Bonjour à toutes et à tous !
Nous avons eu la douce appelation de sadique, la semaine dernière ! And so what, comme le chante si bien Pink ? On revendique ! lol
En vous souhaitant une agréable lecture !
Chapitre 10 :
Pansy serrait fermement contre elle Emily et l'étreinte lui faisait un mal de chien aux côtes. La fillette tremblait des pieds à la tête à chaque coup de feu.
- Elle a emmené une armée avec elle ? demanda la gamine alors que les tirs étaient nourris.
- Gwendoline et elle, oui, ça fait une armée... sourit Parkinson.
Hermione profita de l'obscurité pour se glisser de cachette en cachette, telle une ombre, et finit par atteindre ce qui restait de la porte d'entrée. Elle ramassa un caillou qu'elle lança loin d'elle et aussitôt, des dizaines de balles sifflèrent dans l'air. Accroupie derrière un tonneau rouillé, elle aperçut trois silhouettes, ajusta sa visée et tira.
Les corps tombèrent dans un bruit sourd et des injures se firent entendre. Elle changea de position, marchant le plus silencieusement possible, et se mit à couvert dans un angle mort.
- Ma chérie, t'es dispo ? fit la voix guillerette de Gwendoline.
- J'suis un peu occupée, là... murmura Hermione dans sa montre.
- J'ai réussi à pirater un site de l'armée et j'ai des images de ton entrepôt datant d'il y a une heure avec un petit rapport des services secrets locaux. Ces mecs sont surveillés de près. Tu veux les détails ?
- Vas-y, accouche ...
- Quarante hommes. Après, y'a des reflets, c'est assez dégueu, ça peut-être plus ou moins. Y'a des caisses avec le sigle Quantum, je suppose que c'est des armes lourdes.
- Une bonne nouvelle ? grimaça la brune.
- Ouais. Je pense avoir repéré l'endroit où sont retenues Pansy et Emily. Elles sont à ton opposé, une petite pièce au bout du couloir qui va vers le sud. Je t'envoie la localisation.
L'agent secret baissa le poignet et mémorisa la carte qui venait de s'afficher.
- Merci. Je coupe.
- Ok, bon courage !
Hermione s'accroupit et fila le long du mur pour passer de l'autre côté du bâtiment. Elle passa sa tête par une fenêtre ouverte et, ne remarquant pas âme qui vive, elle se faufila dans l'entrepôt. Elle se plaqua contre le mur près de la porte et tendit l'oreille.
"Va falloir que je liquide tout le monde car je vais pas pouvoir exfiltrer les deux sans être repérée." songea-t-elle.
- Gwen, chuchota-t-elle, tu peux m'avoir une image thermique en temps réel ?
- Ah ça ma belle, c'est plus cher ! Tu me donnes quoi en échange ? plaisanta Gwendoline en pianotant rapidement sur son clavier.
- Profite pas de ma détresse. Pansy m'a larguée et je suis pas prête à passer à autre chose.
- Ma pauvre... Je te console quand tu veux. Ok, j'ai. Tu es où ?
Hermione indiqua sa position sur la carte et Gwendoline pressa encore quelques touches.
- C'est bon, j't'ai en visuel. Tu as mis tes lentilles de contact spéciales Q ?
- Affirmatif.
- Bon, je te passe en vision thermique. Tu veux une aide à la visée ?
- Pas besoin. J'ai déjà suffisamment mal au crâne pour en rajouter.
- Attends, je fais un contrôle médical avec les différentes puces que tu as... Je connais une petite veinarde qui a une commotion cérébrale et qui va devoir aller à l'hôpital.
- Plus tard, siffla Hermione en retirant l'écouteur de son oreille.
Elle fixa le silencieux sur son arme, poussa la porte du pied et s'engagea prudemment dans le couloir. Elle progressait lentement, mais supprimant tout danger au fur et à mesure. Quand elle arriva devant la porte de la prison de Pansy et Emily, elle avait éliminé la moitié des gardes.
"Encore vingt..." songea-t-elle en lançant un sortilège pour ouvrir la serrure. "Je vérifie qu'elles vont bien et je retourne nettoyer le reste du bâtiment."
Elle pénétra dans la pièce et leva le poignet.
- Gwen, viens avec une ambulance, c'est urgent, dit-elle avant de rejoindre Pansy et Emily.
Elle n'avait fait qu'entrevoir les formes thermiques de Pansy et Emily en poussant du pied la porte, mais l'image qui s'imprimait sur sa rétine ne laissait que peu de place à l'imagination. La plus grande des deux formes était étincelante de chaleur. N'ayant constaté la présence de personne d'autre, elle se faufila dans la cellule, ayant pris la précaution de désintégrer la serrure d'un sort. Pas question de se trouver enfermée en étant prise à revers.
- C'est moi, chuchota-t-elle.
Le matelas fut promptement repoussé par Emile qui fila ventre à terre vers la brune pour lui prendre la main et la tirer.
- Maman va pas bien du tout, elle peut presque pas respirer, fais vite quelque chose, dit la fillette, paniquée.
Le coeur d'Hermione se déchira devant le tableau. Elle se pencha au-dessus de sa compagne et prit son pouls. Il était rapide... trop rapide. Elle tira sa baguette de sa manche et lança les quelques sorts de guérison qu'elle connaissait.
- J'aurais dû lui demander de m'enseigner deux trois trucs... murmura Hermione en se mordant la lèvre inférieure.
Tout ce qu'elle avait pu faire, c'était atténuer la douleur. Elle posa ses lèvres sur le front de Pansy dans un doux baiser.
- Tiens bon ma chérie, je vais vous sortir de là, chuchota-t-elle.
La médicomage posa maladroitement sa main sur le bras de la brune.
- Je suis ... désolée ... de ...
- Chuuut, ne pense pas à tout ça maintenant.
- Je suis... pas sûre... d'être ... utile, articula-t-elle encore avec effort, à bout de souffle.
- Reste calme. Je vais sécuriser notre sortie et je reviens vous chercher dans 10 minutes.
- D'accord... Tu sais... que... tu as une... sale tête ?
- T'as pas vu la tienne, mon coeur, rétorqua Hermione avec un sourire. Je reviens vite, promis. Emily, tu restes avec Pansy et tu veilles sur elle.
La brune donna sa baguette magique à la petite fille qui la serra entre ses doigts.
- Si un méchant arrive, tu pointes la baguette sur lui et tu dis avada kedavra. Ca lui fera peur et il partira en courant. Ok ?
- Ok!
L'agent secret jeta un rapide coup d'oeil au couloir et disparut dans l'obscurité.
- Ca va maman ? demanda la gamine.
- Mieux... sourit Pansy.
Hermione était sous le tir des cinq derniers malfrats. Elle était accroupie contre un mur et n'arrivait pas à riposter. Dès qu'elle tentait une contre-attaque, elle devait reculer, se faisant arroser par un fusil automatique.
- Fais chier... Gwen, magne-toi, je suis coincée!
La brune souffla, agacée. Il ne lui restait que dix balles. Elle passa son arme dans sa ceinture le temps de retirer sa veste. Elle sortit de la poche intérieure une flasque de whisky et versa l'alcool sur le vêtement. Puis, se servant de son zippo, elle mit le feu à la veste et la jeta dans une flaque d'huile qui s'étendait jusqu'aux pieds des hommes de Quantum.
Une fumée âcre envahit l'entrepôt et Hermione en profita pour tirer. Elle visualisait les individus grâce à ses lentilles et, après en avoir abattu quatre, elle chercha du regard le dernier.
- Derrière toi, salope, fit une voix rauque.
Hermione se figea, puis écarta les bras. Elle relâcha la pression sur son arme et la laissa tomber au sol.
- Est-ce que je peux voir qui aura finalement ma peau ? demanda-t-elle d'une voix qu'elle voulait assurée, tandis qu'une seule pensée tournait en boucle dans son esprit.
- Pour que tu puisses me sauter dessus ou utiliser une arme bien dissimulée ? Tu me prends pour un crétin ? A genoux, sale garce !
Une main appuya sur son épaule pour la forcer à se baisser. D'un geste vif, elle attrapa le poignet et se recula pour passer derrière l'homme, emmenant avec elle le bras et tira de toutes ses forces pour tenter de lui déboiter l'épaule. Mais son agresseur résista à la pression pour se retourner et lui mettre une droite. L'homme de main sortit un couteau et voulut lui enfoncer entre les côtes.
Hermione fit un pas sur le côté et fit un coup de pied circulaire qui atteignit son adversaire à la mâchoire. L'homme secoua la tête avant d'afficher un rictus.
- Tu veux te battre ? A la bonne heure ! lança-t-il avant de charger la procureure.
La brune eut l'impression d'être percutée par un train lancé à toute vitesse et son dos rencontra violemment le mur derrière elle. Elle abattit ses mains sur les tempes de son agresseur qui gémit de douleur. Mais il maintint la Gryffondor contre le mur et lui mit quelques droites dans le visage avant de faire tourner son couteau entre ses doigts pour l'enfoncer dans le ventre de la sorcière.
Hermione serra les dents et leva les mains pour les poser sur le visage du larbin de Quantum. Ses pouces trouvèrent les yeux de son adversaire et elle appuya fermement pour faire exploser les globes oculaires.
L'homme hurla de douleur et recula vivement. La procureur retira le couteau de son ventre et le plongea avec précision dans le torse du garde qui s'écroula sur le sol.
- Bon débarras...
Gwendoline déboula dans le hangar, une arme à la main, et analysa les lieux avant de se précipiter sur Hermione.
- Tu pisses le sang, chérie, murmura-t-elle en observant la tâche rouge qui s'étalait et grandissait sur la chemise de sa collègue.
- Plus tard, faut sortir Pansy et Emily, fit Hermione en avançant d'un pas incertain.
- Un avion médicalisé nous attend à l'aéroport.
- Enfin une bonne nouvelle...
Les deux agents secret retournèrent dans la prison de Pansy et d'Emily et la fillette se jeta dans les bras de la brune.
- C'est fini, on s'en va, la rassura Hermione tandis que Gwendoline prenait Pansy dans ses bras.
- Tu es en état de conduire ? demanda la blonde. Faut que je lui fasse les premiers soins, sinon ça va être très moche.
- Ouais... Emmène-la dans l'ambulance et commence ton job, on a un truc à finir avec Emily.
Toutes regagnèrent l'extérieur et Hermione aida sa collègue à installer Parkinson sur le brancard. Tandis que 009 commençait son examen, 007 emmenait la fillette à sa camionnette.
D'un geste ample de baguette, la brune fit léviter neuf bidons d'essence jusqu'au centre de l'entrepôt. Elle prit le dixième entre ses mains, fit sauter le bouchon, et répandit l'essence en une ligne qui partait du baraquement pour mourir à quelques pas d'elle. Puis, elle prit son zippo et en fit sortir une flamme.
- C'est pas une allumette, mais ça ira quand même ? demanda-t-elle à la gamine avec un sourire.
- Je... Je peux ? balbutia Emily.
- Ouais...
Elle fléchit les jambes pour être à la hauteur de la fillette et lui tendit avec précaution le briquet.
- Vas-y, crame tout ma chérie, encouragea Hermione.
- Et le méchant homme blond ? Il est dedans ?
- Ouais... Et il est mort.
Emily prit le zippo et le jeta dans la trainée d'essence. Le feu se propagea rapidement et le bâtiment fut soufflé par l'explosion. Hermione prit Emily dans ses bras pour la protéger des débris qui volaient et la fillette pleura doucement dans son étreinte.
- Je t'aime Hermione... fit-elle.
- J't'aime aussi, gamine.
- On y va ? fit Gwendoline qui passait sa tête hors de l'ambulance.
- Tout va bien ? demanda la brune à Emily. On peut y aller ?
- Oui, tout est fini, on peut partir...
Le trajet jusqu'à l'aéroport fut pénible pour Hermione qui se forçait à avoir une conduite souple. Elle serrait les dents, tentant d'ignorer la douleur qui irradiait dans son abdomen. Elle portait de temps à autre une main à sa blessure et était soulagée de constater que le sang s'était presque arrêté de couler.
Elle gara l'ambulance sur un parking privé et en sortit péniblement. M les attendait, les mains fourrées dans son pardessus. La procureure l'ignora et se dirigea vers l'arrière du véhicule pour aider Gwendoline à sortir le brancard. Pansy était d'une pâleur effrayante et Hermione lui caressa doucement la joue.
- Ca va aller ma chérie, on va te soigner... chuchota-t-elle doucement.
- Oui maman, reste avec nous, fit Emily, suppliante. Tu m'as promis.
La gamine reposa un regard suppliant sur Hermione.
- Dis-lui que tu l'aimes et que tu vas rester avec elle, s'il te plaît...
- Tu le sais, ma chérie, murmura Hermione en posant ses lèvres celles de la médicomage. Je t'aime.
Hermione sentit plus qu'elle ne comprit que Parkinson tentait de lui dire quelque chose. Elle approcha son oreille, laissant sa joue effleurer celle de la médicomage en prenant garde de ne pas appuyer sur la balafre qui griffait son profil.
- Ne faites pas de bêtises toutes les deux, murmura Pansy dans un souffle.
La brune se recula avec un petit sourire, les larmes dans les yeux.
- Si ça doit être la condition pour que tu guérisses vite, alors on sera sage comme des images, hein Emily ?
La fillette hocha vigoureusement la tête.
Une fois installée dans le jet privé des services secrets, deux médecins prirent en charge Parkinson. Hermione se laissa tomber dans un fauteuil, boucla sa ceinture et, alors que l'avion décollait, elle sentit la pression retomber, la douleur l'emporter et elle s'évanouit.
Quand Hermione se réveilla, elle se trouvait dans ce qu'elle identifia être une chambre d'hôpital. Elle porta les mains à son ventre et découvrit sous ses doigts la texture d'un pansement. Elle allait faire une tentative pour se lever quand une main se posa sur son épaule. Elle tourna la tête et fut étonnée de trouver Arthur Weasley assis à côté d'elle. Un an qu'elle ne l'avait pas vu mais le père de Ron n'avait pas changé. Il avait toujours le même air affable, un sourire bienveillant éclairant son visage.
- Bonjour Hermione, comment te sens-tu ?
- Bien, merci, je veux juste aller voir Pansy.
- Elle se porte à merveille. Elle signe actuellement ses papiers de sortie et Emily est avec elle.
- Super. Je vais donc vous laisser...
- Je comprends, mais avant, j'aimerais discuter avec toi. Je ne te retiendrai pas longtemps.
- Ca vous ennuie si je m'habille en même temps ?
- Pas le moins du monde, fit Weasley père en récupérant le pantalon et la chemise poussiéreux. Je tenais à te remercier pour l'exécution parfaite de cette mission.
- Que... quoi ? Comment êtes-vous au courant ? demanda la brune avant de retirer sans gêne sa liquette bleue. Merde, où est passé mon soutif ?
- Dans le tiroir, je crois, répondit Arthur, amusé. Et bien, disons que je collabore étroitement avec ton service depuis pas mal d'années.
- Vous êtes à la détection des objets moldus, j'vois pas comment vous pouvez être amené à travailler avec le MI-6.
- Oui, et toi, tu étais officiellement rattachée aux Langues de Plomb, rétorqua Weasley, toujours souriant. Mais je tenais à m'excuser, puisque c'est moi qui ai demandé à Rolanda de te mettre sur ce coup.
- Vous vous foutez de moi ? s'emporta la brune tout en passant sa chemise.
- Non. Je cherchais un agent compétent qui aurait des raisons de s'impliquer. Molly, qui a toujours une dent contre toi depuis que tu as quitté Ron, m'a soufflé ton nom et je dois dire que c'était une brillante idée. Et Rolanda m'a confirmé que tu étais apte à reprendre du service.
- Je devrais vous étrangler.
- Non, ça ferait mauvais genre d'étrangler le nouveau Ministre de la Magie, rit Arthur en se levant. Rolanda veut savoir si tu veux continuer à travailler au MI-6.
- Qu'elle aille se faire foutre. Et vous aussi, par la même occasion. Vous vous êtes servi de moi pour prendre le poste que vous convoitiez depuis des années.
- Non, je l'aurais eu un jour ou l'autre. Mais je dois dire que Smith commençait à devenir vraiment gênant. Rolanda est avec ta compagne. Elle lui fait signer les papiers pour l'adoption d'Emily. Il va falloir vous trouver un appartement plus grand. Tu sais que les agents du MI-6 ont des prêts à des taux intéressant ?
- Contentez-vous de me filer mon indemnité de mission, grommela Hermione en boutonnant son pantalon.
- Elle est déjà sur ton compte. Si tu changes d'avis, tu peux me contacter et on organisera ton retour. Bonne journée !
Arthur Weasley quitta la pièce en sifflotant et ferma la porte derrière lui. Hermione regarda sa montre et se dépêcha de lacer ses chaussures. Le matin était encore jeune mais elle souhaitait rentrer chez elle. Elle sortit de sa chambre et avisa Pansy, Emily accrochée à ses jambes, qui signait plusieurs formulaires sous le regard de M. La gamine leva les yeux et eut un sourire éblouissant.
- Hermione ! Tu es toute sale ! rit la fillette en désignant les vêtements poussiéreux.
- C'est toujours comme ça quand on travaille avec des ordures, répondit-elle en regardant M par dessus la tête de la fillette qui avait bondit dans ses bras.
Elle se désintéressa de Bibine qui lui souriait narquoisement pour poser son regard sur Pansy. La médicomage posa lentement le stylo et marcha vers elle. Hermione reposa Emily pour aller à la rencontre de sa compagne. Le visage de la médicomage portait encore quelques bleus, sa lèvre inférieure était toujours gonflée mais elle avait meilleure mine.
- Salut, fit doucement la procureure.
Pansy la regarda sans rien dire, plongeant dans les yeux chocolat qui semblaient bien timides tout à coup. Ni l'une ni l'autre n'esquissait un geste, n'osait une parole. Après un instant qui leur parut une éternité durant laquelle rien n'existait plus autour d'elles, elles revinrent à la réalité en sentant une petite main s'immiscer dans la leur. Emily s'était rapprochée, avait regardé les deux adultes se dévisager en fronçant les sourcils, puis avait pris l'initiative.
« Les grands, ça se pose trop de questions. »
Elle rapprocha les deux mains de celles dont elle voulait tellement qu'elles deviennent ses mères.
- Je... suis désolée... murmura Hermione. Si tu veux toujours que je m'en aille, je comprendrais.
- Je n'ai jamais voulu que tu t'en ailles, j'ai trop besoin de toi… tu es en moi et te perdre c'est me perdre.
La brune prit la médicomage dans ses bras et la serra contre elle. Elle avait besoin de sentir son parfum, sa chaleur, sa vie.
- J'ai eu peur pour toi... avoua-t-elle.
- J'ai eu peur pour nous…
Hermione l'embrassa doucement pour ne pas faire mal aux lèvres encore abîmées et noua ses doigts à ceux de sa compagne.
- On rentre à la maison ? Toutes les trois ?
- Oui ! fit Emily en tapant dans ses mains.
- Oui, répondit doucement Pansy.
La brune eut un sourire éblouissant et caressa doucement le dos de la médicomage.
- Je vais faire part à M de ma manière de penser et on y va.
Elle se détacha de celle qu'elle aimait et fondit sur la responsable des services secrets.
- Vous avez de la chance qu'une enfant me regarde sinon je vous péterai la gueule, siffla doucereusement la procureur.
- A bientôt, 007, fit Bibine avec un sourire.
- Je ne bosserai plus pour vous. Jamais. Plus jamais.
- J'ai engagé une secrétaire. Mrs Moneypenny, vous allez l'adorer, poursuivit Rolanda sans prendre en compte ce que disait l'ancien agent secret.
M tourna les talons et s'en alla en la saluant de la main. Hermione attrapa les formulaires de sortie, les parapha rapidement et retourna rejoindre Pansy et Emily.
- J'sais pas vous, mais j'ai envie de manger des crêpes.
- Moi aussi ! s'exclama la gamine, ravie.
- Avec de la chantilly ? s'enquit Pansy, amusée.
Hermione se pencha à son oreille et sourit, une lueur lubrique illuminant son regard.
- Non, on se la garde pour nous, murmura-t-elle.
Parkinson frissonna d'un plaisir anticipé et eut un clin d'œil coquin.
- Ce soir...
- Je te garantie que je vais coller Emily à la sieste dans une heure...
Elles échangèrent un sourire entendu et, emmenant la fillette avec elles, elles prirent le chemin de leur domicile, le coeur léger.
A la semaine prochaine pour le dernier chapitre de ce tome,
Gros bisous,
Sygui un Link9
