Sombres Songes
Disclaimer: Tous les personnages de Bleach appartiennent à Tite Kubo
Pairing: Ulquiorra/Orihime, autres couples pouvant être sous-entendus
Ouh ouh, je commence à m'étaler un peu sur les délais, je le crains. Mais! Soyez réjouis, chers lecteurs, parce que l'impossible est arrivé: mon scénario est bouclé, je sais exactement où je vais et comment j'y vais (c'est pas trop tôt, n'est-ce pas?), bref, et sachant que je suis plutôt à fond, la fin arrivera sans délais importuns ;)
En attendant, une trame plus intéressante commence à se découvrir dans ce chapitre (ça a beau être sur une histoire d'amour, on ne peut pas laisser de côté l'univers très combattif de Bleach..!), qui, j'espère, vous plaira.
Merci à ceux qui m'ont laissée des reviews! Ah, et suite à une remarque de BlahBlahPower (à qui je suis d'ailleurs très heureuse de pouvoir faire -re-apprécier le ulquihime), j'ai fait une petite recherche, parce que j'étais quand même assez décontenancée de mettre ainsi trompée sur la couleur des yeux d'Orihime (alors que c'est le personnage central de cette histoire!) : nous sommes tout deux dans le vrai! Dans l'anime, elle possède des yeux gris, mais dans les pages couleurs du manga, ils sont marrons... Ça m'a permis de me coucher moins bête ;)
Bonne lecture!
Chapitre 7: Éveil et Apprentissage
Inspiration,
Expiration.
La flexion des muscles,
Le gonflement des poumons,
La pulsation du cœur.
Et entre cœur et cœur,
Les actions et les mots qui s'unissent.
« Qu'est-ce qu'un baiser? »
La question, posée de son habituel ton neutre, jeta un silence dans la pièce -quoique celle-ci n'était pas très animée au départ, mais ce silence-là était celui des cerveaux tentant d'enregistrer une information nouvellement balancée à leurs figures.
Neliel jeta un regard en biais à Ulquiorra, plutôt bien persuadée d'être en proie à quelques hallucinations auditives. Mais le regard vert ne vacillait pas, clairement dans l'attente d'une réponse. Elle déglutit, se demandant très sincèrement d'où ça pouvait bien venir -bien qu'elle ait une petite idée...assez précise- et surtout comment, comment, est-ce qu'elle pouvait bien répondre à une telle interrogation.
Ses hésitations furent coupées par Grimmjow, qui se redressa vivement du canapé où il étalait son ennui depuis maintenant de très, nombreuses minutes.
« Eh, Ulquiorra..! »
Le bleuté avait un sourire goguenard plaqué sur son visage qui ne disait rien qui vaille. Ulquiorra se contenta de le regarder placidement s'approcher.
« Plutôt que de t'expliquer..., » il abattit une main sur l'épaule du cuatro, se rapprochant dangereusement, « ...il serait plus simple de te montrer! »
Neliel ouvrit des yeux exorbités alors que le sexta se rapprochait encore, sur le point de mettre en pratique sa suggestion effrontée.
Une main pâle se plaqua sur ses lèvres toujours arquées dans leur sourire, et les repoussa jusqu'à les tenir à bonne distance. Le cuatro n'eut même pas la décence d'élever un sourcil étonné ou réprobateur -il ignora prestement Grimmjow et reporta son attention sur l'ex-tercera.
« Qu'est-ce que ça signifie. » précisa-t-il à celle-ci, alors que Grimmjow repartait s'affaler sur le sofa, affichant ouvertement une mine déçue de voir que sa tentative de distraction ait ainsi abouti à l'échec.
« Eh bien, » fit-elle, restant songeuse un instant, « Je suppose que c'est, pour les humains, l'expression de cette émotion qu'ils appellent amour... »
Reniflement sur sa gauche.
« Ouais, ces conneries sur le cœur, c'est ça? »
« Ce ne sont pas des conneries, Grimmjow, » continua-t-elle patiemment, « Même si littéralement nous n'avons plus de cœur, cette forme évoluée nous a fait regagner notre humanité. Nous éprouvons, et pas que des sentiments négatifs. N'as-tu jamais embrassé quelqu'un? Pourtant, en tant que hollows, cette action n'est pas...naturelle... Notre gorge est bien trop dévoilée, trop vulnérable, dans ces moments-là. »
Le doute dans ces iris bleus.
« Après tout, » elle rouvrit le livre qu'elle avait posé à l'arrivée d'Ulquiorra, « Les shinigamis semblent avoir des comportements bien humains, tout en étant des combattants.
On nous a offert une seconde chance, à nous de voir ce que l'on veut en faire. »
Le silence qui suivit fut encore plus lourd que le précédent.
La porte se referma derrière le cuatro dans un claquement presque dérangeant, tandis qu'un marmonnement étouffé contenant sans doute une remarque agréable sur les shinigamis émanait du bleuté resté dans la pièce.
Bien que sans Aizen ni véritable hiérarchie, les espadas -ou plutôt anciens espadas- avaient gardé leurs quartiers, du moins pour ceux qui étaient encore là pour pouvoir le faire. Les autres pièces restaient pour le moment vides -étrangement les immenses chiffres qui barraient chaque porte et les résidus du reiatsu des précédents résidents décourageaient les autres arrancars de s'y installer-. Las Noches étant d'une surface phénoménale, il y avait plus de pièces que d'utilité à donner à celles-ci, par conséquent, ces quartiers restaient déserts.
Ulquiorra se dirigeait lentement vers les siens, sans idée précise en tête -ils étaient si libres, maintenant, que la plupart d'entre eux ne savaient plus quoi faire ni comment se comporter-, et bien que rien que penser retourner encore dans un lit le lassait déjà, son esprit était en ébullition.
Les mots de Neliel n'avaient pas amenés grand chose de nouveau. Il avait gardé l'humaine pendant sa captivité au Hueco Mundo, avait étudié son comportement, ses gestes, ses expressions, les mots qui sortaient de sa bouche et l'éclat dans ses yeux. Lui qui pouvait voir au plus profond des choses et attaquer là où ça faisait mal -détruire la confiance, détruire les acquis, pour qu'il n'y ait plus aucune résistance-, il s'était retrouvé à quitter le point de l'observation pour se rapprocher un peu plus du sujet, jusqu'à s'y accrocher complètement. Il avait été empêtré dans une toile dont il ne connaissait même pas l'existence, jusqu'au moment fatal où, sur le point de perdre la vie, il s'était rendu compte de son importance.
Presque machinalement, il s'arrêta devant la porte ornementée d'un 4, stoppant le bruit monotone de ses pas. L'intérieur était sombre, l'éclat de la lune courant sur les murs depuis une fenêtre.
Le matelas s'affaissa sans bruit lorsqu'il s'y assit, et ses prunelles vertes cherchèrent l'astre argenté comme une accroche dans l'océan obscur.
L'être humain était étrange, passablement complexe, et totalement imprévisible.
Lorsqu'il avait soudainement repris une bouffée d'air, alors que ses dernières sensations se résumaient à la poussière, le sable qui s'effrite et la morsure d'un vide qui n'aurait pas dû être, il s'était retrouvé perdu. Ses jambes avaient alors lâché -ses, pluriel, alors que seul un ersatz lui tenait lieu d'une d'entre elles- et il avait haleté, hagard, tandis que le bruit d'une masse tombant dans l'eau parvenait à ses oreilles. Il était perdu, parce que même sans souvenirs tangibles il connaissait l'issue de la guerre et le fait que le temps s'était longuement écoulé.
Et puis il avait respiré le reiastu qui l'entourait, l'avait reconnu à ce moment même, et le bruit de l'eau qui se brise avait de nouveau résonné dans son esprit et pendant une seconde il avait paniqué. Il avait senti quelque chose se contracter dans son ventre, et sous la pulsion de son instinct, avait bondi dans l'élément aqueux près de lui, alors que ses forces étaient risiblement réduites.
Il avait trouvé dans l'eau ce qu'il cherchait.
Et il n'avait pu que se poser une unique question. Pourquoi?
Même maintenant, au sec à Las Noches, se ressourçant doucement, il ne pouvait écarter cette question de son esprit. Ses réponses, verbales, physiques.
Et au milieu de tout, il y avait ce cœur.
L'amour était une idée trop floue pour lui, incompréhensible. C'était quelque chose d'irrationnel -il en avait vu les dégâts, côté humain, shinigami... et même hollow. Mais dans le néant qui était son environnement, la rousse était arrivée, avait pris ses aises et finalement, ne s'en était jamais allée.
Peut-être...pourrait-il apprendre, à ses côtés...
Des coups frappés avec force sur sa porte le réveillèrent, et Ulquiorra se redressa sur son lit, encore embrumé par le sommeil.
Un autre coup lui indiqua que sa présence était très rapidement requise, et il se leva prestement en se demandant quand est-ce qu'il avait bien pu sombrer dans les bras de Morphée, jetant un coup d'œil à ses vêtements froissés avant de décréter que ce n'était pas d'une grande importance.
Il trouva une Lilinette impatiente devant la porte, qui lui indiqua que les espadas -les habitudes ayant la vie dure, ils avaient décidé de garder ce terme pour faciliter les choses- se réunissaient pour parler de la traque de groupes d'arrancars rebelles. Et comme elle bondissait directement pour rejoindre la salle en question, Ulquiorra opta pour la suivre et demander des informations après.
La fracciòn courut immédiatement auprès du primera lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, en bons derniers. Loin de la salle gargantuesque où Aizen se plaisait à les réunir, celle-ci était d'une taille bien plus restreinte et la froide table et les chaises étaient remplacées par des canapés autour tout de même d'une table basse. La pièce était toute aussi immaculée que le reste du palais, et, cerise sur le gâteau: aucune trace de thé. Le breuvage n'avait jamais soulevé beaucoup d'émoi dans les rangs des espadas -et nombreuses furent les tentatives plus ou moins discrètes de certains pour s'en débarrasser, jusqu'à ce que le seigneur et maître ne perdit patience-.
Ulquiorra alla s'installer près d'Hallibel alors que Neliel, debout, expliquait en détail ce qui se passait et lui faisait un bref résumé.
« Lors de la chute d'Aizen, les shinigamis ont pris le contrôle du Hueco Mundo. La plupart des arrancars ont accepté leurs présences, puis la nôtre à leur tête, sous peine d'annihilation immédiate de la part des shinigamis. Mais, comme toujours, une minorité n'a pas vu cela d'un bon œil et ils ont fuit le palais, attendant le moment propice pour frapper... Parmi eux, certains rejettent en bloc la présence de nos ennemis de toujours, et que nous soyons liés à eux nous met dans le même sac. »
Elle se posa sur l'accoudoir près de Grimmjow, qui découvrit ses canines en un sourire destructeur.
« Ils sont venus une fois tenter une approche, mais après la raclée qu'on leur a mise, les lâches se terrent quelque part. »
« Peut-être cherchent-ils des partisans ailleurs, » émit Hallibel, et ses trois fracciòns installées derrière le canapé où elle se trouvait hochèrent la tête de concert.
Neliel approuva elle-aussi d'un mouvement de tête, avant de continuer.
« Nous savons qu'ils sont partis sur le sud, et vu leurs niveaux, retrouver leurs traces ne sera pas trop compliqué si on en a le besoin.
Mais ceux qui nous concernent sont l'autre partie des rebelles. Ils s'appellent les Huesos, et semblent être des partisans d'Aizen... Ils sont restés calmes jusqu'à présent, mais impossible de les repérer précisément. Ils seraient côté Nord-Ouest, et du mouvement hollow a été confirmé là-bas, ce qui indique qu'ils doivent eux-aussi grossir leurs rangs...
Les shinigamis nous ont chargés de les éliminer. C'est eux qui sont actuellement en train d'attaquer les humains, et détruire le nid empêcherait l'arrivée de renfort.
Leurs objectifs sont inconnus. Leur effectif est grand, mais principalement composé d'hollows de bas étage contrôlés par une poignée d'arrancars. »
« Bah, on doit juste tous les exterminer, c'est pas difficile! »
Neliel jeta un coup d'œil à Nnoitra, qui la regardait de son habituel air provocateur.
« ...Oui. Ils nous faut d'abord cibler leur chef, pour être sûr de bien tous les avoir eus. »
L'ex-tercera se releva, se décalant pour pouvoir voir chacun d'entre eux.
« Le plus vite ça sera fait, le mieux ce sera. Nous y irons par groupes de deux, pour scanner un large périmètre. Les fracciòns resteront à Las Noches par précaution, sauf Lilinette, laquelle restera avec Starrk ainsi qu'Hallibel. Votre groupe ira vers le Nord. Nnoitra, tu viens avec moi, nous nous occuperons du Nord-Ouest. Grimmjow, Ulquiorra, vous irez ensemble sur l'Ouest. »
Et avant que des protestations n'aient eu le temps de se former, elle s'exclama un « Allons-y! » et se dirigea vers la porte, obligeant le quinto à se lever en pestant et à la rejoindre en vitesse. Lilinette tira Starrk hors du canapé et le duo se dirigea à son tour vers la sortie, bien que plus lentement, tandis qu'Hallibel échangeait un regard avec ses fracciòns avant de les suivre.
Ulquiorra se remit sur pieds en fourrant les mains dans ses poches comme à son habitude, attendant que Grimmjow daigne se lever à son tour -ce qu'il fit finalement après avoir bruyamment soupiré-.
Le sourire qui étirait ses lèvres indiquaient tout de même son enthousiasme vis-à-vis de cette mission. Il se stoppa juste avant de passer la porte, se retournant vers le cuatro, lequel resta de marbre.
« ...Ne m'clamse pas entre les doigts, eh, Ulquiorra! »
Et il s'esclaffa sous le regard polaire du concerné.
Le vent était étrangement violent plus ils s'enfonçaient vers la direction voulue. Cela faisait maintenant de nombreuses heures qu'ils marchaient à un rythme soutenu, de plus en plus entravé par les bourrasques qui faisaient voler le sable. Hallibel nota de prendre un vêtement plus couvrant lors de prochaines sorties -si elle était heureuse que son haut lui couvre une bonne partie du visage, ce n'était pas le cas de son ventre, totalement ouvert et douloureusement cinglé par les grains de sable-.
Près d'elle, Starrk avait revêtu sa formé libérée depuis un bon moment, après que Lilinette ait manqué de décoller suite à un rugissement du vent plus puissant que les autres -sachant qu'elle ne s'était pas faite priée pour se plaindre depuis qu'ils avaient mis un pied dans cette tempête-.
Ils n'avaient pour le moment repéré que quelques reiatsus habituels d'hollows dans les environs, mais pas de traces de groupes quels qu'ils soient.
Alors ils continuaient, marchant à moitié à l'aveuglette, de toutes façons d'une résistance physique assez impressionnante pour pouvoir continuer leur traque pendant de longues journées. La tercera n'avait jamais été bavarde dans l'âme, mais ce n'était pas non plus le cas de Starrk, ce qui faisait que leur avancée était plutôt silencieuse -le vent sifflant à leurs oreilles les empêchaient en plus de bien pouvoir entendre-.
Finalement, le temps se calma peu à peu à mesure de leur avancée -ils avaient dû sortir de la ceinture où les éléments se déchaînaient avec joie-, et Lilinette finit par réclamer à grands cris son corps. A partir de là, le voyage redevint aussi bruyant qu'au départ, voir même plus vu que la fracciòn se comportait maintenant complètement normalement devant Hallibel.
Ce fut quand ils commencèrent à vraiment se lasser de la monotonie qui s'était installée que quelque chose attira leur attention plus loin.
Le vent s'était à nouveau levé dans cette partie du désert, générant comme un rideau de poussière. A première vue, ça n'avait rien d'extraordinaire. Mais avec une certaine acuité visuelle, on apercevait une lueur étrange derrière ce tableau, comme le reflet d'une lumière sur un miroir. Les trois arrancars s'y dirigèrent avec plus d'entrain, et quand enfin ils arrivèrent à l'endroit voulu, ils ne virent rien.
Et puis le sable voltigea un peu, obscurcissant leurs visions, cachant l'axe de la lune, et quand il retomba une membrane vibra à quelques mètres et scintilla le temps que la lumière lunaire reprenne sa position exacte sur elle.
Hallibel s'approcha, mettant un genou à terre devant le mur invisible. Elle avança la main, et l'enfonça de quelques centimètres dans une matière étrange qui ondula autour de la pression qu'elle exerçait -mais ne bougea pas plus-.
« Une barrière de protection. »
Les deux espadas échangèrent un regard. Il semblait qu'ils avaient trouvé quelque chose d'intéressant.
La lourde lame s'enfonça finalement dans le sable, tâchée à divers endroits par du sang qui noircissait déjà. Des corps sans vie étaient éparpillés sur un rayon de dix mètres, plus ou moins en bon état. La dernière respiration venait de s'évanouir quand Neliel le rattrapa enfin, et elle jeta un regard colérique sur les cadavres qui l'entourait.
« Nnoitra..! On ne savait même pas s'ils étaient liés ou pas aux Huesos..! »
Le concerné plissa les yeux.
« T'es conne ou quoi, Neliel? Un groupe pareil, ça traîne pas dans le Hueco Mundo, en temps normal! Ils avaient même pas de hiérarchie. Bien sûr qu'ils y étaient liés! »
Une pression des muscles et Santa Teresa s'arrachait du sédiment pour reprendre son habituelle place. Et comme Nell avait encore une expression réprobatrice sur le visage, le quinto ne se priva pas pour enfoncer le clou.
« C'est pas toi qui nous a précisé qu'il fallait exterminer tous ces crevards? »
Elle l'ignora. Bien sûr qu'il avait raison, pour le coup, mais elle avait naïvement cru qu'après toutes ces années et ce qui s'était passé contre les shinigamis, il aurait arrêté de se battre en animal. Elle aurait dû savoir, pourtant, que c'était là sa nature... Et ce qu'elle exécrait le plus...
« Tu ne réfléchis jamais avant d'agir, » assena-t-elle.
Il serra les dents, ayant la désagréable impression d'être revenu à son alter ego faible où elle le traitait comme un enfant.
« S'ils sont tous morts, comment veux-tu qu'on en tire des informations? »
« T'auras qu'à demander au prochain merdeux qui se pointe! » répliqua-t-il, sentant la colère monter en lui -c'était ça, elle l'énervait tellement...!-.
Elle aurait certainement secoué sa tignasse verte en signe de désabusement si une forme blanche déboulant et repartant aussi sec n'était pas entrée dans son champ de vision. D'un bond elle se lança à sa poursuite, plantant là Nnoitra, lequel beugla un « Putain Neliel, qu'est-ce que tu fous! » avant de se lancer lui-même sur ses traces.
Lorsqu'il la retrouva, elle se relevait tranquillement, passant une main sur son visage comme pour en chasser quelque chose. Elle essuya la lame de son zanpakuto avant de remettre celui-ci dans son fourreau. Il haussa un sourcil devant la forme inanimée et sanglante sur le sable, avant de décrocher un de ses habituels sourires à l'ex-espada.
« Je croyais que crevé, ça ne parlait plus? »
« Ils sont treize. Treize arrancars formant la tête des Huesos. », fit-elle en le dépassant.
Son sourire se figea.
« Enfin... Douze, maintenant. »
Un nouveau coup d'œil confirma que le dernier tué était un arrancar, et il pesta en retournant sur les talons de Neliel.
« Qu'est-ce que c'est que ce bordel! »
Grimmjow s'époumonnait depuis maintenant deux bonnes minutes, sous le regard impassible d'Ulquiorra.
« Un nid. »
Le bleuté lui lança un regard noir, n'appréciant pas le commentaire.
« Je vois bien que c'est un nid, putain, mais pourquoi est-ce qu'il est vide?! »
L'endroit où ils se trouvaient était effectivement désert. Ses occupants, et ils avaient dû être un bon nombre, n'y étaient plus. Aucune trace de sang ou de lutte indiquant un massacre -surtout que les personnes qui s'autorisaient ça étaient généralement certains des espadas, ce qui aurait donc été connu-. Cela ressemblait plutôt à un nid abandonné depuis peu, et c'était une des raisons qui enrageaient Grimmjow, vu que ça avait certainement été le repère des Huesos à un moment donné. Les résidus de reiatsus étaient trop faibles pour être pistés, mais on y ressentait clairement le mélange d'arrancars et de hollows basiques.
D'où le fait que le sexta tournait en rond comme un fauve en cage, se rongeant les sangs d'avoir loupé à si peu le carnage dont il rêvait.
Ulquiorra avait pris place sur le haut d'un des monticules, attendant que l'inévitable ne se produise.
Et l'inévitable ne tarda pas -le bleuté finit par craquer et envoya un cero sur l'un des habitacles, provoquant son écroulement immédiat. Et il continua jusqu'à ce que tout ne soit plus que cendres, laissant tout de même au cuatro de quoi reposer son fessier -lequel ne le remercia pas même intérieurement, puisque en cas contraire il l'aurait envoyé dans son propre tas de cendre-.
Quand Grimmjow eut fini de se défouler, grognant toujours, Ulquiorra se leva et le duo reprit le chemin du retour.
J'espère ne pas vous faire fuir avec l'annonce de treize nouveaux personnages (oui, bon, douze)! Ils ne sont de toutes façons là que pour faire avancer un peu les choses et permettre un peu d'action. Même s'ils ont pris plus d'importance dans ma tête que prévus (les voilà avec des noms, des têtes, des épées!).
Huesos signifie os, quand au nombre de treize... il n'y a aucun de superstition ou autre, vraiment. Il s'agit, en tant qu'os, de la cage thoracique, laquelle possède douze paires de côtes, les vertèbres que j'ignore, et le sternum qui maintient le tout. Tadaa, treize!
Enfin, n'hésitez pas à me laisser des commentaires,
Et à très bientôt!
Zyloa
