable était une personne qui entretenait des liens étroits avec l'Ordre du Phoenix.