Bonjour tout le monde !

C'est mardi, c'est nouveau chapitre !

On vous souhaite une très bonne lecture avec Sygui !


Chapitre 8 :

Un rayon de soleil taquin dansait sur les paupières des dormeuses. Hermione laissa la chaleur diffuse se propager. Elle étendit le bras jusqu'à trouver celui de sa femme et sourit. Qu'est-ce qui pouvait être mieux qu'un réveil en bonne compagnie ?

- Tu es réveillée, mon amour ? demanda-t-elle doucement.

- Maintenant oui.

- Moi aussi ! fit une voix fluette.

- Hein ? fit la brune en se redressant en même temps que sa fiancée.

Elle découvrit Emily assise sur leur lit qui la dévisageait.

- Tu as été tapée hier ? demanda la gamine. T'as une drôle de tête.

- Mais... qu'est-ce que ... d'où tu sors toi ? demanda la brune en fronçant les sourcils. Aie, putain ça fait mal, grommela-t-elle en portant sa main à son visage.

- Tu dis encore des gros mots, c'est pas bien, la nargua la fillette.

- Pas bien du tout même, sourit Pansy en tendant les bras vers la gamine. Comment es-tu arrivée dans notre lit ma puce ?

- C'est Minerva et Dunkan qui m'ont ramenée. Y'a une vieille dame qui m'a dit qu'on partait tous en Italie ce matin pour manger plein de pizzas et de glaces ! Et que la vieille dame elle m'a aussi dit qu'elle allait vous donner un papier à signer pour que je reste pour toujours avec vous ! répondit Emily, un grand sourire illuminant son visage.

Parkinson regarda Hermione d'un air qui semblait hésiter entre « est-ce que j'ai bien entendu » et « je vais la tuer ». La rouge et or préféra changer de sujet, ne voulant se risquer à savoir qui serait tuée.

- Ok, là faut que je me lève, fit la brune avec prudence. Ma chérie, je vais m'informer pour… le voyage en Italie.

- Vous voulez pas de moi ? demanda la fillette d'une voix triste.

- Si, bien sûr ! répondit rapidement Hermione.

- Tu sais, parfois, je rêve que j'ai un bidon d'essence et une allumette, et je mets le feu à la maison ou les méchants m'avaient emmenée. Mais j'arrive pas à sortir. Et quand le feu va me tuer, tu viens et tu me sauves... continua la gamine en entortillant ses doigts. Je veux que tu retrouves le méchant homme blond qui a tué mon papa. Et que tu le tues.

- Je te promets que je te laisserai jamais avec des méchantes personnes qui voudraient te faire du mal, d'accord ? assura Hermione.

- Pour ça, ça serait mieux que je reste avec vous ! J'vous aime bien, vous êtes gentilles, j'suis sage, j'suis bonne à l'école, j'fais toujours mes devoirs, j'mange pas beaucoup, j'suis propre et j'ai toujours rangé ma chambre. J'vous ferais pas de problèmes, promis.

La gamine regardait alternativement les deux femmes, le regard implorant et la lèvre tremblante. Et, lâchement, Hermione regarda Pansy à son tour. La vert est argent la fusilla du regard avant de se tourner vers la fillette.

- Viens par ici, dit-elle en ouvrant les bras. Je suis sure que tu es adorable, parce que je le sais déjà, commença-t-elle en posant un bisou sur le nez d'Emily qui se réfugiait dans son étreinte. Et nous aussi on a besoin de parler avec la vieille dame qui nous fait des cachoteries.

- J'ai compris, je me dévoue, fit Hermione en repoussant les draps pour se lever.

- Non. Reste avec Emily, je crois que Bibine a besoin d'une deuxième soufflante de ma part, répondit Parkinson en caressant les cheveux de la fillette. Je te ramène le petit-déjeuner. Tu veux quelque chose, Emily ?

- Pas si ça dérange...

- Je te monte un chocolat chaud et des tartines, sourit Pansy.

Elle passa dans la salle de bain le temps d'une douche rapide et, les cheveux encore humide, habillée d'un jean et d'un pull léger, elle gagna le restaurant de l'hôtel. Elle y trouva Gwendoline, Minerva, Dunkan et Rolanda dans une conversation qui semblait animée. Cependant, quand ils virent la médicomage, tous se murèrent dans un silence gêné.

La Serpentard prit le temps d'attraper une tasse avant de s'asseoir à la table. Elle se servit un café, croisa élégamment ses jambes avant de prendre une gorgée. Toujours sans un mot, elle reposa le breuvage fumant avant de dévisager chacun autour de la table, laissant le malaise grandir.

- Qui commence ? interrogea-t-elle.

Gwendoline allait parler quand Dunkan l'interrompit d'un geste de la main.

- Je suis à la retraite, M ne peut rien contre moi, fit l'Ecossais. Rolanda vous envoie en Italie, à Rome, pour que vous tombiez accidentellement sur Malefoy. Sur place ou pendant le trajet, elle ne sait pas encore. Et là, Hermione devra faire le boulot, si vous voyez ce que je veux dire, Miss Parkinson.

- Ce n'est pas exactement ça, rétorqua Bibine, agacée. Elle devra soutirer à Monsieur Malefoy des informations sur l'organisation Quantum avant de le refroidir.

- Si je ne m'abuse, vous avez déjà dit deux fois à Hermione que c'était la dernière fois, énonça-t-elle en finissant son café. Et, s'il vous plait, trouvez une autre réponse que jamais deux sans trois, ajouta-t-elle, narquoise.

- Je n'aime pas menacer mais... soit Granger s'en occupe soit... son adresse sera divulguée aux hommes de main de Quantum.

Minerva fut la plus rapide et décocha une droite en plein dans la mâchoire de son ancienne collègue. Pansy se leva et toisa Bibine au sol avec un rictus.

- Estimez-vous heureuse que Minerva ait réagi plus vite que moi. Parce que je ne vous aurais pas simplement frappée. Je vais faire passer votre message à Hermione et je pense que vous savez déjà ce qu'elle vous dit.

- J'imagine. Elle me dira que le travail sera fait en temps et en heure avec l'efficacité qui la caractérise.

- Je vais vous dire autre chose, fit froidement la vert et argent en s'agenouillant suffisamment proche de M pour l'obliger à rester à terre. Si c'est sa réponse à votre menace, je vous la rends et je ne serai plus le caillou dans votre chaussure.

- Je n'en crois pas un mot, Miss Parkinson. Elle vous a sauvé la vie l'année dernière. Vous n'êtes pas le genre de femme à jeter à la rue une personne à qui vous devez tant.

- Ce n'est pas « une » personne, c'est la femme que j'aime et qui m'aime. Alors je n'ai pas de mal à penser qu'elle n'acceptera pas votre chantage.

- Allez donc lui demander, sourit M en se rasseyant à table.

Pansy tourna les talons et, après avoir chargé un plateau de nourriture et de boissons chaudes, elle regagna sa chambre. Elle y trouva Emily pelotonnée contre Hermione endormie.

- Elle fait dodo, murmura la fillette en se levant doucement.

- C'est bien, sourit la médicomage. Elle a besoin de se reposer. Et toi ? Tu veux dormir ou tu veux petit-déjeuner avec moi ?

- Je veux manger avec toi ! fit la gamine, réjouie. Ça sent bon !

Elles s'installèrent à une petite table et Pansy lui servit une tasse de chocolat chaud et une tartine.

- T'as pu discuter avec la dame ? Je peux rester avec vous ?

- La vieille dame avait plein de soucis alors on n'a pas pu discuter.

La fillette baissa la tête.

- Mais en attendant, je te garde avec moi et après avoir mangé on ira faire une promenade, ça te dit ?

- Oui ! S'exclama Emily en tapant dans ses mains avant de s'arrêter en entendant un marmonnement. Elle dort toujours ?

- Oui, t'inquiète pas. Tu as fini ? On y va?

La fillette passa rapidement ses chaussures et enfila la veste que lui tendait Pansy. Puis les deux quittèrent la chambre, Parkinson tenant la main de l'enfant.


Hermione se trouvait face à Malefoy. Les deux adversaires se menaçaient mutuellement de leur baguette et chacun attendait que l'autre ait une seconde d'inattention.

- Tu vas mourir, Granger, et après je m'occuperai de cette chère Parkinson… Je vais pouvoir achever ce que Greengrass a commencé.

Les mâchoires de la brune se contractèrent et ses doigts se crispèrent sur la fine tige de bois.

- Tu n'en auras jamais l'occasion, fumier... siffla l'agent secret.

Ils levèrent leur baguette en même temps et les deux traits de lumières verte s'entrechoquèrent pour retourner vers les sorciers. Hermione se baissa pour éviter le sortilège mortel. Elle sortit un couteau de sa botte gauche et se jeta sur l'ancien mangemort.

- Crève, pourriture, lâcha-t-elle froidement en lui enfonçant la lame dans la cage thoracique.

Elle se réveilla une nouvelle fois, les dernières images de son rêve dansant sur sa rétine.

- Rêve à la con... grommela-t-elle en s'étirant. J'ai besoin d'une bonne douche.


La ballade avait été plaisante, Emily oubliant son désir d'avoir une famille, et Pansy faisant taire sa rancune contre Bibine. C'est donc en riant que la fillette fit irruption dans la chambre. Hermione, qui avait bouclé les valises, l'attrapa au vol lorsqu'elle lui sauta dans les bras.

- Bien dormi ma puce ? demanda Pansy en l'embrassant avec un beau sourire.

- Magnifiquement bien. Mais tu m'as manqué à mon réveil.

- On est allées se promener, c'était bien ! fit Emily, joyeuse.

La procureur déposa un baiser sur les cheveux de la gamine et lui donna son lapin en peluche.

- Vous auriez pu me réveiller, je serais allée me ballade avec vous... Enfin bref, tu as pu voir avec l'autre vieille bique pour qu'on rentre chez nous ?

- Hermione, gronda Pansy en montrant Emily. J'ai eu l'immense déplaisir de prendre un café en présence de tout le beau monde de ton ancien service, c'est quoi déjà le contraire d'intelligence ?

- Oh ho… ça commence mal ou je me trompe ? Mais je tiens à signaler que je n'appartenais pas à la CIA, mais au MI-6 sorcier.

- M avait une mission suicidaire pour toi, concernant Malefoy. Je lui ai dit de se la … bref, tu comprends. Et elle a eu le front de nous menacer de divulguer ton adresse en cas de refus ! Et c'est là que Minerva lui a mis son poing dans la figure. Bref, pas eu le loisir de parler d'Emily. Mais on aura tout le temps pour ça en rentrant à la maison aujourd'hui.

- Elle... elle veut révéler notre... adresse ? bégaya la brune, éberluée. C'est notre mort assurée... Merde... Elle veut que je fasse quoi, exactement ?

Parkinson fronça les sourcils.

- Récupérer des informations auprès de Drago sur l'organisation avant de le remercier de façon définitive. Mais j'ai expliqué à M que son chantage était odieux et qu'il ne recevrait de ta part que mépris.

- Je lui remettrai une droite bien sentie mais... je suis obligée d'accepter.

La médicomage se raidit, éberluée de la réponse.

- Parce que ? siffla-t-elle.

- Je... je vais aux toilettes, fit Emily, sentant que le temps virait à l'orage.

Dès que la porte de la salle de bain fut fermée, Hermione s'assit sur le lit et lassa ses chaussures.

- Toi et moi, on a emmerdé pas mal de monde ces temps-ci. J'ai pas envie de voir débouler chez nous les familles des types qu'on a fait enfermer, murmura sombrement la procureure.

- Bibine ne le fera pas. Ce serait stupide de sa part. Et suicidaire.

- Bien sur qu'elle le fera, c'est une garce! Et puis... c'est mon boulot. J'ai commencé cette mission, je dois aller au bout.

Parkinson serra les dents.

- Elle te demande de te coucher devant un train par ce qu'elle estime que c'est le seul moyen de l'arrêter et que tu es la seule à pouvoir le faire, et tu dis oui ...

- Qui d'autre pourrait s'en charger ? soupira la brune. Je suis la candidate idéale pour cette tâche. Dunkan est trop vieux et Gwendoline ne... fait pas parler les gens aussi bien que moi.

- Et moi dans tout ça ? Et Emily ? Tu es prête à prendre la charge d'une enfant alors que tu accours auprès de M comme un petit chien bien dressé à la moindre mission qu'elle agite sous ton nez ? Finalement elle te connait mieux que moi !

- Pardon ? s'étouffa Hermione. Avec ce que j'ai pris hier, je n'ai qu'un souhait : rentrer chez nous et me terrer sous la couette pendant une semaine. Mais je ne peux pas laisser Malefoy en liberté.

- De toute évidence tu ne VEUX pas. Je te l'ai dit Hermione, si tu veux reprendre ce boulot, fais-le, vraiment. Mais là, face au chantage grotesque de Bibine j'avais mis ma main à couper que tu l'enverrais paître. Il faut croire que je viens de perdre ma main.

- Tu veux quoi ? Que Malefoy continue de tuer des gens en toute impunité ? s'emporta la brune.

La médicomage leva les mains en signe de reddition tandis qu'Emily revenait dans la chambre.

- Fais comme bon te semble. M t'attend, je suppose que tu sauras la trouver.

La Serpentard prit la main de la fillette dans la sienne et elles quittèrent une nouvelle fois la chambre.

- Merde... marmonna Hermione en attrapant les valises. Malefoy fait vraiment chier.


Le trajet en avion jusqu'à Rome ne durait qu'une heure mais il sembla long comme un jour sans pain à Hermione. Emily était assise entre Pansy et elle et la fillette lisait une bande dessinée que l'agent secret avait achetée chez un marchand de presse. Parkinson avait le regard vissé sur le hublot et ne paraissait pas encline à desserrer les dents.

La médicomage se leva et, passant devant la brune, déposa quelque chose dans le porte gobelet avant de s'éloigner. La procureur baissa les yeux et déglutit en découvrant la bague de fiançailles qu'elle lui avait offerte quelques jours plus tôt.

- Merde... murmura-t-elle, blessée.

- Un problème ? demanda Emily en levant les yeux de sa BD.

- Non, rien, t'inquiète pas ma puce, fit doucement Hermione en ramassant la bague pour la fourrer dans le sac à main de Pansy.

Le retour de Parkinson à son siège coïncida avec l'annonce de l'amorce de la descente vers l'aéroport Léonardo da Vinci de Roma Fiumicino. Pas vraiment le bon timing pour parler de tout ça, estima la brune en se décalant pour laisser passer sa compagne, toujours renfrognée.

Vingt minutes plus tard, elles descendirent de l'avion et, alors qu'elles se dirigeaient vers la douane, Hermione tenta d'engager la conversation.

- Pansy, je... commença la brune.

- Je n'ai pas le temps, Hermione, coupa froidement la médicomage. Notre correspondance pour Londres est dans 45 minutes. Amuse-toi bien à Rome !

- S'il te plait… la pria la procureure.

Pansy s'arrêta brutalement pour lui faire face.

- Tu sais ce qui me plairait, là, maintenant ? Que tu fasses comme Minerva et moi, que tu envoies Bibine au diable. Voila ce qui me plairait. Mais ce n'est pas à l'ordre du jour, d'ailleurs tu ne lui as même pas dit qu'elle ne valait pas mieux que Malefoy avec sa menace à deux noises. Alors laisse tomber.

Hermione recula prudemment d'un pas et la médicomage prit la main d'Emily.

- On y va ma puce. Quant à toi, Hermione, demande donc à ta chère Bibine de te trouver un appartement sur Londres. Tes valises seront prêtes à ton retour.

Parkinson s'éloigna avec la fillette qui se retournait de temps à autre pour lui jeter un regard triste.

- Merde... répéta la procureur. Comment on fait pour rattraper ça ?


Pansy était soulagée de rentrer chez elle. Elle avait pris un goûter avec Emily qui semblait inquiète et lui avait proposé une promenade avant le dîner. La gamine avait acquiescé sans un mot et, après avoir défait rapidement les bagages, elles s'habillèrent pour sortir. Le soleil commençait à décliner à l'horizon mais il faisait encore chaud dans la capitale anglaise. Les rues grouillaient de monde et de couleurs. Emily souriait devant tout ce déploiement de vie, son attention sans cesse attirée par un marchand hélant les chalands, un chat s'enfuyant devant des enfants, des pigeons volant en rase-motte au dessus des passants. Pansy serrait la main de la fillette, ne voulant pas la perdre dans la foule compacte. L'animation rendait leur progression difficile, aussi la médicomage choisit de bifurquer dans une rue moins fréquentée pour marcher plus tranquillement.

- Ca te plait ?

- Beaucoup ! avoua Emily avec un sourire timide.

- Dis-moi ce qui te tracasse.

- Tu t'es disputée avec Hermione. Vous êtes fâchée à vie ? Vous n'êtes plus amoureuses ?

- C'est compliqué. Elle avait un choix à faire, et j'ai perdu. Ca fait mal, expliqua doucement la médicomage.

- Hmm... fit la fillette. Je crois qu'elle est pas très douée avec les filles...

Pansy eut un sourire narquois. L'agent 0069 était très douée avec la gente féminine, en tout cas pour l'avoir dans son lit. Après, pour la garder, effectivement, elle avait une grande marge de progrès.

Deux hommes à la carrure impressionnante marchaient dans leur direction, les mains enfoncées dans les poches de leur veste. Pansy fronçait les sourcils et attira Emily plus près d'elle tout en attrapant sa baguette.

- Miss Parkinson ? commença l'un. Agent Stewart, des Aurors. Nous avons quelques questions à vous poser à propos du procureur Granger.

- Je me ferais un plaisir de répondre à une convocation dans vos bureaux. En attendant de la recevoir, je vous souhaite une bonne fin de journée, répondit placidement Pansy.

Elle allait les dépasser quand l'autre gorille lui saisit durement le bras.

- Pas de ça avec nous, ma petite dame. Vous allez nous suivre bien sagement avec la gosse. Un ancien camarade de salle commune veut vous voir.

La médicomage lui écrasa violemment le pied et eut un rictus en entendant un des os craquer. Puis, comme Hermione le lui avait enseigné, elle donna un coup de poing sur la trachée. L'homme hoqueta et porta ses mains à sa gorge. Pansy en profita pour balayer les jambes du gorille et, une fois son agresseur à terre, elle lui fit violemment voir la semelle de son escarpin.

- MAMAN ! hurla Emily.

Parkinson se retourna vivement et vit que l'autre homme avait emprisonné la fillette dans ses bras et pointait sur sa tempe une baguette magique.

- On lève les mains bien haut, Docteur, et on arrête de reproduire les tours que votre traînée vous a appris. Maintenant, à genoux.

Pansy acquiesça et obéit au malfrat. Elle sentit un mouvement derrière elle et avant qu'elle eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait, elle ressentit une vive douleur à l'arrière du crâne et s'écroula, inconsciente.


Hermione tournait en rond dans sa chambre d'hôtel. Des heures qu'elle patientait, attendant des nouvelles de Pansy. Elle avait laissé cinq messages sur le répondeur de sa compagne mais cette dernière ne semblait pas vouloir la rappeler.

Son téléphone vibra et la brune se précipita dessus pour décrocher sans même regarder le numéro d'appel.

- Ma chérie ? Ca va ?

- Laissez tomber, agent 0069, je ne finirai jamais sous vos draps, répondit Bibine.

- Vous me rassurez, grommela Hermione, dépitée.

- Je vous annonce que Monsieur Malefoy assistera ce soir à la représentation de la Tosca de Pucchini à l'auditorium Parco della Musica.

- Je déteste l'opéra italien du XIXème...

- Vous pourrez discuter de vos goûts musicaux avec Monsieur Malefoy pendant ou après la représentation. Je vous fais livrer dans l'heure une tenue de soirée et le matériel préparé pour vous par Q. N'oubliez pas de soutirer à Monsieur Malefoy des informations sur l'organisation Quantum avant de vous en débarrasser. Bonne chance, agent Granger.

- Bien, M. Vous avez des nouvelles de ma... de Pansy ?

- Aucune, mais j'ai envoyé sur place Minerva et Dunkan pour voir si elles vont bien. Votre ancien professeur vous fera un retour dans les meilleurs délais.

Hermione raccrocha et balança son téléphone sur le lit. Elle allait se laisser tomber sur le matelas quand on frappa à la porte de la chambre.

- Herm, c'est Gwendo. Tu es visible ? J'espère que la réponse est non ! plaisanta la jeune femme de l'autre côté de la porte.

La procureur jeta un rapide coup d'oeil par le judas et laissa sa collègue entrer. L'agent Cameron tenait une housse à la main et avait un sac en bandoulière sur une épaule.

- Bon, y'a du taff, chérie. Le concert est dans une heure et demie. Va prendre ta douche, je t'aiderai à planquer les micros. Mais... tu as besoin d'aide pour te savonner ?

- Va chier, feula la brune avant de claquer la porte de la salle de bain.

- J'aime cette ambiance ! se moqua Gwendoline en renversant le sac sur le dessus de lit. Alors... qu'avons-nous là ? Trop cool ! Je savais bien que Q arriverait un jour à faire un tampax lance-missiles.


Et voilà le travail !

La suite la semaine prochaine, on vous dit à jeudi pour la Trilogie !

Gros bisous,

Sygui et Link9