Cher lecteur, bonjour !

Je sais que tu m'en as voulu la semaine dernière d'avoir interrompu aussi abruptement des étreintes aussi prometteuses... aussi, je ne te ferai pas plus attendre.

Fidèle lecteur, je te présente le troisième chapitre...

Enjoy ! ;-)

...

L'ascension des escaliers posa un problème en cela que deux désirs se battaient en John, deux besoins qui le faisaient trébucher sur les marches, ses paumes agrippant les flancs de Sherlock, sa langue se dardant pour savourer le goût de sa peau, la saveur de son être

Le premier lui ordonnait de ne plus laisser Sherlock échapper à ses doigts, ou à sa bouche, même pour une seconde, lui commandait de presser le détective dans ses bras pour le couvrir de son corps et de l'embrasser sans fin, surtout pas de fin, de tirer les boucles sauvages à lui pour que la chaleur de Sherlock reste sienne… le second, impatient, l'urgeait d'emmener Sherlock dans sa chambre, le plus vite possible, pour le marquer, le posséder, pour enfin prendre ce qu'il désirait depuis si longtemps, Sherlock nu et pâle et brillant sur ses draps sombres, les cuisses ouvertes et les paupières fermées dans une extase que John lui aurait donnée…

Tout cela se confondait dans l'esprit de John, sa confusion matinale provoquée par l'excès d'alcool à présent totalement remplacée par une concentration totale basée sur Sherlock, maintenant, à moi.

John plaqua Sherlock contre le mur sitôt la porte de sa chambre refermée, entreprenant avec un enthousiasme furieux d'explorer chaque centimètre de la gorge ivoire et offerte, faisant riper ses dents contre la pomme d'Adam proéminente et arrachant un gémissement impuissant à Sherlock, sa tête dodelinant en arrière, les boucles luisantes écrasées sur le papier peint démodé. John goûta avec délice le sel de la peau de Sherlock, la saveur unique de fumée, de chlore et de… cardamome ? Léchant et embrassant et mordillant sans daigner respirer, John planait avec une avidité presque égoïste sur les bruits qui sortaient de Sherlock, vibrants contre la langue de John.

Les doigts de Sherlock, puissants et réels, s'enfonçaient dans ses côtes, tiraient sur le tissu du pull de John, insistants, réclamant enlève-le, enlève-le, et pourtant lorsque John détacha ses lèvres de celles de Sherlock, ce dernier fit un petit bruit mécontent du fond de la gorge.

-Tu ne sais pas ce que tu veux, Sherlock, grogna John, le souffle court.

-Je le sais très bien, susurra Sherlock en retour, ses mains cherchant le cou de John pour le ramener à lui. Embrasse-moi.

Le temps de passer le pull par-dessus sa tête, John avait réinvesti la bouche brûlante du détective, effaçant sa moue frustrée d'un baiser dévorant tandis que les doigts s'installaient dans son dos, griffant ses omoplates et suivant sa colonne vertébrale dans une longue ligne chaude et délicieuse qui fit frissonner John. Sherlock lui lança un regard aguicheur par-dessous ses cils, et John sentit un rugissement de satisfaction victorieuse de la bête si exigeante en lui; sans réfléchir, sans hésiter, il tira Sherlock à lui et les fit trébucher sur le lit.

On aurait pu croire que Sherlock avait fait cela toute sa vie en voyant l'aise avec laquelle il rampa sur le matelas pour s'installer à califourchon sur John, ses cuisses fines et musclées emprisonnant fermement les hanches de John, pour l'embrasser à nouveau à pleine bouche, son dos pâle courbé pour compenser leur différence de taille; et John, eh bien John à la pensée que quiconque d'autre que lui avait pu avoir l'occasion de voir Sherlock comme cela, désespéré et ardent et délicieux, n'eut qu'une seule envie.

Les effacer de la tête de Sherlock.

Effacer leurs mains et leurs lèvres et leurs sexes et rendre Sherlock aussi innocent qu'un nouveau-né, ignorant de tous les baisers et la nudité du monde, pur comme l'agneau qui vient de naître, maladroit et impuissant… seulement pour le débaucher à son tour, pour tout lui apprendre, pour être le premier, le dernier, le seul dans le corps et dans le cœur de Sherlock, le seul à connaître ses secrets et la chaleur de sa peau, le seul dont le nom serait murmuré, John, entre des draps souillés et chauds, par des lèvres luisantes d'amour et entrouvertes de volupté…

C'est ce moment que Sherlock choisit pour rouler des hanches, un petit mouvement qui frotta son érection contre celle qui tendait le pantalon de John et fit voir des étoiles à ce dernier.

-Je ne sais pas pourquoi tu as pris la peine de te rhabiller, se plaignit Sherlock, son pelvis allant et venant dans un rythme positivement obscène.

-Je n'ai pas pensé que ça se terminerait comme ça, haleta John, avant de lâcher un gémissement lorsque le denim entre eux produisit une friction divinement insupportable.

Jouir au bout de deux minutes dans son pantalon aurait été contre-productif, aussi John agrippa les hanches de Sherlock pour l'empêcher de mettre un terme précoce à leur activité; ce dernier soupira une faible protestation, mais déjà John avait pris un téton rose et dressé entre ses lèvres, et il suça avec délicatesse… Sherlock poussa un petit cri, lança sa tête en arrière, découvrant sa gorge aussi immaculée qu'une colonne de marbre d'Italie, et John sentit son exquis tremblement contre sa bouche.

Il se mit à la tâche avec encore plus d'entrain, avide de découvrir quelles autres réactions il pourrait tirer de Sherlock, quels cris et quels gémissements et quelles suppliques cette voix de baryton si connue et tant aimée pourrait produire pour lui, à cause de lui… et il ne fut pas déçu.

Chaque roulement de ses lèvres, chaque caresse de sa langue contre la chair de Sherlock provoquait un nouveau son, un nouvel encouragement. Si les tétons de Sherlock semblaient extrêmement sensibles quand il dirigea son attention sur eux, il ne prit pas longtemps à découvrir qu'aucun geste, aucun attouchement ne laissait Sherlock indifférent; un baiser sous ses côtes le fit s'arquer sur John, une tendre morsure de sa clavicule le fit trembler comme une feuille, un coup de langue derrière l'oreille lui arracha un long gémissement de plaisir et un John étonné tandis que Sherlock enfonçait ses ongles courts dans son cuir chevelu…

Aussi John se concentra sur cet endroit quelques temps, léchant et mordillant et goûtant avec gourmandise, le bassin de Sherlock un doux mouvement de balancier languide et instinctif contre le sien; lorsqu'il se recula, ce fut pour admirer un peu mieux le visage magnifique de Sherlock, ses pommettes hautes rougies par l'excitation, ses cheveux plus ébouriffés que jamais, ses yeux rendus flous par le plaisir, sa bouche entrouverte sur un souffle court… et John ne put plus attendre.

Il agrippa les fesses de Sherlock, doigts plantés dans la chair tendre et affolante, et les retourna tous les deux, épinglant Sherlock contre le matelas avec ses propres hanches, leurs jambes entremêlées sur le lit, jean bleu sur tissu hors de prix; Sherlock lui lança un regard brûlant de ses iris de glace et une seule pensée tournait en boucle dans l'esprit embrumé par la luxure de John, trop de vêtements, trop de vêtements.

John se pencha sur la braguette de Sherlock, arrachant presque le bouton dans sa hâte, descendant la fermeture éclair avec précipitation… un flash bleu nuit lui dit que Sherlock aimait ses boxers aussi luxueux que ses costumes, et il baissa le pantalon d'un seul coup, le pelant des jambes minces de Sherlock avec une avidité presque bestiale; il voulait seulement voir la peau, la peau de Sherlock.

Peau qui apparut dans toute sa splendeur, pâle et frémissante comme une plume de cygne, et lisse et nacrée et John marqua un temps d'arrêt, les yeux trop occupés et le cerveau ralenti…

-John ?

John regarda Sherlock, son petit air hésitant, et soudain ce fut comme si tout s'éclairait; il était là pour Sherlock, pour faire l'amour à Sherlock, parce qu'il ne comptait pas s'éterniser sur le court-circuit interne qui poussait son meilleur ami à lui permettre ce genre de choses. Il allait le faire gémir, le faire se sentir tellement bien que lorsque le détective y repenserait quand John serait parti, il refuserait de supprimer ce souvenir de son palais mental parce que ç'aurait été trop bon.

Et John sourit, Sherlock sourit, et John replongea.

Son nez s'enfouit dans le ventre de Sherlock, inspirant à pleines narines l'odeur de sel et de chair et d'humain, glissant pour se blottir juste à la lisière du boxer; l'érection de Sherlock frôla sa gorge, et John descendit encore pour déposer un baiser tentateur sur le pénis durci masqué par le fin coton du sous-vêtement, testant le goût audacieux du liquide qui traversait déjà le tissu, la saveur si masculine et tellement intime… Sherlock gémit et ses hanches se soulevèrent, l'os pointu du côté gauche de son bassin cognant la mâchoire de John qui rit.

-On se calme, cow-boy, plaisanta-t-il en plaçant une main sur le bas-ventre de Sherlock pour le forcer à rester collé au matelas.

Les joues rosies d'excitation de ce dernier gâchèrent un peu l'effet de son petit reniflement dédaigneux, et John gloussa légèrement; puis, ses yeux bleus plantés avec défi dans ceux de Sherlock, il glissa un doigt dans l'élastique du boxer, un autre, et entreprit de l'ôter de Sherlock.

Son sexe, rougi et tendu, se dressa fièrement, pointé vers son estomac, dès que le tissu le libéra; mais John ne se laissa pas distraire et descendit lentement le sous-vêtement le long des cuisses de Sherlock, passant ses mains sur la chair ferme et douce sans quitter les yeux de Sherlock du regard, et il ne sut pas ce qui lui faisait le plus d'effet: la sensation de la peau chaude et fine de Sherlock sous ses paumes, ou le regard de ce dernier, clair et incandescent, profond et secret comme un lac transparent empli d'épaves et de trésors, écroulés les uns contre les autres.

Mais déjà le boxer était sur le parquet et Sherlock soutenait encore son regard; alors, un feu défiant brillant dans ses pupilles, larges et noires comme des puits sans fond, il écarta grand les jambes, lentement, ouvrant de part et d'autre de son érection ses longues cuisses pâles, s'offrant tout entier à John comme une fleur dévoile ses pétales à l'air et au temps, et Sherlock, pommettes rouges et poitrine luisante et l'image même de la tentation, avait l'air de dire me prendras-tu ?

Et John en eut le souffle coupé, et John savait qu'il n'y avait qu'une seule réponse possible à cette question.

Il se débarrassa en deux temps trois mouvements de son jean à présent beaucoup trop serré, et de son boxer, et de ses chaussettes, et tous allèrent rejoindre les autres vêtements sur le sol de la chambre tandis que John rampait vers Sherlock, s'installant entre ses cuisses ouvertes pour lui donner un baiser profond, tout en dents et en langue et complètement indécent, et Sherlock fit un petit bruit qui ressemblait à un miaulement; il passa ses mains entre eux pour attirer John encore plus près, toujours plus près, et leurs érections glissèrent l'une contre l'autre, et sa bouche en coquillage s'ouvrit, ronde autour de ces mots que John n'oublierait jamais aussi longtemps qu'il vivrait:

-Je suis prêt, John Watson.

John se jeta sur le tiroir de sa commode, en tira un tube de lubrifiant et un préservatif, et Sherlock lui lança un regard approbateur lorsqu'il fit sauter le capuchon du tube dans son impatience; John ne perdit pas une seconde pour en presser un filet sur ses doigts, les mouvant les uns contre les autres pour réchauffer le produit.

Puis il déposa un baiser juste au dessus du genou de Sherlock, question silencieuse à laquelle ce dernier répondit par un hochement de tête affirmé, et John glissa un doigt en Sherlock.

L'entrée serrée de l'intimité de Sherlock étreignit son index avec une force broyeuse, et John grogna en sentant la fournaise impossible du corps du détective; les muscles palpitaient autour de son doigt, pressants et inquiets et John fit de son mieux pour instaurer un rythme rassurant, allant et venant aussi délicatement qu'il le pouvait au son des brèves inspirations de Sherlock, qui tentait visiblement d'ordonner à son corps de laisser entrer John.

Ce dernier ajouta plus de lubrifiant, généreux car trop au fait des blessures qui pouvaient résulter d'une application trop parcimonieuse, et son majeur rejoignit son index en Sherlock, qui poussa un gémissement mi-douleur mi-plaisir et tortilla des hanches sur les doigts de John.

-Allez, John, plus vite… gémit-il, le souffle court.

-Pas question, Sherlock, rit John en séparant ses doigts pour ouvrir et détendre Sherlock, poussant ses doigts tâtonnants plus profondément. Je compte bien prendre mon temps avec toi…

Sherlock poussa un grognement de mécontentement, mais au même instant John trouva ce qu'il cherchait; son amant s'arqua soudainement, poussant un petit cri d'extase surprise.

- Je… la prostate ? articula-t-il avec peine.

Pour toute réponse, John caressa à nouveau la petite bosse de nerfs, et Sherlock gémit plus fort, ses longues mains fines crispées comme des serres sur les draps froissés.

John continua sa manœuvre encore quelques instants, jusqu'à ce qu'il décide que Sherlock était prêt à en prendre plus, et alors il s'avança un peu pour prendre dans son autre main le sexe tendu de Sherlock, qui trembla de tout son corps au contact tant attendu, et sembla à peine remarquer que John venait d'encore étirer son intimité pour y insérer précautionneusement un troisième doigt.

Sherlock gémissait et soupirait et suppliait de sa voix en lambeaux et les battements de cœur de John cognaient en rythme contre sa cage thoracique, un boum-boum sonore et irrégulier qui chantait en canon avec le pouls interne de Sherlock, battant chaud et vigoureux contre les phalanges blotties en lui; seules leurs deux respirations, celle difficilement maîtrisée de John et celle, erratique et sanglotante de béatitude, de Sherlock, emplissaient la pièce, et John n'eut même pas honte quand la pensée voletante traversa son esprit, qu'il ne se serait même pas arrêté si Mrs Hudson était entrée dans la chambre à ce moment-là.

Et déjà un Sherlock impatient tendait ses mains vers le sexe de John, le bout de ses doigts caressant l'érection dressée, et John eut un spasme de plaisir.

-John, maintenant, geignit Sherlock… je suis prêt, maintenant, John !

Les mots devenaient une litanie invincible dans la tête de John, et qui était-il pour refuser quoi que ce soit à Sherlock Holmes, seul détective consultant au monde ?

John déchira le paquet du préservatif avec les dents, mais Sherlock le lui arracha des mains avant qu'il ne puisse le rouler sur son sexe.

-Que… balbutia-t-il tandis que la protection en latex atterrissait sur le parquet.

Les yeux de Sherlock flamboyèrent, et John s'émerveilla l'espace d'une seconde qu'un homme, nu et vulnérable sous un autre, puisse avoir l'air aussi menaçant.

-Pas de ça, John, siffla Sherlock. Rien entre nous.

John déglutit, un léger vertige faisant vaciller son regard; ainsi ce serait juste lui et Sherlock, sans rien pour les séparer ?

-Je… tu es clean ? demanda-t-il alors, sa conscience de médecin vague et tremblante mais toujours présente.

Sherlock roula des yeux, peu impressionné.

-Évidemment, et je sais que toi aussi.

Il ondula du bassin dans un geste terriblement suggestif, présentant son entrée luisante de lubrifiant, rose et palpitante, irrésistible.

Aussi John, qui n'était qu'un homme et pas celui qui prétendrait un jour pouvoir s'opposer aux désirs de Sherlock Holmes, badigeonna avec largesse son érection de lubrifiant, se prit en main et, sans attendre plus longtemps, appuya l'extrémité de son sexe contre l'anneau de muscles qui protégeait l'intimité de Sherlock.

La vision de John s'obscurcit.

Chaud, tout était tellement chaud, et serré, il avait l'impression qu'un poing écrasait son pénis et c'était tellement bon mais bon sang, il ne tiendrait jamais assez longtemps… mais il le devait à Sherlock, Sherlock qui gémissait en sentant John le pénétrer, brûlant, centimètre après brûlant centimètre, alors John serra les dents et ne jouis pas, surtout ne jouis pas, et il poussa un peu plus loin, des étoiles sombres éclatant derrière ses paupières.

Sa progression fut lente et erratique, ponctuée d'arrêts fréquents pour laisser au corps de Sherlock le temps d'accepter l'intrusion de celui de John, et ses parois internes se contractaient puissamment autour du sexe de John, et ses minuscules soupirs semblaient une musique aux oreilles du docteur; jamais l'amour ne lui avait paru plus évident, plus naturel, que cette lente et laborieuse union, que la couleur framboise de la poitrine de Sherlock, que leurs deux souffles mêlés en un seul but.

Et finalement, finalement John arriva au bout, et ses hanches s'enfoncèrent dans les fesses rebondies de Sherlock, et il poussa un grognement; une goutte de sueur roula le long de sa tempe pour frapper le sternum de Sherlock.

Il fallut à John toute la force de sa volonté pour ne pas infliger à son ami - à son amant - les coups de reins qui l'auraient libéré de cette boule de désir énorme qui lui dévorait l'estomac, et il s'imposa de compter lentement jusqu'à vingt en calmant sa respiration; son sexe toujours blotti en Sherlock fut étreint convulsivement tandis que ce dernier s'habituait à sa présence, les mouvements internes de ce corps dont John avait tant rêvé fermes et soyeux autour de lui.

Arrivé à quinze, John se sentait déjà prêt à exploser; aucune torture au monde n'aurait pu mettre un homme à terre plus facilement que l'apparente vulnérabilité de Sherlock en cet instant, ses yeux vif-argent à demi fermés, minuscule rai de lumière sous une paupière souple, sa bouche entrouverte sur une respiration courte et légèrement sifflante, le sang qui animait son visage pâle de couleurs vivaces et magnifiques… et quand John atteignit le nombre vingt et que les iris dévoilés de Sherlock se plantèrent dans les siens avec une lueur défiante et suppliante à la fois, John n'y tint plus.

Le premier coup de reins fit s'arquer Sherlock, et son dos forma un pont gracile, suspendu au dessus des draps.

Le second fit mal à John, puisque Sherlock agrippa son biceps assez fort pour que le docteur sache aussitôt que la marque de ces fins doigts de violoniste laisserait une marque violette sur sa peau malmenée; il ne réussit pas à penser à une meilleure façon de se rappeler cette nuit qu'être ainsi marqué par Sherlock.

Le troisième atteignit la prostate de Sherlock comme une flèche atteint sa cible, et ce dernier eut une sorte de spasme de plaisir qui le secoua tout entier d'un cri inarticulé; John ne lui laissa pas le temps de se remettre avant de revenir le heurter au même endroit.

Encore.

Et encore.

Et encore.

Et Sherlock geignait, et Sherlock se tordait sur les draps, et Sherlock peinait à reprendre sa respiration, et son souffle ressemblait à un John, John, John sans fin.

Et quand soudain Sherlock jouit, son visage ouvert et illuminé plus beau que jamais et son corps étreignant John là où leurs deux êtres se rencontraient de la façon la plus belle possible, son orgasme la plus importante réussite de la vie toute entière de John parce qu'il voulait dire qu'il avait fait plaisir à Sherlock, les spasmes de ses parois autour du sexe de John firent basculer ce dernier également.

John poussa un grognement en sentant l'orgasme noyer ses sens, et le plaisir obscurcit sa vision pendant quelques secondes tandis qu'il jouissait profondément en Sherlock en plusieurs longs jets puissants.

Tout était flou, et tout était Sherlock, et John se retrouva sur le dos, le détective et son nouvel amant drapé contre son flanc, longs membres pâles blottis contre corps ferme et trapu.

Ils restèrent comme cela longtemps, leurs respirations bruyantes et profondes, l'air encore vibrant de l'électricité de leur union et lourd d'une nouvelle odeur entêtante, parfait mélange qui disait John et Sherlock et enfin.

Et John faillit demander à Sherlock de partir, parce qu'il savait que s'il se réveillait à ses côtés le retour à la réalité ne serait que plus dur, cette atroce réalité où Sherlock ne pouvait décemment vouloir de quelqu'un comme John, cet univers trop cruel où la peau de Sherlock ne fondrait plus jamais sous la chaleur de ses doigts, où son corps ne l'accueillerait plus jamais comme son maître trop longtemps attendu…

Mais Sherlock frotta son nez contre le cou de John et lâcha un petit soupir de contentement, et John n'eut pas la force de sauver sa dignité.

Il était à Sherlock, et jusqu'à ce que ce dernier ne fuie les affections de John, John lui donnerait tout qu'il pouvait désirer.

Alors John remonta les draps pour que ses épaules pâles soient recouvertes.

Plus tard, le monde pourrait reprendre sa course. Pour l'instant, John dormait avec Sherlock.

...

Bon, ça c'est fait... XD

Je peux maintenant passer aux remerciements qui s'imposent et que j'ai placés ici plutôt qu'en début de texte, pour t'épargner une torture inutile. XD

Alors merci à toi, liseson, à toi Camomille, et à toi Tarte-aux-pommes, pour vos adorables commentaires ! Vous avez illuminé les journées d'une humble auteure et je vous souhaite la même chose !

Quant à toi, lecteur adoré, j'espère que l'attente valait le coup ! Je m'en voudrais de t'avoir laissé tomber...

Dis-moi dans une review si tu as aimé ce chapitre, tu sais que ce sont tes mots qui font battre mon petit coeur !

Alors à tout de suite... ;-)