Ce chapitre correspond à une partie du 3 et au 4 d'Evolution.
Chapitre 2 : Vengeance
Toujours à la poursuite des deux meurtriers, je réfléchissais à un plan. Je voulais les affaiblir, voir dans leur regard la peur de mourir, les obliger à me supplier pour leur vie. Mais tout ce que j'avais fait depuis le début n'avait pas fonctionné comme je le souhaitais. Et si je les suivais sans rien faire ni dire… ils pourraient penser qu'ils m'ont échappé. Oui, et au moment où ils ne s'y attendront pas, je frapperai. Parfait, ce plan était tout bonnement parfait !
Une bonne heure plus tard, je retrouvai mes futures victimes. Je les suivis à bonne distance, il ne fallait pas que je fasse tout capoter en me montrant trop impatiente. Je les regardai s'installer pour la nuit, regardant autour d'eux attendant que j'apparaisse. Cela me donna une idée et je courus en direction des Pokémons que j'avais croisé précédemment. Je tombai sur un groupe de Chenipan en train de manger sans joie des feuilles :
-Vous voulez manger de l'humain ? proposai-je en captant par la même occasion l'attention de tout le monde.
-Toi avoir trouvé humain ? me répondit l'un d'entre eux.
-Oui même deux, mais ils ont des Pokémons. L'un est un Papillusion, je ne pense pas qu'il s'en prenne à vous.
Ma réponse les fit réfléchir avant qu'un autre déclare :
-Il parait que manger des humains nous rend plus intelligent et plus fort ! Peut-être que le Papillusion voudra partager avec nous.
Plusieurs acquiescèrent avant que d'autres mettent en avant la possibilité de se faire massacrer.
-De toute manière, vous envahissez la forêt avec les Aspicots, un de plus ou de moins, on ne verra pas la différence. Ah si, plus de feuilles, de baies et des corps pourrissants au lieu d'avoir des os. Pensai-je, voyant peu à peu mon plan partir en compote je pris la main sur leur débat.
-Allons vous n'allez pas me dire que vous avez peur. Vous êtes facilement une dizaine et ils ne sont que deux. A la limite vous pouvez tenter de les fatiguer en les harcelant cette nuit et récupérer au matin le fruit de votre dur labeur.
Je venais de retourner la situation en ma faveur il était maintenant temps de finir de convaincre ce tas de larves inutiles :
-Si la situation s'envenime je pourrais même venir vous aider.
-Pourquoi tu ne le fais pas toi-même ? Je suppose que tu voudras ta part pour gagner en puissance ?
Imbéciles, manger des humains ne changera rien. On dit ça pour que les plus stupides d'entre vous se jettent sous leurs pieds pour limiter votre influence dans la forêt. Si on ne faisait pas ça, vous auriez tout dévoré depuis longtemps, nous avec.
-Bien entendu mais je saurais me contenter d'une petite part. Je me suis toujours demandé quel goût pouvait avoir un humain, répondis-je en prenant un air interrogatif.
-Quand ils sont jeunes c'est bon … adulte c'est très filandreux, expliqua un autre vermisseau.
-Ouah tu en as déjà mangé ?! Tu dois être super intelligent alors, s'extasia un troisième.
-Ho je n'ai mangé qu'un adulte et il était froid.
-Vu que tu es le plus intelligent d'entre nous. D'après toi on peut attaquer ces deux enfants ?
J'insistais bien sur le dernier mot pour l'influencer à prendre ma position. Il fit mine de réfléchir, ce qui m'énerva plus qu'autre chose.
Zen, Chu, Zen. S'ils acceptent je n'aurais pas à chercher ailleurs.
-Comme le dit si bien la Pikachu, nous avons l'avantage du nombre. Et elle nous aidera en cas de problème, nous n'avons aucun souci à nous faire.
-Bien dit ! Dis-je, contente que le coup du lèche botte ait bien fonctionné.
-Maintenant, allons manger ! s'exclama-t-il beaucoup plus enthousiaste que moi.
-Oui ! dirent les autres.
-Vous n'avez pas peur qu'ils s'enfuient en vous voyant ? questionnai-je, cherchant rapidement un moyen de leur donner mon idée sans qu'ils comprennent que cela vienne de moi.
Un silence s'installa, durant lequel je les regardai tour à tour les laissant mariner un peu avant de déclarer :
-C'est bête que je n'ai pas d'attaque pour les bloquer, voir les ralentir. Vous ne connaissez pas un Pokémon par ici qui aurait ce type d'attaque ?
Leurs regards s'illuminèrent avant qu'au moins la moitié de ces stupides insectes bondissent de joie en cria « je sais, je sais ».
-Écoutez-moi, cria le mangeur d'homme en faisant face à ses camarades. J'ai une idée. Nous allons utiliser nos sécrétions pour les paralyser !
-Bien dit ! Tu es trop intelligent ! dit un Chenipan.
Je me retins de me donner une baffe pour m'assurer que je ne rêvais pas. J'avais devant moi le groupe le plus débile que je n'avais jamais rencontré jusqu'alors.
-Vous êtes vraiment intelligent ! Qui aurait eu l'idée de poser des secrétions autour de leur campement pour les empêcher de fuir ? continuai-je en faisant semblant d'être impressionnée.
-Moi bien entendu ! dit le plus « futé » du groupe. Maintenant allons terrasser de l'humain !
Des cris d'enthousiasmes s'élevèrent.
Il faudrait un miracle pour que tout fonctionne sur des roulettes, pensai-je.
Au moins une heure avait dû s'écouler depuis le début de leur opération, dont je tairais le nom. Je regardai le campement des humains illuminé par un feu de camp.
J'avais oublié ce petit détail qui terrorisait les larves vertes. Heureusement que le Papilusion était dehors pour m'aider à prouver qu'il n'y avait aucune raison d'être effrayés. Je me retins une fois de plus de ne pas courir après les larves pour leur électrocuter les fesses pour qu'elles se bougent.
-Chenip, entendis-je non loin de moi.
-Ce n'était pas trop tôt ! pensai-je en tendant ce stupide code signifiant que tout le monde était en position. C'était bien la dernière fois que j'utilisais des Chenipan pour ce genre de boulot.
Je me redressai doucement avançant vers mes cibles. Le Papilusion me repéra en premier mais n'eut pas le temps de faire autre chose que de crier en se prenant mon attaque électrique.
-Il est de retour ! s'exclama le plus jeune humain en secouant son frère endormi.
Celui-ci ne tarda pas à se réveiller et se lever. Entre temps, je tins à distance le Rattata qui tentait de protéger ses maîtres. Je vis le Papilusion reprendre de l'altitude, aussitôt je fis demi-tour.
-Tu ne t'échapperas pas cette fois saleté ! cria un bipède derrière moi.
Je souris en entendant cela, c'était ce qu'on allait voir, assassin. Je me dirigeai vers le premier piège, je repérai rapidement malgré la luminosité des toiles blanches à même le sol. Je zigzaguai entre jusqu'à devoir grimper à un arbre. La montée fut difficile, ce n'était pas mon point fort. Derrière moi, j'entendais le rat violet râlait et jurait, les pattes emmêlées dans les sécrétions.
Dès que je fus sur la première branche, je pris appui sur celle-ci pour sauter sur une plus haute. Arrivait à une hauteur respectable d'où je pouvais tomber sans me faire trop de mal je me tapis entre les feuilles scrutant les ténèbres. J'entendis les battements d'ailes de l'insecte, plus que je ne le vis.
-Rattata revient ! cria un des humains.
-Je suis bloqué ! s'exclama celui-ci.
-Je t'ai dit de venir ! On ne voit rien, reviens près du feu !
Le rat continua de geindre alors que son dresseur ne comprenait rien. J'attendis patiemment que l'humain vienne récupérer son rongeur. Sachant que les Chenipan ne devraient pas tarder à finir de bloquer le violet avec de nouvelles sécrétions.
-Evan que fais-tu ?!
-Je vais chercher Rattata.
-Laisse-le, là où il est ! On ne voit rien.
-Mais …
-Pas de mais ! C'est mon Pokémon, ne t'en occupe pas. Reste près du feu, là où l'on voit quelque chose.
-Carl ! répondit son frère d'une voix terrifiée.
-Quoi encore ?
-J… je ne peux plus bouger mes pieds.
-Que ?! Ne bouge pas.
Je vis quelques secondes plus tard une lumière qui avancé dans ma direction. L'humain tenait une branche enflammé dans une de ses mains. Lorsque la lumière révéla la position de son homologue, le plan débuta. Les vermisseaux cachés sous les feuilles lancèrent leur attaque. Les sécrétions immobilisèrent rapidement les jambes de la cible, mais celui-ci les détruisit avec son arme de fortune, ne redoutant pas de se faire brûler. Puis il commença à s'en prendre aux petits Pokémons verts qui tentaient pour certain de le bloquer à nouveau bien que la majorité prenait la fuite en voyant la torche.
De ma cachette, je repérai ma proie, sans attendre je lui envoyais une décharge électrique. L'arc lumineux illumina la scène un instant avant de nous aveugler, révélant un sol blanc de sécrétions. L'éclair zigzagua jusqu'à toucher le papillon qui volait entre les deux dresseurs. Le Papillusion poussa un cri de douleur quand mon attaque le toucha. Je me préparai à renouveler mon attaque lorsque son dresseur lui donna un ordre. Mais le temps de me repérer j'avais libéré une seconde vague d'énergie qui le toucha à nouveau.
Son dresseur sembla se rendre compte que son esclave n'était pas en mesure de les protéger longtemps au vu de sa condition après avoir ressenti mes attaques. Il décida malgré tout d'envoyer son insecte volant m'affronter.
Celui-ci hésita un instant avant de venir à ma rencontre, je regardai les paillettes tomber de ses ailes, reflétant le peu de lumière environnante, avant de le foudroyer une dernière fois. Il tomba et ne bougea plus.
La menace aérienne enfin hors combat, je m'empressai de descendre de mon arbre en faisant attention de ne pas tomber dans les sécrétions. Une fois à terre je dus malheureusement constater que ses stupides chenilles avaient vraiment recouvert le sol de sécrétions, il m'était désormais impossible d'atteindre mes cibles sans me retrouver à mon tour bloquée. Je reculai, furieuse de ce constat.
Je les entendis se défaire peu à peu des contraintes avant qu'un faisceau rouge ne fasse taire leur Rattata. Je me choisis donc de contourner la zone que les Chepinan avaient piégée, tout en me faisant la plus discrète possible. Mais c'était sans compter sur ces stupides larves qui me surprirent en tombant des arbres pour savoir la suite du plan, me faisant poser une patte dans leurs fils blancs. Je me retrouvai prise à mon propre piège, sentant la colère monter en moi en écoutant les exclamations qui vantaient leur courage et leur « exploit ». Je leur criai dessus en leur disant d'aller demander à leur « chef » la suite des opérations car j'étais occupée. Sans attendre, ils suivirent mon ordre, me laissant me dépêtrer toute seule de leurs bêtises.
Je râlai une fois de plus, constatant que les humains avaient profité de mon « problème passager » pour se faire la malle. C'était bien la dernière fois que je demandais de l'aide à ses bestioles vertes.
Je tentai de les suivre mais la noirceur de la nuit du me faire renoncer. Je me blottis entre les racines d'un arbre attendant avec impatience la lumière du jour pour poursuivre ma traque. Cela se révéla inutile, ils avaient quitté la forêt bien avant que je les rattrape.
Je regardai les plaines en direction de la cité humaine. Dire que j'avais été à deux doigts de me venger. Mais rien n'était joué ! Je n'allais pas abandonner ! Ils devraient bien rentrer chez eux à un moment ou un autre. Et je les attendrais !
Je retournai chercher des bais pour manger, avant de me mettre en quête d'une plante avec un bon point de vue sur la route. J'entendis à deux reprises des voix humaines, mais je les fuis. Il n'était pas question que je me fasse attraper !
Bonsoir tout le monde.
Aujourd'hui, ce sera un nouveau chapitre d'Ange Gardien, j'ai été très occupée donc je n'ai pu écrire que ce petit chapitre. Que Nyu a du corriger à toute vitesse au dernier moment (pour changer un peu).
