Bonsoir !
Non, je ne suis pas en retard... Une semaine et deux jours, c'est pas beaucoup ! … N'est-ce pas ? *se cache* Voici donc la dernière partie de cette histoire. Sachant qu'au départ, cela ne devait être qu'une OS, qu'elle est devenue ensuite une fanfic en seulement 4 chapitres... pour finalement finir en 8 chapitres... On peut dire que c'est ce genre d'histoire qui te prend et qui veut plus te lâcher x)
En tout cas, je tiens tous à vous remercier chaleureusement pour vos reviews, pour les follows, les fav', les guest ainsi que les lecteurs/suiveurs anonymes. Je vous retrouves en bas =D
Bonne lecture !
La douceur des draps le fit frissonner. Il bougea un peu, roulant dans la soie à laquelle il n'était pas habitué. C'est d'ailleurs ce qui le réveilla. Ainsi que le soleil qui l'aveugla. Nope, pas normal le soleil de son lit. Il ouvrit les yeux. La douceur et la chaleur de sa couche n'était définitivement pas la sienne et bien qu'agréable, le mis sur ses gardes et il tenta de retrouver ses esprits rapidement.
Puis la soirée lui revint en mémoire par flash. La soirée de Charlie, les jeux de comptoir, la réécriture du monde, parce qu'ils étaient bien mieux que tous les autres, Castiel qui se pointe, ayant été invité par la geekette, puis la cuisine. Leur baiser, leur moment rien qu'à eux.
Dean ne chercha même pas à réprimer le sourire qui fendit son visage à cet instant, se détendant de nouveau. Il était bien. Vraiment bien. Fermant les yeux, il laissa s'échapper un petit soupire de contentement. Mais malheureusement, un détail brisa sa petite bulle de bonheur.
Il était seul.
Se redressant entre les draps, il jeta un regard à la chambre. Sa chemise avait été négligemment jetées sur quelques toiles vierges qui traînaient, son pantalon était aux abonnés absent et les fringues de Castiel n'étaient pas là non plus. Par contre, son boxer était à porté de main. Mais voulait-il vraiment l'attraper ?
- Cas ?
Sa voix étaient méconnaissable. Rauque, enrouée, abîmée par l'alcool et la nicotine qu'il s'était enfilée dans la soirée... Et peut-être aussi à cause de la nuit qu'ils avaient passés tous deux. Sûrement d'ailleurs. Dean ne s'était pas retenu... et son amant non plus d'ailleurs, à en jugé les traces d'ongles sur son torse et sûrement leurs jumelles qui devaient parsemées son dos.
Alors qu'il comptait se racler la gorge pour rendre sa voix plus claire, la porte s'ouvrit. Dans l'encadrement, seulement vêtu d'un pantalon lâche qui retombait sur ses hanches, laissant entre-apercevoir un V joliment dessiné, Castiel s'adossa, les bras croisés sur son torse. Dean contempla la vue qui, il faut bien l'avouer, lui plaisait énormément et se laissa de nouveau allé dans les draps, glissant ses bras derrière sa tête pour lui offrit un sourire enjôleur.
- Bonjour. Susurra-t-il.
Castiel continua de le fixer, avant qu'un sourire amusé n'éclaire ses traits et qu'il pose sa tête contre le chambranle de la porte. Dean haussa un sourcil.
- C'est moi qui te fait rire comme ça ?
- Non. Je me disais que tu allais très bien avec mes draps.
Le jeune mécanicien éclata de rire. Oui, c'est vrai qu'il allait bien avec la déco. Castiel le suivit dans son rire avant de se reprendre bien vite.
- Dean... Il faut qu'on parle.
Aoutch.
Ça ne présageait rien de bon...
Le sus-nommé perdit son sourire et se crispa. Ouaip, ça sentait pas bon du tout. Il ferma les yeux en soupirant et priant intérieurement.
- Pitié, ne me dit pas que cette nuit était une erreur, sinon je répond plus de rien.
Pas de réponse. Dean pesta, sortant tous les noms d'oiseaux qu'ils pouvait connaître. Un soupire de la part de Castiel.
- Dean, le prend pas comme ça, s'il te plaît...
- Non mais faut vraiment que tu choisisses ce que tu veux ! Que tu prennes une décision une bonne fois pour toute, parce que tu me fais tourner en bourrique et moi comme un con, j'me laisse avoir ! Réfléchis deux minutes, et ose me dire dans les yeux que hier ça comptait pas.
Castiel ne répondit pas, ses yeux bleus perdus dans ceux émeraudes de son amant de la veille. Dean sentit son cœur se serrer.
- Donc c'est ça, hein ? J'récupère mes sapes et adieu bonjour ?
- Non !
Un nouveau silence se fit, bien trop lourd.
- Alors quoi ? demanda Dean, la gorge serrée, le cœur au bord des lèvres, fixant son vis-à-vis en fronçant les sourcils.
L'autre ne répondit pas.
- Cas... qu'est-ce que tu attends de moi ? Je suis perdu...
Le Peintre soupira en se frottant les tempes. Et son silence qui s'éternisait... Dean sentit ses épaules s'affaisser et son souffle lui manquer. Bien alors... Il baissa les yeux, résigné, laissant la déception et tous les sentiments néfastes qui l'accompagnait souvent l'envahir. Évitant soigneusement le regard de celui qui fut, le temps d'une nuit, tout ce qu'il avait attendu jusqu'alors sans même ne l'avoir soupçonné, il sortit du lit, nu comme au premier jour pour attraper son boxer.
- Non, Dean... S'il te plaît, le prend pas comme ça...
- Et tu veux que je le prennes comment, hein ? Lâcha-t-il bien plus fort qu'il ne l'aurait voulut en se tournant vers lui, écartant les bras d'un geste vif pour souligner sa rancœur, faisant voler son boxer à travers la pièce dans ce geste. Oups.
Castiel se mordit la lèvre avant de fermer les yeux et de soupirer.
- Je... Toi et moi, c'est compromis. Je veux dire, cette situation, ton père-
- AH NON ! N'amènes pas mon père là où il n'a pas lieu d'être !
- Mais reconnais que cette situation n'est pas la plus parfaite pour... pour aller plus loin ! Lâcha Castiel en haussant la voix à son tour.
- C'est toi qui ne nous laisses aucune chance en cet instant, pas mon connard de père !
- Tu ne comprends pas !
- ALORS EXPLIQUES MOI !
- Je n'ai pas envie de commencer quelque chose basé sur le mensonge !
A peine avait il fini sa phrase que Castiel sembla le regretter. Toutes couleurs quitta son visage et il eu même un mouvement de recul. Dean fronça les sourcils en essayant de comprendre ce dont il parlait.
- Ne me dis pas que tu es casé, je te croirais pas... Lâcha-t-il dans un murmure étranglé.
Castiel secoua la tête.
- Qu'est-ce qui peut bien te faire dire ça...
- Je t'ai assez épié pour savoir que tu n'as personne dans ta vie, Cas.
Ce dernier fronça les sourcils et ouvrit la bouche mais Dean le fit taire d'un signe de main.
- Je sais, c'est un comportement totalement malsain, j'en suis bien conscient. Mais on en serait pas là si ça n'avait pas été le cas. J'veux dire, c'est pas comme si tu ne le savais pas, tu me l'as toi même reproché dans l'ascenseur !
Castiel ferma les yeux, soupira et se mordit la lèvre. Quand il rouvrit les yeux pour fixer Dean, désormais debout dans son plus simple apparat, ce dernier décela sans problème de la tristesse dans ses prunelles bleues.
- C'est… de ça dont je voulais te parler.
Dean ferma les yeux. Oh, c'était donc ça. D'un autre côté, il s'attendait à quoi d'autre exactement ? Castiel avait raison, ce n'était pas les meilleurs conditions pour commencer quelque chose. Dean n'était pourtant pas du genre à vouloir s'engager, voire même il fuyait l'engagement. Il s'amusait beaucoup trop seul pour tout abandonné et se retrouvé enchaîné à quelqu'un pour une durée indéterminée. Sauf que bien sur, comme la chance semblait être de son côté depuis quelques temps, il avait fallut qu'il tombe sur quelqu'un lui donnant l'envie d'une routine à deux alors que ses jours étaient comptés. Et pourtant, Castiel lui aurait bien donné l'envie de se battre pour eux, contre le monde entier s'il le fallait. Mais il n'y mettait vraiment pas du siens.
Soupirant, Dean regarda autour de lui pour déterminé où son boxer avait fuit pour cesser cet attentat à la pudeur dont il faisait preuve. Il évitait soigneusement de regarder dans la direction de Castiel, se sentant bien trop blesser pour lui tenir tête.
- Dean... Tenta malgré tout le Peintre en gémissant lamentablement pour attirer son attention.
Le mécano continua de l'éviter et sautillait à moitié pour enfiler son pantalon.
- Dean... Continua Castiel. Je t'assure, c'est pas à cause de toi. C'est.. C'est moi qui-
- Tu vas vraiment toutes me les faire ? Grogna Dean en cherchant des yeux son haut.
- ... De quoi ?
- Les excuses minables de ruptures. Tu sais, les fameux "C'est pas toi, c'est moi" que tu viens gracieusement de m'offrir, ou encore "Je te mérite pas", sa dérive "Tu mérites tellement mieux que moi" ou enfin le glorieux et tristement célèbre "J'ai juste besoin d'une pause". Tout cela ne servirait à rien parce que, Hey, surprise ! On est pas un couple ! Alors tu sais quoi, on va faire comme la dernière fois, on va faire l'autruche, retourner à notre petite vie merdique, on se parlera plus, je te promets de plus te mater, on oublie toute cette histoire puisque visiblement, on est très fort à ce jeux là !
Et plus les mots franchissaient ses lèvres, plus ils lui laissaient un goût amer dans la bouche, comme un poison ; et il s'efforçait de tout les cracher au plus vite. Il n'eut pas le temps d'enfiler son haut sur lequel il venait de mettre la main que Castiel explosa.
- Tu n'es vraiment qu'un con, Dean Winchester !
Ce dernier se retourna, le regardant enfin.
- Je te permets pas !
Castiel était rouge de colère, les poings serrés, bien campé sur ses jambes, adroitement placé pour empêcher Dean de sortir.
- Que ce soit bien clair, Dean. Je déteste que l'on me force la main pour quoique ce soit, qu'on me pousse dans mes retranchements ou encore qu'on me traite comme tu es en train de le faire. Je t'interdis de remettre en doute ce que je peux bien penser, ce que je peux bien ressentir. Je suis pas un de ces connards que tu peux chopper en claquant des doigts à la sortie d'un bar ! Je ne couche pas avec n'importe qui, et la nuit qu'on a passé à dépassée toutes mes attentes et est de loin la meilleure nuit que j'ai partagé jusque là, et tu me connais assez pour savoir que je n'en ai partagé que peu. Je suis difficile d'accès, Dean, et je ne m'ouvre que difficilement au autres. Mais avec toi, c'est comme si c'était naturel, que ce ne pouvait se passer autrement. Je suis quelqu'un de compliqué, difficile d'accès et pourtant, tu as réussit à passer toutes les défenses que j'avais pu me crée, et tu te retrouves là, dans ma chambre, à m'insulter à moitié sans avoir toutes les cartes en main pour comprendre tout l'enjeu de la chose. Tu veux savoir la vérité ?! Fait est que j'ai honte. J'ai honte de ce que j'ai fait, de la manière dont je t'ai parlé dans l'ascenseur. Je ne suis pas seulement tout noir ou seulement tout blanc comme tu sembles le penser, et il se trouve que je n'ai aucun droite de te reprocher ça parce que... Parce que...
Castiel parlait de plus en plus vite, se perdait dans ses déclarations, dans ses propres pensées, et commençait sérieusement à perdre pied quand il se mit à hyper-ventiler. Une crise de panique semblait pointé le bout de son nez et Dean, alerté par son comportement, oublia toute animosité pour le rejoindre à grands pas pour lui serrer doucement les épaules, lui rappelant qu'il devait respirer calmement, qu'il n'avait pas à s'inquiéter, qu'il restait là et qu'il ne bougerait pas tant qu'il aurait besoin de lui. Castiel mit quelques longues minutes à se calmer et baissa finalement la tête.
- La vérité Dean, c'est que je n'aurais pas dû te reprocher tes coups d'œil par chez moi, parce que c'est égoïste, méchant et plein de mauvaise foi.
- Qu'est-ce que tu entends par là ? Questionna doucement Dean, cherchant son regard avec un petit sourire de satisfaction en le voyant reprendre pied.
- Je... Il se trouve que... Je t'ai vu le premier.
Dean cligna quelques fois des paupières en regardant Castiel rougir et se défaire de son étreinte d'un coup d'épaule, la honte se lisant clairement sur son visage. Dean ne le quitta pas des yeux, cherchant à comprendre ce que c'était que cette histoire.
- Cas... L'appela-t-il doucement, comme on pourrait parler à un animal blessé refusant notre aide.
Ce dernier évita pourtant consciencieusement son regard. Son éclat de voix semblait l'avoir vidé de toute force et il ressemblait à une petite poupée de porcelaine fragile et docile, ce qui ne plaisait pas du tout à Dean, d'autant plus que...
- Comment ça, tu m'as vu en premier ? Réalisa-t-il soudainement.
Les épaules de Castiel s'affaissèrent, comme si au fond, il avait espéré que Dean ne fasse pas attention à ce détail. Puis, sans crier gare, il attrapa le bras de son amant pour le sortir de la chambre. Ce dernier se laissa faire.
Ce fut très étrange d'observer l'appartement du peintre de l'appartement lui-même - disons que la veille, son attention était tout autre part, si vous voyez ce que je veux dire... - C'était grand, lumineux et étrangement, il s'y entait comme un enfant lâché dans un magasin de jouets durant la période de fête de fin d'année en pleine nuit. Mais il tenta tout de même de se contrôler,il voulait garder un peu de dignité et de crédibilité auprès de Castiel, merci bien ! Celui-ci le guida auprès d'un groupement de toiles posées contre le mur. Ces fameuses toiles qui avaient alimentées son fantasme et dont il allait enfin pouvoir jugé la beauté et la finesse une fois que Castiel les auraient retournées vers eux. Parce que, il fallait bien l'avouer, il était relativement dur de jugé une toile quand cette dernière est côté peinture face au mur. Et pourtant, le Peintre ne semblait pas près à les lui montrer. Il se dandinait d'une jambe sur l'autre, hésitant, se triturant les doigts. Dean lui lança un regard interrogatif que Castiel capta mais fuya tout de même, marmonnant un "Vas-y, regarde..." que Dean ne comprit qu'à peine. Surpris, mais surtout curieux, Dean s'approcha donc des toiles et délicatement, presque religieusement, les décolla du mur. Les avaient-ils mises de cette manières pour éviter de les voir ? En avait-il honte ?
Mais quand il vit le sujet de son inspiration artistique, il comprit. Et il était sans voix. Parce que sur ces trois toiles, il n'y avait qu'une chose.
Lui.
Et il aurait très bien pu ne pas se reconnaître, et pourtant.
Lui en train de boire une bière.
Lui riant aux éclats.
Lui effeuillant délicatement une amante d'une nuit.
Un vertige le prit. Le dessin était délicat, la peintures et les nuances recherchées et élaborées. Un doute l'assaillit.
Tournant sur lui même, il repéra un autre attroupement de peintures un peu plus loin. Il s'y dirigea à grand pas.
Lui semblant danser, des lettrines graphiques urbaines indiquant "Te quiero puta - Ramstein" en haut et bas de l'œuvre. Et il se souvenait de cette chanson.
Lui, seulement de profil, regardant au loin.
Lui, lui et seulement lui.
Il reconnaissait certaines situations, d'autres étaient trop quotidienne pour mettre une date précise.
- J'avais arrêter de peindre en trouvant ce boulot de comptable. Mais depuis que je t'ai aperçut, de l'autre côté de la route, je... Tout m'est revenu. Le pourquoi j'avais commencé à peindre en premier lieu... - Lui parvint la voix étranglée de Castiel. - Ça n'aurait du rester qu'un fantasme, toi et moi séparés, sans aucun contact, mais... Tu as eu ton accident. Certes, tu étais plus souvent chez toi et je pouvais donc plus... m'imprégner de ton essence, mais... Tu as commencé à regarder vers ici. Vers moi. J'ai fait comme si, mais...
Sa voix se brisa. Dean ne pouvait détourner son regard de ce qu'il voyait. Le style de Castiel se rapprochait fortement de celui de cet artiste chinois, un certain Benjamin. Sauf que ce n'était pas de la peinture graphique par informatique, mais bien de la peinture, celle qui encastre tellement les pinceaux et les vêtements qu'on est obligé de tout changé ; la vrai peinture, celle qui sent fort, celle dont l'odeur peu dérangé comme peu rendre dingue de bonheur ; la vrai peinture, celle qui met un temps incalculable à sécher et surtout qui est aussi immuable que comme gravé dans du granit.
- Je... Je suis désolé.
Dean se retourna et fixa Castiel. Ce dernier baissa tout de suite les yeux.
- Si toi, dans un enchaînement logique des événements, trouve ton comportement malsain, je ne veux même pas savoir ce que tu penses de moi... Tu... Ta veste est sur la chaise, et-
Si Dean l'avait laisser tant parler jusque là, c'est parce qu'il n'avait su quoi dire. Mais maintenant que Castiel rabaissait son talent, il aurait bien aimé le contredire, le faire taire, l'incendier peut-être. Mais sa gorge s'était trouvé nouée par l'émotion, et il n'avait pu piper mot pour le stopper dans ses excuses invraisemblable. Dean ne pourrait jamais trouver vocabulaire approprié pour lui conté ce qu'il ressentait en cet instant. Certes, on dit que les mots peuvent être des armes redoutables, mais on dit aussi que de petits gestes valent des fois mieux qu'un grand discours. Alors, en désespoir de cause et parce que cela parlait beaucoup mieux que lui, il avait coupé Castiel dans son élan dont le but était de quérir la veste du mécano en l'attrapant par le bras. Trop surpris pour réagir, le Peintre s'était laissé tirer en arrière pour atterire dans ses bras et se faire taire d'un doux baisé. Au début, trop pris de cours pour réagir de manière appropriée, il écarquilla ensuite les yeux, surpris.
Enfin, il se prit au jeu et se perdit même dans la tendresse, la douceur et pourtant la force du baiser de Dean. Ce dernier voulait tout lui faire comprendre en un seul geste, lui dire à quel point il était ému, lui dire que ce ne pouvait être qu'un signe, une évidence, que c'était tout bonnement improbable pour laisser couler cette chance, même la phrase au trois mots, pourtant proscrite de son vocabulaire, de sa vie entière même, semblait vouloir s'exprimer à travers ce baiser.
Passion brûlante.
Douceur nouvelle.
Explosion.
Ils avaient besoin d'air pour vivre, et c'était bien dommage, parce qu'ils auraient bien aimé s'embrasser un peu plus longtemps. Ils ne s'éloignèrent pas pour autant, Dean refusant de laisser Castiel s'éloigner de lui et l'emprisonnait dans une étreinte délicate, son front posé contre celui de Castiel, alors que ce dernier reprenait son souffle. Et en cet instant, c'était comme s'ils se voyaient pour la première fois. Plus de secrets, plus de non dits, plus de vitres.
Plus rien, seulement eux. Rien qu'eux, face à face.
Castiel eu un sourire hésitant.
- Je... Suis désolé.
- Ne t'excuse surtout pas pour ça, Cas.
Tient, sa voix était de retour.
- Je... D'accord - Une rougeur sur les pommettes. - Ça veut dire que tu ne m'en veux pas ?
- Si je t'en veux- - Castiel tenta de se dégager mais Dean ne le laissa pas faire - -pour avoir voulut m'évincer pour une chose aussi futile. Termina-t-il enfin avec un sourire.
Castiel stoppa ses mouvements et le regarda comme s'il était soudainement devenu fou.
- Une chose aussi futile ?! Lâcha-t-il, choqué.
Dean se mordit la lèvre, embête.
- Oui, tu as raison. Futile n'est peut-être pas le bon mots.
- Tout à fait ! Enfin, j'veux dire, j'ai peut-être une mémoire eidétique, il n'empêche que j'ai-
- Magnifique. Le coupa Dean.
Castiel haussa un sourcil.
- De quoi ?
- C'est pas futile. C'est magnifique.
Le peintre leva les yeux aux ciels.
- Mais bien s-
- Rho, mais tais-toi. Ria Dean avant de l'attirer de nouveau tout contre lui pour l'embrasser.
Il sentit Castiel sourire contre ses lèvres et son cœur eu une embardée.
Oui, voilà. C'était le mot.
Magnifique.
.o.
Dean n'avait jamais vécut en étant véritablement casé. La petite année passé aux côtés de Jo lors du lycée ne comptait vraiment pas, il avait pour ainsi dire aucune, aucune, AUCUNE connaissance en la matière. Ça aurait dû l'angoisser. Ouais.
Ça aurait du.
Mais c'était pas le cas. Avec Castiel, c'était naturel. Ils avançaient pas à pas dans la même direction, dormant tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre. Tous leurs amis auraient aimé savoir comme Castiel avait réussit à sortir Dean de son éternel célibat, et bien sur ils passèrent les détails sous silence.
Et c'était bien.
Putain que c'était bien. Trois semaines seulement, et c'était comme si ils se connaissaient depuis toujours. Il y avait quelques prises de tête, mais jamais rien de bien méchant. Dean savait que c'était inévitable, les disputes, dans une relation. Mais il n'appréhendait pas. Si ce qu'ils auraient construit jusque là était assez fort, ils ne pouvaient que s'en sortir plus fort encore. Si ce n'était pas le cas, ils auraient tout de même vécût de belle choses ensemble, et c'est ce qui importait non?
Oui, on peut dire que Dean avait changé sa vision du monde.
Ils ne vivaient cette idylle que depuis trois semaines, et pourtant cela avait suffit pour convaincre Dean.
Pour dire vrai, il était convaincus depuis la soirée de Charlie.
Là, assit au comptoirs de chez Castiel, à le regarder préparer une salade de fruit pour le midi, où ils étaient tous deux conviés à un déjeuner chez Sam et Jess', après une simple nuit l'un dans les bras et la chaleur réconfortante de l'autre, Dean cherchait pourtant à déterminer s'il avait le cran nécessaire. S'il n'était finalement pas le couard qu'il avait toujours cru être. Distrait, perdu dans ses pensées, il jouait avec la cuillère de son café et de son autre main, sans vraiment s'en rendre compte, battait la mesure sur le plan de travail, signe de son trouble. Il sursauta quand il sentit cette dernière se faire emprisonner. Castiel le fixait, l'interrogeant du regard. Ils restèrent un instant comme ça, à ne rien faire d'autre que de se regarder dans les yeux. Castiel pencha alors la tête sur sa droite et lui offrit un sourire lumineux qui déversa un torrent de lave dans son ventre, son cœur, tout son corps, et Dean ne put que de lui rendre la même chose. Presque timidement, Dean bougea sa main pour lier leur doigts. Il resta quelques instants à regarder leurs mains mains ainsi enlacées et réalisa enfin que malgré les hauts et les bas qu'ils pourraient connaître, jamais il ne trouvera plus belle harmonie. Castiel, suivant son regard et troublé par son silence, fit glisser son pouce sur le dos de sa main dans une caresse légère.
- Dean ? Tout vas bien ?
Ce dernier releva les yeux vers celui qu'il considérait désormais comme une perle rare, sa perle, son ange gardien, tombé du ciel pour le sauver de l'Enfer qu'était sa vie.
- Merci Cas.
- ... Pourquoi ? Hésita à demander Castiel, fronçant les sourcils ainsi que le nez.
Ce geste fit sourire Dean. C'était beaucoup trop adorable pour son bien ça, il devrait lui en parler...
Il se leva et passa derrière le comptoir pour rejoindre son amant. De leurs mains toujours enlacées, il l'attira doucement à lui pour lui déposer un baiser sur les lèvres.
- Pour tout. Murmura-t-il.
Resserrant sa prise, il attrapa le téléphone et se colla un peu plus à Castiel avant de composer un numéro qu'il ne connaissait que trop bien malgré toutes ses années. Il ferma les yeux et posa son front contre l'épaule du Peintre, qui ne demanda même pas d'où provenait ce câlin si soudain, passant plutôt sa main au creux de son dos, remontant contre sa nuque avant de se perdre dans ses cheveux. Dean en soupira de bien-être, soupire accompagné d'un frisson agréable sous cette caresse inhabituelle et dont il pourrait très vite devenir dépendant. Cette même caresse qui lui donna la force de ne pas chanceler quand son interlocuteur décrocha.
- "Allo ?"
Dean prit une grande inspiration, et son odorat fut assaillit. L'odeur de Castiel, fraîche et marine, celle du café chaud qui venait de couler, celle du miel dont le Peintre raffolait tant, celle des fruit fraîchement coupés, celle de la peinture en train de sécher. Mais aussi et surtout celle du sexe, la pointe de tendresse, la promesse d'un amour naissant dans cette ville grouillante. L'odeur de la Vie.
- " Allo ?!" Répéta la voix.
Il rouvrit les yeux.
- C'est Dean. Je pense qu'il est temps de parler, John.
Non, contrairement à ce qu'une amie qui l'a lut en avance pense, cette fin n'est pas venue parce que je n'avais pas d'idée. J'ai écrit la fin de cette histoire après avoir bouclé la deuxième partie, c'est pour vous dire que je savais exactement où je voulais allez. Alors non, il n'y aura pas de chapitre complémentaire, d'épilogue ou quoique ce soit pour montrer l'affrontement de Dean et de John. Parce que ce n'était pas le but de cette histoire. Que la réalité est trop dur pour qu'une fin réaliste à cette histoire soit acceptable. Ou c'est une fin exécrable, ou c'est BEAUCOUP trop guimauve pour que ce soit un tantinet réaliste. Ça a beau être guimauve, c'est pas un conte de fée de non plus...
Merci à vous, qui m'avez suivit jusqu'ici. Merci à vous, j'arrive à avancer grâce à vous.
J'espère vous retrouver très vite. J'ai une/deux idées pour des Destiels et une idée qui me trotte dans la tête pour un Sterek. J'espère vous y retrouver =D
xoxo, 'Win.
