Vous avais-je parlé de mes problèmes de connexion ? Hier soir, j'ai eu de la chance, j'ai pu poster le chapitre 6, mais après, pouf. Plus rien. UNE CATASTROPHE ! èOé Enfin bref. Pour la fin, je vais peut-être vous le poster le jour de mon anniv. Soit vendredi. Vous pourrez attendre jusque là ? ^^'
Pour le moment de la cuisine – vous comprendrez en lisant – je vous propose de vous mettre en fond Moondust de Jaymes Young, suivit de Dark Star, du même chanteur. Enjoy mes amis, enjoy...
Love U
- Mais cooooomment c'est possible ?!
- Bah c'est totalement possible, étant donné que c'est mon cas !
- Mais on ne peut pas vivre sans avoir vu Star Wars !
- Mais ...
- Dean a raison, Castiel. Star Wars, c'comme Harry Potter : Faut les avoir vu.
Castiel se redressa, les yeux brillants. Il n'avait bu que quelques verres et n'avait apparemment pas la même descente que Dean et ses amis, tant son sourire était tremblant.
- Je suis adepte des bouquins moi. Harry Potter, je les ai jamais vu mais les dévorer et attendre la sortie en pleine nuit devant les librairies, je recommence quand vous voulez. Déclara-t-il avec un petit ricanement.
Un silence s'imposa. Castiel perdit son sourire, sur d'avoir dit une bêtise. Dean poussa un grand soupire en fermant les yeux et se massant les tempes.
- Oh non, c'pas vr-
- MON DIEU, HOMME DE MA VIE ! Hurla soudainement Charlie, faisant sursauter Castiel.
Elle sauta de son canapé pour se jeter sur le pauvre homme qui ne comprenait plus rien à rien, assit à même le sol devant la table basse. Dean, à sa droite, réussit à récupérer son verre d'alcool avant que Charlie ne le fasse basculer par terre pour l'entraîner dans un grand câlin.
- Il s'est fait une amie direct, plus besoin de le bizuter. Ricana Sam en posant sa tête sur l'épaule de sa chérie qui lui caressa les cheveux.
Dean leva les yeux au ciel.
- Rho, c'est bon hein. Il a fait que lire des livres, j'ai envie de dire que-
- NON DEAN ! Tu ne comprend pas ! Tu ne peux pas comprendre tant que tu ne les auras pas lut ! D'ailleurs, je ne te parlerais plus jusqu'alors !
- C'est ça, oué. Tu m'la d'jà faite, cette menace. Et tu l'as jamais tenu, petite idiote !
- SALE MOLDU ! Je te renie ! Hurla-t-elle fièrement, à cheval sur les hanches de Castiel en pointant Dean du doigt.
Ce dernier sauta sur ses pieds, un air plus que choqué sur le visage.
- Quoi ?!
- Tu n'es plus mon meilleur ami ! Je te renie, Dean Winchester ! - Elle pencha la tête vers Castiel, lui claquant un baiser alcoolisé sur ses lèvres entrouvertes de stupeur. - Toi par contre, tu es l'homme de ma vie, partons à Las-Vegas et marrions-nous.
Dean ouvrit la bouche pour répliquer qu'il en était hors de question, que si Castiel devait aller se marier à Las Vegas, se serait avec lui parce qu'il l'avait vu en premier, mais un rire le stoppa dans son élan et l'empêcha de dire des bêtises plus grosses que lui ainsi que de le sauver d'un grand moment de malaise. Un rire cristallin qu'il n'avait encore jamais entendu. Ce son de clochette, d'une manière totalement clichée - et parfaitement assumée - provoqua en lui un tourbillon d'émotions si diverses qu'il ne pu que retenir une chose : Il aimait ce rire. Il l'aimait tellement qu'il en sentit ses joues rougir. Ou peut-être était-ce la vu d'un Castiel hilare, rouge lui aussi, tentant vainement de se redresser alors que Charlie continuait de lui demander de l'épouser en se pendant à son cou qui le faisait rougir.
- Tu es très agréable, adorable même, mais tu n'es pas vraiment mon genre.
- Ça tombe bien ! Déclara-t-elle en haussant les épaules. Tu n'es pas le mien non plus. Pas assez de poitrine. Mais nos enfants ne pourraient être que magnifiques, cultivés et intelligents ! Notre fils, ce sera un petit Sirius Junior ; notre fille une petite Nymphadora, toute de rose vêtue, et...
Dean déporta son attention de la conversation pour se focaliser sur la main qui venait de se poser sur son épaule, ainsi que le souffle chargé en alcool de Benny tout contre son oreille.
- Tu es un petit cachotié, tu sais ça ? Mais j'aurais fait la même chose. Un petit bout comme ça, ça se garde enfermé dans un placard, histoire qu'on le me le pique pas. Très bon choix.
Dean aurait bien voulut grogner, mais il fut interrompu par la musique - ayant fortement diminué son volume sonore durant la soirée - qui se fit de nouveau entendre dans tout l'appartement, voire même le quartier. Meg se tourna vers eux, sourire éblouissant sur les lèvres.
- Sans alcool, la fête est plus folle, qu'ils disent. Pas d'accord ! Cria-t-elle en levant le poing, riant aux éclats.
Chacun approuva à sa manière, allant sur la piste de danse improvisée, restant sur le canapé en sautillant au rythme de la musique, d'autres retournant au bar une énième fois pour trouver à boire ou grignoter un petit quelque chose. La tête de Benny entra dans le champs de vision de Dean, lui offrant un sourire et un signe de tête vers Castiel, qui se débattait contre Charlie.
- Non, mais je en sais pas danser...
- Nous non plus ! Allez vient, ça va être marrant !
- Non vraiment, je...
Dean les rejoignit et attrapa le bras de son amie.
- Hey Charlie, s'il veut pas danser, il dansera pas voyons.
La jeune rousse le fixa puis croisa les bras sur sa poitrine en faisant la moue.
- Toi et tes aires de chevalier servant, tu casses tout mon délire ! - Elle leva les bras en signe de soumission - Fort bien, j'ai compris ! Je vous laisse et vais rejoindre la DJ !
Elle les planta là tous les deux. Castiel se tourna vers Dean et lui offrit un sourire hésitant.
- Tu viens de me sauver d'un grand moment de solitude, merci beaucoup.
- Avec plaisir.
Dean se perdit un moment dans le bleu des yeux de son vis à vis. Toute cette intensité... Il avait cette impression de se perdre dans une palette plus qu'impressionnante de teintes différentes. Il aurait pu très facilement perdre la notion du temps s'il n'entendait pas son sang battre la mesure de la musique dans ses oreilles. Au lieux de cela, il réussit à s'arracher à sa contemplation et observer sa bague, forte intéressante au demeurant.
- Je t'offre un verre pour te remercier ?
Peut-être avait il mal calculé les distances, mais il avait l'impression que la voix de Castiel était soudainement bien plus proche qu'il ne l'aurait cru. Dean releva les yeux, amusé - et pour le détail, il ne rêvait pas, Castiel s'était bien rapproché -
- Ça t'arrange bien hein, c'est pas toi qui paye.
Castiel fronça les sourcils et pencha la tête sur le côté.
- Il faudra donc que je t'invite dehors pour te payer un verre en bon et due forme.
- Dans les règles de l'art ? Questionna Dean, une pointe d'espoir fleurissant en son seins.
- Il faudra bien. Répondit le Peintre avec un petit sourire énigmatique.
Dean sentit ses joues frémirent avant que son palpitant ne s'emballe et que l'impatience ne pulse dans ses veines. Son sourire provoqua des rougeurs à Castiel, mais malheureusement, son cerveau un peu trop imbibé n'enregistra pas l'information. Castiel lui attrapa son bras et le tira vers le bar.
- Tu veux quoi ? Lui demanda-t-il en se servant une larme de whisky, bien qu'il n'ai pas terminé son verre précédent.
Dean haussa les épaules et lui toucha le coude pour lui montrer la cuisine d'un signe de tête. Sauf qu'il avait oublié que Castiel ne faisait pas partit de leur bande d'amis et n'avait pas traduit son signe de tête par "Je vais chercher une bière, ne bouge pas." Alors il faut bien comprendre sa réaction quand il sortit la tête du réfrigérateur, avec sa petite bière en main, se retournant pour tomber sur le regard limpide de Castiel qui le fixait. Il en sursauta et faillit en lâcher sa bouteille, laissant un cri - tout a fait virile lui échapper, ce qui arracha un rire doux à Castiel.
- Je t'ai fait peur peut-être.
Dean fronça les sourcils.
- Pas du tout. Tu m'as surpris, c'est tout.
Castiel plissa des yeux, souriant comme jamais, portant son verre à ses lèvres.
- Menteur va.
Dean fit la moue et renifla dédaigneusement en se retenant de lui tirer la langue. Mais Castiel semblait avoir remarquer son manège et lui sourit, tandis qu'il s'adossait à la petite table, le fixant. Dean aurait très bien pu rapidement se trouver mal à l'aise sous ce regard, mais il n'en fut rien.
Certes, peut-être se sentait-il mis à nu sous ce regard délicieux, mais c'était justement ça qui était terriblement excitant. Se mordant l'intérieur de la joue pour s'éviter de glousser comme une collégienne - Vous l'imaginez vous ? Lui, glousser ? Naaan, soyons sérieux - sans le quitter des yeux, Dean s'adossa au réfrigérateur. Ils restèrent un long moment ainsi, à siroter leurs boissons et à s'observer dans le blanc des yeux. Mais surtout, comprenez bien : La cuisine n'était pas bien grande, toute en longueur et pas vraiment en largeur. Alors oui, en se laissant aller contre la table pour Castiel et contre le frigo pour Dean, leurs jambes se touchaient. De plus, on aurait pu croire que le silence allait leur suffire, qu'une certaine tension allait s'installer, perdurer jusqu'à enfin les faire craquer ? Et bien non.
Très vite, ils se mirent à parler. De tout, de rien, enfin... Surtout de rien. C'était aussi léger que leur conversation par fenêtres interposées, mais en mieux. Beaucoup mieux. Dean n'était pas du genre fétichiste, mais honnêtement, la voix de son voisin le laissant pantelant. Elle était sombre et douce à la fois, et même s'il savait que l'alcool altérait un peu sa perception, il était sur que même sobre, il ressentirait les même frisson parcourir son échine sous cette octave inhabituelle. Il ne se souvenait plus vraiment avoir bougé - sûrement quand un des invités de la soirée voulut recouper quelque chose à se mettre sous la dent en farfouillant dans le frigo - mais quand ils se turent un instant, la cuisse de Dean était appuyée contre celle de Castiel et ils se regardaient du coin de l'œil. Ils avaient quasiment abordés tous les sujets possibles et inimaginables, Dean s'esclaffant des pitreries d'un des aînés du Peintre, ainsi que ses déboires de familles ; Castiel avait assuré ne plus pouvoir prendre Sam au sérieux dès que Dean eu finit de lui conter leur histoire d'enfances les plus délectables. Ils restèrent un moment ainsi, le mécanicien lâchant même un soupir de bien-être. La musique de la soirée leur parvenait étouffée, les parlottes des invités et les éclats de rires leur semblaient de doux murmures de là où ils étaient, le tout mit ensemble leur offrait une ambiance feutrée, renforcée par la douce lumière des lampadaires qui se répercutait sur le pan de mur de la ruelle sur laquelle donnait la petite fenêtre de la cuisine, Dean ayant éteins l'ampoule trop agressive pour son cerveau alcoolisé de la pièce au milieu de leur discussion sans queue ni tête. Dean posa son verre sur la table et se frotta les yeux, puis entreprit de se dégoter une cigarette avant d'ouvrir la fenêtre pour y expédier la futur fumée, gloussant à moitié. Castiel le regarda en penchant la tête sur le côté, cherchant sûrement à comprendre d'où provenait son éclat de rire. Dean lui offrit un sourire resplendissant alors qu'il tentait de trouver une position confortable contre le mur tout en titubant.
- J'ai beaucoup trop bu. Déclara-t-il en s'esclaffant devant sa propre remarque, qu'il trouva stupide.
- Je vois ça. Répondit Castiel avec un sourire.
- Te moques pas !
- J'ai rien dit.
- Je sais tout ! Je suis telekinepathe ! Lança Dean d'un éclat de voix, les yeux brillant, sa clope au coin du bec.
Il batailla un moment avec le briquet qu'il avait dans les mains, n'arrivant pas vraiment à coordonner ses geste. Avec un petit rire, Castiel secoua la tête avant de s'approcher de lui et lui prendre le fameux briquet des mains.
- Telekinepathe, hein ?
Dean loucha en regardant sa cigarette.
- Bah ouais.
- Je ne suis pas sur que ce soit le mot que tu cherches. Lui apprit son voisin avec un petit sourire que Dean trouva craquant.
Mais sa réflexion le laissa dubitatif et il fronça les sourcils alors que Castiel réussissait à avoir une flammèche. La lueur de cette dernière dansa sur son visage et Dean se perdit dans la contemplation de son grain de peau, sa fossette au coin de ses lèvres et- Ô grand dieu, ses lèvres ! Et puis ses yeux qui le fixaient et- Wait, what ?
Dean rougit de s'être fait prendre la main dans la sac et inspira un peu trop brutalement. La fumée de sa cigarette lui brûla la gorge et il toussa un instant, les larmes lui montant aux yeux.
- Là j'me moque de toi. Ricana Castiel.
Il arracha un sourire à Dean qui lui frappa gentiment l'épaule, marmonnant un "Méchant" à peine audible entre deux toux. Arrivant enfin à reprendre son souffle, il essuya du dos de la main une larme de douleur traîtresse qui roulait sur sa joue et renifla dédaigneusement. Bon, il faut avouer qu'il était pas vraiment crédible, ainsi affalé contre le mur, après s'être bataillé avec un malheureux briquet et que Castiel, tel un chevalier au secours de sa belle, lui vienne en aide, mais laissons lui l'illusion qu'il maitrisait parfaitement la situation.
- Et si c'est pas telekinepathe le mot, kékecé ?
- Télépathe. Ou telekinesiste. C'est pas vraiment la même chose. Sourit son vis-à-vis.
Dieu qu'il était près...
- C'lui qui lit dans les pensées. Pourquoi t'es pas aussi alcoolisé que moi ? Murmura Dean, soudainement un peu boudeur.
- Ne t'inquiète pas, j'ai assez bu comme ça. Et c'est télépathe.
- Putain, j'ai la dalle maintenant que tu me parles de pâtes.
Cette fois-ci, Castiel rit plus franchement, arrachant un sourire un peu béat du mécanicien.
- Quoi ? Demanda-t-il, ne sachant pas vraiment pourquoi l'autre riait - il avait bu, que voulez-vous, son cerveau ne tournait pas trop comme il le devrait -.
- Rien. Soupira Castiel, toujours aussi souriant. Il haussa un sourcil en penchant la tête sur sa droite. Et d'ailleurs, si tu es télépathe, qu'est-ce que je pense là ?
- Que tu veux m'embrasser. Tenta Dean. Parce moi, j'en ai envie.
Un silence se fit. Ils étaient près. Beaucoup trop près. Dean ne pouvait défaire son regard des lèvres de Castiel, roses, fines, étirées dans un sourire amusé. Il avait la gorge sèche, le cerveau qui tournait au ralentit. Sa langue passa sur ses lèvres sans qu'il ne l'enregistre, au même titre que le regard de Castiel qui suivit le mouvement en déglutissant.
- Dean...
Ce dernier releva les yeux pour les planter dans ceux beaucoup trop bleu de son voisin beaucoup trop près sous son murmure beaucoup trop intense.
- Je... Je t'ai mentit.
Dean cligna des yeux puis fronça les sourcils.
- Comment ça ? Tu t'appelles Castiella ?
Castiel rit de nouveau - Dean était un vrai bout-en train, que voulez-vous. - avant de le fixer, de nouveau soudainement sérieux.
Trop près, beaucoup trop près...
- Je... Je veux pas qu'on oublie.
Ils savaient tous deux de quoi il parlait. Il n'avait pas besoin de préciser ses thermes. Dean savait parfaitement. Et lui non plus ne voulait pas oublier le baiser avorté de l'ascenseur. Lui non plus ne voulait pas tirer un trait sur ce qu'ils n'avaient pas encore vécut. Et entendre Castiel lui murmurer ces quelques mots fit bondir son cœur dans sa poitrine, battement erratique qu'il n'arrivait pas à stopper.
Ils étaient près, bien trop près. Mais qu'importe, n'est-ce pas ? L'alcool débride, l'alcool annihile l'instinct. Tout l'intérêt de l'alcool soit dit en passant. N'était-ce pas le but, sérieusement ?
Ils étaient près. Bien trop près.
Sa main crocheta la cravate de son voisin pour l'attirer encore plus près. C'est ce qu'il voulait, c'est ce qu'il désirait. Au diable leur promesse futile et douloureuse, au diable leurs échanges qui se voulaient prudes et innocent. Ils se désiraient à s'en perdre corps et âme et ils le savaient, putain. Avant cela, ils ne s'étaient vu que quelques heures et ils étaient déjà dépendant. Dean voulait se noyer dans cette fringance au goût désirable de vieux pins, de peinture fraîche agrémenté d'une odeur d'automne et Castiel vibrait de toutes les fibres de son corps. La cigarette tomba au sol alors que leurs lèvres se trouvèrent, enfin. Elles en avaient fait du chemin pour se retrouver enfin là.
Ce baiser avait goût de liberté, de fraîcheur et de foyer.
Dean n'avait jamais connu ça, aussi rapidement, avec aucune de ses conquêtes. Personne, même dans son état d'ébriété plus ou moins avancée, ne lui avait convenu aussi rapidement. Il avait une vision étrange des choses par rapport à ça. Pour lui, tout se joue non pas dans le premier contact, mais dans le premier baiser. Qu'il soit doux, bestiale, avide, précipité ou timide, il correspondait toujours à ce que les deux partit attendait ce qui en découlerait. Et là, c'était... C'était juste tout. Tout. Il n'y avait pas d'autres mots. Enfin si, parfait, mais on tombait dans le cliché, et le cliché à du mauvais pour une relation, aussi solide soit-elle. Et pourtant, il ne pouvait penser autrement. Jamais lèvres ne lui avaient semblé aussi désirables qu'en cet instant, aussi en harmonie avec les siennes, c'en était effrayant d'ailleurs.
Mais là tout de suite, alors qu'ils s'embrassaient lascivement, plus naturellement encore qu'on ne pouvait l'être encore qu'au bout de plusieurs années de fréquentation essentiellement, les bras de Dean agrippant possessivement mais non moins doucement les hanches de Castiel qui avait perdu ses mains dans les cheveux et le dos du mécanicien, ce dernier ne se serait vu ailleurs pour rien au monde. Le désir pulsait dans ses veines, la satisfaction aussi.
Enfin ! Se disait-il en premier lieu.
Le désire-t-il vraiment ? Résonnait en second plan.
Suis-je en train de rêver ? Le tiraillait enfin.
Le goût du whisky, du tabac à peine consommé qu'ils se partageait n'avait et n'aurait jamais eu aussi bon goût qu'en cet instant précis, alors qu'ils se perdaient dans l'autre trop rapidement et en même temps coupé hors du temps et de l'espace.
Ils n'y avaient plus qu'eux deux, ce baiser au goût de délivrance trop attendue et leurs cœurs qui battaient à l'unisson.
C'était beaucoup et pas assez.
Trop et trop peu.
Un équilibre parfait, une alchimie à côté de laquelle ils auraient pu passer sans même ne serait-ce se douter de l'existence si la chance n'avait pas été de leur côté.
Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre et l'univers fait bien les choses.
Leurs séparation en quête d'air ne se fit pas ressentir comme telle, il respirait l'autre, lèvres contre lèvres, haletants et chancelants sous le poids insoupçonnable de leurs sensations et de leur sentiments qui s'entremêlaient pour créer un véritable feu d'artifice dans leurs corps et esprit.
Ils étaient un, et rien d'autre.
Lequel des deux avait fait le premier pas ? Aucune idée.
Est-ce qu'ils voulaient recommencer ? Et comment !
Qui se mit en route en premier, sûrement Dean. Suivit puis relayer par Castiel. Ils vibraient à la même fréquence, ils devinaient sans faute ce que l'autre voulait et personne ne les vit partir de chez Charlie.
Ils ne manqueraient pas de toute façon.
Ils avaient trop de chose à rattraper et trop de choses à vivre à deux pour s'oublier dans des bienséances qui ne leur correspondait pas.
Ils riaient comme deux enfants alors qu'ils tentaient de descendre les marches et qu'ils les rataient à moitié. L'euphorie les rendait pantelant et à la fois tellement conscient de leurs geste, s'en était effarant, grisant, et tout-puissant. Ils se perdaient dans l'autre pour se retrouver à deux, plus fort que jamais. C'était décousu et harmonieux, tellement différent de ce qu'ils avaient pu vivre jusqu'alors, comme s'ils venaient tout juste de prendre leur première bouffée d'air et qu'ils pouvaient enfin vivre pleinement.
Alors Dean se retrouvait à goûter pleinement la peau du cou de Castiel tandis que ce dernier cherchait à trouver la bonne clé pour rentrer chez lui afin d'emporter son paquetage secret jusqu'au creux accueillant de ses draps et d'en profiter jusqu'au petit matin, le rire qu'ils partagèrent fut comme un électrochoc. Ce n'était que l'alcool qui décuplait ainsi leur sensation, n'est-ce pas ? Ils se perdaient dans leurs propres esprit, ayant l'impression de comprendre bien mieux l'autre que sa propre personne, mais ce n'était qu'une sensation grisante provoquée par l'ébriété, hein ? Ils ne pouvaient pas réellement être aussi... Aussi...
Devaient-ils vraiment inventer un nouveau mot pour décrire ce qu'ils ressentaient en cet instant ?
Les lèvres se retrouvèrent, les doigts se lièrent, les jambes percutèrent le lit et les corps se laissèrent tomber sur le matelas dans un bruit mou. Les vêtements furent vite abandonnés, les membres s'enchevêtrèrent, les murmures se firent profond et langoureux, les gestes tendres et délicats. Trop de sensations insoupçonnées, trop de douceur dans cette étreinte. Jamais rien vécût de tel, ni l'un, ni l'autre. Totalement inédit.
Le monde n'existait plus. Percevait seul l'enchevêtrement de leur membres totalement désordonnés et néanmoins l'harmonie parfaite de leurs corps l'un glissant contre l'autre, l'un dans l'autre, aussi doux et délicat qu'un voile de satin et aussi sauvage dont seule la Luxure incarnée était capable. Leurs gestes devinrent brutaux, leurs baisers brûlants, leurs gémissement déchirants, leur étreinte possessive, leur halètement le souffle de l'autre.
Puis la délivrance, enfin. Comme une Eden que chacun chercherait à atteindre sans y parvenir, ces deux là s'y retrouvèrent plongés en un instant, sans avoir rien demandé à personne, pour ne plus en sortir.
Le hasard fait bien les choses. La nature aussi. L'univers remet toujours tout à sa place.
Et eux venaient de la trouver.
TADAAAAAAAAAAA ! ENFIIIIN !
Vous l'aviez attendu, hein ? Oui, ce n'est que peu décrit, tout sur les sensations. J'aime écrire de cette manière. Parce que ce que je veux leur faire vivre est au delà de l'aspect physique, c'est pourquoi je ne pouvais faire un lemon très détaillé. Vous m'suivez ? Non ? C'pas grave, vous devrez vous contenter de ça x)
J'vous aime, et une review ne mange toujours pas de pain, ne me fait pas manger non plus, mais mon petit cœur aime savoir ce que vous pensez.
Xoxo, 'Win ( Mon correcteur a voulut mettre Winchester. Pourquoi pas *sort* )
