-Chapitre 5-
-Dernier rempart-

Quelque part dans le nord est des Etats Unis, Dimanche :

LE TUEUR avait mis un pansement sur son nez blessé par le coup de tête d'Aaron. En ce moment, il consacrait son temps à Aaron. Il lui avait retiré les clous des mains et pieds, et lui avait fait un bandage autour de la main dont il avait soulagé un doigt. Il avait recommencé a trancher Aaron avec un cutter. Apres avoir tailladé sa poitrine de quelques coups, le tueur s'était attaqué à ses bras et avant-bras. Aaron réussit à serrer les dents pour ne plus crier. Le tueur fit une énième rayure sur le bras d'Aaron. Ce dernier fit une grimace de douleur.
-Tueur : Vous résistez… Voyons si vous saurez rester silencieux pour la suite.
Le tueur vint vers la table et saisit une batte de base ball et la clouteuse. Il visa la jambe droite d'Aaron avec la bat, puis frappa. Cri puissant d'Aaron.
-Tueur : C'est mieux.
Le tueur recommença, au niveau du genou de la même jambe. Aaron répéta son cri. Une bat de base ball pouvait s'avérer être un instrument efficacement douloureux. Apres les coups, le tueur planta un clou dans le genou d'Aaron, puis frappa à nouveau ce genou avec la bat. Aaron avait l'impression d'avoir la jambe en miettes. Il essaya de bouger ses orteils, ce qu'il arriva à faire, mais avec difficulté. Au moins, pour le moment, aucun nerf n'était touché. Le tueur vit la chaussure d'Aaron remuer légèrement. Il sourit et assena un coup de bat au pied droit. Aaron cria. Il lui sembla que le tueur venait de lui casser le pied.
-Tueur : Sentez-vous toujours votre pied, agent Hotchner ?
Hotchner n'en était pas sur lui-même. Mais peut-être que son pied était effectivement cassé. Le tueur s'acharna une nouvelle fois sur sa jambe, au niveau du tibia. Aaron voulut pleurer. Le tueur allait bousiller sa jambe.

Poste de police :

DEREK relisait un dossier de l'enquête. Il releva la tête, pour s'accorder deux secondes de pause. C'est alors qu'il vit, via la fenêtre de la salle de travail, Jessica, la belle sœur d'Aaron, avec Jack, le fils d'Aaron. Derek se leva de sa chaise et alla à la rencontre des visiteurs. Il les salua et les invita à s'installer dans la salle de repos du service de la criminelle.
-Jessica : Je suis désolée d'être venue à l'improviste, agent Morgan.
-Derek : Ne soyez pas désolée, Jessica. Voulez-vous boire quelque chose ?
-Jessica : Merci, c'est gentil, mais je n'ai pas soif.
-Morgan : Que puis-je faire pour vous ?
-Jessica : Jack souhaitait vous parler.
Derek regarda Jack. Ce dernier entra dans le vif du sujet :
-Jack : Agent Morgan… Est-ce que mon papa va mourir ?
Derek fut bouleversé par cette question. Jack ajouta :
-Jack : Vous savez, vous pouvez me dire la vérité…
Derek resta silencieux. Il observa Jack. Le petit avait le regard triste, mais a la fois mêlé d'une profonde lucidité. Le petit était conscient que son père exerçait une profession dangereuse. Il savait que son père se battait avec des méchants, et avait compris que ces méchants pouvaient parfois gagner. Comme ce méchant qui avait pris la vie de sa mère. Derek voulait rassurer Jack et lui promettre qu'il retrouverait son père vivant, mais il voyait bien que Jack n'attendait pas ce genre de promesse. Et d'ailleurs, Derek ne voulait pas lui promettre quelque chose dont lui-même n'était pas sur de pouvoir tenir. Par contre, il pouvait lui tenir une autre promesse, qu'il fit au petit garçon, en se mettant a genoux et en le regardant droit dans les yeux :
-Derek : Ecoute-moi bien, Jack. Je te promets sur ma vie que je ferais tout, tu entends ? Je ferai tout pour retrouver ton père. Quelque soit le temps qu'il faudra, je passerai ce temps à chercher ton père. Je n'abandonnerai pas avant de l'avoir trouvé. Et toi, tu penseras très fort a lui tous les jours, et ou qu'il soit, ton père sentira que tu penses a lui, et grâce a cela, il s'accrochera.
Apparemment, Jack fut satisfait de cette promesse. Il serra Derek dans ses bras. A cet instant, Derek eut envie de pleurer. Il se promit intérieurement de tout faire pour que ce garçon ne grandisse pas orphelin de ses deux parents. Il en était absolument hors de question.

Quelque part dans le nord est des Etats Unis, Lundi :

EMILY était allongée sur le sol de cette pièce qui avait été le lieu d'actes inhumains. Emily avait du sang autour de la bouche, sang provenant de l'espace laissée vacante dans sa bouche qu'elle avait recraché. Emily avait le regard vide. Le tueur fit son apparition. Il se dirigea vers elle. Il saisit le haut de la veste d'Emily et la traina sur le sol vers l'un des murs de la pièce, et la plaça devant les inscriptions rougeâtres. Il lui mit le pinceau dans la main droite et agrippa fermement cette main, pour guider chacun de ses futurs gestes. Il maitrisa la main pour qu'elle trempe le pinceau dans le bécher.
-Tueur : Quel sera votre premier mot ?... Voyons… Que dites-vous de « seul » ?
Le tueur fit écrire à Emily ce mot (en anglais « alone ») sur le mur. Emily se laissa faire, comme un pantin désarticulé. Elle était dans l'incapacité de résister physiquement, mais elle avait encore sa langue.
-Emily : Je ne suis pas seule…
-Tueur : Si, vous l'êtes. Regardez autour de vous… Voyez-vous quelqu'un ? Voyez-vous vos collègues en qui vous semblez avoir tellement confiance ?
-Emily : Ils viendront…
-Tueur : Pourquoi vous refugier dans ce mensonge ? Ou étaient-ils, pendant nos trente minutes ?
-Emily : Ils viendront…
-Tueur : Alors votre deuxième mot, ou plutôt expression sera « ne viendront pas »…
Le tueur fit écrire à Emily cette deuxième inscription (en anglais « won't come), et continua son raisonnement.
-Tueur : … Car ils ne viendront pas… Ils ne sons jamais venus… Ni pour Granger, ni pour les autres… Et pourtant, ils étaient tous comme vous… Surs d'être secourus… « Ce n'est qu'une question de temps » disaient-ils… Mais les jours passaient… Les semaines passaient… Et puis ils ont fini par comprendre que leurs collègues, qu'ils avaient qualifiés d'amis, voire de famille, ne viendraient jamais… Parce que je suis plus fort qu'eux et parce que ce sont des menteurs, des lâches…
-Emily : C'est vous, le lâche…
-Tueur : On est toujours tout seul, Emily…
-Emily : Vous êtes toujours tout seul et vous le resterez…
Le tueur arrêta de faire mouvoir la main d'Emily. Il paraissait furieux. Il hurla sur Emily :
-Tueur : JE NE SUIS PAS SEUL ! CAR VOUS SEREZ AVEC MOI ! D'AILLEURS, ILS LE SONT TOUS ! ILS SONT TOUS ICI ! ET VOUS SEREZ AVEC EUX, ET AVEC MOI ! VOUS NE SORTIREZ JAMAIS D'ICI ! VOS AMIS NE VIENDRONT JAMAIS !
Apres cette vague de colère, le tueur jeta vulgairement le contenu du bécher sur Emily. La jeune femme reçu en pleine figure (et aussi sur la partie haute de sa poitrine) son propre sang. Ensuite, le tueur la frappa avec son pied droit à plusieurs reprises. Emily se cabra, sous les chocs. Le tueur s'arrêta. Il revint vers la poulie et fit remonter Emily. Il rangea le bécher sur la table et dit à Emily :
-Tueur : Une autre séance musicale vous fera du bien.
Le tueur ralluma la chaine stéréo. Les oreilles d'Emily furent à nouveau agressées par ces décibels et ses yeux, par ces néons. Emily commença à pleurer, en marmonnant :
-Emily : Les gars… S'il vous plait… Faites-vite…

DE SON COTE, Aaron souffrait toujours à la jambe droite. En effet, le tueur l'avait brisée. Il avait mal partout. Il transpirait, il avait de la fièvre, il avait la migraine. Il était extenué. Il n'en pouvait plus. Aaron se demanda depuis combien de temps il était dans le repère du tueur. Il avait l'impression que des mois s'étaient écoulés. Il n'en pouvait plus de souffrir. Il n'en pouvait plus d'entendre les cris d'Emily. C'était trop. Aaron hurla de rage, pour exploser. Il vivait un véritable enfer. Bientôt, il ne pourrait plus résister aux sévices du tueur. Aaron en avait conscience. Il perdait ses forces. Mais il fallait qu'il résiste. Comment ? Parce que physiquement, les choses s'étaient compromises. Tout a coup, le visage de Jack apparut dans l'esprit d'Aaron. Jack était la solution. Jack était ce rocher auquel Aaron devait s'accrocher pour ne pas tomber dans le ravin. Il fallait qu'Aaron résiste encore. Pour son fils. Il avait déjà perdu sa mère. Aaron ne devait pas l'abandonner. Jack avait besoin de son père, plus que jamais depuis la mort de sa mère. Aaron ne devait pas le laisser tomber. Il avait encore tant de belles choses à vivre et à partager avec son fils. Aaron pensa à toutes ces belles choses. Lui, prodiguant à Jack des conseils au sujet des filles quand il entrerait dans l'adolescence, avec ses joies, ses crises et ses découvertes de la vie adulte. Lui, encourageant dans les gradins son fils (peut-être sous les regards étranges des autres parents car il faisait trop de bruit, et/ ou peut-être sous le regard de son fils qui commencerait à être légèrement embarrassé de ce père très démonstratif mais qui finirait par rigoler en repensant a ces scènes ou son père sautait, applaudissait et criait comme un demeuré) lors de ses matchs de football américain, football, basket, base ball ou tout autre sport. Lui, assistant a la remise de diplôme de fin d'études de Jack. Lui, aidant Jack à s'installer dans sa chambre à l'université. Lui, applaudissant, plein de fierté, Jack recevant des mains du responsable du département dans lequel Jack avait étudié a l'université son diplôme, signant son entrée dans la vie d'homme. Lui, déstressant Jack le jour de son mariage… Oui, Aaron devait s'accrocher a tout prix.

EMILY était à nouveau suspendue dans les airs. Tout comme Aaron, elle avait mal partout. Et être suspendue à des chaines n'améliorait pas sa situation. Et tout comme Aaron, Emily n'en pouvait plus. Elle était a bout, d'autant plus qu'elle devait encore une fois supporter cette musique assourdissante que la chaine stéréo crachait, et cette lumière qui ne laissait aucun répit a ses yeux. Cet environnement sensoriel lui tapait sur le système. Emily sentit qu'elle allait devenir folle a force d'entendre ce son et voir ces néons, en plus d'essayer d'oublier ses multiples blessures en vain, a cause de ces chaines qui déboitaient ses épaules, lui rappelant ainsi ses douleurs. C'en était trop. Emily voulait craquer. Combien de jours allait-elle devoir vivre dans cette prison ? D'ailleurs, depuis combien de jours vivait-elle dans ce lieu ? Pourquoi Hotch, Derek, Spencer et David n'étaient pas encore venus ? Qu'est-ce qu'ils foutaient, bon sang ? Qu'est-ce qu'ils attendaient pour la libérer ? Elle s'était fait violer. Qu'est-ce qu'ils attendaient de plus ? Qu'elle meurt ? Emily s'écœura de ses propres questions. Hotch, Derek, Spencer et David faisaient tout pour la retrouver, seulement, ils étaient très certainement retardés par un manque cruel de pistes. Ils étaient les meilleurs. S'ils avaient récolté assez d'éléments, ils se seraient aussitôt précipités à son secours. Malheureusement, cette fois-ci, la chance n'était pas avec eux. Et en attendant de les voir franchir cette porte et la délivrer de ses chaines, Emily devait s'accrocher… Mot ironique étant donné la position dans laquelle elle se trouvait. Emily devait penser a quelque chose de positif pour tenir jusqu'au bout. Le problème était de connaitre cette chose positive a laquelle Emily devait penser, parce qu'en ce moment, il n'y avait rien de positif. Enfin, peut-être son boulot au FBI ? Son travail n'était qu'un enchainement de cadavres plus ou moins mutilés et d'assassins plus ou moins sadiques. Non, son travail n'avait rien de positif en soi. Alors quoi ? Sa famille ? Emily était célibataire. En vérité, elle était mariée à son travail au FBI. Son travail lui prenait la plus grande partie de son temps. La plus grande partie de sa vie. Emily vivait seule. Elle n'avait aucune vie sociale. Ce fait déprima Emily. Elle n'avait rien a quoi se raccrocher. Si ca se trouve, elle allait mourir ici, seule, loin de toute civilisation, loin de tout principe, et son dernier compagnon serait ce tueur. Emily fut découragée. Elle ferma les yeux et laissa tomber sa tête. L'épuisement physique plongea la jeune femme dans un état de semi-inconscience. C'est alors que des images se formèrent dans l'esprit d'Emily…

… Emily voyait un ciel bleu, vierge de nuages. Le soleil trônait majestueusement dans ce ciel et réchauffait l'horizon. Une très légère brise s'était mêlée à cet ensoleillement. Emily se tenait debout, dans le jardin arrière d'une grande maison. Plus exactement, d'un ranch. Le jardin arrière était délimité par une clôture en bois qui le séparait d'un terrain verdoyant qui s'étendait à l' infini. Des hommes sur des chevaux gardaient un troupeau de vaches au loin, dans ce terrain vert. Emily, quant à elle, tenait la main gauche d'une petite fille âgée d'un peu plus d'un an. Sa fille. La fillette faisait ses premiers pas, et Emily lui tenait la main pour la soutenir et la guider. La fillette serrait un ours en peluche brun avec sa main droite. La petite avançait lentement, avec un peu d'hésitation, mais sous l'œil vigilant et attendri de sa maman. La fillette n'était pas le seul enfant présent dans ce jardin. Un jeune garçon d'environ six ans s'amusait sur une balançoire. Son fils. Emily le voyait lui faire des signes de la main, a elle et la fillette. Le garçon se délectait de sa séance balançoire. Lui et sa sœur avaient les cheveux noirs. Des cheveux noirs comme Emily. La fillette avait des couettes qu'Emily s'était amusée à faire. Les deux enfants avaient les yeux bleus. Surement ceux de leur père. Emily avançait donc avec sa fille et surveillait son fils qui, à son gout, montait un peu trop haut dans les airs. Emily vit un des hommes à cheval revenir vers le jardin. L'homme portait un jean et une chemise à carreaux verts. Un stetson noir recouvrait sa tête. L'homme arriva enfin à la barrière, fit arrêter son cheval et en descendit. Le garçon sur la balançoire s'arrêta et vint à la rencontre de l'homme, qui devait approcher la quarantaine. Plutôt bel homme, aux cheveux blonds et yeux bleus, grand et assez musclé. Son mari. Le père de ses enfants. L'homme salua Emily et les enfants :
-Père : He ! Salut la compagnie !
Le garçon grimpa la clôture et s'assit sur le sommet.
-Fils : Salut, 'pa !
Le fils et le père se tapèrent dans la main.
-Fils : Alors, comment vont les vaches ?
-Père : Elles sont en forme ! D'ailleurs, l'une d'entre elles ne devrait pas tarder à avoir son petit.
-Fils : Je pourrai assister à la naissance ?
-Père : Bien sur !
La petite fille gazouilla et tendit sa main droite en direction de son père, tout en tenant sa peluche. Le père la regarda et s'exclama :
-Père : Allez, viens vers papa, ma princesse !
-Emily, a sa fille : Tu veux aller voir papa ?
La fillette secoua la tête avec énergie de haut en bas, et sourit.
-Emily : Bon, d'accord… Allez !
Emily lâcha la main de sa fille. Cette dernière se précipita, sous les yeux admiratifs des ses parents et de son frère, vers la barrière. Elle fit une course rapide et sans chute. Son père la prit dans ses bras et lui fit un bisou. Il dit :
-Père: Qu'est-ce que tu cours vite, Grace ! Une vraie sprinteuse ! J'ai du rater un épisode…
En effet, la petite Grace était dans les tous débuts de ses déplacements sur deux jambes, donc la course sans chute relevait d'un exploit.
-Emily: La vue d'un beau garçon peut donner des ailes…
- Fils, faussement indigné : Et moi, je ne suis pas beau ?
-Emily : Bien sur que si, mon chéri.
Emily fit un bisou à son fils, pour se faire pardonner. Le papa félicita Grace :
-Père : Papa est très fier de toi !
Il embrassa sa fille. De toute évidence, Grace était en ce moment nettement plus intéressée par le cheval que par son père car elle essayait de toucher l'animal en tendant ses deux bras. Mais le cheval était encore loin pour ses bras. Son père lui dit :
-Père : Tu veux monter sur le cheval, pas vrai ?
Emily s'inquiéta.
-Emily : Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée… Il est bien trop grand pour elle…
Le fils dit a sa mère :
-Fils : Maman, tu te fais trop de soucis parfois…
-Père : Ne t'en fais pas, ma chérie, je la tiens.
Le père posa la gamine sur la selle du cheval, au plus grand bonheur de celle-ci, et a au plus grand doute d'Emily.
-Emily : Ne la lâche pas…
-Père : Regardez-moi cette cavalière ! La plus jolie cowgirl du Far West !
-Fils : Il lui faut le chapeau pour que ce soit une vraie cowgirl !
-Père : Bien vu, fiston !
Le père enleva son chapeau et le mit sur la tête de la fillette. Comme la tête de Grace était petite, elle fut entièrement enveloppée par le chapeau. La fillette, ayant la vue gâchée par ce chapeau, utilisa sa main gauche pour le relever et retrouver sa vision, sous les sourires de son frère et de ses parents. Cette petite mésaventure contraria la jeune fille, qui poussa un grognement. Son entourage rit. Emily regarda ces deux enfants et cet homme, et fut envahie par une sensation intense de paix et de bonheur…

… Emily sortit de sa semi-inconscience. Elle avait trouvé le point positif auquel se raccrocher. L'espoir d'avoir une famille. Emily devait rester en vie, pour pouvoir fonder une famille. Emily avait encore toute la vie devant elle, et son bourreau ne devait pas avoir le dernier mot. Emily ferait des efforts pour remplir sa vie sociale. Elle travaillerait à fonder une famille. Oui, un jour, elle vivrait avec ce cowboy et ses enfants. Pourquoi un cowboy et une maison en plein milieu des champs, Emily n'en savait trop rien. Elle s'étonna même d'être une adepte de l'amour dans les prés. Mais qu'importe. Elle aurait une famille… Sa propre famille.

Emily Prentiss et Aaron Hotchner avaient finalement trouvé une chose merveilleuse à laquelle s'accrocher : la famille. Une future famille et vie à construire pour Emily, un fils pour Aaron. Ces deux sublimes perspectives pleines de promesses étaient devenues leur dernier rempart contre l'invasion de l'abandon de soi et du monde…