Bonjour tout le monde !

Et voici un nouveau chapitre ! En espérant qu'il vous plaira, on vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 4 :

De l'autre côté de la porte, Pansy s'activait à faire le lit, pendant que Dunkan et Minerva avaient investi la salle de bain. L'ancien agent secret sortit le premier et alla rejoindre la Serpentard qui s'était assise un instant sur un tabouret de bar.

- Ca va ? demanda-t-il doucement en s'installant à côté.

- Je pensais qu'on en avait fini avec tout ça depuis la dernière fois, grimaça-t-elle. Je me suis laissée surprendre. Je conçois que ma réaction n'aide pas Hermione, mais c'est sorti tout seul.

- Ne t'en fais pas, elle le sait. Vous êtes fortes ensemble, vous allez passer à travers.

- J'espère que ça ne se finira pas comme la dernière fois... Ou pire, répliqua sombrement la vert et argent. Et Minerva? Elle prend ça comment?

- Comme toi, elle tempère ses émotions. De nous deux, c'est elle la plus forte, tu sais. Elle est restée avec moi malgré tout, et c'est parce qu'elle était là que j'en suis toujours revenu. Ma bonne étoile, fit-il en voyant la Directrice sortir de la salle de bain.

- Encore à dire que je suis ta bonne étoile? se moqua gentiment l'animagus. Il est toujours revenu car j'ai le meilleur whisky de la région, rien d'autre. Va te coucher, chéri, sinon tu vas te mettre à raconter notre rencontre.

- Et voila comment on traite un agent secret ! On le met au lit ! grommela Dunkan en souriant.

- Je boirais un peu d'eau fraiche, vous avez ça ? demanda l'animagus à Pansy.

- Bien sûr, venez par ici.

Elle attrapa une bouteille dans le frigo et servit son ancien professeur.

- Comment faites-vous ? murmura la vert et argent.

- J'évitais d'y penser en me jetant dans le travail. Mais maintenant, j'avoue ne pas savoir quoi faire. Tout comme vous, je pensais qu'on en avait fini avec ça.

- Hmm, marmonna la médicomage appuyée sur le comptoir.

- Parlons de choses un peu plus divertissantes. Je remarque que vous avez une belle bague au doigt. Hermione vous a fait sa proposition et vous avez visiblement accepté, j'en suis ravie. Et maintenant ? A quand la noce ?

Le regard de Pansy s'assombrit.

- Visiblement, la fête n'est plus à l'ordre du jour.

- Allons, Pansy, vous n'allez pas vous laisser abattre ! gronda gentiment l'animagus en tapotant la main de la médicomage. Si j'avais baissé les bras à la première difficulté, je n'aurais jamais épousé Dunkan. Il est pire qu'Hermione. Il est rentré dans des états lamentables ! Pomfresh mettait toute une nuit à le rafistoler. Et il ne quittait pas la chambre pendant deux jours. Il a tellement eu le nez cassé qu'il ronfle. Et pourtant, on est ensemble depuis toutes ces années et ça marche...

- Je ne veux pas empêcher Hermione de choisir le métier qui lui plait. C'est juste que j'ai un peu de mal à composer avec tout ça. Mais je suppose que ça s'apprivoise, comme le reste, soupira la vert et argent. Bon ! Trêve de pleurnicheries, demain est un autre jour, et il vaut mieux que nous soyons en forme pour l'aborder! Bonne nuit Minerva.

- Bonne nuit Pansy. Et essayez de ne pas réfléchir à ça toute la nuit...

La médicomage acquiesça et quitta la cuisine pour se rendre dans sa chambre. Une fois dans la pièce, elle eut la surprise de trouver Emily recroquevillée contre Hermione qui dormait profondément. La petite leva les yeux vers Parkinson et eut un regard apeuré.

- Y'a une dame blonde dans la chambre... J'la connais pas... murmura la fillette.

- C'est pas grave ma puce, sourit gentiment la médicomage en venant s'asseoir au bord du lit. La dame est gentille, elle s'appelle Gwendoline, elle travaille avec Hermione. Et demain tu verras une autre madame et un monsieur, Minerva et Dunkan qui sont aussi des amis. Tu veux rester dormir ici cette nuit? demanda-t-elle en caressant doucement la joue de l'enfant.

- Si ça dérange pas... chuchota Emily en serrant plus fortement son lapin.

- Mais juste pour cette nuit, murmura Pansy en se mettant rapidement un tee-shirt pour dormir.

Elle se glissa sous les draps et éteignit la lumière. Elle posa sa tête sur l'oreiller, se frotta les yeux et soupira doucement. La nuit avait été longue.

- J'peux avoir un câlin ? demanda la fillette.

- Viens ici, fit la Serpentard en étendant son bras pour prendre la gamine contre elle.

Emily se mit en petite boule contre Parkinson, comme un chaton se réfugiant contre sa mère. Elle ne prit qu'un instant pour s'endormir, tirant un fin sourire de la vert et argent.


Un cri déchirant réveilla Hermione. Elle sursauta puis, hagarde, regarda autour d'elle. Pansy se redressa, paniquée, et les deux sorcières tournèrent la tête en direction des cris. Emily était en proie à un cauchemar et des larmes ruisselaient sur ses joues.

- Merde... On fait quoi ? marmonna la brune, abrutie de sommeil.

- On la réveille ! On va pas la laisser comme ça ! gronda la médicomage. Par moment, t'es pas finie...

- J'ai surtout pas les idées en place... grogna la procureure. Emily, ma chérie, réveille-toi...

Elle lui caressa doucement la tête et la fillette cria de plus belle.

- Tu tentes ta chance ? lança la rouge et or à sa femme.

Parkinson prit délicatement la fillette contre elle et commença à la bercer en lui parlant d'une voix douce et calme. Emily arrêta de crier, et, sans cesser de pleurer, elle s'accrocha au tee-shirt de la médicomage en appelant son père.

- Définitivement, tu es douée... murmura Hermione.

Pansy lui jeta un regard noir et la Gryffondor leva les mains.

- J'ai rien dit. Elle est réveillée ?

- Pas vraiment, plutôt un demi-sommeil. Il est quelle heure ?

- Quatre heures du mat... marmonna Hermione en se rallongeant. J'croyais que ça faisait leurs nuits, à cet âge...


A huit heures du matin, Gwendoline frappa énergiquement à la porte de la chambre de Pansy et Hermione. Elle fit pivoter le panneau de bois et passa sa tête dans l'entrebâillement.

- Debout là-dedans ! Le petit déjeuner est prêt ! lança-t-elle joyeusement. Allez les mamans, on sort du lit !

Sur ces mots, elle s'éloigna, laissant la porte ouverte. Hermione se massa les paupières avant d'ouvrir les yeux.

- Je vais lui mettre ma main dans la g...

- Mon ange, je te rappelle qu'Emily est avec nous, marmonna Pansy.

- Petit-déjeuner ! fit la fillette en se redressant.

Elle passa au-dessus d'Hermione, lui écrasant au passage l'estomac, et quitta rapidement la chambre.

- C'est ça d'être parent ? grimaça la brune en se massant le ventre.

Puis elle glissa vers la Serpentard, la prit dans ses bras et l'attira contre elle.

- Bonjour ma chérie... murmura-t-elle avant de l'embrasser.

- Tu as réussi à te rendormir mon ange ? demanda Pansy en lui rendant son baiser.

- Pas de soucis. En revanche, j'ai l'impression que ça t'a pris plus de temps, répondit la brune en soulignant de l'index les cernes noirs. Un petit câlin avant de nous lever, ça te tente ?

- Je crains que ta petite amie ne l'entende pas de cette oreille, se moqua la médicomage en se pelotonnant tout de même dans les bras de la rouge et or. Hermione…

- Hmmm ?

- J'ai bien réfléchi et je veux que tu saches que quelle que soit ta décision concernant le travail que tu veux faire, je serai à tes côtés. La seule condition que j'y mets si tu choisis de reprendre tes activités dans ton ancien service, c'est de tout me dire.

- C'est gentil. Mais honnêtement, je ne pense pas reprendre. La situation que nous vivons est particulière, mon nom traîne sur une liste qui a atterri dans les mains de types peu scrupuleux. Je suis obligée de renouer avec mes vieilles activités. Mais une fois que ce sera fini, promis, je reprendrai quelque chose de plus calme. Pas forcément procureure, car je commence à m'ennuyer. Tu pourrais me réembaucher ? A mon ancien poste...

- Après t'avoir vue le nez dans le corsage de Stéphanie ? grogna la Serpentard faussement fâchée.

- Une erreur de jeunesse ma chérie...

- Et qu'est-ce qui me dit que tu as grandi ?

- Bon, disons plutôt la vérité : je suis en couple avec la plus merveilleuse des femmes qui existe, alors pourquoi voudrais-je admirer le balcon d'une autre ? Surtout que tu n'as rien à lui envier de ce côté-là...

- C'est vrai ce mensonge ? demanda la médicomage en s'allongeant sur la Gryffondor.

- On ne peut plus vrai, susurra la rouge et or tandis que ses doigts couraient sur le dos de la Serpentard. Mais retirons donc ce tee-shirt pour nous en assurer...

- La dame blonde elle dit qu'elle va venir pour profiter aussi, cria la petite voix d'Emily depuis la cuisine.

- La dame blonde, je l'emmerde... grogna Hermione en attrapant sa baguette.

Elle jeta un colla porta et un sort de silence avant de reposer la fine tige de bois sur la table de chevet.

- Où en étions-nous, ma chérie ? fit amoureusement la Gryffondor en glissant ses mains sous le haut de la médicomage.

- Sans vouloir lui donner raison, fit une voix masculine de l'autre côté de l'huis, il faudrait qu'on s'organise. Et les croissants sont chauds, ajouta Dunkan pour faire passer la pilule.

- Ma chérie... Dis quelque chose... supplia Hermione.

- Je t'aime, sourit la vert et argent.

- Ca, je sais. J'attendais plus quelque chose du genre : on s'en fout on y va pas, on n'a qu'à rester sous les draps...

- Mais tu sais aussi qu'on n'a pas le choix. Par contre, je te promets que la prochaine occasion sera la bonne, murmura la Serpentard à l'oreille d'Hermione, laissant son souffle chatouiller le cou de son amante tandis que les mouvements de son bassin contre celui de la brune ne laissaient pas de doute sur la promesse.

- Ok... finit par dire la procureure avant de planter un baiser sur les lèvres de la vert et argent. Levons-nous avant que Minerva vienne nous chercher... Quoiqu'un plan à trois peut être agréable.

- Je savais bien que je ne pouvais pas te faire confiance! rit la Serpentard en commençant à chatouiller la procureure.

Hermione se tortilla sous Pansy, se retenant de rire. Elle finit par attraper délicatement les poignets de la médicomage et eut un sourire goguenard.

- Si tu veux te servir de tes doigts, je connais une autre utilisation bien plus plaisante... murmura la Gryffondor.

- Comme par exemple… commença la vert et argent en glissant sur le côté.

Elle laissa son index dessiner le profil de la brune en plongeant dans son regard noisette.

- Celle-ci, qui me permet de graver tes traits dans mon cœur…

Elle vint souligner la courbe d'un sein avec un sourire amoureux, allumant les sens de la Gryffondor dont la respiration changea imperceptiblement.

- Ou celle-ci, qui te rend particulièrement attentive à moi…

Elle caressa de sa main le ventre de son amante avant de la glisser dans son short.

- Ou encore celle-là, qui te lit totalement à moi…

Hermione soupira de contentement, les yeux fermés, heureuse d'avoir ramené la Serpentard à la raison.

- Seulement voila, il faut se lever ! conclut abruptement Pansy en se levant, rieuse.

- Mais t'es une allumeuse de première ! feula la brune. On se demande bien qui t'a appris ça !

- Oui, on se le demande bien, ironisa la médicomage.


Quand Pansy et Hermione sortirent de leur chambre, Emily était attablée avec Gwendoline et toutes deux déjeunaient tranquillement. Minerva sirotait un thé earl grey tandis que Duncan était au téléphone.

- Tiens, la voilà, je lui dis tout de suite... Hermione, M veut te voir au Ministère.

- Ouais, ben elle attendra une petite heure, grogna la brune alors que Pansy semblait déjà agacée.

Duncan se tut quelques instants avant de grimacer.

- Elle dit que tu as une demi-heure. Sinon, elle t'envoie une escorte…

- Girl ? proposa Hermione avant de se prendre un coup de coude de sa petite amie.

- De flics… la détrompa l'Ecossais.

- Hmmm, le charme de l'uniforme, susurra la procureure. Aieuh ! Ok, j'arrête. J'arrive au plus vite, mais je veux que café et croissants à mon arrivée… grommela-t-elle avant de se rendre à la salle de bain.


Hermione gara sa Ford dans une petite ruelle longeant le Ministère. Elle réajusta sa veste pour cacher son arme et pénétra par une des entrées masquées dans le plus célèbre des bâtiments sorciers londoniens.

Après une courte balade en ascenseur, elle finit par arriver à l'étage des services secrets et, après avoir passé les contrôles de sécurité, salua d'un signe de tête les rares employés présents. Elle croisa M en déambulant dans les couloirs et Bibine l'invita à entrer dans une salle de réunion. L'ancien professeur de vol avait un épais dossier sous le bras et la brune y remarqua son nom écrit en lettres majuscules.

M invita l'ancien agent à prendre place avant d'ouvrir la pochette cartonnée et de feuilleter rapidement les parchemins.

- Incendie de l'ambassade d'Albanie en Pologne, commença Rolanda.

- Je… tenta Hermione en se grattant la nuque.

- Cent mille gallions de dégâts en France rien que pour attraper un misérable homme de main, poursuivit la responsable des services secrets.

- C'est à cause de…

- Trente morts dans un déraillement de train en Espagne, déraillement que vous avez provoqué, destruction partielle du Chemin de Traverse, 28 morts à la clé.

- Si je peux…

- Fusillade à Madagascar et explosions dans trois villas aux Bahamas, coupa M avant de refermer brusquement le dossier. Et n'oublions pas les dix hommes que vous avez tués à Berlin pour récupérer la petite Emily. Et encore, je n'ai évoqué que les graves incidents qui ont donné lieu à des tensions diplomatiques. Pour le moment, la gosse reste chez vous. Votre compagne pourra s'en occuper le temps que toute cette histoire se tasse.

Bibine posa ses mains sur l'épaisse pochette cartonnée et plongea son regard acéré dans celui de la brune.

- Vous êtes la meilleure, j'ai besoin de vous sur cette affaire. Une organisation veut notre disparition pure et simple et je ne peux le tolérer.

Hermione se cala confortablement dans son siège et eut une moue.

- J'ai raccroché, M, je vous le rappelle à nouveau, dit-elle en dévisageant Rolanda.

- Et bien, c'est le moment de voir si votre décision est définitive. Cette mission sera la dernière… sauf si vous décidez du contraire, bien sûr, ajouta-t-elle avec un petit sourire à peine masqué.

Elle prit un autre dossier et la lança à a procureure.

- Ce sont les éléments que nous avons pour le moment. Lisez ça et enquêtez. Autant vous dire que je veux des résultats rapides.

La brune roula des yeux mais se saisit de la pochette.

- La dernière ? Ca fait deux fois que vous me dites cela, fit Hermione en fronçant les sourcils.

- La dernière, promis, assura Bibine en se levant.

Les deux femmes quittèrent la pièce et se dirigèrent vers les ascenseurs.

- Tenez-moi au courant de vos progrès, agent 007.

- Je préfère 0069, si ça ne vous ennuie pas, ironisa Hermione avant de froncer les sourcils en remarquant une petite tâche brune sur la moquette à quelques pas d'elle.

Elle tira son pistolet de sa veste dans un geste de pur réflexe et, les deux mains sur la crosse, avança silencieusement. Elle se baissa et toucha du bout des doigts la tâche. Du sang. Encore humide.

Toujours accroupie, elle leva lentement les yeux pour les poser sur un placard qu'elle ouvrit prudemment. Le corps d'une femme, un trou béant dans la poitrine, les yeux mi-clos, la regardait dans la mort.

- Vous la connaissez ? murmura Hermione.

- Une femme de ménage que nous avons embauchée la semaine dernière, répondit M.

- Restez-là, chuchota la procureure avant de se diriger d'un pas vif dans le bureau de Bibine au bout du couloir.

Elle donne un coup de pied dans la porte du bureau et pénétra dans la pièce, l'arme levée à hauteur de poitrine. Son regard vif inspecta rapidement la salle et elle remarqua une lueur rouge qui brillait par intermittence à l'arrière de l'unité centrale posé sur le bureau en noyer. Le temps d'un battement de paupières et la procureure remarqua que le clignotement s'accélérait.

- Merde… siffla Hermione avant de tourner les talons et de se mettre à courir.

Elle donna un violent coup de poing dans l'alarme incendie qui se déclencha. Un son strident retentit dans le Ministère et les employés se levèrent de concert.

- TOUT LE MONDE DEHORS ! cria la brune pour couvrir le bruit de l'alarme. IL Y A UNE BOMBE !

Elle retourna au plus vite devant les ascenseurs, attrapa le bras de Bibine et l'emmena au pas de course dans les escaliers.

- Une bombe ? blêmit Rolanda.

- Activez-vous au lieu de parler ! grogna Hermione, grimpant les marches deux par deux.

Un bruit assourdissant retentit, les murs se mirent à trembler et un souffle violent balaya la porte, emportant tout sur son passage. Hermione prit Bibine dans ses bras alors que l'explosion les propulsait dans les escaliers.

L'impact avec le mur d'en face fut rude et lorsque son dos percuta les briques, les poumons de la procureure se vidèrent de tout air.

- Oh bordel ça fait mal, lâcha-t-elle en retrouvant son souffle.

Elle se mit difficilement debout et attrapa la main de Bibine pour l'entraîner au parking du Ministère.

- Dites-moi que les clés des bagnoles sont encore sur le contact, marmonna-t-elle.

- C'est toujours le cas, répondit M, le cœur battant à toute allure.

Hermione tira sa baguette de sa manche et pénétra dans le garage après avoir ouvert la porte d'un grand coup de pied. Elle intima à M de rester sur le seuil alors qu'elle se faufilait discrètement entre les voitures. Ne remarquant personne, elle avisa une Audi et se dirigea rapidement vers elle. Après une inspection minutieuse, elle fit signe à Bibine de la rejoindre et les deux femmes bouclèrent leur ceinture de concert.

La brune mit le contact et fit une brusque marche arrière avant de braquer les roues du véhicule. Elle écrasa la pédale d'accélération et le coupé bondit en direction de la sortie. Les pneus crissaient sur le revêtement du parking et Bibine s'accrocha à la poignée.

- N'allez pas nous tuer, gronda M.

- Soyez heureuse d'être avec moi, j'suis la meilleure conductrice du service, siffla Hermione entre ses dents.

- Et bien, je vais demander à ce que les autres repassent leur permis, alors…

La voiture sortit du garage et Hermione tourna le volant à fond pour éviter de percuter la boutique de vêtements sur le trottoir d'en face. Elle s'inséra dans la circulation, manquant de renverser un agent de police qui traversait à ce moment-là.

- Et merde ! lâcha-t-elle alors que le bobby lui gueulait de s'arrêter tout en sortant son sifflet.

Elle passa une nouvelle vitesse et plissa des yeux alors que le feu passait au rouge.

- Accrochez-vous ! s'exclama-t-elle en débouchant dans le carrefour à pleine vitesse.

Un concert de klaxons retentit alors qu'elle se glissait entre deux voitures qui arrivaient pour la percuter et donna un coup de volant pour en éviter une troisième. La voiture se déporta et la brune serra les dents tout en essayant de garder le contrôle du véhicule. Dans son rétroviseur, elle avisa la fumée qui sortait du bâtiment et les flammes qui léchaient les fenêtres brisées.

- J'vous parie que ça va être pour notre gueule… marmonna-t-elle alors que des sirènes retentissaient derrière elle.

Elle s'engagea dans une avenue et grimaça en constatant que des voitures de police la suivaient à vive allure, gyrophares allumés.

- Les vacances, c'est pas pour tout de suite, souffla-t-elle en accélérant.

- Bon sang, 007, sortez-nous de là ! s'emporta Bibine.

- J'fais ce que je peux, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.

Trois autres voitures de police vinrent se joindre à la course poursuite et Hermione sentit tout son corps se tendre au fur et à mesure des secondes qui s'écoulaient. Puis, un bruit sec, incongru se fit entendre et quelque chose se détacha sur sa droite pour tomber.

- Merde ! Mon rétro ! lâcha vertement la procureure.

- Ils nous tirent dessus !

- J'ai vu… prenez le volant, j'vais les ralentir… fit Hermione en ouvrant sa fenêtre.

Rolanda se pencha pour poser sa main sur la direction et, le pied toujours sur l'accélérateur, la brune se contorsionna, son pistolet à la main, pour viser un pneu. Le coup de feu partit et la première voiture de police fit une embardée pour percuter un poteau. Aussitôt, les tirs ennemis redoublèrent et la brune rentra dans l'habitacle pour reprendre les commandes de la voiture.

- Merde, merde, merde... jura Hermione en donnant un coup du plat de la main sur le volant.

- Changez de disque, agent Granger...

- C'est quoi ce bouton ? demanda la procureure en appuyant d'une légère pression sur un voyant rouge.

La voiture partit subitement en avant et les deux sorcières se cramponnèrent comme elles purent. La voiture filait à 150 kilomètres heure en pleine circulation urbaine et la brune déglutit en remarquant qu'elle n'était qu'en troisième.

- Oups… fit-elle alors que le véhicule longeait à toute vitesse les rives de la Tamise. Ok… faut qu'on sorte de là.

- C'est la première bonne idée que vous avez de la journée, agent Granger, répliqua vertement Bibine, le cœur au bord des lèvres.

- Prenez ma main et fermez les yeux, marmonna Hermione en braquant les roues.

Elle tendit sa main gauche alors que la voiture percuta la barrière de sécurité, l'entraînant avec elle dans sa course. Le véhicule resta un instant dans les airs avant de plonger dans le fleuve, s'enfonçant dans l'eau trouble.


Et voilà le travail !

Hermione est assez en forme à votre goût ? ^^

Bisous et à jeudi,

Sygui et Link9