Quelque part, dans Washington, Mercredi, fin d'après-midi:

PAUL, l'homme qui s'était promené il y a quelques jours dans les rues de la capitale fédérale en costume-cravate avant son rendez-vous, avait recommencé cette activité en cette fin d'après-midi, dans un autre quartier de la ville, mais cette fois-ci, en tenue plus décontractée (chemise surmontée d'une veste et jean). Il portait également une chevalière au majeur de sa main droite. Il avait toujours sa sacoche sur lui. Il déambulait tranquillement dans la rue, en regardant à droite et à gauche les choses qui l'entouraient. Alors qu'il avançait, son portable sonna. Paul regarda le numéro qui s'affichait à l'écran et fut un peu étonné, surtout quand il jeta un coup d'œil à sa montre. Il décrocha sans s'arrêter dans son vagabondage.

Bureau du FBI, Quantico:

GARCIA effectuait les recherches que Derek lui avait demandées quand elle entendit quelqu'un frapper à la porte de son repère. Elle s'arrêta pour ouvrir et découvrit un homme en costume-cravate sombre. Plutôt élégant. Souriant. D'un abord sympathique.

-Penelope: Bonjour monsieur. Je peux vous aider?

L'homme lui montra son badge.

-Homme: Bonjour, mademoiselle Garcia. Je suis l'agent Garner. CIA. Je suis venu pour l'autorisation d'accès.

Garcia recula pour le laisser entrer.

-Penelope: Bienvenue à Quantico, agent Garner.

Garner s'arrêta à un mètre des ordinateurs de Penelope. Avec gentillesse, il demanda:

-Garner: Sur quel ordinateur puis-je entrer le code d'autorisation, mademoiselle?

Penelope lui montra l'ordinateur sur lequel elle travaillait et Garner s'attela dessus. Garcia resta à sa gauche et observa l'agent accomplir sa tâche. Garner rompit le silence pendant qu'il procédait à l'opération.

-Garner: C'est la première fois que je viens à Quantico... Je n'avais jamais travaillé avec le FBI avant.

-Penelope: Vraiment? Moi, j'ai déjà travaillé avec vous... Enfin, pas vous personnellement, mais vous, la CIA... Deux de vos collègues sont venus pour installer une interface d'accès à vos dossiers sur mon ordinateur.

-Garner: J'espère qu'ils ne sont pas restés trop muets...

-Penelope: Vous remportez haut la main le prix de l'éloquence...

Garner se tourna vers Garcia et sourit, avant de lui annoncer:

-Garner: C'est bon, vous avez le feu vert. Mais je dois rester avec vous. J'espère que vous n'avez rien contre les visiteurs qui s'éternisent dans votre bureau.

Penelope trouva cet agent vraiment chaleureux, et pas coincé, silencieux comme une carpe et continuellement sur ses gardes et hautain comme des agents de grandes organisations travaillant sur des missions sensibles pouvaient l'être. La jeune femme répondit à Garner:

-Penelope: Normalement, je suis toute seule dans ce bureau, mais je ne suis pas non plus une phobique des contacts humains.

Garner prit un siège et s'installa un peu en retrait.

-Garner: Je vais quand même vous laisser respirer un peu. A notre collaboration, mademoiselle Garcia.

Cette dernière sourit et se remit à ses recherches. Cette nouvelle coopération avec la CIA apparaissait moins distante que la dernière fois.

Quartier général de la CIA, Mercredi soir:

AARON HOTCHNER, David Rossi, Spencer Reid, Derek Morgan et Ashley Seaver s'étaient retrouvés à la CIA pour faire le point. Ils discutaient dans une salle que Liz McCaan leur avait mise à disposition, autour de plats commandés chez un traiteur Chinois. Chacun en avait un et maniait avec plus ou moins de facilité les baguettes. Liz McCaan entra pour informer la BAU de la gravité de la situation.

-McCaan: Bonsoir. Je suis venu vous dire que les balles extraites des genoux de Carr proviennent d'un neuf millimètres. Nous savons aussi ce que Carr a vendu ou comptait vendre. Les dossiers que les agents Seaver et Morgan ont trouvé concernent des affectations d'agents sous couverture ou qui l'ont été cette dernière année. Tous pour une affaire de trafic de drogue avec activités de terrorisme en arrière plan. Il y a en plus le nom d'agents en poste à certains endroits du globe. Sur la clé USB, il y a des données cryptées concernant des missions sur lesquelles la CIA a collaboré avec d'autres agences nationales. Il y a le nom d'agents qui ont travaillé dessus. J'ai déclenché la procédure pour les mettre en sécurité... Il nous faut retrouver ses contacts au plus vite, surtout s'il avait déjà fourni des informations... J'aimerai que vous restiez encore avec nous, pour nous aider aussi à voir s'il n'y aurait pas d'autres fuites.

-Aaron: Nous resterons autant que vous le souhaiterez.

-David: Dans son bureau, j'ai trouvé des inscriptions sur son calepin. "AAGB", "DFTN", "KDEP". Ce sont peut-être des codes pour désigner ses contacts...

-Ashley: Ou des dossiers qu'il visait...

Le portable de Derek sonna.

-Derek: Allô Garcia, j'espère que tu m'apportes de bonnes nouvelles parce qu'on en a besoin...

-Penelope: Désolée mon cher et tendre, mais ce n'est pas le cas... J'ai cherché si Carr avait effectué des déplacements inhabituels, et bien non. Il a oscillé entre Langley et Washington, et n'a pas pris de vacances depuis un bout de temps... Pour les appels, vide complet.

Derek fit une légère grimace de déception qui ne passa pas inaperçue auprès de ses collègues.

-Spencer: Qu'est-ce qu'il y a?

-Derek: Garcia vient de m'apprendre que Carr n'avait pas effectué de déplacements ni d'appels douteux. Ajouté à cela que ses comptes bancaires sont en règle...

-David: Il était un agent de la CIA. Il devait se montrer très prudent et méticuleux dans son travail, alors s'il était passé dans l'illégalité, il aurait du être encore plus vigilant.

-Ashley: Comment va-ton découvrir ses contacts?

-Aaron, à McCaan: Est-ce que notre analyste pourrait étudier l'ordinateur professionnel de Carr?

-McCaan: Je vais dire à l'agent Garner de le récupérer.

-Aaron: Merci. (A Derek) Morgan, tu peux mettre le haut-parleur, s'il te plaît? (Morgan s'exécuta). Garcia?

-Penelope: Oui monsieur?

-Aaron: Est-ce que tu peux t'introduire dans l'ordinateur professionnel de Carr et nous faire part de tous les fichiers que tu y trouveras? On va te l'envoyer.

-Penelope: Vous savez bien que les ordinateurs n'ont aucun secret pour moi, monsieur...

-Aaron: Ce n'était qu'une simple question rhétorique... En passant, cherche tout ce qui peut avoir un rapport avec la série de lettres que je vais te donner.

De son côté, Garcia prit un stylo pour noter les éléments sur un bloc notes.

-Penelope: Allez-y, monsieur.

-Aaron: Il s'agit de trois séries de quatre lettres. "AAGB", "DFTN", "KDEP". On pense qu'il peut s'agir de noms de contacts ou de codes pour désigner des dossiers que Carr voulait vendre...

-Penelope: Je vous rappelle dès que j'ai du nouveau.

-Aaron: Merci, Garcia.

Penelope raccrocha, signe qu'elle se plongeait de suite corps et âme dans sa nouvelle mission.

-Derek: Il est possible que Carr ait rencontré ses contacts dans les environs...

Spencer s'adressa à McCaan.

-Spencer: On pourrait commencer par voir si vos services n'ont pas détecté la présence de toute personne qui pourrait être intéressée par ce genre de renseignements... Voire étendre avec les données du FBI et d'autres agences...

-Aaron: Faisons comme ça. Nous continuerons à étudier les affaires qu'il a traitées. Mais avant, prenez une bonne nuit de sommeil. Nous en aurons besoin.

Tous les agents prirent le temps de profiter de leur dîner avant une bonne nuit pour être prêts à s'engager dans une chasse aux individus représentant une menace pour le pays de l'oncle Sam.

Bureau du FBI, Quantico, Jeudi, milieu de la journée:

L'AGENT GARNER apporta une tasse de café à Penelope qui travaillait d'arrache pied dans son bunker sur l'ordinateur (un portable) de Timothy Carr. Il déposa la tasse sur la table.

-Penelope: Merci, Dean.

-Garner: Je me suis dit que vous en auriez sûrement besoin. Vous en êtes où?

-Penelope: Je parcours, je parcours...

Garner se pencha pour regarder l'écran de Garcia, raccourcissant ainsi la distance qui les séparait. Les deux jeunes gens furent interrompus par l'arrivée d'un homme qui se fit entendre en toussotant. Penelope et Garner se retournèrent pour découvrir le nouveau venu qui n'était autre que Kevin Lynch, informaticien pour le FBI de son état. Ce dernier tenait dans sa main droite un sac de plats emportés d'un restaurant Indien.

-Penelope: Kevin? Qu'est-ce qui t'amène?

-Kevin: J'étais venu te proposer de déjeuner avec moi... Mais je vois que tu es occupée...

Il regarda Garner. Penelope fit les présentations:

-Penelope: Kevin, voici Dean Garner, CIA. Dean, Kevin Lynch, analyste.

-Garner: Enchanté.

-Penelope, à Dean: Excusez-moi, je reviens.

Penelope se leva de son fauteuil et sortit de la salle pour parler à Kevin dans le couloir.

-Penelope: Je suis désolée mon cœur, mais je suis occupée. On doit travailler sur une affaire de sécurité nationale, Dean et moi... Je te promets que je rattraperai ce déjeuner...

-Kevin: "Dean et moi"?

-Penelope: Oui, c'est son prénom... Ohh... Serait-ce une pointe de jalousie que je détecte dans ta voix?

-Kevin: Pas du tout!

Mensonge.

Garcia posa sa main droite sur l'épaule de Kevin et le rassura.

-Garcia: Mon sucre d'amour, tu es et tu restes l'unique à mes yeux.

Cette phrase mit du baume dans le cœur de l'informaticien à la chemise aussi colorée que les vêtements de sa petite amie en cette journée. Il regarda son sac de cuisine indienne.

-Kevin: Bon, je vais me prendre un sandwich et réserver ce plat pour ce soir, parce que je ne me vois pas manger deux portions...

-Penelope: Très bonne idée. De toute façon, je ne comptais pas te laisser me piquer ma part.

Penelope dut se limiter à faire un rapide bisou sur la bouche se son chéri étant donné le lieu dans lequel elle se trouvait. Alors qu'elle regardait Kevin s'éloigner en direction des ascenseurs, Garcia vit un autre homme qu'elle connaissait bien sortir de l'une des cabines. Penelope l'interpela.

-Penelope: Will?

Will Lamontagne, le fiancé de Jennifer Jareau, l'ancienne agent de liaison de la BAU aujourd'hui au Département d'Etat, se tourna vers la position d'où son nom avait été prononcé. Il salua Kevin d'une poignée de main. Kevin partit ensuite, laissant Garcia seule avec Will. La jeune femme le serra dans ses bras.

-Penelope: Quelle surprise de te voir! Comment vont JJ et Henry?

Alors qu'elle venait de finir sa question, Garcia réalisa rapidement que Will était inquiet et nerveux. Garcia prit peur aussitôt.

-Penelope: Will? Qu'est-ce qui se passe? JJ et Henry vont bien? JJ et toi, ça va?

-Will: En fait... Je m'inquiète pour Jennifer... Elle devait revenir ce matin de Los Angeles, à huit heures, puis passer la journée chez nous... L'agent Hotchner lui avait donné une journée de congé... Elle n'est pas revenue à la maison... Je sais, ça fait seulement trois heures... Il n'y a eu aucun retard dans les vols... Est-ce qu'elle vous a appelés ?

-Penelope : Non, pas du tout…

-Will : Cela ne lui ressemble pas du tout... Elle appelle toujours quand il y a quelque chose...

-Penelope: JJ a peut-être perdu son portable...

-Will: Elle m'avait promis de m'appeler dès qu'elle descendrait de l'avion... Elle tient toujours ses promesses... Si elle avait perdu son portable, elle m'aurait appelé d'une cabine... Je suis sûrement en train de me faire des films, ça ne fait que trois heures, mais ce n'est tellement pas dans ses habitudes... Et j'ai l'impression que... Je suis venu tout de suite ici...

-Penelope: Tu as bien fait de venir. Ecoute, voilà ce que je vais faire. Je vais appeler l'équipe et essayer de localiser JJ via son portable, pour voir si elle se trouve dans un lieu inhabituel.

-Will: Merci, Penelope.

Penelope caressa amicalement l'épaule de Will, pour le calmer avant de se mettre à sa nouvelle priorité: localiser son amie.

Quelque part dans Washington, pendant ce temps:

JENNIFER JAREAU ouvrit péniblement les yeux. Elle avait l'impression de nager dans le brouillard, d'osciller entre l'état de conscience et celui de fatigue physique intense. Petit à petit, la jeune femme récupéra ses facultés visuelles et mesura la situation critique dans laquelle elle était plongée. Elle se trouvait allongée sur le sol dans une pièce sombre, froide et relativement large. Elle avait les mains menottées devant elle et les chevilles collées fortement l'une à l'autre par une cordelette. Bien que la panique se présentait comme la réaction la plus légitime dans ce genre de situation effrayamment insolite, JJ prit une profonde inspiration pour garder son calme et réfléchir. Elle se redressa pour être en position assise et s'engagea dans une réflexion. Sa première pensée fut pour son fils, Heny et son fiancé, Will. Etaient-ils en danger eux aussi? Cette éventualité était à envisager. JJ pensa ensuite aux différentes raisons qui pouvaient expliquer sa présence dans ce lieu. Elle se souvint clairement qu'elle était sortie de l'aéroport, qu'elle avait pris ce taxi et qu'ensuite... Plus rien, jusqu'à son réveil. Elle avait été kidnappée juste après son arrivée. Le premier suspect fut bien évidemment le taxi. Un faux, avec une forte probabilité. Par conséquent, son ravisseur était au courant qu'elle s'était absentée de Washington. Maintenant, qui l'avait kidnappée et pourquoi? Pour son boulot? Ou était-elle prisonnière d'un psychopathe aux pulsions sexuelles malsaines? Cette seconde hypothèse lui donna la chair de poule, surtout qu'elle savait de quoi ce type de criminel était capable. Elle regretta en cet instant son expérience à la BAU. La jeune femme pria pour qu'Henry et Will soient en sécurité et pour qu'on la retrouve le plus rapidement possible. Prier était la seule chose que JJ puisse faire pour l'instant.

Bureau du FBI, Quantico, Jeudi après-midi:

DAVID ROSSI et Derek Morgan avaient été assignés pour lever le voile sur l'étrange disparition de Jennifer. Ils sortaient à peine de l'ascenseur que Penelope se rua sur eux (en réalité, elle les avait appelés pour savoir quand ils rentreraient et s'était postée près des ascenseurs pour ne pas les rater). Le visage de l'analyste laissait transparaître l'effroi, sentiment qui s'accrut quand elle vit que ni David, ni Derek n'affichait aucune expression faciale signifiant que le danger était écarté.

-Penelope: Oh mon dieu...

-David: Nous sommes allés à l'aéroport et nous avons consulté les caméras de surveillance. JJ est bien sortie de l'aéroport. Elle a pris un taxi.

-Penelope: Oh seigneur... Elle s'est faite kidnapper par un pervers sexuel...

Derek posa ses mains sur les épaules de Garcia pour la calmer car elle commençait à trembler en élaborant ce scénario.

-Derek: Garcia. Quoiqu'il se soit passé, on va la retrouver. Je veux que tu restes concentrée, d'accord? Les autres à Langley ont besoin de toi et j'ai besoin de toi.

Penelope se ressaisit.

-Penelope: Ok. Que fait-on?

-Derek: As-tu localisé son portable ?

-Penelope : Non. Elle l'a fermé… Ou quelqu'un l'a fermé.

-David : Bon, tu continues à fouiller l'ordinateur de Timothy Carr. Je vais appeller Hotch pour le mettre au courant. Où est Will?

-Penelope: Je lui ai dit de retourner chez lui pour être auprès d'Henry.

-David : Tu as bien fait. Allez, vas-y.

-Penelope: Il ne va rien lui arriver, n'est-ce pas?

-Derek: On va la retrouver.

Penelope regarda Derek et hocha la tête, pour lui renouveler sa confiance.

Domicile de Will Lamontagne et Jennifer Jareau:

DAVID ETAIT avec Will dans la cuisine. Will était debout et faisait les cent pas, extrêmement angoissé. Derek apparut à son tour dans la cuisine pour informer les deux hommes.

-Derek: Le matériel d'écoute téléphonique a été mis en place. Dès que le ravisseur appellera, on le localisera.

-Will: Et s'il n'appelait pas? Si c'était un pervers qui avait kidnappé JJ? Après tout, c'est possible, pas vrai? J'ai déjà été confronté à ce genre de pourriture, ils n'appellent pas... Ils... Ils...

David sentit que Will était sur le point de s'effondrer et s'approcha de lui pour le faire dévier de cette pensée.

-David: Will, écoutez-moi. Ne pensez pas à ça. Je sais que c'est dur à faire, mais vous ne devez pas penser à ça. Nous allons tout faire pour retrouver JJ.

-Will: Je sais... Mais je ne peux pas m'empêcher de...

-David: Et c'est normal. Mais nous devons envisager d'autres pistes...

-Will: Comme...?

-David: Est-ce qu'elle agissait de façon inhabituelle ces derniers temps?

-Will: Non. Elle était ce qu'il y a de plus normal...

Derek reçut un appel. Il s'excusa et alla répondre en dehors de la cuisine. David s'adressa à Will pour lui dire qu'il reviendrait dans cinq minutes. Ensuite, David rejoignit Derek dans le salon. Ce dernier venait de raccrocher. Il vit David et le mit au courant.

-Derek: La police vient de retrouver un taxi avec à son bord, le cadavre du chauffeur et dans le coffre, les bagages au nom de JJ et son portable.

-David: Le ravisseur a tué le chauffeur et a subtilisé sa place pour se rendre à l'aéroport. Quand il a vu JJ en sortir, il l'a prise avec lui. Comment l'a-t-il maîtrisée?

-Derek: Les policiers n'ont trouvé aucun indice.

-David: Bon, on verra ce détail plus tard. Tu vas rester avec Will. Je retourne à la BAU pour en savoir plus.

-Derek: Ok... David, à votre avis, qui a bien pu kidnapper JJ?

-David: Je n'en ai pas la moindre idée... Cela peut-être n'importe qui...

Derek remarqua l'expression d'impuissance de David.

Bureau du FBI, Quantico, Washington, Jeudi soir:

DAVID S'ENTRETENAIT avec un des agents des sciences du comportement. Ce dernier venait de lui fournir une information capitale.

-David : Tanner, vous dîtes qu'un homme cherchait JJ ?

-Tanner : Oui. Je lui ai dit qu'elle était absente. Il m'a demandé quand elle reviendrait, et je lui ai répondu qu'elle était à Los Angeles et qu'elle reviendrait aujourd'hui… C'est de ma faute si elle a été kidnappée…

-David : En aucun cas. Vous ne pouviez pas savoir… Est-ce que vous seriez capable de faire la description de cet homme ?

-Tanner : Bien sûr.

-David : Merci.

Bureau de la CIA, Langley, Vendredi matin:

SPENCER travaillait avec Ashley dans la salle mise à leur disposition quand ils reçurent un appel sur le téléphone de Spencer.

-Spencer : Salut Garcia ! Je te mets sur haut-parleur… Vas-y.

-Penelope : L'agent Garner et moi avons travaillé sur l'ordinateur de Carr et nous avons trouvé deux choses étranges. La première : Carr n'a jamais consulté et encore moins téléchargé les fichiers que vous avez trouvés chez lui…

-Garner : Il n'est pas non plus passé aux archives. Son nom ne figurait sur aucun registre.

-Ashley : Il a un complice, dans ce cas…

-Penelope : C'est ce que nous avons pensé. J'ai lancé la recherche pour l'identifier, mais il est passé par plusieurs points, donc il faudra attendre un peu avant de localiser l'ordinateur. Quant à la deuxième chose étrange, concernant les lettres que vous m'avez transmises, j'ai trouvé un fichier crypté qui peut avoir un rapport avec ces lettres. J'ai horreur de dire ça, mais Carr était vachement doué en informatique. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à le décoder.

-Spencer : Sois patiente. Sinon, à part ça ?

-Penelope : Rien de spécial. Garner avait des fichiers concernant son travail, et de temps en temps, il surfait sur internet.

-Spencer : Des nouvelles de JJ ?

-Penelope : Hélas, non. On a juste le portrait robot d'un type. Je vous rappelle dès qu'il y a du nouveau.

-Spencer : Merci Garcia.

Reid et Garcia raccrochèrent chacun de leur côté.

Quelques secondes après avoir mis fin à sa conversation, Garcia perçut le « bip » de l'un de ses ordinateurs. Elle avertit l'agent Garner en parlant à toute vitesse :

-Penelope : Dean, on a notre taupe ! James Anzoletti ! Analyse au département de la cybercriminalité !

Soudain, Penelope fronça les sourcils et balbutia :

-Penelope : Oh mon dieu !

-Garner : Tout va bien ?

Penelope se précipita pour prendre l'exemplaire du portrait-robot que David Rossi lui avait confié. Elle le posa à côté du cadre qui montrait le visage de James Anzoletti. Garner, en voyant les deux images, fronça à son tour les sourcils devant un tel fait.

-Garner : Notre suspect dans l'affaire Carr est le même que celui dans l'affaire Jareau ?

Il regarda Garcia. Elle était à la fois excitée et dans l'incompréhension la plus totale, à la lumière de ce nouvel élément.