Entre la fin catastrophique de la saison 9 de SPN, mes problème d'internet, ma fuite d'inspiration et mon PUTAIN de problème de concentration, j'vous avoue que... Que...Que ouais, j'vous mérite pas, petits lecteurs ToT J'vous fait attendre je sais pas combien de temps pour vous offrir quoi ? Un micro fait, il aurait du clore le chapitre précédent, autant dire que, même s'il est important, ce chapitre va vous décevoir parce que... Parce que... Enfin bref, j'vous laisse lire.


De l'autre côté de la route.
Chapitre 4

Dean pesta pour la centième fois contre la voiture dont il s'occupait depuis plusieurs heures. Trois pour être exacte. Il n'aimait pas se jeter des fleurs pour rien, mais il devait se reconnaître un certain don pour deviner ce qui n'allait pas dans un moteur. Il était doué de ses mains, que voulez-vous. Mais là, vraiment, il tournait en rond – littéralement – autour de cette voiture au capot ouvert sans réussir à comprendre ce qui n'allait pas. Et pourtant, il était concentré ! Vraiment ! Pour de vrai de vrai, si j'ments, j'vais en enfer et-

Dean se stoppa et soupira, agrippant les bords de la voiture et posant son front contre le froid métal du capot relevé. Ok, qui est-ce qu'il essayait de convaincre là ? Cela faisait une semaine qu'il s'était retrouvé coincé dans cet ascenseur avec Castiel, et cela faisait une semaine qu'il se repassait en boucle ces quelques heures qu'il avait passer avec son charmant et adorable voisin... Et ce f*cking baiser avorté. Sérieusement, il était maudit. Il ne pouvait s'empêcher de ressasser, élaborant par le même coup les meilleurs scénarii possible quant à une fin mémorable et non cette idiote de porte clause... Fin qui n'était quasiment jamais acceptable aux moins de 18 ans, MAIS QU'IMPORTE ! Dean sentit un grognement remonter le long de sa gorge et il se cogna plusieurs fois le front contre le métal. Mais quel idiot, quel idiot, quel id-

- Hey idjit.

Dean sursauta et se recula rapidement de la voiture pour se tourner vers son interlocuteur. Devant lui, deux bière en main, le fameux Robert Singer le regardait, les yeux pétillant de malice et un sourire dessiné sous sa barbe. Remettant sa casquette en place, il se rapprocha du plus jeune et lui tendis une de ses bières avant de décapsuler la sienne.

- Je ne pense pas vraiment que ce soit la meilleure idée du siècle que de se cogner la tête contre un pauvre capos si tu veux entrer en communions avec cette bestiole de métal, mon grand.

Dean lui offrit un sourire – enfin, quelque chose qui s'approchait plus de la grimace qu'autre chose il fallait bien se l'avouer – avant de prendre la bière, la décapsuler à son tour avant d'en boire une gorgée. Il lâcha un long soupire en s'asseyant à moitié contre le monstre qui le hantait depuis le matin et regarda Bobby s'installer à ses côtés. Ce dernier le regarda un instant avant de grommeler dans sa barbe quelque chose.

- Quoi ?

- Je disais que tu n'était vraiment qu'un idiot.

Dean le fusilla du regard, se demandant ce qui pouvait bien amener son ami – presque père au fond – a lui déclarer de la sorte sa tendre flamme paternelle.

- Est-ce que je t'ai raconter comment j'ai rencontré ton père ?

Dean fronça les sourcils et le regarda. Non. Jamais il ne l'avait raconté... Et pour dire, jamais il ne s'était posé la question. Et pourtant, il aurait du. Bobby avait beau être un grincheux de première, toutes catégories confondu, il était la personne la plus douce et la plus gentille que Dean ne connaissait. Alors oui, c'était surprenant que Bobby, qui tenait un petit garage, ai le privilège de posséder le numéro personnel du gérant de la plus grande entreprise de fabrication et exportation d'anciennes voitures de luxe des états-unis. Pour l'inciter à lui raconter, Dean s'installa un peu mieux pour se tourner un peu vers lui. Son corps avait toujours mieux parler que sa tête et aujourd'hui ne faisait pas exception. Bobby avait sentit son intérêt, bien qu'il ai gardé le regard rivé sur l'horizon.

- C'était il y a plusieurs années déjà. Ton père était un tout petit plus jeune que toi. J'étais en road trip pas loin de Lawrence et je suis tombé sur ton père sur une aire d'autoroute. Il était là, avec sa camaro de 69, pestant parce qu'elle refusait de redémarré. J'me suis approché - tu connais mon amour pour ce genre de voiture - pour lui proposer mon aide. Et bien sur, ton père a eu cette réaction éternelle de me regarder de haut en déclarant que ce n'était pas un petit ouvrier comme moi qui allait comprendre comment fonctionne l'intérieur de son bébé de la semaine. Je te dis et je te le répète : Un asshole de première ordre. Mais tu me connais, aussi borné que lui. Tu aurait dû voir sa tête quand j'ai réparé une fuite avec quelques tuyaux dans mon coffre et un vieux briquet. Il était tellement borné qu'il a même refusé que je lui offre un café. Si tu savais à quel point j'avais envie de le frapper. D'ailleurs, je me demande encore aujourd'hui ce qui a bien pu me retenir à ce moment là. Enfin bref. Je l'ai impressionné ce jour là. Et tu sais quoi ? Il ne me l'a jamais dit. C'est ta mère qui me l'a avouer un jour.

Puis il se tut. Dean but une nouvelle gorgée de bière.

- Et ?

- Et c'est tout.

Dean avala de travers et se retrouva donc à cracher ses poumons. Du revers de la main, il essuya la larme de douleur qui coulait sur sa joue.

- Pardon ?

- La morale de cette histoire, c'est que ton père est un con.

Il cligna quelques secondes des yeux, histoire de déterminé si Bobby était en train de se foutre de lui, ou s'il était sérieux. Ce dernier continuait de fixer de l'horizon, sans sembler vouloir aller plus loin dans son raisonnement. Et en effet...

- Il n'y a rien a ajouter que ce que je viens de te dire mon garçon. C'est un fait simple et indéniable : Ton père est un enfoiré toute catégorie.

Il réussit à arracher un sourire au fils de ce dit enfoiré. Ils restèrent un moment silencieux, Dean cherchant à comprendre ce que Bobby cherchait à lui dire à travers cette vérité qu'il n'ignorait pas, et ce dernier continuant de délecter sa boisson. Puis il tourna la tête vers le plus jeune.

- Et toi mon garçon ? Qu'est-ce que tu es ?

Dean fronça les sourcils. Ce qu'il... était ? Il était Dean Winchester, le fils de son père, le fils de sa mère. Rien de plus. Et comme s'il avait lut dans ses pensées, Bobby se redressa, posa sa bouteille contre le capos d'une voiture et se campa fermement sur ses deux jambes face au plus jeune.

- On a qu'une vie. Fais en sorte qu'elle soit la tienne, et pas celle de ton père. Tu ressembles trop à ta mère pour lui faire cet affront.

Et sans un mot de plus, il disparu dans son bureau. Dean resta un long moment interdit alors qu'une boule se formait dans sa gorge. Bobby lui avait rarement parler de sa mère bien qu'il la connaisse très bien. Connaissait... Peut-être avait-il jugée que Dean supportait mal l'absence de cette dernière, malgré toutes ses années et malgré les souvenirs s'effaçant avec le temps. Et il avait raison. Déjà l'angoisse le submergeait. Oui l'absence de sa mère dans sa vie était rude. Il ne gardait de cette dernière que de souvenirs à la foi vagues et pourtant étonnement poignant de lucidité.

Un rideau de cheveux blond à la teinte sans pareil.

Une odeur délicieuse de cannelle et de pomme fraîche.

La douceur d'un gâteau qui fond sur la langue.

Une douce litanie au creux de l'oreille.

Un vertige le prit sous la force de ses souvenirs et sa main n'eu plus la force de tenir sa bouteille de bière qui vint s'échouer au pied de ses converses, les éclaboussants de mousses. Ses mains crochettèrent le métal de la voiture et s'y aggripa comme si sa vie en dépendait, à tel point que ses jointures blanchirent. Il n'avait pas envie de pleurer... Pas beaucoup en tout cas. Il était un homme ! Et un homme ne pleure pas. Son père lui avait bassiner ce matra durant toute sa vie et-

Mais n'était-ce pas là la leçon de Bobby ? Son père, son père, encore son père. Dean, bien qu'éffrayer par son géniteur, n'était-il pas fier d'avoir vécut 10 ans comme bon le lui semblait ? Ne souhait-il pas continuer jusqu'à la fin ? Et malgré tous ses dires, tous ses gestes, il n'était pas crédible. Il continuait inlassablement à laisser son père dicter sa conduite à distance. Et cette constation lui retourna l'estomac. Il se redressa - quand s'était-il ainsi recroquevillé sur lui même ? - et se campa sur ses jambes. Son regard se braqua sur un point fixe du garage et ne le quitta plus pendant de longue minutes, où il laissa son esprit dériver. L'angoisse au ventre, il laissa ses outils en plan, ainsi que sa réparation, il ne prit pas le temps de passer par le bureau de Bobby pour lui indiquer son départ avant de sauter dans sa voiture, ignorant que ce dernier souriait tendrement derrière une des fenêtres de son bureau, lui offrant sa bénédiction silencieuse.

Au volant de son impala, moteur éteins et garé à sa place habituelle, Dean ne se voyait pas bouger. Pas encore. Pas tout de suite. Il n'était pas près. Et pourtant, il se devait de faire quelque chose. Il se devait de... De... Il ignorait ce qu'il se devait de faire. Et c'était bien ça : il était perdu, et il avait besoin de parler. Parler de ces putains d'angoisses. Il avait besoin d'un ami sur qui compter, quelqu'un pour l'épauler, quelqu'un pour l'aider à faire face. Il avait besoin d'une âme charitable pour lui remonter le moral. Alors il se pencha, prit son portable et fit défiler ses contacts, les uns après les autres.

Kevin ? A tout les coups et à en croire Charlie, il était occupé avec son amoureux. Beurk, tellement guimauve. Donc, on raille Garth par la même occasion.

Meg ? Non, il n'avait pas envie d'entendre les exploits sexuel de sa nouvelle copine ou son nouveau lieu de perdition à « à tout prix visiter, Dean-o. Le septième ciel est à nos pieds ». A railler donc.

Bella et Jo... Elles n'étaient pas vraiment au courant de sa situation familiale, même si aussi très proche de Sam. Même chose pour elles.

Tient, en parlant de Sam... Non, il était avec sa dulcinée en sortie pour le week-end sur la plage californienne. Il n'allait pas les déranger pour... Si peu.

Benny peut-être... Benny, le frère de déboire, le frère de débauche, le frère de crime. Mais il avait beau l'adorer de tout son cœur, Dean n'était pas sûr qu'il soit apte à comprendre son mal-être. Non pas que Benny soit bête, non. Il était juste... Un peu rustre. Donc pas Benny.

Ce qui lui laissait Charlie. Petite et douce – ironie – baby Charlie... Mais est-ce qu'il allait avoir le courage d'entendre les précieux conseil d'Hermione Granger ? Il ne pensait pas en avoir la patience.

Dean laissa tomber son portable contre le siège passager et lâcha un profond soupire avant de poser ses mains sur son volant et de cogner son crâne contre celui-ci. Bon, et bien il était avancé dans tout ça. Il resta de longue minutes ainsi, clignant des yeux, le dos rond, silencieux... Puis il prit une décision. Sûrement pas la meilleure, sûrement pas la plus judicieuse, ni la plus approprié quant à la situation, mais que voulez-vous. Dean se voulait instinctif. Et là son instinct lui hurlait à la gueule de faire quelque chose. Et il allait le faire, sans laisser quoique ce soit le détourner. Il se redressa et prit une nouvelle inspiration avant de sortir de sa voiture. Il jeta un coup d'œil dans la rue déserte puis s'engouffra dans son hall d'immeuble. Arrivé dans son appartement, il ne prit même pas le temps d'allumer les lumières pour s'enfoncer dans sa chambre. Tel un automate, il sortit un gros sac de son armoire et y fourra quelques affaires en vrac. Il ne fit même pas attention à ce qu'il prit... Et on ne pouvait même pas dire qu'il était perdu dans ses pensées, il avait cette mauvaise impression d'avoir le cerveau totalement vide. De retour dans la pièce principale, il jeta son sac vers sa porte d'entré et fit un crochet par la cuisine afin de se trouver une bière et s'affala dans son canapé. Il la bu sans vraiment y faire attention, avant de l'abandonner sur sa table basse. Sa main toucha son carnet avec lequel il conversait avec Castiel au début de leur... relation ? Peut-on vraiment qualifié cela de relation ? Avec un soupire, il attrapa son stylo et griffonna, avant de le poser sur le petit guéridon près de sa fenêtre, à l'attention de son Peintre de voisin. Puis il fit demi-tour, arrachant son sac du sol pour retourner dans sa voiture. Le regard toujours vide, il mit le contact et démarra en trombe, disparaissant au bout de la rue dans un grondement de moteur.

Deux heures plus tard, quand Castiel rentra chez lui, une drôle d'impression le prit. Lui qui évitait de regarder vers l'appartement de Dean depuis déjà une semaine, aujourd'hui ce fut la première chose qu'il fit. Là, dans la pénombre de l'appartement de ce dernier, un petit mot à son attention.

" J'aurais aimé que l'on ne s'évite pas de la sorte. C'est con, mais tu me manques. "

Une autre feuille.

" J'ai besoin d'air. J'espère te revoir quand je reviendrais. Amitié. "

Castiel cligna quelques instants des yeux puis hocha la tête, comme si Dean pouvait le voir. Il eu un petit sourire, disparu dans sa chambre pour en revenir avec une toile vide. Sans même prendre le temps de se changer après sa journée de travail en tant que serveur - il n'avait pas pu trouver mieux -, il l'installa sur son chevalet, s'assit sur son tabouret et, un petit sourire nostalgique sur les lèvres, se mit à l'œuvre.


Non. Non, ce n'est pas une blague. En fait, si je vous poste ça, c'est pour vous faire un peu patienter, relancer le truc pour pas que vous ne le lâchiez. J'suis désolé, j'me rend bien compte que c'est un peu du foutage de gueule. Je vais tenter de vous poster le chapitre prochain très très très rapidement. Genre... Lundi. Aurez vous le courage de me suivre jusqu'à la fin ? Je l'espère.

Love, dudes !

'Win.