-Chapitre 4-
-Envoi express-
Quelque part, dans le nord est des Etats Unis, dans la journée de Mercredi :
LES TORTURES avaient repris pour Aaron et Emily. En ce moment, Le tueur s'acharnait sur Aaron, et lui infligeait des chocs électriques, en essayant plusieurs voltages, à l'aide de différents bâtons électriques. Aaron se sentait comme un poulet qu'on avait laissé bruler dans le four. Il avait mal. Horriblement mal. Et chaque nouvelle secousse de tremblements puissamment douloureux mettait tous ses organes internes sans dessus-dessous. Aaron sentait ses yeux se révulser, et bientôt, de l'écume remonta a sa bouche. Le tueur s'arrêta.
-Tueur : Oups… Je vous ai peut-être surestimé.
Aaron articula avec difficulté :
-Aaron : Vous… Etes… Un… Monstre…
-Tueur : Je le prends comme un compliment.
-Aaron : Qu'est-ce que vous voulez… ?
-Tueur : Seriez-vous en train de fléchir, agent Hotchner ?
-Aaron : Qu'est-ce que vous voulez… ?
Aaron venait de baisser la tête, épuisé par ses tortures. Il voulait s'endormir, pour pouvoir s'échapper quelque temps de ce calvaire, mais le tueur ne lui en laissa pas l'opportunité. Ce dernier reposa les différents bâtons électriques (sauf un) sur la table, et prit une clouteuse. Il revint vers Aaron et regarda ses mains. Ces membres étaient posés paume intérieure contre les accoudoirs. Le tueur posa la clouteuse sur la main droite, et y planta un long clou qui traversa la main et s'ancra fixement dans l'accoudoir. Ceci eut pour effet de réveiller Aaron qui cria :
-Aaron : Ahhh !
-Tueur : Ah, vous êtes toujours avec moi ? J'ai cru que vous dormiez.
-Aaron : Qu'est-ce que c'est ?
Aaron sentit une seconde chose pointue déchirer sa main gauche, après la droite. La douleur fut plus vive à cause des os cassés.
-Aaron : Ahh ! Arrêtez !
-Tueur : J'adore vous entendre crier.
Le tueur appliqua le bâton électrique qu'il avait conservé sur le bras gauche d'Aaron. Ce dernier fut secoué de spasmes.
-Tueur : Vous fléchissez…
-Aaron : N… Non…
Mais en réalité, il commençait à fléchir. Le tueur s'agenouilla devant les pieds d'Aaron et enfonça un autre clou dans le pied droit.
-Aaron : Argh… ! Vous me le paierez…
Le second pied reçu un clou. Maintenant, Aaron était officiellement « fixé » à la chaise et au sol. Le tueur posa le bâton sur le pied qui venait de recevoir le clou et un nouveau cri retentit dans la salle. Apres, le tueur déclara :
-Tueur : Au tour d'Emily…
Aaron murmura :
-Aaron : Laissez-la… Continuez sur moi…
-Tueur : Oh, mais ne vous en faites pas. Vous aurez tout le loisir de l'entendre…
Le tueur ferma la porte. Aaron pleura en silence, a cette perspective.
LE TUEUR retrouva Emily qu'il avait laissée allongée par terre, pour qu'elle se « repose ». Celle-ci se redressa quand elle le vit entrer. Le tueur avait amené un bécher sur lequel il avait inscrit le nom d'Emily avec un feutre noir. Il se dirigea vers la poulie et releva Emily dans les airs. Il prit ensuite un cutter, alluma le talkie-walkie et commença sa séance.
-Tueur : Voyons… Ou voulez-vous commencer ?
Il contempla la poitrine d'Emily, puis il trancha sa chair au niveau du ventre.
-Emily : Ahhh !
Le tueur répéta l'opération, à différents niveaux de la poitrine de la jeune femme, et recueillit son sang dans le bécher. La jeune femme cria au début, mais à un moment, elle fit un effort pour ne plus crier. Plusieurs minutes plus tard, la chemise d'Emily avait viré au rouge. La jeune femme réalisa avec effroi que sa poitrine était devenue comparable à un gruyère. Elle sentait son sang sortir de ces entailles, plus ou moins profondes. Alors qu'elle croyait la séance terminée, le tueur s'exprima, en regardant sa poitrine rayée.
-Tueur : Hum… Je dois avouer que vous êtes belle… Vous avez un joli corps… Je m'en voudrais presque de l'avoir tailladé… Vous êtes une belle femme… Est-ce qu'un homme vous l'a déjà dit ?
-Emily : Je vous emmerde.
-Tueur : Pourquoi cacher ce corps ?
Le tueur posa son cutter et le bécher par terre. Il s'avança vers Emily. Celle-ci se prépara au pire. Elle vit ce démon poser sa main sur sa chemise. Poser sa main sur le premier bouton en partant du haut. Emily tourna la tête, pour ne pas assister a cette humiliation ultime. Elle sentit ces doigts monstrueux déboutonner chaque bouton, avec une délicatesse perverse. Une fois la chemise ouverte, le tueur admira avec ses yeux et son esprit diabolique ces seins qui s'offraient à lui, et les parcourut avec sa main. Des larmes commencèrent à couler sur les joues d'Emily. Le tueur commenta son geste :
-Tueur : Vos seins sont magnifiques… Parfaits…
DE SON COTE, Aaron était le témoin auditif du calvaire d'Emily. Il entendait chaque mot que ce sadique prononçait. Et ce qu'il disait lui donnait envie de vomir. Aaron, tout comme Emily, pleurait. Sauf qu'Aaron pleurait d'entendre toutes ces sales paroles et de ne pas être la, avec Emily, pour la défendre. Il s'imaginait déjà le pire. Emily allait se faire violer, et lui, il entendrait tout et ne ferait rien, malgré toute sa volonté pour se décoller de cette maudite chaise. Mais tout comme Emily, il était épuisé. Physiquement et mentalement. Il était dans l'impuissance la plus totale, et ne put que dire :
-Aaron : Si tu la touches… Pardon Emily…
Il entendit à nouveau la voix du tueur prononcer :
-Tueur : Avec combien d'hommes avez-vous fait l'amour, Emily ?
-Emily : Pitié…
Aaron baissa la tete, en signe de défaite.
EMILY répéta :
-Emily : Pitié…
-Tueur : Je serai votre prochain…
Le tueur fit jouer la poulie et Emily tomba. Elle se fit mal, comme a chaque fois qu'elle heurtait ce sol. Ses éraflures l'empêchaient de se mouvoir avec la facilité qu'elle aurait souhaitée. Emily vit le tueur aller vers la table et prendre un préservatif, puis l'ouvrir. Elle le vit s'approcher d'elle. Elle essaya de reculer, de bouger, par réflexe, pour retarder l'inévitable, parce qu'elle avait conscience que l'inévitable se produirait. Elle était fatiguée. L'homme arriva bien trop vite sur elle. Il enleva les menottes des pieds de d'Emily. La jeune femme tenta de résister du mieux qu'elle pouvait. Ses mains, même emprisonnées par ces lourdes menottes, pouvaient encore remuer. Emily frappa le tueur qui balaya ses bras. Emily repartit à l'assaut, avec ses mains et ses pieds, plus libres, sous les paroles du futur violeur :
-Tueur : Pourquoi résister ?
Il frappa Emily au ventre, et la paralysa quelques secondes, le temps de se mettre sur ses jambes. Emily utilisa ses poings, mais le tueur fut bien trop fort pour elle. Emily dut trouver une dernière solution, même si cette solution allait a l'encontre de ses principes de résistance et de défi. Emily supplia:
-Emily : Pitié... ! Pas ca !
-Tueur : Il le faut…
-Emily : Tout ce que vous voudrez, mais pas ca… !
-Tueur : C'est l'une des étapes…
Emily pleura.
-Emily : Tout ! Mais pas ca !
Le tueur ne se pressa pas pour desserrer la ceinture d'Emily. Il fit de même avec la sienne et baissa son pantalon. Emily put voir son caleçon bleu ciel.
-Tueur : Allez, ca ne vous fera pas de mal…
-Emily : Non ! Non !
Emily venait de reprendre un peu de vigueur. Elle réussit à frapper le tueur au visage.
-Tueur : Aie ! Salope ! Tu ne fais qu'aggraver ton cas !
Il baissa son caleçon, ce qui eut pour effet de raviver Emily qui recommença à le frapper. L'homme serra le cou d'Emily avec sa main gauche. L'agent tenta de repousser cette main.
-Emily : Lâchez-moi !
-Tueur : Ca ne sert à rien de te battre…
Il mit le préservatif.
-Emily : A l'aide ! Hotch ! Rossi!
-Tueur : Ca ne sert à rien de crier !
Il en profita pour baisser le pantalon et la culotte d'Emily.
-Emily : Non ! Morgan ! Reid ! … Ahhh!
Le tueur venait d'utiliser ses jambes pour écarter celles d'Emily. Il agrippa sa jambe gauche avec sa main droite, pour prendre appui. Emily continuait à se défendre avec ses poings, qui n'avaient plus vraiment beaucoup d'effet sur le tueur, surtout depuis qu'il les avait coincés avec sa main gauche.
-Tueur : Tu es à moi !
-Emily : Hotch ! Rossi ! Morgan ! Reid!
Et le drame se produisit.
EMILY SENTIT cet homme pénétrer en elle violemment, en déchirant ses entrailles. Elle sentit son corps entrer en contact avec le sien. Elle ne put rien faire d'autre que pleurer et murmurer car ses coups de poing n'y changeraient rien :
-Emily : Non… Hotch… Rossi… Morgan… Reid…!
-Tueur: Ils ne viendront pas, vous ne l'avez pas compris ? Ils ne viennent jamais…
C'était fini. Le tueur avait prit possession de son corps, de son intimité, de sa féminité, de sa vie. Il avait gagné. Et le dégout qui avait envahi Emily s'accrut quand elle sentit le tueur se balancer au dessus d'elle, le ventre et le torse effleurant son ventre et sa poitrine, sa main droite comprimant sa cuisse gauche a chaque fois qu'il se balançait, tout en gémissant assez fortement de plaisir pendant l'acte.
Cette horreur allait durer la moitié d'une heure.
PENDANT CE TEMPS, Aaron était témoin de cette horreur. Il bouillonnait de rage. Il avait tout entendu, et il continuait à tout entendre. Les pleurs d'Emily. Les cris de douleur d'Emily. Les vibrations vocales du tueur qui prenait son pied sur une pauvre femme sans possibilité de défense. Bien qu'Aaron ne voyait rien, il imaginait très bien la scène. Il voyait très bien Emily allongée par terre, mal en point, les jambes en V. Il visualisait très bien le tueur, le pantalon et le caleçon au niveau des genoux, enfonçant son organe intime dans… Le tableau était atroce. Aaron s'effondra en larmes et ne put s'arrêter pendant ces trente minutes de supplice. Il entendit Emily prononcer son surnom, puis les noms de Rossi, Morgan et Reid. Emily les appelait a l'aide, et Hotch et ses collègues, surtout lui, n'étaient pas la. Hotch n'était pas là alors qu'elle avait réellement et avec urgence besoin de lui. Hotch souffrait et toutes ses certitudes s'évaporèrent.
LE TUEUR referma sa braguette. Il alla ensuite éteindre le talkie-walkie, et revint vers Emily. Il la regarda. Elle était en train de remettre son pantalon, tout en pleurant discrètement. Près d'elle gisait le préservatif que le tueur avait utilisé, rempli de son sperme. Pour sa part, Emily venait de perdre sa dignité. Elle venait officiellement de toucher le fond, d'atteindre l'abyme de l'horreur. Elle n'était plus qu'une enveloppe corporelle souillée. Elle n'était plus rien. Elle souhaita mourir. Le tueur lui parla :
-Tueur : Toujours aussi sure que vos collègues viendront ?
En toute honnêteté, Emily éprouva un doute.
-Tueur : Je vous l'avais bien dit. Ils ne viendront pas… Pourquoi continuez-vous à nier ce fait ? Acceptez… Acceptez…
Emily regarda le tueur droit dans les yeux. Elle eut un éclair. Elle avait voulu accepter, mais se ravisa rapidement. Si elle acceptait, elle se soumettrait entièrement à cet homme. Elle avait déjà perdu sa dignité. Il ne fallait pas qu'elle perde sa liberté de choix. Il ne fallait pas qu'elle accepte, sinon elle allait mourir de la main de cet homme, et il était hors de question que ce soit lui qui mette fin a sa vie. Il ne fallait pas qu'elle lui cède.
Poste de police, Washington D.C, pendant ce temps :
Penelope Garcia débarqua dans la salle de travail de ses collègues du FBI, avec une valise à roulettes contenant son matériel. Derek, David et Spencer sursautèrent quand Penelope entra. Celle-ci remarqua les visages tirés de ses collègues et les multiples gobelets de café qui jonchaient la table. Aucun d'entre eux n'avait dormi depuis des jours, en fait depuis le jour ou Emily et Aaron avaient disparu. Tous avaient décidé de se consacrer corps et âme a cette affaire. Spencer arborait même un début de barbe. Les trois hommes furent un peu déconcertés en voyant Penelope.
-Derek : Garcia… Qu'est-ce qui t'amène ?
-Penelope : J'arrivais pas à rester à Quantico… Il fallait que je vienne… Il fallait que je sois ici…
-Derek : Installe-toi…
Penelope installa tous ses ordinateurs sur la table de travail.
Quelque part dans le nord est des Etats Unis, deux jours plus tard, Vendredi :
LE TUEUR revint dans la prison d'Aaron, après deux jours d'absence.
-Tueur : Comment ca va ?
-Aaron : Vous l'avez violée… Vous êtes abominable…
Le tueur se fit le plaisir d'enfoncer le couteau dans la plaie :
-Tueur : Vous savez, il me semble l'avoir entendue gémir quand je suis entré dans son jardin secret…
-Aaron : Ordure…
-Tueur : Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette proximité et intimité physique… Elle a vraiment des jambes magnifiques…
Chaque description fendait le cœur d'Aaron. Il pouvait presque sentir ce membre vital se déchirer littéralement dans son corps. Ecouter ces paroles le rendait malade. Aaron n'en pouvait plus de supporter cet effroyable récit.
-Aaron : Arrêtez…
Le tueur était satisfait. Il ne céda pas à la supplication d'Aaron.
-Tueur : Elle sait comment satisfaire un homme…
-Aaron : Arrêtez… !
Le tueur s'approcha du visage d'Aaron et lui murmura a l'oreille :
-Tueur : Ca a été les trente minutes les plus excitantes de ma vie… Hum… Sentir son parfum, son corps contre le mien… Nous avons passé un moment très agréable… Il nous faut recommencer …
C'en fut trop. La réaction d'Aaron fut extrêmement vive. A la vitesse de la lumière, il asséna un violent coup de tête au visage du tueur, en beuglant de rage. Ce dernier ne s'était pas attendu à une telle réaction et tomba par terre, bousculé par le choc. Il se releva avec difficulté, sonné par le coup. Il porta sa main à son nez et se rendit compte qu'il saignait. Il regarda Aaron avec fureur.
-Tueur : Vous m'avez bousillé le nez, fils de chien !
Aaron était fier de son coup, quoiqu'il ait eu envie d'aller plus loin.
-Aaron : Pourriture !
-Tueur : Vous allez le regretter ! Et je crois savoir comment…
Le tueur se précipita vers la table et prit un couteau. Il revint vers Aaron, vers sa main droite. D'un geste brutal, il s'attaqua avec le couteau sur l'auriculaire d'Aaron.
-Aaron : AAAAHHHHHHHH !
La douleur fut encore plus immense car le tueur mettait du temps à séparer ce doigt du reste de la main d'Aaron. Le pauvre agent sentait la lame de cette arme faire des va et vient et s'enfoncer de plus en plus dans sa chair, et toucher l'os.
-Aaron : AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH !
La douleur était insupportable.
-Tueur : Alors, ca fait quoi ?
-Aaron : VOUS ALLEZ ME LE PAYER ! AAAAAAAAHHHHHHHHHHH !
Le tueur atteint enfin son but. Il leva le doigt en signe de triomphe. Aaron se tordit de douleur, et sa main droite trembla. Le tueur effleura ensuite le visage d'Aaron avec le doigt coupé. Aaron en fut écœuré. Le tueur eut alors soudain une idée :
-Tueur : Oh, mais je sais a qui ca devrait plaire… Est-ce que vos collègues ont déjà vu des morceaux d'êtres humains ?
Aaron avait trop mal pour dire quoique ce soit.
-Tueur : Maintenant, il me faut un bout d'Emily… Mais pas le même… Ca ferait trop répétitif…
Le tueur s'éloigna, avec le doigt et le couteau, laissant Aaron dans sa profonde solitude et douleur.
AVANT D'ENTRER dans la salle d'Emily, le tueur déposa délicatement le doigt d'Aaron sur un mouchoir en papier, sur le sol, à droite de l'entrée. Le tueur s'engouffra dans la salle et éteignit la radio qu'il avait laissé allumée. Il se concentra sur la table et chercha un instrument. Mais quel instrument? se demandait-il. Que pouvait-il enlever d'Emily qui soit différent du doigt ? Un doigt de pied ? Non, pas intéressant. Des cheveux ? Aucune souffrance ne découlerait de l'arrachage d'une mèche de cheveux. Un membre entier ? Non, c'était trop et cela risquait de la tuer. A ce moment, le tueur vit une pince et sut quel bout d'Emily arracher. Il prit la pince, alluma le talkie-walkie et se retourna vers Emily, suspendue en l'air. Celle-ci se demanda ce qui était arrivé au nez du bourreau. Le tueur la fit s'affaler par terre. Il lui ordonna :
-Tueur : Ouvrez la bouche.
Bien sur, Emily refusa d'exécuter cet ordre. Le tueur s'agenouilla et coinça le corps d'Emily avec ses jambes. Avec sa main gauche, il écarta les lèvres de la jeune femme, non sans difficulté car celle-ci essayait de résister. Apres plusieurs secondes de lutte, il réussit enfin à ouvrir la bouche d'Emily et enfonça la pince dans sa cavité buccale, a la recherche d'une dent facile à enlever. Il choisit la dent située tout de suite a l'arrière de la canine inferieure droite. Il bloqua cette dent avec la pince et tira de toutes ses forces, sous les hurlements d'Emily qui sentait sa dent sortir petit à petit de sa gencive, sous l'acharnement de cet homme.
-Emily : AAAAAHHHHHHHHHHHHHH !
AARON aurait voulu pourvoir être sourd à cet instant. Il imaginait o combien la douleur d'Emily. Lui-même avait encore mal, et sentiment étrange, il avait l'impression que son auriculaire était encore rattaché à sa main droite. C'était affreux.
EN MEME TEMPS qu'elle criait, Emily se débattait du mieux qu'elle pouvait pour essayer de repousser ce dentiste fou.
-Tueur : Ca ne fera que prolonger les choses, agent Prentiss…
La pince se décolla de la dent. Le tueur revint à l'attaque et tira.
-Emily : !
La dent arriva enfin. Le tueur la contempla.
-Tueur : Parfait ! Parfait !
Le tueur se releva. Emily respirait bruyamment et irrégulièrement. Elle transpirait. Elle sentit son sang envahir sa bouche. Elle le cracha immédiatement sur le sol. Quant au tueur, il remonta Emily dans les airs, puis reposa sa pince sur la table et partit.
DEHORS, le tueur enveloppa la dent de Prentiss et le doigt de Hotchner dans le même mouchoir en papier, puis s'en alla. Il avait un colis à poster.
Poste de police, Washington DC, Vendredi soir :
DEUX POLICIERS en uniforme se rendaient vers leur voiture de patrouille afin de commencer leur service nocturne. Sur le chemin, ils discutaient :
-Policier 1 : Ca fait une semaine que ces agents du FBI sont dans la criminelle…
-Policier 2 : Ca doit être dur pour eux… Sait-on s'ils ont avancé ?
-Policier 1 : Je ne crois pas…
-Policier : La vache… J'espère qu'ils retrouveront leurs coéquipiers.
Le policier 1 entra dans la voiture, du coté du conducteur. Son collègue alla vers le coffre pour y ranger un sac. Quand il arriva au coffre, il fut étonné de trouver un boitier qui reposait au dessus du coffre. Le boitier était encerclé par des rubans que l'on utilise pour envelopper un cadeau. Sur la face supérieure du boitier, les mots suivants : « For the FBI ». Le policier appela son collègue :
-Policier 2 : Mark ! Il y a un truc bizarre sur le coffre ! Il faut qu'on aille à la criminelle !
NEWLAND et les agents du FBI virent débouler deux policiers en uniforme dans la salle de travail, sans frapper avant d'entrer. L'un des policiers tenait le fameux boitier.
-Newland : Un problème, officier Jenkins ?
Jenkins était le policier qui avait trouvé le boitier et qui le tenait à présent.
-Jenkins : Lieutenant, on a trouvé ce boitier sur le coffre de notre voiture… Je crois qu'il est destiné aux agents du FBI.
Derek, Spencer et David se regardèrent, médusés. Jenkins tendit le coffret à Derek qui retira les ficelles et l'ouvrit. Le contenu du paquet était enroulé dans des mouchoirs en papier. Derek les retira un par un, et puis une réaction d'horreur suivit.
-Derek : Oh mon dieu !
-Spencer : Quoi ?
Derek montra l'intérieur du boitier. Spencer et David virent a leur tour, et avec horreur, un doigt masculin et une dent, sauvagement arrachés étant donné le sang qui était autour et les irrégularités a la base du doigt tranché. Garcia détourna rapidement ses yeux de ce colis et porta ses mains a sa bouche, ne pouvant supporter une seconde de plus cette épouvantable vision. Newland devint livide, mais réussit à articuler :
-Newland : Est-ce que c'est de la même personne ?
David tenta de rester concentré.
-David : Non. Je pense que le doigt est celui de Hotch et la dent, celle d'Emily…
-Newland : Oh mon dieu… Cet homme est un monstre…
-Derek : Maintenant, on sait qu'ils sont en vie…
-Spencer : Mais pour combien de temps ?
Pour seule réponse, Derek partit en trombe de la salle. Ses deux coéquipiers comprirent que ce doigt et cette dent l'avaient bouleversé.
DEREK POUSSA la porte des toilettes pour hommes avec violence. Il se mit devant un miroir, et s'appuya sur un des éviers avec ses deux bras. Il se regarda dans le miroir. Il était la, bien en forme, alors que son patron et sa collègue traversaient l'enfer quelque part. Derek revit l'image de ce doigt et de cette dent, arrachés avec cent pour cent de probabilité sans anesthésie. Cette vision rendit Derek malade. L'agent se rua dans une cabine et rendit ce qu'il avait dans son estomac dans la cuvette des W.C.
UN SILENCE DE PLOMB régnait dans la salle de travail, au service de la criminelle. Le lieutenant Newland était partie récupérer les vidéos de surveillance pour identifier le tueur, car Spencer et David avaient supposé que le tueur s'était déplacé jusqu'au poste de police pour déposer ce colis. Ils avaient aussi conclut que c'était un moyen pour le tueur d'assoir son pouvoir sur eux en les faisant souffrir par le biais de ces morceaux de leurs deux collègues disparus. Spencer finit par reconnaitre :
-Spencer : … Et il a réussi… Il est plus fort que nous.
David tapa du poing sur la table, énervé, et affirma :
-David : NON ! NOUS sommes plus forts que lui !
David s'éclipsa. Ni Spencer ni Garcia ne surent ou il allait. Le silence revint, mais fut tres vite rompu par un bip émis par l'un des ordinateurs de Garcia. L'analyste se jeta sur son écran et poussa un cri de victoire :
-Penelope : Je sais qui est John Doe !
Spencer la regarda. Ils avaient enfin quelque chose. Même si pour l'instant cet élément ne les aidait pas directement à localiser Emily et Hotch, c'était tout de même un début, après tant de murs rencontrés.
-Spencer : Qui est-il ?
-Penelope : James Lauderdale… Pompier… Canadien !
-Spencer : Il passait surement ses vacances aux Etats Unis quand il s'est fait kidnapper. Il faut qu'on appelle les autorités Canadiennes, elles pourront nous donner plus d'information, ce qui pourra stimuler la mémoire de Lauderdale, ce qui pourra peut-être nous aider à obtenir de nouveaux éléments…
Spencer venait de passer, en dix secondes, de l'état d'agent vaincu a celui d'agent qui avait repris confiance.
SPENCER appela tout de suite Derek et David pour leur apprendre la première bonne nouvelle depuis une semaine. Il fallait maintenant que l'équipe basée dans le poste de police reprenne confiance, mais il fallait aussi que les deux membres prisonniers du tueur ne perdent pas la leur, ce qui s'avérait plus délicat…
