Merci beaucoup pour toutes vos gentilles reviews =w= You're sweet. Hum... Voilà la suite, comme promis – je pense faire en 5 partie, on verra, je l'ai pas encore finie .W. - Mais je vous tiens au courant. Alors bon, je suis désolé pour la fin de chapitre parce... Enfin, vous verrez bien, héhé.
Alors ? Près pour la rencontre de nos deux zigotos ? 8D
De l'autre côté de la route.
Chapitre 2
Le temps passa, lentement. On lui avait enfin retiré son "magnifique" plâtre à la jambe. Mais comme la poisse ne semblait pas vouloir le quitter, son poignet s'était fragilisé de par son utilisation précoce. Il pouvait donc désormais se déplacer librement, mais il devait encore porter un atèle pour son bras. À peine Dean fut-il rentré, enfin capable de se déplacer seul, que Charlie le prit d'assaut.
- Come on, Dean ! Je sais que tu es rentré, viens m'ouvrir !
Cela faisait maintenant une bonne demie heure que Charlie frappait à sa porte avec l'ambition de venir l'embêter.
- Tu m'avais promis de venir m'aider pour mon emménagement !
Et cela faisait un quart d'heure que Dean faisait la sourde d'oreille, assit contre la porte et les genoux serrer contre lui. Non pas qu'il n'avait pas envie de voir sa meilleure timbrée d'amie, mais... Il avait peur. Une peur bleue, une angoisse même, qui lui rongeait le ventre. Maintenant deux semaines qu'il n'avait aucune nouvelle de Castiel et jamais il n'avait imaginé se sentir aussi mal en l'absence de quelqu'un. Qu'est-ce que qui se passait avec lui ? Un trop-plein de sentiment lui enserrait la tête, la gorge, le cœur. Un soupir le prit et il serra son front contre son genou, tandis que la demoiselle continuait de tambouriner à sa porte. Quelques minutes passèrent. De longues minutes qui lui permirent de se calmer et de reprendre ses esprits. Après une intense réflexion, il se redressa et se frotta les yeux et les tempes. Il se sentait idiot de s'être tant attaché à son voisin en si peu de temps. C'est vrai quoi, il ne le connaissait qu'à peine... Certes, il avait passé deux semaines à l'épier et deux autres à discuter avec lui, et au fond, cela lui avait suffi pour tomber sous le charme. Mais était-ce seulement cela ? N'étais-ce pas plus puissant ? Il secoua la tête et esquissa un sourire. Lui, le coureur de jupons et de queue d'pie, totalement accroc à une personne avec qui il n'interagissait qu'à travers une vitre ? Naaaaan, ce n'était pas son genre.. Il prit une grande inspiration, mettant ses pensées de côté. Puis il se retourna et rouvrit la porte, offrant un sourire à Charlie qui, l'agacement totalement envolé comme si de rien n'était, se jeta a son cou pour le serrer fortement contre elle malgré sa constitution fragile.
- Et bien ! Ce n'est pas trop tôt !
- Excuse-moi, j'étais sous la douche.
Un petit mensonge vaut mieux qu'une longue et interminable discussion. Elle l'embarqua alors dans la rue, lui racontant d'abord à quel point elle était heureuse de se trouver ici, de le voir enfin, comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des années. Elle lui donna des nouvelles de ses amis, de Kevin et de Garth, ces deux petits cachottiers qui d'après elle, sortaient ensemble depuis un moment et qu'ils avaient réussi à cacher, même « A mon radar perçant ! Je perds la main, Dean-o ! Je perds la main ! Faut qu'on se sert les coudes, ou on va se rouiller ! » Avait-elle déclaré avec une petite moue. Ils attendirent Sammy dans la rue, Charlie cherchant à savoir si la petite Jessica était un bon partit pour le baby bro, mais surtout si elle était intéresse par une belle rousse qui savait si bien manier le fouet, que sa dernière copine avait-
- Charliiiie, trop d'infos ! Grogna Dean en se plaçant les mains sur les oreilles, ne voulant décidément pas entendre ce genre de conversation. Mais au moins, elle avait ce don pour lui changer les idées.
Elle lui offrit un magnifique sourire et un clin d'œil quand le fameux baby bro arriva, et l'emménagement pu commencer. La tête un peu ailleurs, pensant à l'instinct maternel que la petite Charlie avait toujours eu envers lui ainsi que les retrouvailles prochaines avec tous ses amis qui comptaient bien venir faire la crémaillère à la demoiselle, Dean ne faisait pas attention aux cartons qu'il transportait, la tête dans les nuages à chaque fois qu'il se retrouvait dans l'ascenseur. Son regard se perdait dans les moulures faussement dorées, les cartons contre lui en appuie sur son atèle. De l'appartement de la demoiselle, on avait une MA-GNI-FI-QUE vue sur son propre appartement. Dean fronça les sourcils avec un ricanement.
- Ne compte pas sur moi pour un strip-tease à la fenêtre, petite Charlie.
- Tu n'as pas assez de formes, mon chou. Grogne la demoiselle en gonflant les joues et croisant les bras sur sa poitrine.
Dean lui offrit un sourire, mais qui très vite se fana. Quelque chose n'allait pas. Il fronça les sourcils en se retournant pour voir son frère se mordre la lèvre en le regardant. La jeune femme chantonna en sautillant hors de l'appartement, totalement imperméable à cette étrange situation qui s'installait entre les deux frères. Sam ferma la porte derrière elle, se retournant vers son frère. Ce dernier avait compris. Et même si toutes ses tripes lui disaient de continuer à aider son amie à déménager pour éviter cette conversation, il soupira et l'intima à continuer d'un signe de tête.
- Papa... Papa s'inquiète.
Un silence s'installa entre eux. Dean n'avait rien à dire. Ils connaissaient tous deux sa relation houleuse avec son père depuis quelques années déjà. Il soupira.
- Je ne crois pas non.
- Si Dean. C'est bien ça le problème... Il m'a appelé. Lâcha-t-il en se mordant la lèvre.
L'aîné fronça les sourcils.
- Pardon ?
- Et bien... Quand je me suis installé avec Jesse l'année dernière, je lui ai envoyé un mail et – Dean leva de nouveau les yeux au ciel avec un sourire. Son frère faisait vraiment dans la dentelle – Et il y a trois semaines... Enfin bref, il se demande quand tu seras à ton tour …. casé.
Dean encaissa le coup. Il savait très bien ce que son père pensait de lui. Et ce que tout cela sous-entendait.
- Il veut que tu fasses l'entremetteur ?!
- Non, bien sur que non ! ... Si ?
Sam soupira en laissant tomber sur un carton, se prenant la tête de ses mains.
- Je m'inquiète Dean. Tu sais comment il est... Il m'a demandé ton adresse pour venir te voir et-
- Tu ne lui as pas donné quand même ?! Demanda son grand frère, la voix étranglée.
- Non, bien sur que non, je te ferais pas ça Dean... Il m'a demandé ton adresse pour venir te voir... Et si d'ici là, tu n'as pas trouvé une damoiselle ... il s'en occupera.
Dean cligna des yeux. Non, il n'allait pas faire ça quand même ?!
- Il-Il a déjà trouvé sa seconde future belle-fille. Marmonna Sam en baissant les yeux.
- Ne compte pas sur moi pour un mariage arrangé ! Ce n'était pas ce qui était convenu ! Cria soudainement Dean.
Sam leva vers lui un regard désolé en signe d'impuissance.
Dean claqua la porte derrière lui, laissant libre cours à sa colère, percutant la pauvre Charlie et ses bras chargés de cartons avant de pousser tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait. Non. Non, non, non ! Ce n'était pas possible, non ?! Dans la rue, il lâcha un cri de rage puis s'accouda à la voiture en soupirant, se frottant le crâne, se demandant ce qu'il eût bien fait au bon dieu pour mériter ce traitement.
Il ne gardait que peu de souvenirs de son écosse natale. À la mort tragique de sa mère, Marie Campbell, John Wincherster avait pris ses enfants sous le bras pour retourner aux États-Unis qu'il avait abandonnés pour rester auprès de sa femme et pouvoir en second plan développer son commerce en Europe. Héritier comme sa femme d'une vielle famille adepte de vieilles coutumes, il avait élevé ses enfants dans un respect strict de ces règles étouffantes. Et bien qu'il fût souvent en voyage pour entretenir son entreprise, il inspirait la terreur à ses enfants. C'est pourquoi, dès qu'il avait pu, Dean avait transgressé toutes ses règles absurdes et à ses 17 ans, il avait prit son envol au volant de son amour de jeunesse, la splendide Chevrolet Impala Sedan de 1967 que son père lui avait offert pour ses 16 ans. Aujourd'hui encore, il s'en voulait d'avoir abandonné son petit frère aux mains sournoises de son rabougrit de père. Ce dernier n'avait pas cherché à le retrouver, laissant son ancien meilleur ami - un encore plus rabougrit Robert '' Bobby '' Singer- le prendre sous son aile et lui faire part de son ultimatum : pendant 10 ans, il vivrait la vie qu'il voulait. Puis, l'échéance arrivée, il retournerait auprès de John pour prendre les rênes de l'entreprise familiale, comme cela avait toujours été fait. Ses 18 ans à peine entamés, il avait accepté sans réfléchir, pensant certainement que 10 ans, c'était bien assez long. Alors oui, même si l'entreprise de vente de voiture de collection de son père lui faisait envie, il aurait bien aimé avoir le choix. Il n'était pas doué pour le commerce. Ce qu'il lui plaisait, c'était avoir les mains dans le cambouis, et travailler auprès de Bobby l'avait conforté dans son avis. Il n'aimait pas vendre, il aimait réparer...
Les années s'étaient succédé à une telle vitesse... Son frère, bourse du lycée en poche – ne voulant strictement rien devoir à leur père tout comme Dean -, l'avait rejoins ici trois ans auparavant, université prestigieuse de linguistique à une petite demi-heure de chez lui. En couple avec Jesse depuis lors, installés ensemble depuis deux ans et fiancés depuis un, Sam et son vénéré de grand frère n'avaient pas eu de contacts avec leur père, même si ce dernier semblaient toujours vouloir être au courant de tout.
Et l'échéance allait prendre fin. Dans deux mois, il aurait 28 ans et devrait retourné à Lawrence pour se plier à la vie dictée par son géniteur... Et épouser la femme qu'il lui aurait trouvée. Non mais QUOI ?! Il cauchemardait, ce n'était pas possible autrement ! John n'avait-il pas comprit à quel point Dean n'aimait pas qu'on le contrôle, et encore plus que l'on essaye de le changer ? Il savait pertinemment que les femmes n'étaient pas spécialement son truc sur le long terme, mais jamais il ne l'avait accepté. « Le démon aux yeux jaunes », voilà comment il aimait à nommer son « mal ».
Dean poussa un soupir à s'en fendre l'âme. Il attrapa un nouveau carton dans la voiture de son amie et rentra dans le hall de l'immeuble. Et s'il prenait la fuite ? Au pire, il n'avait qu'à prendre quelques affaires, les mettre dans le coffre de son bébé et prendre le large. Peut-être resté en contact avec Sammy et ses amis, John n'aurait aucun moyen de le retrouver. Bonne idée non ? Il faillit trébucher contre la marche de l'ascenseur tant son esprit était omnibulé par ses plans d'évasion et il pesta avant d'appuyer sur le bouton de l'étage correspondant. Il regarda les portes se fermer doucement, quand une voix retentit du hall d'entrée de l'immeuble, lui demandant de garder l'ascenseur. Dean coinça donc les portes avec son pied - galanterie oblige - et qu'elle ne fut sa surprise en voyant une tête brune entrer précipitamment dans l'ascenseur.
Dean déglutit en écarquillant les yeux quand il reconnut la personne qui pourtant restait penché en avant, appuyé sur ses genoux à chercher son souffle.
- Est-ce que ça va ? Demanda Dean d'une voix hésitante, se demandant si vraiment, c'était cliché d'utiliser la même formulation pour entamer la conversation deux fois d'suite.
- Oui oui, ça va, merci... Haleta son vis-à-vis, un sourire dans une voix bien trop rauque pour son âge.
Il releva la tête et Dean sentit son cœur raté un battement. C'était lui, c'était Castiel. Le vrai de vrai, pour de vrai, là, avec lui, dans deux mètres carrés. Ce dernier eu un sursaut et se redressa d'un seul coup, son sac cognant la paroi de l'ascenseur et laissant tomber tout ce qui lui encombrait les bras sous la surprise.
- Euh... Je... Tu... Dean ?
Ce dernier eu un sourire gêné.
- Surprise..!
- Mais.. Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda le jeune homme en passant une main dans ses cheveux sombre, les pommettes roses.
- Je.. Euh... Je viens aider une amie qui emménage au sixième.
- Oh...
Et le silence tomba. Dean sentit son cœur se serrer et il se mordit la lèvre tandis que les portes se refermaient sur eux. A quoi s'était-il réellement attendu ? Qu'ils allaient se mettre à parler comme si de rien n'était, qu'ils allaient faire comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde ? Que le Peintre lui saute dessus pour l'embrasser fougueusement ? Que- Oula, il partait loin là.
Castiel lui offrit un sourire.
- Je suis désolé. Lâcha-t-il enfin.
Dean ouvrit la bouche, près à répliquer, puis réfléchit, comme cela lui arrivait si peu souvent avant de parler.
- Désolé... pour ?
- D'être partit sans rien dire. Termina-t-il d'une petite voix.
- Ah. Ce n'est rien. Après tout, je ne suis que ton voisin.
Le silence, de nouveau, parasité par me bruit que pouvait faire l'ascenseur durant son ascension. Dean observa d'un œil distrait le superbe carton mal emballé qu'il portait. La voix de Castiel le mettait mal à l'aise. Il ne s'était pas imaginé une voix si profonde, il la pensait plus... plus douce, plus chantante. Il leva la tête, croisant le regard de Castiel, qui tourna très vite la tête à l'instar de son vis-à-vis. Grand silence, de nouveau. Aucune réaction, ils faisaient tous deux l'autruche.
Soudainement, un long grincement se fit entendre, un soubresaut secoua la cabine qui se stoppa net et la lumière clignota quelques instants, pour enfin s'éteindre. L'ampoule de secours vacilla et plongea l'étroite cabine dans une petite lumière ocre assez désagréable. Surpris, Dean en lâcha le carton qui s'écrasa sur le sol en un bruit fracassant de verre brisé. Oups. Il espérait que Charlie aimait les puzzles, parce que ce vase n'avait certainement pas survécu à cette histoire.
Contre les parois, Castiel déglutit.
- C'est... C'est une blague, j'espère ... ? Demanda-t-il d'une petite voix étranglée.
Dean enjamba le carton pour s'approcher de la porte de l'ascenseur qu'il tenta d'ouvrir. Mais rien à faire, elle était beaucoup trop lourde. Il réussit tout de même à entr'apercevoir quelque chose : un mur. Wahou, quelle découverte fabuleuse.
- Je crois qu'il est tombé en panne.
- La blague...
- J'suis sérieux. Déclara Dean en appuyant sur le bouton d'urgence de la cabine.
Personne ne répondit. Alors il retenta d'ouvrir la porte. Malheureusement, son bras - encore faible - plia sous la force qui lui manquait et il sentit son poignet se tordre. Il lâcha un cri, lâchant du même coup la porte qui referma dans un grand fracas. Dean serra son bras contre son torse pour reculer contre la paroi et s'y laisser glisser. Castiel se rapprocha de lui.
- Est-ce que ça va ? Lui demanda-t-il, inquiet.
Dean préféra ne pas répondre. L'adrénaline provoquée par la douleur le fouettait, sueurs froides et bouffées de chaleur s'alternaient et quelques étoiles dansaient devant ses yeux alors qu'il avait l'impression d'entendre son cœur tout contre son oreille. Castiel lui toucha doucement l'épaule encore valide.
- Hey, réponds-moi... Tu m'inquiètes.
Dean, sans répondre, envoya son pied contre le carton qui valsa un peu plus loin pour étaler les jambes. Il ferma les yeux, appuya sa tête contre le mur avant de répondre d'un hochement de tête.
- Laisse-moi voir ça. Déclara son vis-à-vis.
- Non c'est bon, ça va ! Répondit-il un peu sèchement.
Castiel dut se sentir agresser, car il retourna dans son coin de cabine sans trop insister et Dean s'en voulut immédiatement. Il se mordit la lèvre et retira précautionneusement son atèle pour se masser l'avant bras. La douleur s'atténua un peu.
- Désolé, j'suis un abruti... Réussit-il a dire tout de même.
- C'est rien.
Et le silence revint, plus puissant encore. Les minutes défilèrent comme des heures et après maintes tentatives pour appeler un technicien qui se conclurent toutes par un échec, Dean dû se rendre à l'évidence qu'il était coincé avec Castiel pour un moment. Il tenta d'engager la conversation plusieurs fois, mais il ne savait pas vraiment comment faire. Au terme d'une bonne quinzaine de minute silencieuse, ce fut Castiel qui engagea la conversation.
- Pourquoi tu ne parles pas ?
Dean leva les yeux vers lui, surpris, et ne sut rien répondre d'autre qu'un intelligent :
- Pourquoi TOI tu ne parles pas ?
Castiel eut un rire acide.
- Rha, c'est la meilleure celle-là ! C'est toi qui as engagé la conversation la première fois, pas moi !
Dean écarquilla les yeux, n'en croyant pas ses oreilles. Castiel, quant à lui, détourna le regard et eu une moue dédaigneuse.
- Tu te fous de moi là, ou tu veux juste me faire regretter de ne pas t'avoir laisser dans ta merde ?
- Je n'avais pas besoin de toi !
- Alors pourquoi tu m'as répondu ?
- Parce que tu m'as parlé !
Dean se massa la tempe.
- Non mais c'est une blague, ce n'est pas possible.
- Et c'est quand que tu vas arrêter de m'espionner ?! D'ailleurs, ça fait combien de temps que tu m'épies hein ?
Castiel se leva d'un bon alors que Dean sentit son cœur rater un battement.
- Je... Je ne vois pas du tout ce que tu... Enfin...
- C'est ça, fous-toi d'moi ! Tu crois que j'ai pas remarqué ton petit manège ?!
- ...
- Tu crois vraiment que je crois que c'est une pure coïncidence que tu regardais dans ma direction juste à ce moment-là ? Hein ? Et puis, pourquoi c'est aussi petit cette connerie ?! Hurla-t-il en donnant un coup de pied dans la porte de métal.
A la douleur qui s'afficha sur son visage, il s'était manifestement fait mal. Il soupira en se laissant glisser au sol contre la porte, la respiration erratique, l'œil fiévreux. Dean, tout en face de lui, l'observa attentivement.
- Tu... es claustrophobe.
- Je ne prends jamais l'ascenseur. JAMAIS ! Et il faut que ça m'arrive à MOI ! Et MAINTENANT !
Sa respiration commença à le hanter.
- Hey ho ! Je suis tout autant dans la merde que toi ! Grogna Dean pour la forme.
- Toi, NE M'ADRESSE PAS LA PAROLE ! Hurla Castiel avant de retomber contre une des parois, tremblant.
Dean se tut alors. Jamais il n'aurait pensé une seule seconde que tout cela allait dégénérer. Il appréciait Castiel, oui, il l'aimait bien... Il avait eu l'impression d'être proche de lui. Mais malheureusement, il ne restait que le voisin d'en face, celui qui épie, celui derrière la vitre. Il aurait dû y rester... Maintenant, tout était dit. Le jeune écossait n'avait jamais eu du mal à se faire des amis, mais il sentait bien que cette amitié-là, il aurait dû la chérir. Il lâcha un long soupire d'exaspération et un frisson le parcourut.
Et bien, voilà où il en était. Il n'avait plus qu'a retourner à sa petite vie monotone. Et s'habituer à l'idée que dans quelques mois, il serrait marié à une demoiselle dont il ignorait tout.
Non. Non non, reposez ce 9mm, c'est vraiment pas une bonne idée ! *s'enfuit loin*
See you tomorrow !
