Chapitre 16 : Quidditch now !

Une semaine plus tard commençait le Tournoi de Quidditch des quatre maisons. Les tensions entre les maisons ne s'étaient pas complètement apaisées, et le premier match opposait Serdaigle à Serpentard. Les filles pariaient pour une rencontre explosive. Depuis le début, c'était ces deux-là qui s'affrontaient le plus, et d'après ce qu'ils avaient entendu dire par Harper, c'était Serdaigle qui avait essayé d'attaquer les vert et argent pendant le concours de décoration. Ceux-ci l'avaient assez mal digéré. D'autant qu'ils essayaient simplement d'être réhabilités, et là, ça n'était pas simple.

Ça faisait déjà treize ans que la Guerre était finie et ils avaient du mal encore à être bien vus. Il n'était pas certain que les événements du début d'année les aident, avec cette politique de recrutement qu'ils avaient essayé de mener. Pourtant, celle-ci n'était due qu'à un petit groupe de filles et partaient apparemment d'une bonne intention. Harper leur avait appris ensuite qu'il n'y avait que deux filles avec elle, dans son dortoir, et que tout le monde chez eux pensait que des élèves avaient été mal réparties simplement parce qu'elles avaient peur d'aller à Serpentard. La maison avait encore mauvaise réputation même après toutes les tentatives de réhabilitation, qu'elles eurent été faites par les professeurs ou par les élèves.

Le fait qu'ils aient essayé de « débaucher » des Serdaigles n'avait pas du tout été bien vu par la maison concernée, qui avait pris ça comme un affront direct. Et elle était très remontée contre eux, bien décidée à prouver que tous ses élèves avaient leur place dedans et qu'ils étaient les meilleurs. Qu'ils n'iraient certainement pas à Serpentard. La maison ne supportait pas les entorses au règlement et ce que Serpentard avait fait avec ces réunions en était une belle.

Puisqu'ils ne pouvaient être départagés sur les sorts, ils le seraient au Quidditch. Et d'ici à ce que la maison s'apaise enfin, cela promettait des rencontres très intéressantes, s'enthousiasma Jimmy alors que le petit groupe se dirigeait vers le stade.

« Vous vous rendez compte ? Serdaigle n'a jamais tellement fait attention au Quidditch, bien plus préoccupés par leurs devoirs, là ils ont l'air bien remontés, ça va être super intéressant ! » s'exclama-t-il.

« ça ne va quand même pas devenir dangereux, hein ? » demanda Lyra, inquiète.

« Mais non, ne t'en fais pas. Ils auraient bien trop honte d'enfreindre les règles du sport. Je pense que ceux qui ont attaqué les Serpentards ont déjà bien dus se faire punir. Ils ont mis en péril l'image de leur maison, quand même. Et les bleus et argent n'aiment pas ça. » la rassura Spencer, passant un bras sur son épaule. « Tu vas voir, ça va juste être un beau match. »

« Le premier que vous allez voir en plus, les filles ! » remarqua Teddy.

« Oui enfin, tu sais, nous, le Quidditch… » fit Victoire en haussant les épaules. « On y va parce que ça va être marrant et que toute l'école y va. »

« Si encore ça avait été Gryffondor qui jouait, j'en connais une qui y serait allée plus facilement. » rigola Leonore.

« Mais ! C'est même pas vrai ! » s'insurgea la petite fille. « C'est juste un ami ! »

« N'empêche que tu t'es toute suite sentie visée. » se moqua Mary.

« Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ! C'est n'importe quoi cette histoire ! Kay est juste un ami, et on ne s'est même pas parlé depuis les vacances ! »

« C'est qui ce Kay ? » demanda Maxime, l'air intéressé.

« Tu sais, le nouveau poursuiveur de Gryffondor, celui qui s'était cassé un bras au début de l'année. » répondit Jimmy.

« Ah oui, lui… » bougonna Teddy.

« T'es jaloux ou quoi ? » rit Spencer. « T'en fais pas va, ils ne vont pas te la piquer, ta Victoire ! »

Les deux enfants poussèrent des cris indignés. Il n'était pas question de perdre quoi que ce soit, ils étaient amis et cousins, c'était tout ! Ils auraient mieux fait de venir séparément au match, tiens, ça leur aurait évité bien des ennuis, maugréa la petite fille, bien décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds bien longtemps. Elle sentait même la moutarde lui monter au nez. Ils étaient embêtants à la fin, si c'était comme ça, elle ne leur dirait plus rien.

Elle n'allait quand même pas arrêter de voir Teddy juste parce que ça les faisait rire de se moquer d'eux. Ils se connaissaient depuis le berceau, enfin surtout le sien puisque le garçon avait deux ans de plus qu'elle. Forcément qu'ils étaient amis. Surtout qu'ils avaient été les seuls cousins de la famille pendant longtemps. Enfin, il y avait eu Molly un an après Victoire, mais ça n'était pas pareil, Oncle Percy ne venait pas aussi souvent au Terrier qu'eux, alors ils ne la voyaient pas souvent. Et puis elle avait hérité de son caractère, elle était presque aussi sérieuse que Dominique, c'était fou. Avec elle, c'était moins facile de faire des blagues.

Le jeune garçon la prit par l'épaule et l'emmena plus loin devant les autres. Puisqu'ils se moquaient d'eux, ils n'avaient qu'à marcher tous seuls. Ils s'étaient retrouvés à la table du petit-déjeuner, ils n'allaient pas faire chemin à part alors qu'ils allaient au même endroit.

Les filles s'étaient levées plus tôt pour avoir des places qui leur permettraient de ne pas avoir trop froid, et les garçons accompagnaient Jimmy qui devait faire le commentaire du match. Le brun était d'ailleurs surexcité. Cette activité lui avait bien manquée pendant l'été. Ça faisait déjà un an qu'il commentait tous les matchs. L'élève précédent était un septième année, il était donc parti de Poudlard pour faire ses études. Et puis ça faisait longtemps qu'un Poufsouffle n'avait pas occupé ce poste. Mais Jimmy n'était pas le neveu de Lee Jordan pour rien. Celui-ci avait été un grand commentateur à l'époque de leurs parents, et un ami d'Oncle George. Il avait transmis sa passion à son neveu.

Ils arrivèrent enfin et se dirigèrent vers les gradins correspondant aux couleurs de leurs maisons. Jimmy alla quant à lui dans la tribune des professeurs. Après plus de quatre mois d'absence, il retrouvait enfin sa machine pour compter les points, son micro, sa place. Avant qu'ils ne se séparent, ses amis confièrent aux filles qu'il était tout à fait conscient de l'importance de son rôle, surtout en ce samedi. Les Poufsouffles gagnaient très rarement la coupe, et ils n'étaient pas toujours très bons au Quidditch. Et cette fois-ci, c'était deux maisons qui leur avaient fait du mal qui s'affrontaient. Il allait devoir plus que toute autre fois garder son calme et ne pas laisser son esprit jaune et noir l'emporter sur ses commentaires.

Les filles s'installèrent sur les bancs. Elles avaient choisi des places au milieu de la tribune, en se disant que comme ça, prises au milieu de la foule, elles auraient peut-être moins froid. C'était les garçons qui leur avaient conseillé ça. Parce que là, il faisait quand même sacrément froid. Elles avaient enfilé bonnets, écharpes et gants, mais leurs capes ne les protégeaient pas aussi bien qu'elles l'auraient voulu, et l'écharpe Gryffondor que ses oncles avaient offert à Victoire la grattait drôlement. Si c'était comme ça pendant tout le match, ça allait être pratique. Elle se massa le cou, tenta de mettre l'écharpe par-dessus ses vêtements, pour qu'elle ne soit pas en contact avec sa peau, faillit donner un coup de coude à Mary par la même occasion, et enfin, fut aidée par Lyra, qui eut pitié d'elle en voyant qu'elle ne s'en sortait pas.

Petit à petit, les gradins se remplirent enfin. Les places devant elles et à leurs côtés furent prises et elles soupirèrent de soulagement. Elles ne seraient pas seuls, elles n'auraient pas trop froid. Et puis elles n'étaient pas les seuls assez bêtes pour avoir osé attraper froid à venir voir le match même si aucune des équipes n'était de leur maison. Après tout, c'était le premier match de la saison. C'était important.

Marc, Duncan et Scott arrivèrent un peu après, à moitié essoufflés, et s'installèrent juste derrière elles, il y restait encore quelques places. Lyra se retourna pour leur demander gentiment ce qui s'était passé pour qu'ils soient aussi en retard, alors que les gradins étaient tous presque remplis et que Madame Bibine était déjà sur le terrain. Apparemment, Marc avait eu un problème de pellicule avec son appareil photo et il avait fallu attendre qu'il en retrouve une autre et la change. Il espérait faire quelques photos de son premier match à Poudlard et les envoyer à son père, expliqua-t-il, d'une voix hâchée, ayant encore du mal à reprendre son souffle, ses cheveux de paille plus en bataille que jamais. Heureusement que Scott en avait retrouvé une au fond de sa valise, ç'y était un fouillis pas possible apparemment.

Enfin, le coup de sifflet retentit et les filles se retournèrent dans le bon sens pour voir le match débuter. Ils n'avaient même pas vu les deux équipes entrer en scène, tout occupés aux déboires de Marc. Celui-ci gémit de ne pas avoir fait attention et donc d'avoir raté ça. Les autres s'en fichaient un peu, ils en verraient d'autres, des entrées. Et puis ça n'était même pas leur équipe qui entrait sur le terrain, alors ça n'était pas très grave.

A présent, c'était bel et bien commencé. Ça volait dans tous les sens, et dans tous les sens du terme. Les cris des supporters se chevauchaient, dans un brouhaha incompréhensible. Les balles volaient dans tous les sens, et comme le commentait Jimmy au micro, les joueurs ne semblaient pas capables de tenir le souaffle en main plus de quelques minutes. A chaque fois l'équipe adverse venait à sa rencontre pour le lui prendre. Les batteurs mettaient toutes leurs forces dans les cognards, comme si leur vie en dépendait. Et c'était bien l'honneur de leur équipe qui en dépendait.

Aucune ne voulait laisser la victoire à l'autre. Les attrapeurs faisaient de larges cercles en hauteur, recherchant sans cesse le vif d'or, sans jamais se déconcentrer à regarder le match. Les poursuiveurs se battaient sans relâche pour avoir la précieuse balle rouge et l'envoyer enfin avec succès dans un des anneaux. Pour l'instant, Jimmy n'avait eu à commenter que des passes des uns aux autres, ou des pertes de balle, et désespérait de voir un but.

« Aucune des deux équipes ne sera-t-elle donc capable de marquer des points ? » demanda-t-il, beuglant dans son micro.

Sa question dut avoir l'effet d'une bombe sur les joueurs, car aussitôt, Serdaigle prit l'avantage, et les poursuiveurs foncèrent vers les buts adverses. Après quelques passes, un évitement de cognard moyennement maîtrisé, une joueuse lança la balle dans l'anneau le plus à droite.

« Et elle marque ! Mais que fait le gardien de Serpentard ? » s'exclama Jimmy. « Espérons qu'il ne devienne pas une passoire, sinon, ça serait la défaite assurée pour son équipe ! Et dix points déjà pour Serdaigle ! »

« Il est vraiment dans son élément… » commenta Victoire.

« Oui, et il commente bien en plus, il y a de l'humour dans ce qu'il dit, et tu as vu, ça a encore fait de l'effet aux joueurs. » remarqua Leonore.

En effet, le gardien vert et argent exécuta quelques pirouettes entre ses buts, pour montrer qu'il était toujours alerte, avant d'encourager, ou de houspiller même, les autres joueurs depuis son balai. Les Serdaigles n'eurent même pas le temps de savourer leur premier but de la saison qu'ils s'en prirent un également. Apparemment, le jeu allait être plus que serré. Aucun ne semblait vouloir lâcher du lest à l'autre.

« Ils ne vont quand même pas s'entretuer, si ? » demanda Lyra, inquiète.

« Je n'espère pas, mais avec eux, on n'est jamais sûrs. Ils sont quand même sacrément remontés les uns contre les autres. » répondit Mary.

« Oui mais il y a le fair-play du jeu. Et même à l'époque où Gryffondor et Serpentard se détestaient, mes oncles m'ont raconté qu'ils restaient à peu près corrects les uns envers les autres. Et sinon, ils se faisaient siffler par Madame Bibine. » raconta Victoire.

« Et là ils ne s'aiment pas mais quand même, ça n'est pas à ce point. D'autant qu'ils ne voudront sans doute pas gâcher le premier match de la saison pour ça. » la rassura enfin Leonore. « Tu réussis à prendre de belles photos, Marc ? » demanda-t-elle pour détourner la conversation.

« Oh oui, j'ai plein de trucs bien ! Il est super cet appareil, comme il est sorcier, je peux prendre des photos qui ne seront pas floues, même avec les joueurs qui bougent ! » s'enthousiasma le jeune garçon.

« Tu nous prendras en photo à la fin du match ? Ça fera un souvenir ! » demanda Mary.

Le concerné n'eut pas le temps de répondre. La voix de Jimmy se fit entendre par-dessus le brouhaha, un autre but pour Serdaigle avait été marqué. Et surtout, les deux attrapeurs semblaient avoir une piste.

En effet, ils volaient plus rapidement qu'auparavant. Presque couchés sur leurs balais, ils faisaient le tour du terrain pour ne pas percuter les autres joueurs qui continuaient de se faire des passes. Serpentard devait rattraper son retard, même de dix points, ils ne laisseraient pas passer un seul but de plus, un seul affront de plus. Leur fierté avait été mise en jeu, on avait essayé de la fragiliser en les attaquant déjà une fois, de la piétiner en les accusant d'avoir eux-mêmes intenté des actions contre les autres maisons, ils n'étaient pas prêts encore à oublier ça.

Tous les spectateurs étaient les yeux rivés sur le match, ceux qui avaient la chance d'avoir des multiplettes fanfaronnaient en donnant des informations sur ce qu'ils voyaient aux autres. Jimmy s'excitait dans son micro, il n'arrêtait pas d'énumérer les noms des joueurs qui avaient la balle, tant ça changeait vite, et il spéculait en même temps sur les futures actions des attrapeurs qui se poursuivaient toujours l'un l'autre, au coude à coude, se dépassant mutuellement un nombre incalculable de fois. Derrière lui, les professeurs s'étaient même un peu écartés, pour lui laisser la place qu'il fallait, qu'il puisse gesticuler comme il voulait sans blesser personne.

Il était vraiment passionné par ce qu'il faisait, celui-là. Son oncle lui avait bien transmis sa passion. Il commentait aussi bien les performances des joueurs que leur tour de poitrine, ce dont se rendirent compte les filles alors qu'une joueuse de Serpentard passait près de la tribune des professeurs, le souaffle à la main. Il se fit d'ailleurs reprendre vertement par la directrice.

« Monsieur Jordan ! Concentrez-vous sur le match ! Décidemment, vous êtes pire que votre oncle ! »

Ce qui déclencha bien évidemment les rires de tous les élèves, entre ceux qui avaient entendu parler de ce commentateur, les amis de Jimmy qui riaient aux éclats, Maxime se retenant de se plier en deux tant il riait, et les autres qui s'amusaient de voir la si rigide Madame McGonagall perdre son sang-froid. Ils furent encore une fois ramenés au spectacle par des éclats de voix, les deux attrapeurs étaient au coude à coude, et même les autres joueurs avaient tourné la tête pour les regarder rapidement. Les batteurs de Serdaigle tentèrent d'envoyer un cognard sur l'attrapeur de l'équipe adverse mais il fut intercepté par un de leurs homologues de Serpentard, qui veillait au grain.

Et l'attrapeur avait sa petite vengeance. Il tendait déjà le bras, il devait être à quelques centimètres à peine du vif, pour prendre le risque de se faire bousculer, d'aller moins vite avec son balai, ou simplement d'être plus exposé à un coup, de joueur ou de cognard. Soudain, ils le virent remonter en chandelle, parader en tendant le bras.

« Il a le vif, il a le vif ! Et le match est fini ! Cent cinquante points pour Serpentard ! » s'écria Jimmy. « Ce qui lui assure la victoire ! » ajouta-t-il, au milieu du brouhaha du stade.

L'équipe vert et argent paradait en faisant le tour du stade, fière d'avoir gagné le premier match de la saison, fière d'avoir gagné contre ceux qui l'avaient humiliée. Il était loin, le temps où elle aurait eu cet air méprisant et fier envers les autres. Il était loin le temps où elle aurait humilié verbalement l'équipe adverse. Il est loin le temps où elle aurait provoqué des fautes. Elle s'était comportée dignement. Et elle avait quand même gagné. A la loyale. Et elle paradait à la loyale. Laissant simplement éclater sa joie.

« Zut, j'aurais voulu que Serdaigle gagne, moi… » maugréa Maxime.

« Pourquoi ? » demanda Teddy, étonné.

« Ben parce que, des Serpentards quoi, tu te rends compte ? Tu ne vas pas me dire que tu cautionnes ça ? »

« Je te signale accessoirement que ce sont des Serdaigles qui nous ont attaqués, pas des Serpentards. Eux, ils ne nous ont rien fait. Alors d'accord ils ne nous aiment pas beaucoup, mais nos deux maisons ont toujours été un peu ennemies, et ils font des efforts. Alors que les Serdaigles nous ont attaqués sans raisons ! » s'exclama Spencer.

« Ils pensaient peut-être qu'on accuserait la maison de Salazar… » suggéra Victoire.

« Nom d'une bouse de dragon, ils ne peuvent pas comprendre, à la fin, tous, que ça ne sert à rien ! Que se battre entre nous même à nos âges ne sert qu'à nous diviser et n'apporte rien de bon ? Ils sont passés où, les enfants de ceux qui ont vécu la Guerre, ceux qui ont des familles encore marquées par leurs pertes, ceux qui ont pleuré leurs morts pendant des années sans réussir à faire leur deuil complètement ? Ils sont passés où, les enfants de l'avenir ? Ceux dont on disait qu'ils souderaient le peuple sorcier, ceux sur lesquels on fondait des espoirs d'un avenir meilleur, plus juste, plus tolérant ? J'ai presque honte, de toutes ces disputes stupides entre maisons… » cracha Leonore, avant de s'enfuir dans la foule qui descendait les gradins, sous les yeux ronds de ses amis.

« Vous savez ce qu'elle a ? » demanda bêtement Maxime.

« Elle a qu'elle déteste qu'on ne soit pas tolérant entre maisons, crétin ! » s'agaça Victoire avant de se lancer à sa poursuite.

Les autres regardèrent aussi le jeune garçon d'un œil noir, comme s'il était le dernier des scroutts, avant de sortir des tribunes à leur tour. Ils ne se pressaient quand même pas trop, espérant qu'à leur arrivée au château, la petite blonde aurait réussi à calmer le feu en Leonore, histoire d'éviter ses foudres. Amis, mais pas fous.