Merci à tous pour votre enthousiasme envers cette nouvelle fic. Du coup j'ai de plus en plus envie d'écrire :D

Voici mon deuxième chapitre en espérant qu'il vous plaise autant.

Rien ne m'appartient et merci à LadyKastaG ma béta lectrice.

Léger rated M dans ce chapitre

Bonne lecture à tous.


Chapitre 2) Faire connaissance.

« As-tu pris une décision ? » Questionna Mary-Margaret autour d'une tasse de café de bon matin.

« Non. » Soupira la blonde en s'écroulant à moitié sur la table.

« Pourquoi hésites-tu ? »

« Parce que je suis une prostituée Mary. Il y a tellement de chose à penser. Certains clients vont créer des problèmes si je m'arrête un mois. Et puis, il faut penser à l'après, si je vis un mois avec elle, sans sexe, sans ce rapport escorte/cliente, comment vais-je faire pour recommencer ce métier ? Tu sais que je ne fais pas ça par vocation, la chute ne sera que plus grande de recommencer. »

« Je sais Emma. Mais pense aussi qu'avec ce contrat, bizarre, je te l'accorde, tu as l'occasion de vivre un mois sans faire tout ça et gagner assez d'argent pour voir venir et peut être pouvoir arrêter définitivement. C'est une chance Emma. »

« … »

« Emma, je t'aime sincèrement et je te dis ce que je pense être la meilleure solution pour toi, tu le sais. Tu peux arrêter de vendre ton corps pendant au moins un mois si ce n'est plus grâce à l'argent. Emma, je vois ton regard chaque fois quand tu rentres, je sais ce que tu ressens chaque fois qu'un homme entre en toi. »

« A bon… Et je ressens quoi ? » Lâcha la blonde d'une voix cassante.

« Emma fais pas ça tu sais que ça marche pas sur moi. »

La jeune femme se détendit aussitôt et soupira avec exaspération.

« Je ressens quoi Mary ? » Dit-elle calmement.

« Tu te sens souillée à chaque fois. Tu pleures dans ton lit quand tu crois que je ne t'entends pas. Je sais que tu es forte Emma, mais je sais que tu arrives à bout et que cette proposition arrive à point nommé. Répond à cette simple question, sans penser aux conséquences qu'as-tu vraiment envie de faire ? »

« Dire oui. »

« Alors ne réfléchit pas, fonce. »

Arrivée à l'école, Emma était surexcitée en attendant de voir Regina, elle discutait avec sa colocataire quand elle la vit. La mairesse portait un tailleur noir veste jupe très sexy et arborait une chemise blanche à laquelle elle avait déboutonné quelques boutons, offrant une vue discrète et sensuelle sur son décolleté. Emma regarda plus bas et vit un jeune garçon qui était fermement accroché à son bras. Regina discutait avec un papa qui semblait la draguer et l'enfant lui lançait des regards noirs en se cachant légèrement derrière elle. Emma vit la mairesse sentir le malaise de son fils et couper court à la discussion pour se reconcentrer sur lui. Elle s'accroupit devant lui et immédiatement le visage de l'enfant s'illumina, plus rien n'excitait que sa mère devant lui.

« Bonjour Madame le maire. » Dit Emma en arrivant à leur hauteur.

Regina leva le regard et lui sourit sincèrement. « Oh Mlle Swan quelle surprise. Que faites-vous ici ? »

« Ma colocataire travaille ici, je l'ai donc accompagnée pour vous voir. » Emma était agréablement surprise. En temps normal, les gens qui connaissaient son métier étaient tendus en sa présence et évitaient d'être associés à elle. Mais la brune était tranquille, souriante et totalement désintéressée du regard des autres.

« Je vous présente mon fils Henry. Henry je te présente Emma, c'est une amie tu n'as pas à avoir peurTu te souviens, je t'ai parlé d'elle, ce matin. Elle va peut-être venir vivre à la maison pour m'aider. » Dit-elle en souriant et en faisant un signe à Emma pour qu'elle sourit à son tour.

La jeune blonde s'exécuta, comprenant que la première impression semblait très importante pour l'enfant.

« Salut Henry, je suis contente de te rencontrer. » Dit-elle avec un grand sourire en se mettant à sa hauteur.

Il regarda sa mère en restant un peu caché derrière elle, ses petites mains accrochées à sa jupe et avança un peu vers Emma.

« Tu lui veux pas de mal à ma maman ? »

« Oh ça non Henry, je te le promets. »

« Tu lui veux quoi ? »

« Je veux juste être son amie. »

« Les gens veulent pas être son ami, les gens veulent toujours quelque chose de maman, quelque chose qu'elle ne veut pas leur donner alors qu'ils prennent de force. »

« Henry je te promets que je ne veux rien prendre de force à ta maman, elle est gentille et je veux être son amie c'est tout, et peut être ton amie à toi aussi si tu veux bien. »

L'enfant sembla se détendre convaincu, mais resta tout de même accroché.

« Henry ne veux-tu pas aller jouer avec tes amis ? Emma et moi avons à parler un peu. »

« Non, tant que t'es là, je veux rester avec toi. Après je jouerai avec eux, promis maman. »

« Henry, tu sais, j'aimerai te voir jouer avec eux, ça me ferai plaisir. »

« S'il te plaît maman. »

Regina lança un regard gêné à Emma et celle-ci acquiesça pour la rassurer. Elle les regarda interagir, Henry souriant dès que sa mère le regardait et quand la cloche sonna elle vit son visage s'attrister et s'emplir d'inquiétude quand il entra dans la salle de classe.

« Pardonnez-moi, Henry est un enfant un peu perturbé mais nous essayons de régler tout ça progressivement. »

« Y a pas de mal. Il est adorable. »

« Merci. Alors… Avez-vous réfléchi à ma… »

« Oui, et j'accepte. »

« C'est vrai ? »

« Oui. »

Emma regarda un sourire s'étirer sur le visage de la mairesse et elle comprit qu'elle avait fait le bon choix.

« Parfait. Si vous le souhaitez nous pouvons nous rendre à votre domicile prendre vos affaires. Ainsi vous pourrez vous installer directement. »

« Ca me semble parfait. »

Une fois dans l'appartement, Emma s'activa à penser à tout et sursauta en entendant la mairesse parler.

« Tous se déroule convenablement? »

« Oh... Je ne vous avais pas entendu entrer. »

« Pardonnez-moi, je ne souhaitais pas vous faire peur. Je me posais juste une question. »

« Laquelle ? »

« N'êtes-vous pas inquiète de venir passer le mois chez moi malgré les interrogations que vous vous posez sur mon compte : L'a-t-elle tué ? Que s'est-il passé, ce soir-là ? Ne le niez pas je sais que vous vous les posez. »

« Je… »

« Je sais que vous avez du faire des recherches sur moi, ma proposition est particulière, j'en aurais fait de même à votre place. Simplement, je ne souhaite pas parler de mon ex-mari. Henry et moi avons beaucoup souffert et je souhaiterai laisser cela au passé. Je ne peux vous assurer qu'une chose c'est que vous n'avez absolument rien à craindre de moi. »

« Ca me va. »

« Comme ça, pas de négociation pour connaître la vérité ? »

« Je sais quand les gens mentent et je sais que vous dites vrai quand vous dites que je n'ai rien à craindre… Alors… ça me va. »

Regina sourit et Emma put voir du soulagement dans son regard. Elle l'emmena dans sa grande maison et l'installa dans la chambre d'amis ou elle lui laissa le temps de prendre ses marques. Emma prit le temps d'apprivoiser son nouvel environnement en rangeant ses affaires. La chambre était plus luxueuse que tout ce qu'elle avait connu. Le lit était immense et l'armoire ancienne. Elle entra dans la salle de bain qui était maintenant la sienne et ne put s'empêcher de s'exclamer en voyant une grande baignoire dans laquelle deux personnes pouvaient facilement tenir. Elle frôla la céramique blanche et retourna dans la chambre. Une odeur commença à venir chatouiller ses narines et elle se dirigea vers la cuisine.

Elle trouva Regina en train de préparer à manger et s'assit au bar en face d'elle.

« Vous cuisinez madame le maire ? »

« Appelez-moi Regina s'il vous plaît. Oui je cuisine, ce sont mes moments où je peux me détendre. » Dit-elle en souriant.

« Peut-être souhaitez-vous que je vous laisse tranquille alors? »

« Non, restez… C'est agréable d'avoir un adulte à qui parler. Je suis heureuse avec Henry, il est tout ce qui importe. Mais, c'est bien d'avoir une vraie discussion avec quelqu'un d'autre que les gens du travail. »

« Pourquoi souhaitez-vous choquer vos concitoyens ainsi ? »

« J'en ai assez d'entendre jaser sur mon passage. Ils s'imaginent que je suis une femme frigide. Beaucoup disent que c'est ma faute si mon mari me trompait avec toutes les stagiaires qui passaient près de lui. Ma faute… » Soupira-t-elle.

Emma put lire une profonde tristesse dans son regard mais la mairesse chassa immédiatement cet air et regagna contenance.

« Ne parlons pas du passé. Vous aimez les lasagnes ? »

« J'adore, elles sentent tellement bon. »

Elles commencèrent à discuter en mangeant avec une aisance qui les surprit toutes les deux. L'après-midi, Regina l'emmena à son bureau et lui fit découvrir sa vie de mairesse, elle la déposa pour ensuite aller chercher Henry à l'école. Ainsi Emma en profita pour appeler Mary-Margaret.

« Alors cette première journée ? »

« Hallucinante. On discute comme si on se connaissait depuis toujours, elle est gentille et brillante. Je me sens déjà à l'aise chez elle. »

« Je rêve où tu craques pour elle ? »

« Arrête tes conneries, non ça reste du boulot mais c'est tellement mieux que mon boulot habituel. »

« Mouais… Et alors elle t'a parlé de ses secrets ? »

« Je suis chez elle depuis un jour arrêtes de rêver. Et puis elle a été assez claire sur le fait qu'elle ne voulait pas remuer le passé. »

« Et en plus tu ne vas pas pouvoir la pousser à te faire des confidences sur l'oreiller. »

« Quelle frustration, c'est la première fois que j'ai envie d'un de mes clients et c'est également la première fois qu'on ne me veut pas pour le sexe. »

« T'as envie d'elle ? »

« Tellement, t'as vu comme elle est… sexy et wouahh. »

« Bon courage ma belle. »

« A demain. »

Elle se balada dans la maison et sentit son cœur s'emballer en entendant la porte d'entrée s'ouvrir.

« On est là. » Entendit-elle en bas et elle se précipita à leur rencontre.

« Salut Henry. »

« Maman m'a dit que tu restais avec nous pour un mois. »

« En effet. »

« Okay. »

Henry passa la soirée collé à sa mère, il observait Emma, il la jaugeait, l'analysait et elle avait l'impression d'être le sujet central d'une étude comportementale. Vers vingt heure, Henry dormait enfin et Regina leur servit à chacune un verre de cidre.

« Pardonne-moi, d'habitude Henry n'est pas ainsi à la maison, il est plus détendu. Il essaye juste d'évaluer si tu es une menace ou non. »

« Il n'y a pas de mal, il semble très protecteur envers toi. »

Les deux femmes étaient facilement tombées dans le tutoiement.

« Oula, c'est un euphémisme. Il est si petit et a déjà vu et entendu bien trop pour son âge. Il a besoin d'être sûr que tu ne me veux pas de mal, après seulement il se détendra. »

Encore une fois, les deux femmes parlèrent sans restriction, discutant facilement comme si elles se connaissaient depuis longtemps. Vers minuit, Regina se leva pour aller se mettre au lit et passa s'assurer que la blonde ne manquait de rien.

« Tout va bien, merci. »

« Hum... Au fait Miss Swan… Je me posais une question. »

« Allez-y. »

« Ca va aller ? Je veux dire… Un mois sans… sans sexe ? »

« Oh, je ne suis pas habituée mais ça devrait le faire, je suppose que je trouverai des alternatives. »

Regina eut l'impression de rougir sur la totalité de son corps en imaginant la blonde se masturbant à quelques pas d'elle.

« Et vous Madame Mills ? Cela ne va-t-il pas vous manquer ? »

« Heu non… Je n'en ai pas besoin, je n'ai pas eu de rapport depuis la mort de mon mari et je m'en porte très bien. »

« Rien en plus de 8 mois ? »

« Rien du tout »

« Mais c'est impossible. »

« Non… c'est… reposant. »

« Moi quand je ne fais rien en quinze jours, je deviens une boule d'hormones. »

« Je sais à quoi m'attendre alors. »

« Ouaip. »

« Mais t'arrive-t-il souvent de n'avoir personne en quinze jours ? Aucuns clients ? »

« Les clients, je ne les compte pas. C'est un travail, et pas celui dont je rêvais gamine. Ca ne m'apporte pas de plaisir, jamais, enfin si un peu parfois avec les femmes mais rarement, et jamais d'orgasmes, ça reste… un travail. »

« Oh, pardonne-moi de mes indiscrétions. »

« Non, c'est normal, nous devons apprendre à nous connaître c'est l'idée de tout ça. »

Regina acquiesça et la laissa seule. La semaine passa incroyablement vite, les deux femmes apprenant à se connaître et s'apprécier, une véritable amitié naissant entre elles.

Mercredi soir, la tension sexuelle d'Emma monta quand elle entra dans le salon et vit Regina affairée à faire son yoga. La mairesse était en mini short et brassière, un grand pourcentage de son corps découvert aux yeux affamés de la blonde qui ne put détourner son regard jusqu'à ce que sa présence soit notée.

« Emma, tu as besoin de quelque chose ? » Dit Regina en passant de la sensuelle position du poisson qui avait fait s'ouvrir et s'assécher la bouche de la jeune prostituée, à la position du lotus.

« Heu... je... heu... non... Je... bonne nuit. » Dit Emma totalement troublée.

« Bonne nuit Emma. »

Quand la mairesse monta au lit après une douche rapide, elle entendit des bruits dans la chambre d'Emma et se stoppa pour comprendre ce qui se passait. Emma semblait gémir mais la mairesse voulait en avoir le cœur net, elle s'approcha doucement de la porte mal fermée et jeta un coup d'oeil à travers la fine ouverture. Elle sentit l'humidité grimper au niveau de son sexe quand elle vit la blonde allongée nue, ondulant sur les draps en se masturbant frénétiquement. Elle fut prise d'une pensée totalement inattendue quand elle refoula une envie pressante de se ruer dans la chambre et remplacer les doigts qu'Emma enfonçait en elle par les siens. Elle ne put détourner son regard de la blonde jusqu'à la voir être ravagée par son orgasme et elle déglutit péniblement en l'entendant gémir son nom. Elle se précipita dans sa chambre et tourna un moment dans son lit avant de descendre sa main jusqu'à son clitoris. Elle le titilla timidement puis de plus en plus vite en se rapprochant de la libération dont elle avait tellement besoin. Elle jouit fort, étouffant ses cris dans son coussin, des images du visage de la blonde envahissant son cerveau.

Le jeudi, Emma ne comprit pas pourquoi Regina l'évita tout au long de la journée. Le soir venu, elle ne trouvait pas la sommeil, perplexe, quand elle fut tirée de ses pensées vers quatre heures du matin par des cris, elle se leva d'un bond et vit Regina se précipiter dans la chambre de son fils. Henry criait, en proie à un cauchemar violent.

« Noooon, MAMAN, MAMAN, NOOOOON, ne lui fais plus de mal, arrêtes de faire du mal à ma maman. »

« Je vais bien Henry, tout va bien. » Dit la mairesse en le prenant dans ses bras. L'enfant se réveilla en sursaut et se blottit contre elle.

« Maman, j'ai encore revu ça, je n'arrête pas de revoir ça. »

« Je sais mon tout petit, mon grand garçon, je sais. Ca s'arrêtera un jour je te le promets. »

« Quand maman ? Quand ? J'ai tout le temps peur que tu sois morte. »

« Mais je suis là Henry, et tu n'as plus rien à craindre, nous n'avons plus rien à craindre, il ne nous fera plus jamais de mal et tu le sais Henry. »

« J'aimerai que tu dormes avec moi. »

Regina accepta et laissa son fils s'allonger sur elle. Il n'y avait que comme ça qu'il se calmait, en sentant son cœur battre contre son oreille, ainsi sûr qu'elle était bien en vie. Après 1h (une heure,) il dormait profondément et Regina l'allongea et le borda avant de sortir de la chambre d'enfant. Elle tomba nez à nez avec Emma qui remontait avec deux chocolats chauds.

« J'ai pensé qu'un chocolat te requinquerait. »

« Merci beaucoup. »

« Tu veux en parler ? »

« Pas vraiment. »

« Tu veux juste discuter alors ? »

Regina ne disait rien et Emma lui attrapa gentiment le bras.

« Hey Regina pas de pression, je ne t'oblige pas à me raconter. »

« On peut aller dans ta chambre ? »

« Oui bien sur. » Dit Emma ravit que la mairesse ne la fuit pas.

Regina s'assit en tailleur au fond du lit et contempla un moment son chocolat à réfléchir. Elle se sentait bien auprès de la blonde, elle se sentait en confiance et l'appréciait beaucoup même si elles ne se connaissaient pas depuis longtemps. Mais elle n'était pas prête à se laisser aller. Elle regarda la blonde qui lui souriait sincèrement et elle ne put s'empêcher de sourire à son tour sans s'en rendre compte.

« Change-moi les idées Emma, s'il-te-plaît. »

Elle dit ça d'un air si triste qu'Emma ressentit immédiatement le besoin de prendre soin d'elle et de la protéger.


Le prochain le week-end prochain.

Bisous à tous.