Chapitre 7: Règlement de comptes
« Les filles, on fait quoi ce week-end ? J'ai pas envie de travailler, en plus, on a presque rien à faire... » gémit Mary.
« Si tu ne nous l'as pas dit cent fois, tu ne l'as pas dit une seule ! » s'exclama Lyra.
« Puis, rien à faire, rien à faire, c'est vite dit. » grogna Léonore « On n'a pas totalement fini notre devoir de métamorphose avec mon binôme, vu que vous m'avez lâchement abandonnée les filles, et il faut que je révise mes potions si je veux sortir quelque chose de correct en cours lundi. »
« Oh allez, tu as eu une bonne note la dernière fois, non ? C'est qui ton binôme en métamorphose, au fait ? » demanda Victoire.
« Duncan, Duncan Llewellyn. Vous savez, c'est un des gars qui traînent parfois avec Marc. Il est sympa heureusement, ça va. On doit boucler ça ce soir dans la salle commune. »
« Bon ben puisque le rendez-vous est pris et que tu as demain pour travailler, on peut faire quelque chose ! » rétorqua Mary.
« Et si on demandait à Teddy, le cousin de Victoire ? » demanda Lyra. « Il aurait peut-être une idée pour nous occuper, et puis, on pourrait faire un truc avec les garçons et lui, ça serait sympa, non ? Ça fait longtemps qu'on ne les a pas vraiment vus. »
« Dis donc, je rêve ou ce n'est plus mon cousin mais vos amis ? »
« Non non, tu ne rêves pas du tout. Ils sont sympa ces Poufsouffles. Te plains pas, toi qui aimerais que toutes les maisons soient amies, on contribue ! » rirent les filles.
« Moui... Bon, on va les voir ? Ils doivent être à la Grande Salle là, en train de se goinfrer... »
Elles se redressèrent enfin, se levant de leurs lits sur lesquels elles étaient chacune assises. Ça faisait quelques minutes qu'elles étaient levées. Bon, peut-être une toute petite heure. Mais il fallait le temps que chacune d'entre elles utilise la salle de bain de leur dortoir. Qu'elles choisissent leurs vêtements aussi. Entre un chemisier blanc simple, un chemisier blanc avec des petites fleurs brodées sur le col et un chemisier blanc à boutons rouges, Mary avait eu un choix difficile à faire. Et les filles y étaient bien sûr allées toutes de leur petit commentaire. Sans compter qu'il avait ensuite fallu déloger Patou du lit de sa maîtresse pour que celle-ci puis remettre ses draps correctement. Ce qui n'était pas une mince affaire quand on savait à quel point ce chat était paresseux.
Mais après tout, elle avaient le temps de traîner, on était samedi matin, et elles avaient deux jours pour faire tout ce qu'elles voulaient. Elles étaient loin d'être pressées. Elles descendirent vers leur salle commune et croisèrent Marc et deux de ses amis qui descendaient aussi du leur. Leonore leur montra qui était Duncan, un garçon assez petit, trapu, et brun. Il bailla ostensiblement, comme s'il avait été tiré du lit. Marc aussi d'ailleurs. Mais l'autre garçon paraissait plus réveillé, peut-être était-ce lui qui les avait sortis hors du lit. Dès que Marc releva la tête de ses chaussures, il les vit et son visage s'éclaira:
« Ah les filles, ça va ? Vous avez bien dormi ? »
« Oui, merci Marc, et toi ? » répondit poliment Lyra.
Victoire était encore mal à l'aise avec lui. Elle ne savait pas trop comment s'y prendre. Le garçon était gentil bien sûr, il était même adorable. Mais il y avait quelque chose en lui qui la gênait. Cette façon qu'il avait de la regarder. Cette admiration qu'il ne parvenait pas à cacher. D'abord, elle n'en comprenait pas la raison, elle ne voyait pas ce qu'elle avait de particulier. Oui sa famille était connue, mais comme bien d'autres familles. Elle, elle n'avait rien fait, rien dit, elle ne voyait pas d'où tout ceci venait. Entre ça et cette réputation dont Kay avait parlé, ça la dépassait un peu. Ensuite, elle ne savait pas comment gérer ça. Elle ne savait pas quelle attitude adopter avec lui, comment être.
Elle revint à ses esprits quand ils passèrent le tableau de l'entrée de leur tour. Ils filèrent vers la Grande Salle, les cris de protestations de leurs ventres se faisant plus pressants.
« Qu'est-che que fous comptez faire auchourd'hui ? » réussit à articuler Duncan, entre deux bouchées de croissant tartiné de confiture à la framboise.
« On ne parle pas la bouche pleine ! » dit avec un pincement de bouche tout à fait mcgonagallien Leonore, avant d'éclater de rire à la tête effrayée du garçon. « Je rigolais ! »
« On va demander à Teddy, Spencer et les autres ce qu'ils font, on va sans doute passer la journée avec eux. Et vous ? » annonça Mary, entre deux rires.
« Teddy ? C'est pas ton cousin ça Victoire ? Teddy Lupin, c'est bien ça ? Le Poufsouffle aux cheveux bizarres ? » demanda le troisième garçon, nommé Scott.
« C'est ça oui, il est métamorphomage, c'est pour ça. On comptait leur en parler après le déjeuner, que leurs estomacs soient satisfaits. C'est dangereux un Poufsouffle affamé, croyez-moi. » sourit Victoire.
« On pourrait venir avec vous ? Parce qu'on n'a rien de prévu non plus et puis ça pourrait être marrant d'être tous ensemble, non ? Il y a aussi Harper qui devrait nous rejoindre. Elle... elle s'entend pas avec toute sa maison, elle n'a pas tellement d'amis. »
« C'est pas peu dire Marc ! Elle n'en a carrément pas ! Combien de fois j'en ai entendu dire depuis le début de l'année qu'elle n'avait rien à faire à Serpentard et qu'elle était une erreur. L'erreur de l'année apparemment... » s'insurgea Duncan.
Ils finirent de petit-déjeuner sur cette note avant de rejoindre les troisième années Poufsouffles. Ceux-ci leur apprirent que malheureusement pour eux, ils avaient prévu d'aller à Pré-Au-Lard. Et ils ne pouvaient pas les accompagner puisqu'ils n'étaient qu'en première année. Teddy, Spencer, Jimmy, Maxime et Neal voulaient absolument y aller, ils avaient raté le week-end précédent de sortie à cause de leurs devoirs, et c'était la première fois qu'ils iraient. Ils avaient attendu trop longtemps ce moment.
« On vous rejoint après, promis ! Et on va dévaliser Zonko et Honeyducks ! Oncle Harry m'a envoyé de l'argent avec sa dernière lettre. Je crois que Poudlard lui manque parfois. »
« C'est quand même moins drôle, le ministère. Il a beau jouer à l'auror et au voleur toute la journée, ils ne doivent pas rigoler tous les jours... »
« Non, c'est sûr. Ça doit le changer. Surtout que c'était mouvementé à l'époque. Avec tous les Weasley... » fit Spencer en regardant Victoire avec un sourire en coin.
« Eh ! Je ne suis pas responsable de ma famille ! Filez donc vous préparer, que vous ayez le temps de nous rapporter plein de trucs ! On compte sur vous. »
Une demi-heure plus tard, après quelques négociations, Victoire se dirigeait seule vers l'infirmerie. Ils avaient discuté bien les autres, les Poufsouffles allaient à Pré-Au-Lard, et les Gryffondors commençaient par faire leurs devoirs dans la matinée pour être tranquilles l'après-midi et se retrouver au parc. Ils ne voulaient pas y aller le matin car il commençait déjà à faire un peu froid depuis quelques jours. Ainsi, ils pourraient profiter des achats des garçons dès la fin d'après-midi et le lendemain.
La blonde avait peu de devoirs à faire, elle voulait juste réviser son cours de botanique, elle avait un peu zappé la dernière leçon. Elle avait le temps de passer voir Kay. Il devait sortir dans la journée, normalement. C'était ce qu'elle avait entendu dire, toujours. Elle marchait tranquillement dans les couloirs quand une rangée de filles se dressa devant elle. Elle se stoppa. Les filles étaient juste devant elle, à quelques mètres. Elles l'avaient très bien vue. Elles avaient dû la suivre même, et prendre d'autres couloirs pour tomber en face d'elle. Elles portaient les uniformes de Gryffondor et de Serdaigle. Si Victoire fouillait dans ses souvenirs, elle aurait pu jurer en avoir vu certaines quelque part. Elle ne savait pas trop bien où mais elle connaissait leurs têtes. Ce qu'elle se demandait, c'était ce qu'elles fichaient là avec leur air pas commode.
« Alors Weasley, on va voir Kay ? »
« T'oses encore pointer ta tête à l'infirmerie après ce que tu lui as fait ? »
« Pas gênée... »
« Euh... je sais pas ce que je vous ai fait, mais je vois pas où est le mal. Ce n'est pas de ma faute s'il est tombé de son balai. »
« Non, à peine. C'est sans doute pas de ta faute non plus s'il ne peut pas jouer le prochain match parce que son bras n'est pas complètement consolidé ? »
« Et tu penses qu'on va te croire... »
« Je... je ne savais pas, je vous jure que je ne savais pas. Et puis, vous, vous êtes qui ? » répondit-elle, sa voix vacillant traîtreusement.
« On est des admiratrices. Et pas toi. Alors tu lui fiches la paix ! »
« Tu ne le colles plus. »
« Tu ne vas plus le voir. »
« Et si tu pouvais éviter de lui imposer ta présence, déjà qu'on te supporte à la tour... »
Elles s'avancèrent, groupées, menaçantes, l'air de vouloir lui faire la peau. Victoire sentit son sang ne faire qu'un tour, et sortit sa baguette. Elle n'était pas à Gryffondor pour rien. Et elle ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds par cette bande de crécelles en chaleur. Ces filles de trolls ne savaient pas ce qu'elle perdait. Elle n'était peut-être qu'en première année, mais elle n'allait pas reculer devant leurs menaces. Elle se sentait déjà assez coupable comme ça. Pas la peine d'en rajouter. Les filles en face d'elles éclatèrent de rire.
« Tu crois vraiment que tu vas nous faire peur avec ta baguette ? Tu sors à peine du berceau et on est toutes en deuxième et troisième année. Innocente ! » s'exclama l'une d'elles.
« Tu n'as juste aucune chance contre nous. »
Et Victoire se demandait si elles n'avaient pas raison. Il fallait être réaliste. Elle était seule, elles étaient au moins cinq ou six. Elles étaient toutes plus expérimentées qu'elles, même avec leur cerveau de véracrasse. Elle recula encore mais se retrouva le dos contre un mur. Elle tenta de lever sa baguette mais l'une d'elle fut plus rapide et la lui fit voler.
Ensuite ? Ensuite, Victoire ne se souvenait pas de grand chose. Juste d'avoir pris des coups. Juste de s'être bien fait tirer les cheveux. Juste d'avoir pensé qu'elle aurait de sacrés bleus au visage. Juste de s'être demandée si elles lui rendraient sa baguette parce qu'elle en avait besoin. Juste de s'être dit qu'il faudrait qu'elle aille à l'infirmerie. Une fois que tout ça serait fini. Une fois qu'elle pourrait se relever. Elle était tombée au sol, elle ne savait plus à quel moment, mais elle était tombée. Elle pouvait sentir les dalles du couloir sous ses genoux. Elle était recroquevillée, pour recevoir le moins de coups possible.
Elle ne pensait pas que des filles seraient si violentes. Si méchantes. Elle n'avait rien fait. Rien du tout. Ou si ? L'avait-elle mérité ? Elle se souvenait qu'elle avait présenté ses excuses à Kay, mais qu'elle s'était sentie mal. Peut-être était-ce de sa faute ? Mais elle, elle n'y pouvait rien, elle n'avait pas demandé un tour de balai comme on demande un tour de manège. Elle avait dû accepter par politesse, parce que ses amies la poussaient. Non. Il ne fallait pas qu'elle reporte sa colère sur ses amies non plus. Ça n'était pas de leur faute. Mais une fois que ces trolls en auraient fini, elle regretteraient leur geste. Parce que Victoire n'allait pas les laisser faire. Elle n'allait pas les laisser s'en tirer. Elle se vengerait. Mais un autre jour. Là, elle pensait plus à comment ne pas s'évanouir.
Enfin, elle arrêtèrent. D'un coup. Comme ça. Elles stoppèrent leur folie et elle les entendit partir précipitamment. Elle ne savait pas ce qui les avait décidé, mais elle en remerciait Merlin. L'une d'elles eut le temps de lui glisser au creux de l'oreille, menaçante:
« Ne crois pas qu'on oubliera. Ça, ça n'était qu'un avant-goût de ce qu'on peut encore te faire. On te tient à l'œil. »
Victoire resta comme elle était pendant ce qui lui sembla une éternité. En fait, ça n'avait dû durer que quelques secondes parce qu'ensuite, une main se posa doucement sur son épaule. Elle sursauta. Ou tenta de sursauter, une douleur fulgurante la prit au ventre. En voulant se relever, ça la reprit.
« Doucement, doucement, ne te presse pas. Ça va ? Mais qu'est-ce qu'elles t'ont fait... »
Duncan. Elle ne savait pas ce qu'il faisait là, mais heureusement qu'il était arrivé. Elle était déjà complètement cassée.
« Allez viens, tout doucement, tu arrives à te relever ? Attends, je vais t'aider. » Il la tint par les bras, délicatement. « Ça tombe bien, j'allais à l'infirmerie parce que j'avais un peu mal au ventre, je n'irais pas pour rien comme ça. » rit-il.
Elle le regarda, un peu énervée. Il était obligé de dire ça ?
« Bon, d'accord, c'était pas drôle. Tiens, je te pose contre le mur hein ? Tu tiens ? Je ramasse tes affaires pendant ce temps-là. »
Ceci fait, ils marchèrent doucement, clopinant, vers l'infirmerie. Celle-ci n'était pas loin, Victoire avait déjà fait une bonne partie du trajet quand elle s'était faite attaquer. Elle refusa d'en dire plus au jeune garçon. C'était son affaire, et elle la règlerait seule. Elle lui interdit également d'en parler aux autres, il ne fallait pas qu'ils sachent. Ces filles ne le crieraient sans doute pas sur tous les toits du château si elles en voulaient pas être punies. Et la blonde n'avait pas envie que toute l'école soit au courant. Elle avait d'ailleurs un peu peur, parce que Duncan et Marc étaient très amis. Et qu'elle n'avait qu'une confiance limitée en celui-ci en ce qui concernait les secrets.
« Tu sais, de toute façon, ça se saura. Tu verras ta tête quand on arrivera, c'est pas joli joli, elles t'ont bien amochée, ça va se remarquer. Surtout qu'on te regarde pas mal. » ajouta-t-il en rougissant.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle difficilement, fronçant les sourcils autant qu'elle le pouvait.
« Ben quand même, tu es Victoire Weasley-Delacour, ta famille est hyper célèbre, tu as du sang vélane, ça a de quoi attiser les ragots. »
Elle n'eut pas le temps de répondre qu'ils arrivèrent enfin. Madame Pomfresh se précipita vers eux, et prit la jeune fille en charge, la faisant asseoir sur un lit proche.
« Tu dis rien aux autres, hein ? Par contre, je ne pourrais sans doute pas être là ce soir... »
« Ah non, jeune fille, vous allez rester avec moi, et vous avez même gagné un bonus en restant aussi demain. Vous verrez, nos lits sont très confortables. Vos parents les ont appréciés en tout cas, il me semble... »
« Oui, tu vois, donc tu... tu n'as qu'à leur dire que je ne peux pas parce que j'ai des devoirs, que tu m'as croisée alors que j'allais dans une salle de cours, mais que tu ne sais pas laquelle. Comme ça, on ne me cherchera pas et ils ne viendront pas. Pas envie que tout le monde sache... »
Voyant qu'il ne répondait rien, elle insista: « tu promets hein ? »
« Oui, bon, d'accord, d'accord, promis... J'aime pas mentir. T'as de la chance de les gryffons soient loyaux, je ne te trahirais pas. Madame, vous n'avez pas quelque chose pour mon ventre, j'ai un peu mal ? Une fois que vous aurez guéri Victoire bien sûr. »
« Venez là mon garçon, on va faire ça tout de suite, vous pourrez filer comme ça, je n'aime pas avoir trop de monde près de mes malades. Cordélia, venez ici je vous prie, occupez-vous de lui. » appela-t-elle. Son assistante arriva immédiatement, elle ne devait pas être loin.
Une demi-heure plus tard, la jeune fille avait avalé plus de potions qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir le faire, avait reçu quelques sorts bien placés qui lui avaient évité de se tordre de douleur à chaque mouvement et elle avait même repris des couleurs. Enfin, sans compter le bel arc-en-ciel qui lui colorerait la joue droite, avec le bleu qu'elle avait. Alors qu'elle allait fermer un peu les yeux, on tira un rideau sur sa gauche et une tête brune apparut. Elle avait presque oublié pourquoi elle avait voulu venir à la base.
« Ben dis donc, tu ne t'es pas ratée, ça va ? »
« Très bien merci, et toi, ton bras ? » fit-elle d'un ton cassant.
Elle ne pouvait pas s'en empêcher, ça n'était pas de sa faute mais un peu quand même. S'il n'avait pas ces groupies débiles aussi...
« ça va. Je voulais juste faire la conversation, ça fait trois jours que je suis bloqué ici, je dois partir tout à l'heure heureusement. J'aurais encore le bras en écharpe mais au moins, je pourrais profiter de mon week-end. »
« Oui, ben pas moi. »
« Ah oui, pardon, désolé. »
Et il se tut enfin. Elle avait dû le blesser. Tant pis. À cause de lui, elle n'allait pas pouvoir profiter des achats des garçons, elle ne pourrait pas manger du chocolat de chez Honeyduckes, elle ne pourrait pas tester les nouveaux produits Zonko, elle ne pourraient pas manger de patacitrouilles, ni de souris en sucre, ni de crapauds à la menthe. Elle allait rater plein de choses. Elle bouda dans son lit et finit par s'endormir, épuisée par ses contusions.
Le week-end passa vite même si elle se rendit bien compte le lendemain qu'elle ne pourrait pas cacher son absence au dortoir ni celle de toute la journée. Elle allait devoir inventer une raison pour laquelle elle avait dû aller à l'infirmerie. N'importe quoi. Du moment que ses amis ne se doutent de rien.
Quand elle sortit le dimanche après-midi, elle alla au dortoir pour se changer, prendre enfin une bonne douche et voir où étaient les autres. Elle ne rencontra personne dans leur Salle Commune et quand elle eut fini de se laver, elle s'endormit comme une souche sur son lit. Les potions que lui avait données Madame Pomfresh devait avoir cet effet secondaire, elle avait dormi tout le week-end.
Demain serait un autre jour. Elle affronterait les questions de ses amis à ce moment-là...
