Bonjour à toutes et à tous !

Le voilà enfin, le chapitre tant attendu ! ^^

Un grand merci pour vos reviews, elles nous comblent de bonheur et nous poussent à donner le meilleur de nous-même ! Continuez comme ça !

Bonne lecture !


Chapitre 5 :

Duncan coupa la communication et reposa son téléphone sur la table du salon, le visage soucieux.

- Un problème ? demanda Pansy, tremblante.

- Une explosion au Ministère. Notre ancien service a été balayé. On compte une dizaine de morts… répondit-il sombrement.

- Et Hermione ? s'enquit Minerva alors que Parkinson sentait un poids sur sa poitrine.

- Elle est accusée de terrorisme et de l'enlèvement de M, répondit sombrement l'Ecossais. Elle a été poursuivie dans les rues de Londres et son véhicule a fini dans la Tamise.

- Où est-elle ?

La voix de Parkinson était éraillée et son regard allait de Dunkan à Minerva. Elle sentit une main attraper son pantalon et baissa les yeux pour voir Emily, inquiète.

- Elle va revenir, ta copine ? demanda la fillette, le regard écarquillé de peur.

- Bien sûr, ce n'est qu'une question de minutes, la rassura l'ancien agent secret en posant sa grande main sur son épaule. Pansy, il faudrait que tu prépares vos valises. Votre appartement n'est pas sûr pour le moment. Dès qu'Hermione arrive, vous décampez.

La médicomage resta un instant interdite avant de tourner les talons pour gagner sa chambre. Emily leva les yeux vers Minerva et serra fort contre elle son lapin en peluche.

- Et moi, j'vais où ? fit-elle d'une petite voix.

L'ancienne Directrice de Poudlard s'accroupit et passa sa main dans les cheveux de la gamine.

- Ne t'inquiète pas. Pansy et Hermione ne vont pas t'abandonner. Tu iras avec elles. Et Gwendoline sera là aussi.

La porte d'entrée s'ouvrit et les bruits d'une discussion animée se firent entendre.

- Vous êtes inconsciente ! Vous avez failli nous tuer ! grondait Bibine en déboulant dans le salon.

- A d'autres… Je suis géniale et ça vous écorche la gueule de le dire, M, rétorqua Hermione, amusée.

La médicomage déboula dans le salon, des pièces de lingerie dans une main, un sac de voyage dans l'autre.

- Par Merlin Hermione, qu'est-ce qui se passe ? Duncan parle d'attentat, tu es recherchée comme terroriste, on doit faire les bagages et fuir et toi tu t'amuses ?

- Je préfère en rire qu'en pleurer, rétorqua la brune avant de voler un baiser à son amante. En revanche, y a un problème, j'ai oublié de récupérer notre voiture au Ministère.

- Et vous avez balancé dans la Tamise une Audi qui vaut la coquette somme de 70 000 euros ! gronda M.

- En gallions, ça fait combien ? ironisa l'agent 0069.

Elle se laissa tomber dans le canapé et passa sa main dans ses cheveux.

- Bref, ce que j'aimerais savoir, c'est qui était visé par cet attentat. Les services secrets, c'est sûr. Mais dans sa globalité, ou les administratifs n'étaient-ils qu'un dommage collatéral pour atteindre M ?

- Ou toi, fit Gwendoline en se servant un café. Je propose qu'on détruise toutes nos puces de téléphone, je parie qu'on est sur écoute. Hermione, je vais t'emprunter ton pc et j'vais farfouiller sur le web voir s'il y a du mouvement dans les coins sombres de la toile.

- Je t'en prie, répondit la brune en désignant un laptop posé sur un bureau.

- Prends plutôt le mien, fit la médicomage en repassant la tête dans l'encadrement de la porte.

- Pourquoi ? demanda Gwendoline qui s'apprêtait à démarrer le portable.

- Parce que si c'est Hermione que l'on cible, et au même titre que vos téléphones, susurra la médicomage en levant les yeux au ciel, son matériel professionnel est certainement truffé de mouchard et que si tu vas sur internet avec je suis sure que tu ne vas pas manquer de tomber sur tous les sites porno qu'elle fréquente !

- Hey ! gronda la brune.

- C'est quoi un site porno ? demanda Emily.

- Rien, ma chérie, absolument rien, fit Minerva avec un regard noir pour son ancienne préfète.

- Hey ! répéta Hermione. J'y suis pour rien.

- Bon, fit Duncan en se levant. Hermione, je vais chercher ta bagnole. Minerva, emmène M chez nous pour le moment. Et vous trois, poursuivit-il en regardant les deux amantes et la fillette, vous trouvez un endroit où vous planquez et vous n'y bougez pas. Pansy, dès que j'ai du nouveau, j'appellerai sur votre téléphone.

- Je peux poser une ou deux questions ? fit candidement l'ancienne Serpentard.

- Bien sûr ma chérie, fit Hermione en se collant dans le dos de son amante, ses bras serrés autour d'elle.

- Vous croyez vraiment que la plaque d'immatriculation d'Hermione n'est pas connue des agresseurs ? Vous croyez vraiment que l'ancien des services secrets que vous êtes n'est pas surveillé ? Comment se fait-il qu'Hermione se retrouve en service au moment où tout ceci se déclenche ? Mais surtout, Duncan, quand vous dites à Hermione de se cacher sans bouger … vous y croyez vraiment ?

Un silence pesant s'installa, entrecoupé par le cliquetis des touches que Gwendoline frappait avec une dextérité impressionnante.

- Ca commence à me gonfler, cette histoire, grogna Hermione en se détachant de Pansy.

Elle attrapa un tableau au mur et le décrocha. Un coffre-fort apparut et la brune pianota une combinaison avant d'ouvrir la porte blindée. Elle attrapa plusieurs passeports retenus par un élastique et, après un court moment d'hésitation, elle en détacha un pour l'ouvrir.

- Parfait, marmonna-t-elle avant de prendre un trousseau de clés et une enveloppe épaisse qu'elle lança à Parkinson.

La médicomage l'attrapa dans un geste désordonné et l'ouvrit avant de laisser s'échapper un cri de surprise tandis que Duncan sifflait, admiratif.

- Ma chérie, tu aurais pu me dire que tu avais transmis à ton ancienne élève ton sens inégalé de l'épargne. Y'a combien là-dedans ?

- 50 000 livres et 70 000 euros, fit Minerva avec un regard appréciateur.

- Et vous savez ça d'un regard ? demanda Pansy, impressionnée.

- Je reviens dans 30 minutes, grommela Hermione en passant sa veste. Faites en sorte d'être prêts à partir. Gwendoline, t'as intérêt à trouver quelque chose, que je commence à enquêter. M, venez avec moi. J'espère que vous savez encore tirer... ajouta-t-elle en lui donnant une arme.

Bibine éjecta le chargeur, jeta un coup d'œil au nombre de balles avant de réarmer le pistolet et d'enclencher la sécurité.

- Je pourrais vous donner des cours, agent 007...


Pansy avait refait du thé et Emily en buvait une tasse silencieusement, son lapin posé sur la table. Les doigts de la médicomage martelaient la surface boisée et les traits de son visage étaient crispés.

- Mais que font-elles ? Ca fait déjà trois quart d'heure... souffla Parkinson, angoissée.

- Mmmmhhh... se contenta de répondre Gwendoline, les yeux vissés sur l'écran, ses doigts virevoltant sur le clavier.

- Tu trouves quelque chose ? demanda la Serpentard.

- Mmmhhh... répéta l'agent secret.

La porte d'entrée s'ouvrit et Pansy se redressa, pleine d'espoir. A la vue de Minerva et Duncan, la Serpentard s'affaissa à nouveau dans son siège et ses doigts recommencèrent à frapper la table.

- On a acheté plein de vêtements chouettes et tendances pour une gentille fillette qui a été très sage ! lança gaiement l'ancien agent secret en tendant des paquets à Emily.

En voyant le regard mi réjoui, mi frustré de McGonagall, Parkinson se dit que la facture avait dû être élevée. L'Ecossaise s'approcha de la médicomage et se pencha à son oreille.

- Restez loin des fenêtres, il y a des hommes à la mine patibulaire dans la rue, chuchota-t-elle.

Pansy frissonna aussitôt et retourna son attention vers Gwendoline qui fronçait à présent les sourcils.

- Je tiens quelque chose, marmonna la blonde.

Au même instant, le bruit d'une voiture se fit entendre dans la rue. Duncan se glissa vers une fenêtre et son regard perçant détailla les environs.

- Minerva... se contenta-t-il de dire.

L'ancienne Directrice de Poudlard hocha la tête et prit la main d'Emily.

- Viens avec moi, on va essayer tes vêtements dans la chambre, dit doucement McGonagall en entraînant sans geste brusque la fillette dans la pièce d'à-côté.

Pansy se glissa de l'autre côté de la fenêtre et risqua un coup d'oeil. Une Mercedes SLR McLaren était garée en travers de la route. Quatre hommes s'approchèrent en sortant de leur manteau des flingues. Soudain, une des portières s'ouvrit pour cueillir l'un d'entre eux en plein buste. Il s'écroula, le souffle coupé, et Hermione surgit de l'habitacle pour lui expédier son talon entre les côtes. Alors qu'un canon pointait dans sa direction, la brune tira une dague de sa ceinture et la lança d'un geste précis et sec. La lame se ficha dans la gorge de son agresseur qui s'écroula sur l'asphalte.

Bibine profita de l'agitation pour traverser la rue en courant avant de pénétrer dans l'immeuble.

- Gwen, remballe ton matos, on décampe, fit Duncan avant de gagner la chambre.

Il y trouva Minerva qui rangeait rapidement les achats dans une valise tandis qu'Emily finissait de lacer ses baskets neuves.

- On décolle, fit-il sobrement.

McGonagall souleva la fillette pour la caler sur son bras droit et attrapa la valise de l'autre main. Les deux Ecossais retournèrent le salon et y virent Gwendoline fourrant le pc portable dans une sacoche tandis que Pansy prenait les affaires qu'elle avait empaquetées plus tôt.

Bibine choisit ce moment pour débouler dans l'appartement et fit signe à toute la troupe de la suivre. Ils s'engagèrent dans les escaliers quand des coups de feu retentirent dans la rue. Pansy se raidit, le visage blême, et Dunkan posa une main apaisante sur son épaule.

- Tout ira bien, chuchota-t-il doucement tandis que Minerva consolait Emily, terrorisée.

Ils finirent par atteindre la rue et trouvèrent Hermione, assise sur le capot, frottant négligemment son jean. La brune avait une petite coupure à la joue dont du sang s'écoulait doucement. Parkinson remarqua aussitôt les quatre corps étendus sur le sol.

La médicomage tira un mouchoir de sa poche en s'approchant de son amante, et essuya délicatement la plaie. Et si même elle essayait un timide sourire, ses yeux laissaient filtrer son inquiétude.

- Et qui va faire le ménage maintenant ? fit Duncan en se tournant vers M.

Bibine ne répondit pas de suite, préférant prendre le temps de la réflexion.

- Voilà ce qu'on va faire. Agent 007, vous prenez Emily, l'agent 009 et votre compagne avec vous. Trouvez un abri et attendez que je vous recontacte. Duncan, votre téléphone je vous prie.

Hermione acquiesça et ouvrit le coffre pour charger les valises pendant que Pansy et la gamine se glissaient sur la banquette arrière. Cameron tira son arme de sa veste, s'installa sur le siège passager et posa son flingue sur ses genoux avant de boucler sa ceinture.

La brune gagna à son tour l'habitacle, démarra le véhicule et passa la première.

- Prête pour une balade entre filles ? lança-t-elle gaiement.

Elle surprit dans le rétroviseur le regard noir de la médicomage qui voyait d'un mauvais œil le fait que Gwendoline se rapproche de son amante.

- Et tu nous emmène où, chérie ? susurra Cameron, amusée, qui avait remarqué la tête renfrognée de la vert et argent.

La main de la blonde glissa sur le genou de la brune et Pansy se raidit. Gwendoline observait le regard s'assombrir dans le rétroviseur avant d'éclater de rire et d'ôter sa main.

- Ca marche à chaque fois. Détends-toi Pansy, je ne vais pas te la prendre…

- Y a intérêt, sinon c'est la dernière chose que tu feras de ton existence… marmonna la médicomage.

- Je sens que la promenade va être géniale… grinça Hermione en prenant la direction de l'autoroute.


Près de deux heures plus tard, le petit groupe investissait un appartement spacieux près de Birmingham, aux Pays de Galles. Après s'être assurée que l'endroit était sécurisé, Hermione répartit les chambres et Gwendoline installa immédiatement l'ordinateur portable pour approfondir sa piste.

Tandis qu'Emily s'asseyait près de la blonde pour observer ses faits et gestes, Pansy entraîna Hermione dans une chambre et ferma la porte derrière elles. La procureure, qui commençait à bien connaître la médicomage, savait qu'elle allait se faire engueuler. La question était : « Pour quel motif ? »

- D'où viennent l'argent, la voiture et l'appartement ? demanda sèchement Parkinson en allumant une cigarette.

- La bagnole est à moi. J'ai déjà vendu l'Austin, j'voulais pas me séparer de celle-ci. J'avais dans l'idée de te faire la surprise pour le jour de notre mariage. L'appartement était à ma grand-mère, elle me l'a légué à sa mort il y a quelques années. Quant à l'argent… et bien… c'est l'enveloppe de « survie » qui m'a été donnée quand j'ai commencé ma carrière d'agent secret et j'ai, comme qui dirait, oublié de la rendre.

- Tu ne me caches rien d'autre ? questionna la vert et argent, la voix emprunte d'une colère froide.

- Rien, répondit posément la brune en plongeant son regard dans les yeux qui la fixaient.

Pansy chercha un signe indiquant que son amante lui mentait et, ne trouvant rien de probant, elle se laissa tomber sur le lit en secouant la tête.

- Tu sais tout de ma vie… alors qu'il reste beaucoup de zones d'ombre dans la tienne, soupira douloureusement la vert et argent.

- Je sais, fit doucement Hermione en s'asseyant à côté d'elle. Mais il y a des choses qui doivent rester… tues.

Parkinson leva les yeux sur la procureure.

- Comme ton passé d'espionne ? s'enquit-elle.

- C'est un très bon exemple, sourit Hermione avant de capturer les lèvres douces de la Serpentard.

- J'AI TROUVE ! s'exclama joyeusement Gwendoline.

Les deux femmes gagnèrent le salon et virent Cameron qui exécutait ce qui semblait être une danse de la victoire sous le regard amusé d'Emily.

- Il y a une organisation qui s'agite beaucoup en ce moment, dit sérieusement la blonde en tapotant son écran. Elle s'appelle Quantum et nous la surveillons depuis un moment. Nous ignorons le nom du dirigeant de la branche européenne mais apparemment, il se trouve au Monténégro pour un évènement de taille.

Hermione s'approcha du pc et son regard s'illumina.

- Partie de poker… On va avoir besoin de la carte bleue de M.

- Pot à 15 millions de gallions. Tu crois qu'elle a ça sur son compte ? ironisa Gwendoline.

- Son chéquier est directement relié à celui du Ministère, donc oui. Maman va m'avancer mon argent de poche, plaisanta la Gryffondor.

La blonde attrapa son téléphone et composa un numéro. Elle attendit quelques instants puis afficha un sourire.

- M ? Tout va bien ? … Super… vous avez 15 millions de gallions à nous prêter ? Hermione a envie d'aller au casino.

Elle se tut quelques instants et grimaça.

- C'est non, dit Cameron à l'attention de la brune.

- Hey ! J'vais quand même pas tapiner pour avoir du fric ! gronda l'agent 007.

Gwendoline leva la main pour l'intimer de se taire puis éclata de rire.

- M te fait dire que si tu es à la hauteur de ta légende, tu pourras lever les fonds en une nuit !

- Ca, c'est bas... marmonna Hermione en fourrant les mains dans ses poches.


Le reste de la journée s'était écoulée paisiblement. Hermione avait joué au Monopoly avec Pansy et Emily tandis que Gwendoline poursuivait son enquête virtuelle. Ensuite, malgré la protestation de la médicomage qui souhaitait avoir, pour une fois, un repas équilibré, la procureure avait fait des gaufres sous le regard ravie de la gamine.

Epuisée de sa journée, Hermione se glissa sous les draps et tendit la main pour éteindre la lampe de chevet alors que Parkinson venait s'étendre près d'elle.

- Tu aimes cette vie n'est-ce pas ?

- Qui ne l'aimerait pas ? soupira Hermione. Adrénaline, belles voitures...

Elle prit la Serpentard dans ses bras et l'embrassa doucement.

- Sublime jeune femme... ajouta-t-elle avec un sourire. Mais j'ai dit à M que je ne rempilerai pas.

Pansy fit la moue en la regardant dans les yeux. Elle passa son index le long du profil de son amante, absorbée par une pensée qu'elle finit par lui livrer.

- Je sais que tu t'ennuies en tant que procureure, pas de challenges, pas de frissons. C'est important pour moi que tu sois heureuse, et bientôt tu ne le seras plus. Si c'est ça ta vie, alors je m'y ferai… parce que je crois que c'est plus dangereux pour toi aujourd'hui d'être rappelée une fois de temps en temps. Tu perds tes réflexes, tu n'es plus dans le feu de l'action… et un jour tu vas te faire …

Hermione l'empêcha de le dire en posant son doigt sur ses lèvres.

- Jamais je ne te ferai ça. Qu'est-ce que tu deviendrais sans moi ? fit la brune amusée. Qui t'embêterait à longueur de journée avec des réflexions salaces, déplacées ? Qui laisserait ses boxers traîner dans toute la maison pour que tu te prennes les escarpins dedans ?

- Gwendoline ? fit innocemment la médicomage.

- Hey ! lâcha la procureure en pinçant doucement le bras de la vert et argent. Tu pourrais être sympa avec moi. J'ai survécu à un attentat et à une course poursuite pour te revenir !

- Exactement ce que je disais… murmura l'ancienne Serpentard en se blottissant dans les bras de la brune.

- Et je reviendrai toujours, chuchota Hermione en lui caressant les cheveux. N'est pas né celui qui m'empêchera d'être contre toi tous les soirs…

Elle l'embrassa tendrement.

- … de goûter tes lèvres…

Elle fit glisser ses mains sous le haut de Parkinson.

- … de toucher ta peau soyeuse.

- Et s'il est né, qu'il s'apprête à mourir parce que je le poursuivrai jusqu'en enfer, gronda la vert et argent en se redressant pour ôter son tee-shirt avant de tirer sur celui de son amante.

Hermione leva les bras pour l'aider à se débarrasser du sien et s'allongea sur la médicomage tout en l'embrassant passionnément. Ses mains parcoururent langoureusement le buste de la Serpentard qui se cambra sous la caresse.

- Et moi, je tuerai toute personne qui aura la mauvaise idée de nous interrompre pour les deux prochaines heures, chuchota la brune tout en mordillant le lobe de l'oreille de Pansy.

- Avec un peu de chance, ta collègue va avoir quelque chose à te dire, fit remarquer narquoisement Pansy qui laissait ses doigts glisser le long des flancs de l'agent secret avant de s'échouer sur ses fesses.

- Avec un peu de chance ? Dois-je comprendre que tu préfèrerais que nos ébats n'aient pas lieu ? grimaça Hermione en roulant sur le côté. Ok ma chérie. Bonne nuit ! lança-t-elle en s'enroulant dans un bout de couette.

- J'espère surtout m'en débarrasser, souffla Parkinson en s'engageant sous les draps pour remplacer le ballet interrompu de ses doigts par la caresse de ses lèvres.

Hermione eut un gémissement de plaisir et son corps se tendit, laissant le plus d'accès possible à la Serpentard.

- Ne t'arrête surtout pas… souffla-t-elle alors que les lèvres descendaient de plus en plus bas.

La vert et argent ne répondit pas en parole mais ses actions firent gémir son amante qui s'abandonnait sans retenue au plaisir qui montait en elle, et son désir se fit plus brulant.

- Par Merlin ! haleta la procureure alors que ses doigts agrippaient de manière presque convulsive la couette.

Elle sentait la langue de la médicomage jouer avec son intimité, léchant et mordillant alternativement pour faire grimper son émoi. Elle ne peut retenir un cri de plaisir quand un doigt se mêla au jeu, puis deux.

Pansy prit le temps de mener son amante au paroxysme de son plaisir avant de lui permettre de jouir du calme après la tempête. Elle ondula le long du corps de la brune, en sueur, jusqu'à l'oreiller. Elle se cala confortablement et la prit dans ses bras, apaisée.

- Je t'aime, souffla-t-elle en caressant doucement ses cheveux, je serai toujours là, ton havre de paix dans la tourmente autour de toi.

- Merci... Mais attend que je crée une tempête en toi... fit Hermione en basculant sur la médicomage pour la chevaucher. Je vais te montrer à quel point je t'aime.

Elle laissa ses doigts effleurer la peau satinée, s'attardant sur la gorge de la Serpentard, jouant avec un téton avant de le cueillir entre ses lèvres.

- HERMIONE ! C'est la merde ! s'exclama Gwendoline en tambourinant à la porte.

- Et bien, je crois que tu avais promis de la tuer… grommela la Serpentard qui se cambrait déjà.

- Gwendoline ! Ca peut bien attendre vingt minutes, merde ! lâcha vertement Hermione avant que ses lèvres s'amusent avec l'autre téton.

Ses mains caressèrent le buste de la médicomage pour amorcer une descente vertigineuse vers l'intimité de la vert et argent.

- Les systèmes informatiques des services secrets sont piratés. Tous les dossiers des agents sont balancés sur le net, répliqua Cameron, la voix emprunte de panique.

Hermione grogna en posant son front contre le ventre de son amante.

- Vas-y, soupira Pansy. De toute façon, tu n'es déjà plus avec moi, lui dit-elle encore en caressant ses cheveux. Et je crois que c'est important.

La brune repoussa d'un geste agacé les draps et passa rapidement un tee-shirt et un short avant de gagner le salon. Elle y trouva son ancienne collègue, les yeux rivés sur l'écran, le visage figé dans une expression de stupeur mêlée de peur.

- Qu'est-ce qu'on a ? lança la procureure, frustrée.

- J'viens d'avoir M. C'est le bordel là-bas. Tous les serveurs sont piratés. Toute notre vie est livrée en pâture aux terroristes, murmura-t-elle d'une voix blanche.

L'agent 007 fronça les sourcils et s'approcha du pc. Elle prit la souris et fit défiler les dossiers. Elle vérifia le sien et eut un sourire discret. Il manquait la page la plus compromettante. Celle qui n'existait qu'en version papier, enfermée dans le coffre de M.

- Il y a même nos évaluations psychologiques. Maintenant, ils savent comment nous faire peur... ajouta Gwendoline, paniquée.

La mâchoire de la brune se contracta et ses doigts se crispèrent sur les boutons. Elle ne pouvait que constater la véracité des propos de sa collègue.

- File au QG et vois comment tu peux aider, ordonna Hermione. Appelle sur le fixe pour me donner des nouvelles.

Gwendoline acquiesça mollement et disparut dans un craquement sonore. La procureure avisa le paquet de cigarettes que Pansy avait laissé traîner sur la table du salon et s'en alluma une.

L'instant d'après, elle sentit la médicomage passer dans son dos et lui prendre la cigarette des doigts.

- Une idée ?

- Des idées ? J'en ai plein... murmura Hermione. Reste à savoir laquelle est la bonne...

Pansy tira longuement sur la cigarette avant d'aller chercher une bouteille de vin et deux coupes. Elle en servit une à son amante, retourna vers la fenêtre pour l'ouvrir et s'installa sur le rebord.

- Le plus gros problème, c'est les familles, et je ne vois pas trop ce que tu peux faire à ce niveau… c'est à M de s'en préoccuper. Toi, je sais déjà ce que tu as en tête.

Hermione se cala dans le canapé, son verre à la main, un petit sourire dans le regard.

- La seule façon de stopper cet ennemi, commença Parkinson, c'est d'en décapiter le corps. Tu devrais appeler une agence de voyage des plus quelconques pour acheter ton billet d'avion, conclut-elle avant de prendre une gorgée de vin.

La brune posa sa coupe avant de s'étirer longuement.

- Je vais attendre de voir ce que M propose, bailla-t-elle. Mais effectivement, je m'attends à me rendre au Monténégro. En tout cas, j'espère que M me débloquera des fonds car j'ai pas envie de jouer ce que j'ai mis de côté sur mon livret A.

Elle finit son verre de vin et se leva.

- On retourne au lit ? proposa-t-elle avec un léger sourire coquin. Je n'ai pas fini ce que j'ai commencé tout à l'heure. Et j'ai horreur de laisser inachevé quelque chose d'aussi important.

- Et j'ai comme l'impression qu'il vaut mieux que j'en profite maintenant, répondit la Serpentard avec une moue ingénue, tout en lui glissant un regard vaguement inquiet.

La procureur s'approcha de la médicomage et posa délicatement ses mains sur les hanches de son amante.

- Je te reviendrai. Toujours. Je t'en fais la promesse, chuchota-t-elle avant de capturer longuement les lèvres de la vert et argent.


Et voilà le travail !

La semaine prochaine, ça va être rock and roll ! ^^

Gros bisous et à jeudi,

Sygui et Link9