Bonsoir où Bonjour,
Alors je suis crevée parce que j'ai réécrit ce chapitre trois fois, je n'étais jamais contente. Alors je m'excuse pour la médiocrité sur la fin, je suis totalement dead dans mon esprit. Je n'ai pas relu, et je n'ai pas le courage alors EXCUSEZ-MOI pour les fautes et les tournures de phrases. Soyez compréhensifs s'il vous plaît! J'espère tout de même que ce chapitre vous plaira! ;)
Je n'ai pas réussi à me rendormir.
Résultat : j'étais exténué le lendemain.
J'ai agi comme un zombie toute la matinée. J'ai failli renverser de colère les meubles contre qui je m'étais cogné les doigts de pieds. C'était la pire douleur qui soit au réveil. J'ai grincé des dents et j'ai pesté contre la terre entière pour ma douleur. Quand je suis entré dans la cuisine, mes parents n'étaient pas là. Seul le pain frais était posé sur la table accompagné d'un petit mot.
Eren,
Avec ton père, on est absent pour la journée et la soirée. Aucune bêtise ! Si je te retrouve chez les flics, tu as plus qu'à prier pour qu'ils te protège, parce que la prison te semblera DOUCE comparé à ce que je te ferais !
Sur ce, passe une bonne journée mon chéri.
Ouah, la confiance profonde qui me lie à ma mère me fait chaud au cœur.
Je ne pouvais rien faire le matin sans avoir bu mon chocolat chaud avec trois morceaux de sucre. Après m'être servi, et avoir réussi à m'installer correctement sur la chaise sans trébucher, je savourais délicieusement ma boisson en profitant du calme qui régnait dans la maison. Rien n'est plus apaisant le matin de ne rien entendre du tout. J'avais le réveil difficile, et avec mes parents, nous avions instauré une liste de trois règles pour que je me réveille de la meilleure façon possible pour moi comme pour eux. J'étais exécrable quand j'étais mal réveillé. Première règle : Hors de mon chemin. Ne jamais être dans mon passage le matin tant que je ne marche pas droit. Deuxième règle : Viens pas me faire chier avec tes questions à la con. Je trouve ça très horripilant, les gens qui te bombardent de questions dès que tu as ouvert les yeux. Du style : « Comment tu vas ? », « Bien dormi ? », « Tu t'es couché à quel heure ? » où « Qu'est-ce que tu as fait hier soir ? » Raaah. Troisième et dernière régle : Tout le monde se tait. Je déteste par dessous-tout, les gens qui parlent fort, qui chantent et qui rient dès le matin. Bref, les gens qui, contrairement à moi, ont le réveil heureux. Comme ma mère. Elle est en pleine forme dès qu'elle pose le pieds sur le parquet. C'est limite si des oiseaux ne gazouillent pas pour l'accompagner comme dans le film disney Il était une fois. Je me demande comment elle arrive à être ne pas maudire le monde qui l'entoure dès le réveil. Moi, un seul petit truc insignifiant suffit à m'irriter. Et je ne tenais pas ça de mon père, lui était très calme le matin.
Établir ces règles nous avait permis de passer de bonnes matinées sans bagarre. Même si ils se souciaient assez de moi pour ne pas faire du bruit, c'était largement mieux quand ils n'étaient pas là du tout le matin et que c'était le silence désertique. J'avais déjà très mal dormi, alors commencer une matinée comme ça était un bon début. Malheureusement, j'avais compter sur leur présence aujourd'hui, étant donné qu'on était dimanche, pour me distraire et me faire oublier que je sortais avec ma meilleure amie et que son frère, sur qui je craquais depuis l'enfance, était de retour et m'avait menacé de représailles. Décidément, rien se passe comme on le souhaite dans la vie.
Désormais, rien ne pouvait m'empêcher de réfléchir et de penser aux événements d'hier soir. Avec tout ce qui c'était passé hier soir, j'avais l'impression que tout s'était produit en une semaine. C'était difficile à croire avec tout ce qu'avait traversé mon cœur en une seule soirée. Entre Mikasa et Levi, il avait eu de quoi mériter des soins pour les deux années à venir. Rien que d'y penser, mon cœur se remettait à battre un peu plus vite. Une seule soirée avec les Ackerman était la chose la plus éprouvante de l'année.
Je n'étais pas prêt à revoir Mikasa demain, en cours. Pas après le rêve de cette nuit. Comment est-ce que je pourrais la regarder en face en sachant que j'ai rêve que son frère me faisait l'amour et que son apparition avait fait viré mon rêve érotique en un affreux cauchemar. Mon dieu, Satan aurait de quoi faire avec moi après ma mort. Ce qui m'inquiétait le plus, c'était Levi. Il avait deviné que quelque chose clochait, ça je n'étais pas surpris. Levi avait toujours un sorte d'instinct animale, quand ils arrivent à pressentir le danger. Sauf qu'en l'occurrence, c'était lui le danger, pas moi. Il avait mis le doigt sur quelque chose. Néanmoins, j'étais assez sûr de moi concernant mon secret. Ça fait des années que j'arrive à cacher ça à tout le monde et en particulier à Levi. Donc de côté-là, j'étais paré. Mes sentiments étaient enfouies au fond de moi depuis trop longtemps pour être découverts. Si j'avais su le tromper durant tout ce temps, pourquoi ça ne marcherait plus maintenant ? Heureusement pour ma vie, il ignorait tout de mon obsession à son égard.
Une fois avoir bu mon chocolat et avoir pris ma douche, j'avais pris la décision suivante : je n'avais pas envie de rester seul aujourd'hui. Il me fallait une distraction pour me sortir de la tête Levi. Hors, je devais faire un choix judicieux : je ne pouvais pas appeler Armin. Je n'étais pas d'humeur à me taper ses leçons de moralités humaines, pas du tout. Après mûre réflexion, j'ai décidé d'appeler Connie, Ymir et Sasha. Les seuls qui arriveront à me distraire suffisamment à cause de leur caractère. Connie était un fêtard, Ymir une pessimiste et Sasha était un fauve qu'il suffisait de nourrir pour l'apprivoiser. Bref, ils fourniront un moyen idéal pour ne pas penser où réfléchir un peu trop. Les tenir à l'œil serait largement une activité épuisante. De plus, ça sera une bonne occasion pour leur dire la grande nouvelle.
J'appelais Connie pour l'inviter ainsi que Ymir et Sasha. Connie accepta avec une joie préoccupante, Ymir rechigna un peu mais elle n'avait rien d'autre à faire alors pourquoi pas d'après elle et Sasha m'a dit que temps que j'avais de la nourriture sur moi, elle me suivrait jusqu'au bout du monde.
Une demi-heure plus tard, Ymir et Sasha furent les premières à arriver. J'ouvris à peine la porte qu'un poids se jeta dessus et que je vis une tornade brune disparaître en direction de ma cuisine. Pas de doute sur l'identité du malfaiteur.
- Fais comme chez toi, Sasha ! Ah et bonjour en fait ! Criais-je pour me faire entendre dans toute la maison.
Un « j'ai trooooooooop faim » me répondit quelques secondes plus tard, suivie de bruits de placards qu'on ouvrent. C'est ça avec les meilleurs amis : ils font comme chez eux. Je soupirais et me tourna vers Ymir, bien plus calme et qui ne semblait pas choquée de la brutale effraction de notre amie affamée.
- Salut Eren. Je suis bien contente d'être arrivée. J'ai cru buter Sasha sur le chemin. Je me demande encore qu'est-ce que j'ai pu fumer ce matin pour accepter d'aller chez toi avec elle. Maintenant, c'est ton problème.
- Salut Ymir, ironisais-je, j'adore ta manière de me refourguer Sasha comme si elle était notre fille.
- C'est pas le cas ? C'est le petit bébé dont il faut s'occuper dans la bande. Impossible de la perdre de vue ne serait-ce qu'une seconde : elle serait capable de cambrioler un magasin de gâteaux. Bon, alors ta mère t'as pas appris la politesse ? Faut faire entrer ses invités avant de commencer à les soûler.
Ymir dans toute sa splendeur. Et encore là, elle était gentille. Elle pouvait faire presque aussi peur que Mikasa par moment, cette fille.
Elle me poussa sans délicatesse et entra à l'intérieur. Au moment où j'ai refermé la porte en me demandant pourquoi diable, je l'avais invité avec l'autre morfale qui dévalisait mes placards, quand un nouveau coup sur la porte m'indiqua l'arrivée de mon dernier invité.
- Yo, Eren ! Ça va ?
Contrairement aux deux autres, Connie avait reçu une très bonne éducation pour savoir qu'il fallait saluer et demander l'état de l'hôte avant d'entrer dans la maison. Dieu bénisse ses parents.
- Ca va. Je vais juste peut-être devoir faire des courses.
- Ah, Sasha est déjà là ? Il y a qui d'autre ? Je peux entrer, je me les gèles.
- Ymir et oui.
C'est rassurant de voir qu'il existe encore des gens qui demandent la permission d'entrer chez quelqu'un. Je le fis entrer et refermer la porte derrière lui. Dans le salon, Sasha s'était déjà installée sur le canapé avec un gros paquet de chips dans les bras plus un paquet de biscuits aux chocolats sur ses genoux. Quiconque d'autre ferait ça, serait banni mais allez savoir pourquoi, le caractère enfantin et sans gêne de Sasha faisait rire ma mère. Elle adorait Sasha. C'est pour ça qu'elle pouvait se permettre ce genre de choses.
Ymir était sur le fauteuil et semblait déjà s'ennuyer. Mais cette expression n'était qu'une façade chez elle, sinon elle ne se serait pas donné la peine de venir. Connie va s'installer par terre, à côté de la table basse tandis que j'arrachais le paquet de chips des mains à cette malpolie de Sasha, hors se mettre entre elle et sa proie, c'était vouloir se prendre un poing dans la gueule. Mais, je me sentais muni d'un grand courage aujourd'hui.
- T'as de la chance d'être la chouchoute de ma mère sinon je t'aurais déjà donné aux flics pour infraction dans une résidence privée.
- RENDS-MOI CES CHIPS MAINTENANT !
- Dire bonjour, c'est la moindre des choses quand on vole la bouffe de cette personne.
- Mon cher, d'un point de vue technique, c'est le paquet de chips de ta mère, vu qu'il vient de son argent à elle. Alors, à moins que tu ais payé ce paquet, rends-le moi avant que je t'envoie à la morgue.
- Mikasa te tuerait si tu faisais ça, la railla Connie.
- M'en fiche, pas peur de Mikasa ! Ne compte pas sur elle pour te sauver si tu ne me rends pas ces chips RIGHT NOW !
Aie. Quand elle commençait à parler anglais, c'était mauvais signe. Je luis rendis son paquet en lui offrant au passage, un joli doigt d'honneur.
- J'adore ta manière de traiter tes invités, Eren, se moqua Ymir.
- Il a aucun savoir vivre ! Lança Sasha en aborant un regard mauvais à mon intention.
- Je ne veux pas entendre ça d'une personne qui ne sait pas dire bonjour et qui mange comme un porc, répliquais-je.
Mais elle ne rebondit pas sur mon insulte. Une fois, Sasha satisfaite, elle devenait aussi docile qu'un chaton. Elle ignorait déjà mes regards outrés. Je me rassois, plutôt content. Seulement cinq minutes qu'ils étaient là, et je n'avais pas pensé une seule fois à lui. Mais j'allais devoir parler d'elle, je préférais leur dire plutôt qu'ils l'apprennent demain. Je profita du silence avant de lâcher la bombe :
- Je sors avec Mikasa.
Trois paires de yeux me tombèrent dessus. Sasha en laissa tomber une chips de sa main. Silence. Puis une explosion d'exclamation
- QUOI ?
- Sérieux ?
- MAIS QUOI ?
Ymir avait été la seule à parler posément. Ce n'était pas le cas des deux autres, qui me fixaient la bouche grande ouverte. J'inspirai un grand coup avant de tout déballer : la déclaration de Mikasa, mon accord, le repas chez son père (en passant bien entendu les détails de cette soirée, notamment sur Levi) avant de terminer et de les regarder tour à tour. Connie est le premier à retrouver la parole :
- Alors, c'est officiel, vous sortez ensembles pour de vrai ?
- J'ignorais qu'on sortait ensemble pour de faux.
- Non mais, ce que je veux dire, c'est que ben, on sait tous que Mikasa t'aime depuis toujours mais toi par contre, non.
- Et ben, tu vois que je suis doué pour cacher mes sentiments, dis-je en souriant, parce que c'était on ne peut plus vrai.
- Putain mais carrément !
Connie était le seul curieux.
Ymir me regardait avec un air suspicieux sur le visage et Sasha mangeait mais avec moins d'entrain que d'habitude. Elle avait même l'air sur le point de pleurer. Je ne porta pas plus d'attention à son comportement étrange car Connie me sauta dessus, m'obligeant à me focaliser sur lui :
- Il faut fêter ça !
Je rigola, bêtement. Il se réjouissait pour une chose qui me déprimait, mais son humeur heureuse était contagieuse. Connie avait le genre de sourire, qui faisait qu'en le voyant, on avait envie de sourire à notre tour.
- Ah ouais et comment ?
- Ce soir, en boite de nuit !
Nouveau grand silence dans la pièce. C'est Ymir qui reprit la parole cette fois :
- Navrée de te casser ton nouveau rêve mais je ne sais pas si tu es au courant, que les boites de nuits sont réservés aux majeurs. Hors, aucun de nous, l'est.
- Merci de cette brillante déduction. Mais j'ai une parade !
Oh-oh. Même Sasha se tendit en entendant cette phrase. Si Connie avait un très beau sourire, il était aussi le plus baratineur et charismatique d'entre nous tous. Il avait le pouvoir de faire plier les autres à sa volonté, de leur faire changer d'avis, de convaincre les gens à faire des trucs qu'ils ne feraient jamais en temps normal. Ce type ferait un très bon vendeur de porte-à-porte. Il était tellement convaincant qu'il serait capable de vous faire croire que l'enfer était un endroit merveilleux. Ses pouvoirs de persuasions nous avaient valus plusieurs emmerdes dans le passé, alors à chaque fois qu'on entendait « J'ai une parade », on était tous inquiet de ce qui allait suivre.
- Une méthode illégal ? Demanda Sasha, la bouche pleine.
Le silence de Connie répondit à sa place. Aussitôt, je m'agita.
- Putain, non ! Pas moyen, Connie !
- Eren, écoute s'il te plaît...
- Non, j'ai promis à ma mère de me tenir à carreau cette année. Et tu n'as pas une mère comme la mienne, crois-moi, Satan est un ange à côté d'elle.
- Je suis d'accord avec Eren sur le sujet : je le sens pas ta combine.
- Pareil ! Confirma Sasha.
- C'est sans aucun risque, les gars ! Je vous promets, juste écoutez-moi, s'il vous plaît !
Mais laisser Connie parler, c'était notre mort assurée. Il était trop doué pour nous faire les choses à sa manière. Hélas, on avait pas vraiment le choix. Lui aussi le savait, il arborait un sourire de gagnant sur son visage.
- Donc voilà ! J'ai un ami plus âgé.
- Depuis quand, tu as des amis plus vieux ? L'interrompit Ymir.
- C'est pas le sujet.
- Je crois si au contraire.
Il leva les yeux, mais répondit de mauvais grâce.
- Bon, en fait, c'est un ami de mon frère.
- Oh, non.
- Non, non, vous faites pas de fausses idées ! C'est un type fiable et super sympa !
- Fiable ? Inquiétant. Dit Sasha.
- Laissez-moi tout expliquer avant de vous faire une idée. Bon, je disais c'est un ami FIABLE qui peut nous faire entrer dans la boite de nuit Maria, gratuitement et sans problème.
- Gratuitement ? Relevais-je.
- Il nous fera passer par la porte de derrière.
Quatrième grand silence.
- Excuse-moi, mais je ne me vois pas faire confiance à un type jamais vu, qui peut nous faire entrer dans une boite de nuit illégalement, preuve de la sécurité pourrie de l'endroit, pour risquer une nuit en taule.
- Je ne vois pas où est le mal, me contredit Ymir.
Je lui lança un regard, outré. Elle haussa les épaules.
- Quoi ? C'est vrai, non ? Et puis ça pourrait être amusant d'aller en boite de nuit.
- Ça sent les embrouilles à plein nez, oui.
- MAIS, réfléchis Eren s'il te plaît. Ça pourrait être d'enfer et je t'assure qu'on coure aucun risque de se faire choper ! Et puis, au pire des cas, j'assumerais TOUTE la responsabilité. Je ne l'ai pas toujours fait ?
Bon point pour lui. A chaque fois qu'un de ses plans tourne mal, il fait tout pour prendre la responsabilité auprès des adultes. Sur ça, on pouvait pas lui reprocher de se débiner.
- Et puis, il y aura des centaines de gens, pourquoi on attirerait l'attention ?
A ce moment-là, ils se tournent tous les trois vers moi. Je plissais les yeux en guise de réponse.
- Quoi ? Demandais-je, méfiant.
- Ben, tu es la plus grosse raison pour laquelle on se ferait attraper, Eren. Surtout que tu seras entouré par l'alcool à flots.
- Ah ça...
En effet, ça pouvait poser problème si jamais on acceptait d'y aller.
Je ne sais pas tenir l'alcool. Pas du tout. Mais pas dans le sens, où je me bagarre ou je cherche les emmerdes mais dans le sens provocation. Avec trop d'alcool dans le sang, j'allumais garçon ou fille, tout ce qui se trouvait dans mon champ de vision. Je devenais une autre personne. Je ne faisais que les chauffer en dansant de manière... spéciale. Je devenais également très tactile mais je gardais toujours mes mains au dessus de la ceinture. Lors de nombreuses fêtes, Mikasa avait failli se battre violemment avec des filles qui tentaient d'abuser de mon corps alors que j'étais dans le pays des bisounours. Je ne me souvenais presque de rien après ça. Bref, ma présence chez des fêtes, exigeait une surveillance étroite et très rapprochée.
- Si Mikasa apprenait qu'on emmenait Eren là-bas, on est tous morts, finit de dire Ymir.
- Oui mais elle est pas forcément obligé de le savoir...
- Vu que c'est son copain maintenant, oui.
- Elle le fliquait déjà bien avant ! Argumenta Connie, contrarié.
- Pour sa propre sécurité. Elle voulait éviter qu'il soit victime d'abus sexuel.
- Eh oh, je suis là, je vous signale. Et d'abord, je ne suis pas si intéressant que ça. Je ne vais pas forcément attiré le regard. De toute façon, il est hors de question que j'y aille pour ma part !
- Remarque, si on le fait pas trop boire, il devrait pas y avoir problème, dit Ymir avec un air de conspiratrice.
- NON, NON ET NON ! Répliquais-je d'un air furieux.
- Eren, dit calmement Sasha. Ils ont raison. C'est peut-être la seule chance qu'on aura d'aller dans une boite de nuit avant notre majorité. Là, c'est du haut niveau ? Et puis, je croyais que tu aimais les risques .
- Les risques, oui, mais me retrouver dans une tombe n'est pas dans mes projets d'avenir.
- Eren...
Je les regarda à tour de rôle. Génial à trois contre un. Mais je vais tenir bon. C'est une question de fierté ! Et de bon sens. J'avais eu assez d'adrénaline hier soir.
Je suis un être méprisable.
Je ne voyais pas d'autre explication à ma présence ici, caché dans un coin sombre à la face arrière du bâtiment qui abritait la boite de nuit Maria.
Sasha, Ymir, Connie et Jean étaient planqués avec moi. Quelqu'un peut me dire ce que Jean fout ici ? Et moi par la même occasion ? Je n'avais aucune chance face à mes trois soi-disant amis. J'avais plus dit oui parce que je voulais échapper à leur harcèlement que par envie de venir. Ils ne m'auraient pas lâchés, autrement. Et puis, si j'étais totalement honnête, je venais aussi parce que je l'avais dis moi-même, non ? Je voulais effacer Levi de ma tête, j'en avais vraiment besoin, sinon j'allais devenir fou. J'étais donc motivé à m'éclater ce soir.
Et puis, Sasha avait raison : l'adrénaline montait de plus en plus en moi, c'était excitant comme situation de passer clandestinement. Il était bien sûr évident que Mikasa et Armin, ne seront pas mis au courant de nos escapade dangereuses pour des raisons évidentes. Et Ymir avait promis de veiller sur la sécurité de ma personne. « N'aie crainte, m'a t-elle dit. Je ne laisserais pas un vieux pervers mal rasé te violer dans un recoin obscur et éloigné. » Venant de sa bouche, c'était très effrayant. J'avais bien préciser que je n'étais pas un gosse, que je pouvais me protéger tout seul mais ils avaient tous les trois ricaner. Je ne peux pas leur en vouloir : j'étais vraiment docile comme j'étais bourré. Un garde du corps était plus que le bienvenu.
De plus, le fait que Jean soit là m'exaspérait. J'avais même pas eu assez de valeur pour qu'il me salue poliment et depuis il m'ignorait. J'étais tellement pris par ma vie sentimentale catastrophique que j'avais oublié la sienne. Surtout le fait qu'il craquait depuis longtemps sur Mikasa. Et apprendre de sa bouche à elle, qu'elle sortait avec son pire ennemi, a dû être dur pour lui. Résultat, il me traitait encore plus froidement que d'habitude. Je n'étais pas plus heureux que lui sur cette relation, ça nous faisait un point commun.
La boite de nuit Maria était quasiment la moins populaire de cette ville. Particulièrement, parce qu'elle avait mauvaise réputation à cause de rumeurs infondés mais surtout parce qu'à côté des autres, elle ressemblait à un vulgaire bar. Enfin d'après ceux qui y vont, nous, nous allions savoir si ces rumeurs étaient fondés ce soir.
Et maintenant, on était là, attendant que l'ami du frère à Connie daigne venir nous ouvrir la porte. La porte était juste devant nous mais restait fermée. Je commençais légèrement à regretter d'avoir céder. Si ma mère m'attrape, je suis un homme condamné.
- J'espère pour toi qu'il va pas nous poser un lapin, Connie, maugréa Ymir.
- Mais non, ne t'inquiète pas.
- Alors qu'est-ce qu'il fout ? Putain je vais pas rester accroupi comme une conne deux heures sinon je te jur...
Un bruit lui coupa la parole. Sous nous yeux ravis, la porte s'ouvrit, nous révélant un type grand et maigre qui regardait autour de lui. Quand il nous vit, il nous fit signe de venir.
- Grouillez-vous !
Ni une, ni deux, on se précipita tous vers sa direction et il fit un barrage avec son bras pour nous arrêter juste devant notre porte d'entrée, d'où on entendait déjà la musique.
- Okay. Alors je vous préviens, si jamais on vous choppe, je suis pas celui qui vous a fait entrer, c'est clair ?
Nous hochons tous de la tête en silence. Il nous observa une longue seconde avant de s'écarter pour nous faire entrer. Avec Sasha, nous passons juste après Connie et Ymir. Sasha avait toujours l'air un peu morose mais ce n'était peut-être qu'une impression. Nous venions d'entrer dans un couloir sombre mais les effets sonores résonnaient fortement. Au bout du couloir, il y avait une porte d'où venait la musique. Notre « passeur » ouvrit la porte et la chaos vint sonner à nos oreilles.
C'était la folie. Les gens hurlaient, dansaient, rigolaient et la musique était si assourdissante que je n'entendais plus rien à part ça. La pièce n'était éclairé que par des vives lumières colorés. Le boucan était trop fort pour qu'on nous remarque s'incruster discrètement. Comme prévu, personne ne nous prêtait attention, ils étaient tous pris par l'ambiance festive pour nous montrer de l'intérêt. Le bar, au centre de la grande pièce dont on ne voyait pas le plafond. Je distinguais deux serveuses et un barman qui faisait couler l'alcool sans arrêter, le comptoir étant encerclé. La piste de danse était à droite du bar, et elle était illuminée et bondée, je ne voyais pas un seul espace de libre, les gens étaient tous en train de danser où plutôt se frottaient entre eux.
Alors c'est ça, une boite de nuit ? Un boucan d'enfer et une piste de danse impraticable ? Curieusement, je n'étais pas déçu : c'était pile l'idée que je me faisais d'une boite de nuit. Si cette boite de nuit était pourrie par rapport aux autres, je me demandais bien à quoi ressembler les autres boites de nuits parce que l'ambiance de folie qui régnait ici était aussi attirante qu'effrayante.
Je sentis une main se poser sur mon bras : c'était Ymir. Elle se pencha vers moi et cria pour se faire entendre parmi la tohue :
- On va trouver une table pendant que Jean et Connie vont chercher à boire.
Je la suivis docilement, ne voulant pas la perdre de vue. Ce n'était pas aussi grand que je me l'imaginais mais avec la foule et le bruit, la pression était assez suffocante. Sasha nous dégota une table collée au mur avec des banquettes en cuir. Le temps de s'asseoir que Connie apparaît tout content avec des verres à la main.
- Alors, je vous l'avais pas dit ? D'une simplicité enfantine ! Et vous avez vu l'ambiance d'enfer ? Qui avez raison, hein ?
- C'est toi, lui répondit Ymir avec un air indifférent sur le visage. Maintenant, la ferme !
Jean apparut à son tour et s'assit à côté de Sasha, en face d'Ymir et moi. Connie distribua les verres, je ne pris pas la peine de demander ce qu'ils avaient pris comme alcool. Quoique, peut-être Jean avait décidé de m'empoissonner... Non, il préfère me foncer dedans au lieu des coups dans le dos. Rien que pour ça, il avait mon respect.
- Allez, on trinque à ma santé, vu que je suis un génie ! S'exclama Connie en levant son verre.
-Je consentirais à dire que tu es un génie si je ne me retrouve pas derrière les barreaux avant la fin de la soirée, lui répondis-je.
- Décoince-toi Eren, allez !
J'étais déjà assez décoincé comme ça. La preuve, j'étais là. Mais il avait raison, je m'étais promis de m'amuser comme jamais et d'oublier tout de lui. Je leva mon verre à mon tour, suivi de Ymir, Sasha et Jean, qui me boudait toujours. Que grand bien lui fasse. Même son humeur de chien ne me détournerait pas de mon but.
- Allez, à la vôtre !
Nous cognons nos verres aux uns et aux autres avant de tous boire cul sec. Une douce chaleur se répandit dans mon corps mais un verre n'était assez pour me faire perdre le contrôle. C'est parti pour le projet « Effacer Levi in my tête ! »
Une heure plus tard, l'ambiance était toujours la même et j'étais toujours assis à la même table, avalant verre sur verre sous le regard attentif de Ymir. Normalement, je ne buvais pas autant que ça mais là, j'en avais besoin. C'était une partie de la thérapie. Connie était parti draguer une fille à une table un peu plus loin, Sasha avait décidé de trouver la moindre miette d'amuse-gueule avec Jean sous les talons, pour éviter qu'elle n'agresse qu'elle n'effraie quelqu'un. Et surtout pour éviter d'attirer trop l'attention. Personne ne faisait attention à nous, Connie avait raison. Bénis soit Connie. Malgré sa petite taille, c'était un grand homme. Je rigolais comme un con, tout seul, me moquant du moindre truc ou détail. Ymir n'avait pas l'air de trouver ça irritant, de toute manière, elle s'était porté volontaire pour me baby-sitter.
L'alcool me brûlait les entrailles, mes muscles étaient engourdis et le reste de mon corps entièrement détendu. Mon cerveau avait déjà abandonné le navire. J'étais euphorique et la chaleur et l'envie de m'amuser ne faisait que grandir de minute en minute. La boite de nuit s'était remplie au fur et à mesure. Le bar croulait, désormais, de monde. Je n'arrivais même plus à repérer le barman. Il devait être perdu au milieu de cette marée humaine qui avait prit d'assaut son bar.
J'avais de plus en plus envie de bouger, mes jambes me démangeaient. Et là, la piste de danse m'est apparu avec un grand rayon de lumière divine. C'était la réponse du Seigneur à mon envie de me dégourdir les jambes. Je me tournais vers Ymir, un grand sourire plaqué sur le visage :
- Je vais danser.
Pour la première fois, depuis le début de la soirée, elle sortit de son silence et fronça les sourcils.
- T'étais pas censé te tenir tranquille, toi ?
- Ymir, je vais DANSER, c'est pas comme si danser était tromper Mikasa. Je vais DANSER, pas BAISER.
Et puis celui que je voulais qu'il me baise n'était pas près de le faire.
Ymir soupira et se leva.
- Okay, mais je t'accompagne. Je suis sérieuse quand je dis que je ne te lâche pas des yeux.
- YOUPPIIIII !
Je partis sans l'attendre et poussant les gens sur mon chemin. Certains se retournèrent pour me dévisager, d'autres ne tiquèrent même pas. A l'aide de mes bras, j'arrivai à me faire une place sur la piste de danse, même si l'espace était très suffocant impossible de respirer normalement. Mais je n'y prêtais guère attention. Je ne voyais pas Ymir mais elle ne devait pas être très loin et puis c'est n'importe quoi leur histoire comme quoi je chauffais tout le monde. Je ne faisais que danser innocemment, pas ma faute si des pervers y voyaient une invitation quelconque de ma part. Non mais. J'étais d'humeur taquine, c'est tout.
Je commençais à me déhancher, bougeant mon corps au rythme de la chanson dont je ne me souvenais plus le nom. J'étais déchaîné. Ça faisait longtemps depuis la dernière fête et je me rappelais combien j'aimais danser et hurler la chanson à tue-tête. L'alcool avait fait son effet : aucun moyen de m'arrêter, je dansais, chantais et sauter sur place avec un sourire énorme sur mon merveilleux visage.
Au bout d'un moment, certaines personnes se rapprochèrent de moi. Deux filles et un gars. Ils n'étaient pas méchants, ils se sont mis à danser avec moi. Ils me souriaient et rigolaient avec moi. J'agitais mon corps près d'eux, avec une moue joueuse sur le visage. Ils étaient sympas, alala, faut toujours que les autres en rajoutent. Les gens n'ont pas toujours une idée derrière la tête, ils devraient plus avoir confiance avec le monde qui les entoure, comme ça. Le mec se rapprocha et franchit ma limite d'espace personnel. Je me reculais un peu, toujours en souriant avant de passer mes bras autour de son cou et de danser contre lui. Son torse était trop dur, comme du béton j'arrivais à le sentir à travers son tee-shirt. Hop là, j'évitai la main sur mon cul. Hé, je veux bien être gentil mais pas trop : j'ai une copine maintenant. Je me dois d'être un homme responsable. On touche mais pas en dessous de la ceinture ! Ah ma Mikasa, comme je t'aime ! Faudra que je lui dise à quel point je l'aime, cette fille.
La température augmentait de plus en plus. Je mourais de chaud et les gens se rapprochés encore plus. Je ne dansais plus seulement avec le mec avec le torse de béton mais avec toutes les personnes qui m'entouraient. Je ne m'épuisais pas, je continuais à bouger des hanches, des bras, des jambes en chantant sans me soucier de gêner quelqu'un. Un de mecs devint trop collant à mon goût et avec un minimum d'effort (en pensant surtout à Mikasa), je le repoussais fermement, un miracle dans mon état. Je ne tenais presque plus debout, c'était les corps des autres qui me maintenait debout : on étaient serrés à un point inimaginable. Certains essayent de me mettre la main au cul. Je les comprends, remarque, mes fesses sont si belles, si jolies. Mais voilà, elles sont à moi, je ne partage pas. Je me préserve pour le grand amour. C'est important, ça le grand amour. Ah, Levi si seulement tu n'étais pas aussi distant, qu'est-ce que j'aimerais qu'il me touche le cul comme cet inconnu tentait de le faire. Si c'était lui, je lui prendrais même les mains avec plaisir avant de les poser moi-même sur mon beau derrière. A un moment, une inconnue était trop entreprenante. Je voulais juste danser moi, et certes, j'adore les câlins mais il y a « câlin » et « câlin ». Et son câlin était trop pour la délicate jeune fille que je suis.
Je reculais un peu quand deux mains puissantes se posèrent sur ma taille. Des mains trop grandes pour appartenir à une femme. D'humeur joueuse, je me colla contre le corps chaud de l'inconnu avant de me déhancher langoureusement contre lui. Je ne le sentais pas réagir alors je continuais à danser et bouger contre lui. J'ai de plus en plus chaud et je mourais de soif. Et puis, j'avais promis de ne pas en faire trop. avant J'arrêtai et me retourna. Mon sourire s'effondra quand je reconnus des traits trop familiers. L'alcool cessa un instant de m'influencer.
Putain. de. Merde.
Je devais halluciner, c'était pas possible. Ce n'était pas possible. J'avais raison, ce salopard de Jean m'a empoissonner. Si ça se trouve, je suis mort ! Maudit Jean, je te hanterais jusqu'à la fin de ta misérable vie ! Je me pinça le bras gauche pour vérifier que je n'avais pas trépassé sans m'en rendre compte. La douleur fut la preuve que non. Hourra, j'étais VIVANT ! Enfin, peut-être plus pour longtemps. Parce que c'était Levi qui se tenait devant moi.
Mon dieu, je viens de chauffer Levi. Je viens de me frotter comme un chat en chaleur contre Levi, et je suis toujours en vie. Pourquoi ?
Mais qu'est-ce que Levi faisait ici ? Il déteste la foule alors putain pourquoi est-ce qu'il était là ? Des milliards de questions me trottaient dans la tête mais mon euphorie revint au galop. L'influence des verres que j'avais bu était trop forte. Au revoir le Eren normal et rationnel ! J'offris un grand sourire à Levi avant de lui sauter au coup.
- LEVI !
J'étais si heureux de le voir, si heureux. A une tel point, que mon cœur allait exploser de joie et d'adrénaline. Il resta figé, entièrement stoïque. Mais ça ne gâcha pas ma bonne humeur. Il sentait si bon et peau était si douce. Je posais ma tête au creux de son cou, profitant de son contact et de son odeur qui me chatouillait les narines. Maah, pourquoi il voulait pas me prendre dans ses bras. Pour la peine, je me vengea en lui embrassant le cou. Sa réaction fut fulgurante, il me repoussa violemment avant de me saisir le bras brutalement et me traînait à travers la foule. A son passage, les gens s'écartaient. C'est normal, Levi est semblable à un Dieu tellement il est magnifique. Où alors, c'est peut-être à cause de l'aura de mort émanant de lui ? Va savoir.
Mon esprit était trop sous l'effet de l'alcool pour percuter que j'allais sans doute mourir. J'étais juste content de sentir sa main sur ma peau nu. Je n'ai pas capté qu'on se dirigeait droit vers la sortie avant de me retrouver dans le froid glacial de dehors. Ma veste était resté à l'intérieur, sur la banquette en cuir de notre table. Levi m'avait lâché le bras, et j'avais soudainement encore plus froid. Dehors, il n'y avait plus personne, même le videur était concentré sur ton téléphone et n'avait même pas relevé la tête dans notre direction. C'était le silence total avant que je n'ouvre la bouche :
- Navré mais mes potes sont restés à l'intérieur. Ils vont croire que j'ai été violé si je ne leur donne pas signe de vie. Je dois y retourner.
- Tu te serais vraiment fait violer si je t'aurais laissé danser comme ça, au milieu de tous ces gens en rut. Alors maintenant, tu fermes ta gueule et tu me suis.
Je fis mine d'être choqué de ses paroles.
- Levi, tu es comme eux. Tu n'as pas assez confiance envers nos congénères. Il faut ouvrir plus ton cœur. Bref, je dois retourner auprès de mes potes. Mais j'ai trop envie de rester avec toi. Je sais pas quoi faire, aide-moi.
- Mon pied va se retrouver sur tes couilles si tu ne viens pas maintenant.
- Okay, allons-y.
J'envoyais un message à Ymir pour la prévenir et remit mon portable dans la poche de mon jean. Ensuite, j'ai sincèrement voulu suivre Levi, j'étais même aux anges qu'il soit là, mais je me suis étalé par terre parce que j'étais pas capable de marcher sans trébucher. J'entendis Levi soupirer longuement.
- Tu es bourré ?
- Bravo Einstein ! Me moquais-je.
Ouille, vu son regard qui redoublait de colère, j'aurais peut-être du me la fermer. Bon dieu, il est trop sexy quand il est en colère.
- J'attendais que tu ais dessoûlé avant de te tuer. Je veux que tu retiennes chaque instant de douleur.
Une bonne nouvelle, enfin ! Je ne me ferais pas tuer par ma mère mais par Levi. Ahh, tuer par un Dieu, quel fin honorable.
- De quoi tu causes, gamin ?
Merde, j'ai parlé à voix haute.
- Tu le fais encore.
MERDE ! Voilà, je vais arrêter de penser. Mais je n'avais pas la force de bouger. Je lui fis savoir. Il devait savoir que sa future victime était sans défense.
- Je peux pas bouger.
Silence.
- Porte-moi, Levi.
Je crois que si j'aurais été dans un état plus normal, mais alors là, je serais mort. D'ailleurs, je le serais bientôt. Je n'aurais même jamais osé de lui sauter dans les bras comme je l'ai fait dans la boite de nuit. . Il pouvait voir ça comme les dernières volontés d'un condamné. Il ne fit rien en premier lieu puis j'entendis « Merde ! » avant de sentir mon corps se soulever d'un seul coup. Levi passa ses mains sur mes cuisses arrières avant de correctement m'installer sur dos. Je posa ma tête dans le creux de son cou, et respirait de nouveau son odeur envoûtante. J'espérais qu'il ne sentirait pas les battements affolés de mon cœur contre son dos.
