Chapitre 2

Quelques années plus tard. Dans un grand immeuble d'une société très puissante. Un adolescent d'une quinzaine d'année était couché sur son lit. Il semblait dans une intense réflexion.

-Le mauvais œil … quelqu'un me l'a dit un jour mais qui ? Non, ça ne peut pas être de moi qu'il parlait. Mes yeux sont normaux…rahhh ça m'énerve de pas me souvenir…

Un serviteur entra.

-Messire Yukio vôtre père vous fais demander.

-Qu'est ce qu'il me veut encore ? Soupira le garçon

-Je ne sais pas mais il m'a fait comprendre de me dépêcher de vous chercher.

-Ah…j'arrive alors…et je t'ai déjà dit de m'appeler Yukio et de me tutoyer Sena !

-Si on me voyait…

-Je dirais que cela vient de moi.

-… je n'ose pas.

-Quel âge as-tu ?

-21 ans.

-Et moi 15 ! C'est donc moi qui devrais te vouvoyer !

-…

-Nous verrons ça plus tard. Sais tu où est mon précepteur ?

-Si je puis me permettre… Prenez garde de vôtre précepteur il vous cherche pour je ne sais quoi et ne semble pas très joyeux… tient d'ailleurs le voila !

-J'ai appris que vous étiez allé à Shibuya… et je ne vous félicite pas.

-C'est sur que ça change de d'habitude

- Jeune Maître que faisiez-vous dans ce quartier ? C'est le quartier des roturiers ! Ils ne sont pas assez nobles pour…

-Je sais, je sais… pour me fréquenter. Je sais aussi que je devrais plutôt penser à mes leçons et à mes devoirs en tant que fils unique du président de la société Kasamatsu…

-Ne prenez pas cet air fatigué ! Vous ne savez pas vôtre chance de…

- Sena ? Nous ne devions pas aller voir mon père ? demanda le garçon interrompant la conversation

-Oui, oui !

-Nous reprendrons cette conversation plus tard …allez viens toi !

Ils entrèrent dans un ascenseur et dès que la porte se referma Sena se tourna vers Yukio

-Vous n'avez pas peur de lui ? Il risque de vous en faire bavez … Aie ! Pourquoi m'avez-vous frappez ?!

-Primo, parce que tu m'as vouvoyé, secundo parce que tu m'as demandé si j'avais peur !

-Désolé…

-Bon merci de m'avoir prévenu, a plus !

Le garçon entra dans ce qui semblait être un salon ou une salle à manger. La pièce, de très grande dimension était meublée chiquement et disposait de grande baie vitrées ce qui donnait un très bon éclairage. Un homme se tenait assis dans un canapé et d'un geste il invita le jeune homme à en faire autant. Il lui ébouriffa les cheveux et eu en sourire devant la grimace du garçon.

-Alors, fiston tu es encore allé te promener à Shibuya ? Ton précepteur est fou de rage, tu sais.

-Ouais je l'ai croisé dans un couloir, il m'a encore tenu son discours comme quoi les gens « normaux » n'étaient pas digne de me fréquenter…enfin bon… donc tu voulais me dire quoi ?

-Si je t'ai appelé c'est pour te dire quelque chose de très important…ta mère et moi allons avoir beaucoup d'affaire à traiter cette année.

- Je vais pas vous voir de l'année quoi…

-Et bien, c'est un peu ça… mais nous avons décidé ta mère et moi que tu irais…en pension.

-Comment ça en pension ?

-Dans un internat très réputé, il s'appelle Teikô

-Tu…tu veux dire…avec des jeunes de mon âge ?

-Non avec des grands-mères…évidemment avec des jeunes de ton âge !

-Oh merci Papa ! Merci ! Quand je vais dire ça à mon maître il va hurler !

-Je lui apprendrais moi-même… prépare tes affaires tu rentres la semaine prochaine.

Le garçon sortit, joyeux et courut dans sa chambre. Une fois dedans il réfléchit à ce qu'il allait emporter, il commençait à ranger ses affaires quand son maître entra.

-Ainsi, vous nous quittez… vous devez être bien triste je pense.

-Tant d'ironie dans une seule parole c'en est presque vexant !

-Comment vôtre père peut il vous laisser partir ?! Vous avez du sang noble qui coule dans vos veines ! Noble pas roturier !Et vous êtes blanc ! Bien heureusement d'ailleurs, un nègre…

-Vous voulez sans doute dire noir je suppose (je suis noire et je ne suis pas d'extrême droite ne vous inquiétez pas).

-…un nègre donc, n'est pas noble. Et bien sur vous n'êtes pas un de ces…ces homosexuels qui …

-Non, je ne suis pas noir, non je ne crois pas être gay…mais il vaut mieux être tout plutôt que vous !

- Comment osez-vous ?! Et cette chance d'avoir tout…

-De quoi ? De quelle chance parler vous ?

-Du fait d'avoir tout ce que vous demandez, de faire ce que vous voulez, de…

-Tout ce que je demande, hein ? Oh oui c'est sur qu'avoir vingt télévisons me sers ! J'ai deux yeux pas 40 ! Oui j'ai de l'argent mais vu que j'ai déjà tout ce que je veux, à quoi il sert ?! Faire ce que je veux ? Alors foutez-moi la paix quand je vais dans Tokyo ! J'ai du sable dans les mains ! Du sable ! Dès qu'il y aura du vent il s'envolera ! C'est une illusion, une cage dorée. Ce n'est pas parce que mon père est riche que je galère pas en maths, comme les autres. Mes poches sont pleines et ma tête bien remplie mais mon cœur lui est vide. Je veux avoir des amis et j'en aurai ! Tu entends ?! J'en aurais !

- Comment peux-tu proférer tant de bêtises comme cela ?! Pars ! Pars s'il t'en convient mais ne revient pas pleurer quand tu seras face à la réalité !

Sur ces paroles il sortit de la chambre en claquant la porte.

Gomen, pour cette longue absence mais il y a eu des problèmes de famille (et de notes).J'espère que vous aimerez ce chapitre. Les autres protagonistes apparaîtrons dans le prochain suis désolée pour les affirmations extrêmes droites mais il fallait que je montre à quel point ce précepteur était méchant;arrogant,raciste,bête...