Hello everybody !

Voici un nouveau chapitre avec plein d'action !

Bonne lecture !


Chapitre 6 :

Hermione avait pris place dans le train qui la conduirait à Podgorica, la capitale du Montenegro. Elle avait atterri deux heures plus tôt à Belgrade avec un petit dossier remis par M qui l'avait gentiment déposée à l'aéroport de Gatwick.

- Essayez de vous faire discrète, pour une fois, avait grondé la chef des services secrets. Et surtout, ne mettez pas la ville à feu et à sang.

- Promis, avait rétorqué Hermione avec un large sourire.

- Tout ce que je vous demande, c'est de faire attention et de ne pas dilapider les 15 millions qu'on vous confie. Et il y a quelques mois, je vous aurais aussi demandé de ne pas coucher avec l'agent du trésor qui va vous accompagner. J'ose croire que Miss Parkinson a une bonne influence sur vous...

Hermione se frotta les yeux, impatiente que le train démarre pour pouvoir piquer un somme. Alors qu'elle attrapait un roman d'espionnage glissé dans sa valise, la porte du compartiment s'ouvrit et la brune reconnut une silhouette familière.

Elle hésita quelques instants puis afficha un sourire en se levant.

- Parvati, quelle surprise ! lança-t-elle gaiment alors que la Gryffondor avançait dans sa direction, traînant une valise.

- Hermione, ma chère ! Comment vas-tu ? Padma n'a pas menti, tu es radieuse.

L'agent 007 aida son ancienne camarade de classe à ranger sa valise et les deux sorcières prirent place. Elles commandèrent un verre de vin auprès d'un serveur et, tandis que le train démarrait, elles engagèrent la conversation.

- Alors, comme ça, c'est toi l'agent à qui on confie le... magot, susurra Parvati avec un sourire amusé.

- C'est la crise, les impôts ne couvrent pas les dépenses, le Ministre pense donc aux jeux d'argent, plaisanta Hermione.

- J'espère que t'es en forme, car je suis chargée de t'abattre si tu perds.

- Tout ira bien, fais-moi confiance. En plus, tout le monde sait que les administratifs sont incapable de viser correctement.

Patil but une gorgée de vin et passa sensuellement sa langue sur ses lèvres.

- Padma se languit d'avoir de tes nouvelles, chuchota-t-elle.

La brune rougit et baissa les yeux.

- Ouais... euh... enfin, tu comprends, j'suis en couple et...

- Tu étais mariée l'année dernière et ça ne t'empêchait pas de tromper ton conjoint, coupa Parvati, amusée du malaise de son ancienne préfète.

- C'était différent... là, avec Pansy...

- Tu vis le grand amour ? proposa Parvati en se calant confortablement dans son fauteuil. On est heureuse pour toi, Hermione. J'en discutais encore avec Padma hier. Mais je suis jalouse qu'elle ait eu tes faveurs et que moi...

L'agent 0069 s'étouffa avec une gorgée de vin et Patil éclata de rire.

- Je sens qu'on va passer une excellente soirée... susurra l'Indienne.


Hermione était dans la chambre de la suite d'un hôtel luxueux et ajustait ses boutons de manchette. A leur arrivée, elle et Parvati s'étaient installées puis l'agent secret avait pris un long bain, en profitant pour lire le dossier que lui avait donné Bibine.

Apparemment, le chef de l'organisation Quantum était aux abois financièrement et avait envoyé un de ses sous-fifres renflouer les caisses avec la partie de poker du soir.

- A moi de l'en empêcher... murmura Hermione en enfilant ses chaussures.

Elle avait coiffé ses cheveux en un chignon parfait et quelques mèches tombaient élégamment de chaque côté de son visage. Elle fit rapidement son noeud papillon et en vérifia la mise en place avec soin avant de passer la veste de son smoking pour dissimuler son arme. Elle se tint droite devant le miroir, faisant les derniers ajustements sur sa tenue. Le bruissement de la soie derrière elle attira son attention et elle pivota légèrement le buste. Elle eut un sourire en remarquant Parvati Patil qui l'attendait sur le seuil. Elle était vêtue d'une superbe robe de soirée rouge bordeaux qui mettait ses formes en valeur, rehaussait l'éclat de ses yeux et contrastait divinement avec le noir de ses cheveux. L'ancienne Gryffondor observa l'agent secret d'un regard appréciateur avant de s'approcher d'une démarche féline.

- Padma ne m'a pas menti à ton sujet, chuchota la jumelle en laissant son index étirer une caresse sur le dos puis le buste d'Hermione. Tu es vraiment très belle.

Puis, elle se pencha à l'oreille de la brune qui sentit le souffle chaud de la fonctionnaire.

- Es-tu aussi... exceptionnelle qu'elle le prétend ? poursuivit-elle d'une voix plus grave, plus rauque.

Un sourire amusé étira les lèvres de Granger qui se saisit délicatement du menton de son ancienne camarade de classe. Elle se pencha sur Parvati, leur bouche à quelques millimètres l'une de l'autre, l'Indienne tremblant d'un désir contenu. Au dernier moment, Hermione changea sa trajectoire et posa un court baiser sur les joues de l'agent du trésor.

- Sûrement... Mais malheureusement, tu n'auras pas l'occasion de le savoir, fit la brune.

Parvati grogna avant de croiser les bras sous sa poitrine.

- Padma avait raison ! Tu étais bien plus amusante quand tu étais mariée à Weasley. La sédentarisation te rend chiante, Hermione. Enfin, j'aurais tenté...

L'agent 007 éclata de rire.

- Va dire ça à Pansy, je suis sûre qu'elle sera ravie de l'entendre.

- Tu es prête ?

- Prête à jouer la partie de ma vie, oui...

- Donc, pour ce soir, nous sommes deux amoureuses... susurra Parvati en s'accrochant au bras d'Hermione.

- Seulement pour les quelques heures à venir.

Les deux sorcières échangèrent un regard entendu avant de quitter la suite pour se rendre au casino.


Après avoir rempli les formalités bancaires avec Parvati pour jouer la partie, Hermione prit place à la table de poker et leva négligemment la main. Aussitôt, un serveur s'approcha d'elle.

- Un Vesper, s'il vous plait, commanda-t-elle.

Le garçon s'inclina avant de s'éloigner et, le temps qu'il amène le cocktail, d'autres joueurs avaient pris place. De l'autre côté de la table, des yeux bleus aussi glacial que la banquise la dévisageait. Elle se contenta d'un rictus moqueur et but une gorgée de son verre.

- Bonsoir messieurs-dames, fit le croupier en mélangeant le jeu. Dix joueurs, un pot à 10 millions de gallions, avec une réserve de 5.

Hermione ne quittait pas son principal adversaire du regard. Elle sentait la fureur de l'homme qui tentait de rester stoïque, mais la colère se trahissait par le jeton qu'il faisait tourner entre ses doigts.

- Monsieur Malefoy sera la petite blinde à 5000 gallions.

Les yeux bleus clignèrent un instant, puis deux jetons furent lâchés sur le tapis vert.

- Et Monsieur Draïevski sera la sur-blinde à 10 000 gallions. Amusez-vous bien.

"Que la partie commence..." songea Hermione alors que le croupier commençait à distribuer les cartes.


Parvati récupéra le cocktail que lui tendait le barman et vint l'apporter à la table de jeu. Les yeux des joueurs quittèrent les cartes pour suivre ses mouvements, détaillant ses formes et Patil s'amusa de leur regard concupiscant.

"On va leur en donner pour leur argent..." songea-t-elle avec délice.

Elle se glissa derrière Hermione, posa le verre sur la table et fit glisser sa main sur le buste de l'agent secret.

- Ca va ma chérie ? dit-elle d'une voix sensuelle.

Hermione bougea la tête pour faire face à son ancienne camarade et lui sourit.

- Très bien, mais tu commençais à me manquer, mon amour.

Elle jeta un rapide regard à Malefoy qui était blême et asséna le coup de grâce en embrassant passionnément l'Indienne. Quelques soupirs extatiques se firent entendre et une voix sèche brisa le concert de murmure.

- Bonsoir Parvati, lança Malefoy d'une voix neutre.

"Au moins, il ne m'a pas confondu avec sa femme. Bon point pour lui..." ironisa l'ancienne rouge et or.

- Salut Drago. Je vous laisse jouer, amusez-vous bien.

Elle s'éloigna en ondulant des hanches et, arrivée près du bar, une main ferme la saisit par l'épaule. Patil se retourna pour faire face à Pansy Parkinson qui tenait à ce moment précis plus du magyar à pointe que de la médicomage respectée.

- Salut Parvati. Tu m'expliques avant que tu finisses en charpie ?


Hermione avait légèrement soulevé ses deux cartes et affichait un regard impassible. Drago Malefoy la dévisageait avec froideur et la brune remarqua la tension dans la mâchoire du blond.

"Pas étonnant qu'il soit furieux, je viens de le délester de 1 million de gallions..." songea l'agent secret avec un ravissement dissimulé. "Et la soirée ne fait que commencer..."

- Relance de 500 0000, siffla le blond en jetant au centre de la table une poignée de jetons.

- Miss, vous suivez ? s'enquit le croupier.

Hermione analysa l'attitude du Serpentard. Ce dernier replaça une mèche de cheveux qui tombait négligemment, geste qu'il avait déjà eu deux, trois fois depuis le début de la partie.

"Il bluffe..." pensa-t-elle en poussant quelques pièces en plastique.

- On est là pour jouer, non ? demanda-t-elle, ingénue.

Elle sentit une main caresser son dos, puis des lèvres se poser dans son cou. Elle se laissa aller en arrière, fermant les yeux, ronronnant de plaisir.

- Parvati chérie, j'adore ce que tu fais mais ce n'est pas le moment...

- Parvati chérie ? demanda une voix faussement amusée.

Hermione se raidit et ouvrit brusquement les yeux pour croiser le regard furieux de Pansy.

- Ma chérie... que fais-tu là ? balbutia l'agent secret.

- Depuis le temps que tu me promettais ce week-end romantique... siffla la médicomage. Je t'attends près du bar.

Elle s'éloigna rapidement et la brune en profita pour l'admirer. Parkinson était vêtue d'une robe de soirée verte qui la moulait à la perfection.

"Je reconnais là le bon goût de Duncan et Minerva... Mais que fait-elle ici ? Où est Emily ?"

Son voisin de droite se pencha sur elle et lui tapota gentiment la main.

- J'sais pas comment vous faites mais... chapeau, elles sont toutes les deux magnifiques. Vous savez vivre.

- On me le dit souvent, répliqua Hermione avec un clin d'oeil.


Parvati baissa la tête sur son verre alors que Pansy s'approchait d'elle, le regard noir. Elle s'accouda au bar à côté de l'ancienne Gryffondor et se saisit d'une coupe de champagne.

- Hmmm... Je peux savoir ce que tu fais là ? demanda Patil, gênée.

- Rolanda a demandé à Gwendoline de venir en support. Et je me suis incrustée. Une médicomage expérimentée ne sera pas de trop, maugréa Parkinson. Et j'ai bien fait, apparemment.

- C'est un rôle qu'on joue, rassure-toi, il ne se serait rien passé de plus, murmura l'Indienne.

- J'ai peut-être, et je dis bien peut-être !, confiance en Hermione, mais je n'en ai aucune en toi, murmura froidement la Serpentard qui regardait son amante toujours à la table de jeu, les yeux plissés.

- Tu peux avoir confiance en elle. C'est une superbe femme, j'ai tenté ma chance - c'est humain-, mais elle m'a envoyé sur les roses. Je ne retenterai pas. J'ai ma fierté... Tu m'accompagnes dehors prendre l'air ?

- Dis-moi plutôt ce que vous êtes sensées faire.

Parvati posa délicatement sa main sur l'épaule de la Serpentard.

- Allons en parler dehors... chuchota-t-elle en poussant gentiment Parkinson vers la sortie. Autant que je raconte l'histoire devant la fameuse... Gwendoline. Elle aussi a très bonne réputation.


Hermione se leva et se dirigea prestement vers le bar. Cela faisait deux heures qu'elle jouait et la pause était la bienvenue. Elle attrapa une coupe de champagne et, tout en la sirotant, parcourut la salle du regard. Malefoy discutait avec deux hommes aux cheveux aussi noirs que ceux du Serpentard étaient blonds.

Elle se désintéressa de son ancien camarade de classe pour chercher Parvati et Pansy. Elle fronça des sourcils en remarquant l'absence des deux sorcières.

Elle reposa sa coupe et prit le chemin des toilettes pour dames. Avec un peu de chance, elle les trouverait là-bas, soit à se repoudrer le nez, soit à se crêper le chignon. Malheureusement, elle dût se rendre à l'évidence. L'endroit était vide.

- Merde... où sont-elles ? grommela-t-elle en reculant vers la sortie.

La porte s'ouvrit et la brune se trouva nez à nez avec un type dont les épaules avaient du mal à passer par l'encadrement.

- C'est les toilettes pour femme, ici, dit sèchement l'agent secret.

- Ouais... J'suis au courant, répondit l'homme avant de la pousser sans ménagement à l'intérieur de la pièce.

Hermione glissa sur le carrelage et se rattrapa de justesse à un lavabo tandis que le malfrat verrouillait la porte derrière lui. Il fit craquer ses doigts et son cou avant de dévisager la rouge et or d'un regard mauvais.

- Mon patron aime pas trop les pisseuses, fit l'armoire à glace en s'approchant, sur ses gardes.

- Moi, j'aime pas trop les branleurs, rétorqua l'agent secret.

Elle s'accroupit en rentrant la tête dans les épaules en voyant un poing fuser en direction de son nez. Un craquement se fit entendre et une pluie de débris de verre s'abattit sur elle.

- T'as pété un miroir. Sept ans de malheur... Et je t'annonce que ça commence maintenant, susurra Hermione.


Pansy regagnait la salle de casino, songeuse. Elle avait laissé Parvati avec Gwendoline et les deux femmes semblaient flirter à merveille. Elle remarqua aussitôt que la table de jeu était déserte et chercha Hermione du regard. Elle sentit son cœur se serrer alors que la brune était invisible.

"Mais où est..."

Elle ne put finir sa pensée. Une porte sortit de ses gonds et fut propulsée trois mètres plus loin, tombant lourdement sur la moquette feutrée, accompagnée d'un homme à la carrure impressionnante qui suivit le même trajet. Le mastodonte était sonné et peinait à se relever. Hermione sortit des toilettes et fit voir de près la semelle de sa chaussure au gorille qui s'écroula définitivement.

- Sécurité ! appela la brune, la joue gonflée, un peu de sang s'échappant d'entre ses lèvres, gouttant sur sa chemise. Ce monsieur a besoin d'apprendre qu'il ne faut pas importuner les dames quand elles se rafraichissent.

L'agent 007 s'essuya la lèvre enflée et grimaça.

- Merde... j'ai tâché ma chemise... râla-t-elle.

- Viens ici, grommela Parkinson en l'attrapant par le bras pour retourner vers les toilettes pour dames.

- Mon docteur personnel va s'occuper de moi... gloussa Hermione en s'appuyant contre les lavabos. Tu sais que je t'aime ?

- Tu peux, ronchonna la médicomage, parce que si je te reprends à embrasser à pleine bouche une autre femme que moi… et c'est aussi valable pour un homme… fit-elle en tamponnant sans ménagement la lèvre de son amante.

- Aie... Tu fais mal ! maugréa la brune. Ma chérie, tu peux pas être jalouse de Parvati quand même. A la limite, de Padma, j'comprendrai... mais là...

Pansy suspendit son geste, le regard noir, l'air menaçant. Mais devant l'air sincère de la brune, elle soupira profondément avant de sortir sa baguette pour rendre sa blancheur immaculée à sa chemise.

- Au moins, tu sais à quel point je tiens à toi, lui murmura-t-elle en posant un baiser sur la coupure encore visible à la lèvre d'Hermione.

La procureur l'attrapa par les hanches et colla son corps contre celui de son amante. Elle se pencha pour embrasser amoureusement la vert et argent dans le cou.

- T'ais-je dis à quel point tu es magnifique ce soir ? On a encore une bonne demi-heure avant la reprise. Ca te dirait de visiter ma suite et de me retirer ce smoking ? susurra l'agent secret.

- Si tu n'as pas peur que je te décoiffe, répondit la vert et argent en enroulant autour de son index une mèche encadrant le visage de la Gryffondor. Est-ce que je t'ai dit combien je te trouve sexy ce soir ?

- Non... mais ça fait plaisir à entendre, mon amour... chuchota la brune. Viens avec moi. Tu préfères l'immense lit ou le jacuzzi ?

Elle mêla ses doigts à ceux de Pansy et l'emmena hors des toilettes. Elles prirent la direction des escaliers menant aux chambres quand Gwendoline arriva avec Parvati. Un regard à sa collègue suffit à Hermione pour savoir qu'elle était nerveuse.

- Je t'emprunte ta douce, Herm, on va faire un tour dehors... murmura Cameron.

- Un problème ? s'enquit la procureure en fronçant les sourcils.

- Du mouvement. Je la mets en sécurité avec Miss Patil et je reviens te prêter main forte. Localise Malefoy et attends-moi avant d'agir.

- Pourquoi perdre du temps ? lança Pansy en prenant Parvati par le bras. On va prendre un verre au bar et tu me racontes ce que tu deviens ? enchaina-t-elle en s'éloignant déjà, sans laisser le temps au deux agents secrets de réagir.

- Tu ne les quittes pas des yeux, je reviens... siffla Hermione en s'engageant dans les escaliers.

Arrivée au premier étage, elle sortit son revolver de son holster et se faufila dans les couloirs.

- J'ai entendu dire qu'il y avait un problème avec la chambre 117... Une femme de ménage se serait plainte d'un homme grossier et hautain... Tout à fait dans le ton de Malefoy.

Elle s'approcha de la chambre et sentit quelque chose s'enfoncer entre ses omoplates. Une baguette magique.

- Pas un geste, morue, grogna un homme à l'accent russe.

"Et merde..."


Hermione était solidement attachée à une chaise dans ce qui semblait être la lingerie de l'hôtel. Après que le garde du corps de Malefoy l'ait menacée de sa baguette, trois autres brutes avaient surgi d'une chambre pour l'emmener dans les sous-sols du bâtiment. Elle avait été délestée de son arme, de sa montre, de sa veste et sentait que la situation lui échappait.

« Ouais, c'est vraiment merdique… » songea-t-elle alors qu'un des gorilles lui retroussait les manches de sa chemise.

- Faites gaffe, elle vaut la peau du cul, gronda la brune.

Une porte s'ouvrit et Malefoy apparut, traînant derrière lui une femme qui criait. Le cœur d'Hermione se serra en reconnaissant Padma.

- C'est comme ça que tu traites ta femme, connard ? lâcha vertement la procureure.

Malefoy eut un petit sourire et poussa Patil qui tomba rudement sur le sol. Le blond passa une paire de gant en cuir et se saisit d'un pistolet que lui tendait un de ses hommes de mains.

- Tu le reconnais ? demanda-t-il en montrant l'arme à l'agent secret. Je t'aide, c'est le tien.

Padma savait ce qui allait lui arriver. Elle plongea son regard doux dans les yeux noisette qui la dévisageaient avec angoisse.

- Merci, articula-t-elle sans bruit pour la brune qui sentit une larme rouler sur sa joue.

Drago pointa le canon en direction de la Serdaigle et deux détonations retentirent. Hermione sentit un cri monter le long de sa gorge pour rester bloquer alors que le corps de son ancienne amante tressautait avant de rester inanimé, sans vie.

- Granger, tu es maintenant coupable de meurtre, fit Malefoy en posant l'arme sur une machine à laver.

- Pourquoi ? demanda la brune d'une voix éraillée par le chagrin et la colère.

- Ne me prends pas pour un idiot, sang de bourbe. Je sais que tu t'es vautrée dans mes draps avec ma femme. Elle l'a payé, ton tour va venir.

- Juste pour ça ? siffla vertement l'agent 007.

- Oh non… répondit Malefoy avec un rictus dément. Ca m'a pris du temps à remonter jusqu'à toi.

Il attrapa un dossier posé sur une table à repasser et l'ouvrit.

- Toi et tes petits amis, ça fait des années que vous ruinez mon business. Tu as tué Zabini, mon bras droit et, le pire, tu as assassiné mon père. Tu n'aurais jamais dû.

Il se tut un instant, parcourut un parchemin et eut l'air satisfait.

- Tu fais chier beaucoup de monde, Granger. Autant comme agent secret que comme procureure. Et tu t'es fait des ennemis très haut placés. L'un d'eux m'a demandé de te liquider. Je vais lui rendre ce service avec un plaisir non dissimulé.

Il mit sa main dans la poche intérieure de sa veste et en tira un petit flacon bleuté qu'il éleva à la hauteur de ses yeux pour regarder le liquide en transparence. Un sourire sadique naquit sur ses fines lèvres.

- Je suppose que ce n'est pas la peine que je te dise de le boire ?

- Etouffe-toi avec, siffla la procureure.

Malefoy fit signe de la tête à un de ses acolytes. Soudainement, l'agent secret se sentit agrippée par son chignon qui se défit sous la tension, et sa tête fut violement basculée et maintenue en arrière. Le Serpentard s'approcha pour plonger son regard froid dans les yeux de la brune, l'amenant à crisper encore plus fort les mâchoires.

- C'est ça que j'ai toujours adoré chez toi, Granger, ton entêtement qui me permet de me défouler pleinement.

Il tourna à peine la tête vers une personne qu'Hermione ne pouvait voir. Mais elle sentit la violence du coup de poing en partie haute de son estomac qui eut pour effet de chasser tout l'air de ses poumons et de provoquer chez elle un spasme. Elle ouvrit la bouche sans pouvoir se contrôler et Malefoy versa tranquillement le liquide au fond de son gosier, incapable qu'elle était de clore ses lèvres.

- Maintenant, je sens que tu vas être beaucoup plus réceptive à mes arguments.

Il prit une pochette en velours que lui apporta un de ses hommes et l'ouvrit avec un regard réjoui.

- D'après les médicopsychiatres du MI-6 sorcier, l'évènement le plus traumatisant de ta vie fut ta capture et le traitement que ma chère tante Bellatrix t'a réservé…

Il attrapa un couteau argenté et s'approcha d'Hermione.

- Ca tombe bien, j'y étais… On va revivre cette scène exceptionnelle, toi et moi. Alors… laisse-moi me souvenir… Elle a commencé par deux doloris, il me semble.

De sa main droite, il sortit sa baguette de sa manche et l'agita d'un geste sec, précis, presque habituel. Le sort frappa de plein fouet la brune qui se crispa aussitôt. La douleur était intense, vive, aiguë, et elle se força à ne pas crier.

Il interrompit le sort, donna un grand coup de pied dans la chaise et Hermione se trouva au sol, le souffle court. Lentement, Drago fit le tour et s'agenouilla à sa tête. Dans une caresse démentie par le rictus assassin qui arborait, il repoussa quelques mèches de cheveux du visage de sa Némésis, dégageant sa gorge. Il fit passer lentement la lame sur la peau, sans geste brusque, sans la couper, juste pour qu'elle sente le froid du métal et de la mort à venir.

- Je vais adorer t'écrire sang de bourbe sur le bras… chuchota-t-il à son oreille. Ensuite, je te laisserai à mes hommes. J'ai hâte de gagner la partie de poker pour empocher le pactole. Et après, je m'occuperai de cette chère Parkinson… Je vais pouvoir achever ce que Greengrass a commencé.

- Touche-la et je te couperai les couilles pour te les enfoncer dans la gorge... siffla Hermione en le regardant droit dans les yeux.

- Tu ne seras plus là pour le voir... susurra Drago en posant la lame sur l'avant-bras de l'agent secret. C'était ici qu'elle avait gravé ton statut. Tu l'as fait effacer à Sainte Mangouste. Pas grave, je vais m'appliquer. Commençons par le S.

La lame entailla la chair, le sang s'écoula lentement de la blessure et la procureure serra les mâchoires pour ne pas crier, tandis que son cœur battait à ses tempes.

- Tu n'as pas eu accès à mon dossier complet, bichon, murmura la brune. Je ne suis pas une sang de bourbe.

- N'essaie pas d'inventer des fausses excuses pour échapper à ton sort. Tu te souviens de ce moment ? Dans le salon ? s'enquit Malefoy en appuyant fortement sur le couteau tout en maintenant le bras tremblant de Granger. Je me rappelle encore de l'odeur du feu dans la cheminée, du repas que j'avais partagé avec mes parents, de tes hurlements...

Hermione ferma les yeux et sentait sa respiration s'emballer. Elle aussi se souvenait. Elle n'avait jamais raconté cette nuit-là, sauf au psychiatre des services secrets et au médicomage qui lui avait ôté la cicatrice.

- Crie pour moi, sang de bourbe... fit la voix de Malefoy qui lui parvenait maintenant déformée, ou était-ce celle de Bellatrix Lestrange qui résonnait à ses oreilles ?

- Je ne suis pas une sang de bourbe ! dit-elle en tentant de se débattre.

- Chut... Ca va être rapide.

Le visage de la mangemort s'imposa dans son esprit, la folie dans son regard, son sourire meurtrier et alors que la douleur d'un nouveau doloris s'emparait d'elle, Hermione perdit pied et se mit à hurler.


Et voilà le travail ! La suite la semaine prochaine, promis !

En attendant, on vous dit à jeudi et d'ici là, portez-vous bien !

Bises,

Sygui et Link9