Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, ceci est l'avant-dernier chapitre de Dreaming my life. Bonne lecture à tous et n'hésitez pas à me donner votre avis, c'est presque la dernière fois que je peux le lire !


Chapitre 31 : Dernier acte

« Et donc vous pensez que cet article de journal peut nous aider ? » Demanda, très sérieuse, la Directrice McGonagall.

« Oui, c'est ça. Nous pensons que s'ils peuvent revitaliser la corne de licorne, alors on peut faire la même chose avec le diadème, même s'il est cassé. » Répondit fermement Victoire.

« Et tout rentrera dans l'ordre ! » Ajouta Teddy.

« Bien. Vous devriez me la confier. »

« Pas avant de savoir ce que vous allez en faire ! » S'exclama Leonore. « Qui nous dit que vous nous croyez et que vous allez faire ce que l'on pense. Si ça se trouve, vous allez la mettre dans un coin et ne jamais vous en occuper ! »

« Miss Castle, sachez que je n'ai pas pour habitude de recevoir d'ordres de la part d'une élève. Qu'elle soit de première année ou non, d'ailleurs. Cependant, je consens à vous dire ce qui va se passer, par politesse. Ce diadème ira en expertise, par les sorciers chercheurs qui ont fait ces découvertes. Je m'assurerai personnellement qu'ils s'en occupent rapidement. Etes-vous satisfaits ? »

« Merci madame. C'est juste qu'on… ne voudrait pas que Harper ait encore des ennuis, par exemple, à cause de ça. Et puis tout est devenu tellement bizarre à l'école. » Expliqua diplomatiquement Victoire.

Elle sortit le diadème de sa sacoche, l'ayant récupérée au fond de sa malle pour leur rendez-vous, et la posa sur la table. Pour une fois que ça n'était pas elle qui s'énervait. Elle était même relativement fière de cet exploit. Pourtant, cette conversation n'avait pas été de tout repos.

Ils avaient finalement pris la décision d'aller voir la directrice de l'école après avoir longuement tergiversé. Ils ne pouvaient tout simplement plus rien faire. Ils avaient cherché, encore et encore, tout au long de l'année, comment résoudre ce problème. Ils avaient essayé des dizaines de sortilèges pour recoller les morceaux du diadème en espérant que ça le fasse fonctionner à nouveau.

Lyra avait même rapporté de ses vacances de Pâques un peu de scotch à cartons moldu, espérant que cela marcherait cette fois-ci, sans succès. Ils avaient lu sans doute tous les livres de la bibliothèque liés à leur problème, mais ils n'avaient pas trouvé de solution.

Ils en avaient conclu, avec regret, qu'il était sans doute temps de passer le dossier, comme ils aimaient le dire, à des autorités plus compétentes. C'était ainsi qu'après les cours, le lundi suivant, ils étaient allés frapper au bureau de la directrice de Poudlard. Quand ils s'étaient annoncés, ils avaient dû attendre un petit peu avant que les gargouilles ne les fassent entrer, ne connaissant évidemment pas le mot de passe qui les animait automatiquement.

Là, Victoire, Mary, Lyra, Leonore, Marc, Duncan, Scott et Teddy avaient exposé leur cas. Les amis de Teddy avaient perdu cette affaire de vue depuis quelques temps, excepté Spencer qui n'avait pas voulu venir pour ne pas déranger, estimant qu'ils seraient bien assez dans le bureau et qu'ils pourraient sans doute raconter des choses plus intéressantes que lui-même ne le pouvait.

Ils avaient tout raconté. La façon dont ils s'étaient rendus compte que ces changements de personnalité entre Serdaigle et Serpentard étaient étranges. Le moment où ils s'étaient dit que si le choixpeau avait un possible problème de répartition, c'était tout de même étonnant qu'il en ait eu autant sur une année, et que cela ne concerne que deux maisons. L'instant où on leur avait dit qu'ils devraient parler à la Dame Grise, et leur rencontre avec Sir Nicholas. Bien sûr, ils avaient évité de mentionner que ces informations venaient d'Hagrid, ne voulant pas le mettre dans une situation embarrassante.

Ils avaient ensuite raconté leurs différentes recherches, qui les avaient conduits jusqu'au diadème, ainsi que les recherches sur ses propriétés, sur le sort qui protégeait Helena Serdaigle du Baron Sanglant comme il avait protégé sa mère de Salazar Serpentard dont elle se méfiait à l'époque. Ils avaient aussi évoqué leurs recherches dans la Salle sur Demande, et enfin l'article dans le journal qui les avait fait réalisé qu'ils n'étaient plus de taille.

Et maintenant, ils en étaient là, après avoir pris chacun la parole à tour de rôle pour raconter un bout de leur aventure, celle qui les avait tenus en haleine pendant presque une année et bien failli leur arracher les cheveux. Ils attendaient le verdict. Les enfants savaient très bien, en venant ici, que ce qu'ils allaient raconter pouvait très bien leur retomber dessus. Après tout, avec cette histoire, ils avaient violé un bon nombre de règles à Poudlard.

Ils avaient fichu leur nez partout, s'étaient introduits à plusieurs reprises illégalement dans la réserve de la bibliothèque, avaient violé les couvre-feux pour ça et pour aller dans la Salle sur demande. Ils avaient été dans la Forêt Interdite sans véritable autorisation, Leonore et Victoire étaient allées dans une tribune du stade qui n'était pas la leur, même si ça n'était pas le plus grave. Sans même compter les notes de certains qui en avaient sérieusement pâti. Autant dire qu'ils n'étaient pas encore sortis d'affaire.

« Juste une dernière question : lequel ou laquelle d'entre vous a eu toutes ces idées ? » demanda Madame McGonagall. « Et notamment celle de venir me voir. »

« Ça, c'est Victoire et moi. » répondit Teddy.

« Pour le reste, c'est un peu tout le monde, vous savez… » Fit Victoire, un peu mal à l'aise. « Même si c'est peut-être beaucoup Teddy et moi, encore une fois… »

« Je suis aussi responsable qu'eux ! » S'exclama Leonore. « J'ai pleinement participé. »

« Nous aussi ! » renchérirent les autres enfants.

« Bien, je vois que c'était un travail collectif. Quelque part, ça ne m'étonne pas de vous, Miss Weasley. C'est de famille, je suppose… Quant à vous Monsieur Lupin, je ne m'explique toujours pas la présence d'un troisième année, de Poufsouffle qui plus est, avec des Gryffondors de première année. »

« Victoire est ma cousine Madame, on en a beaucoup parlé. »

« Et il y avait aussi Harper, à Serpentard ! » intervint Marc. « On se fiche de savoir dans quelle maison nous sommes, ça n'a pas d'importance ! »

« Je vois ça oui. Vous comprendrez je suppose que je doive vous punir pour vos infractions multiples au règlement… J'enlève cent-cinquante points à Gryffondor, et cinquante à Poufsouffle, pour votre degré d'implication à chacun. »

« Mais madame ! Sans nous… » Commença Victoire, indignée.

Sans eux, ils n'auraient jamais trouvé la solution, et il y aurait eu des conflits à Poudlard pendant des années encore, sans que personne ne comprenne pourquoi ! Peut-être même que certains enfants auraient fini par refuser d'y aller, persuadés qu'ils allaient être mal répartis ! C'était quand même sacrément gonflé de les punir pour leurs bêtises alors qu'ils avaient fait de grandes découvertes et après plein de choses. Ils avaient appris bien plus en poursuivant cette enquête qu'en allant en cours !

« Ce n'est pas discutable, Miss Weasley. Pour l'instant, nous n'avons aucune preuve que ce que vous avancez est vrai, même si vous en êtes tous convaincus à ce que je vois. »

« Vous allez quand même demander une expertise, n'est-ce pas ? » S'assura Teddy.

« Qu'on n'ait pas été dix mille fois à la bibliothèque pour rien… » Grommela tout bas Mary.

« Oui, nous leur transmettons le dossier, je vous le promets. Maintenant ça n'est plus de votre ressort. Merci de votre aide, les enfants, je dois maintenant en informer le bureau des aurors pour qu'ils fassent le transfert. Il s'agit d'une relique importante. Je ne vous retiens pas, vous devez avoir encore beaucoup de devoirs à faire. »

Les enfants se dirigèrent vers la sortie en trainant des pieds. Nul doute qu'ils auraient préféré rester mais on ne discutait pas des ordres sans appel de la part de la directrice de Poudlard, à moins de vouloir absolument mal finir son année. Ils n'avaient donc pas le choix. En file indienne, ils sortirent du bureau, Victoire et Teddy fermant la marche. Juste avant de franchir la porte, Teddy se retourna :

« Vous allez appeler Harry Potter ? » Demanda-t-il.

« Je lui assurerai que son filleul est le digne fils de ses parents et de son parrain. » Sourit Minerva McGonagall.

Ragaillardi, le jeune homme rejoint les autres sans plus discuter.

« Vous croyez qu'elle va vraiment faire quelque chose ? » Demanda, sceptique, Scott.

« De toute façon, il n'y a qu'à attendre, on a fait tout ce qu'on a pu, et c'était quand même pas mal. » répondit Marc. « En attendant, le prochain qui fait du mal à Harper, je le transforme en pâtée pour cerbère ! »

« C'est à notre oncle Harry qu'elle demande de l'aide. Il fera forcément quelque chose. » Décréta Teddy.

Quelques jours plus tard, la vie semblait avoir repris son cours normal. Les notes des uns et des autres ayant pâti de leur manque d'implication, ils s'étaient tous plus ou moins remis au travail. La plupart du temps, ils se rejoignaient près de la cheminée et posaient tous leurs cours sur la table basse, installés dans les fauteuils, canapé et poufs, pour pouvoir travailler ensemble et se motiver les uns les autres. Cela leur permettait également de recopier les parchemins qu'ils n'avaient pas eu le temps de prendre en note.

Quand l'un d'entre eux flanchait, les autres le réveillaient ou le motivaient à nouveau. Combien de fois avaient-ils été plusieurs à s'endormir sur l'épaule d'un ami, au milieu de leurs livres et parchemins étalés ? Les autres élèves se moquaient souvent d'eux qui révisaient plus que des deuxièmes ou troisièmes années, mais tout de même moins que les septièmes années qui avaient investi la bibliothèque.

Victoire se souvenait encore du sourire suffisant d'Ashley Driver quand elle était passée alors que la petite fille révisait un parchemin d'histoire de la magie. Elle l'avait regardée de haut, avec un sourire en coin, comme si elle lui clamait qu'elle n'allait pas réussir ses examens. Ça, la petite fille le refusait. Si une tête vide comme Ashley y arrivait, alors elle ne pouvait que réussir !

« Tu ne te demandes pas parfois ce qui s'est finalement passé ? » demanda-t-elle un jour à son cousin Teddy.

Ils étaient dans la Grande Salle, installés à la table des Poufsouffles pour réviser dans le silence chacun à leur niveau. De cette façon, Teddy se forçait à travailler au lieu de papillonner encore et Victoire avait de l'aide pour ce qu'elle ne comprenait pas.

« À quel propos ? » Répondit distraitement le jeune homme, plongé dans un chapitre de défense contre les forces du mal.

« Ben du diadème tiens ! » Roula-t-elle des yeux. « Pff, j'en ai marre, j'arrête tiens ! ça m'énerve, je n'arrive plus à me concentrer. Il fait beau dehors, je suis sûre que les oiseaux chantent, je n'ai pas envie de travailler ! »

« En quoi le fait que les oiseaux chantent change quelque chose ? » Demanda Teddy, sceptique.

« Rien du tout ! C'est juste pour dire que ça m'énerve parce que eux se la coulent douce sur leur branche pendant que je trime pour apprendre à me servir de cette baguette idiote qui ne sait pas faire les choses toute seule ! »

« On ne va quand même pas empêcher les oiseaux de gazouiller dans le parc simplement pour que tu puisses te concentrer. Je ne suis pas sûr qu'Hagrid approuve le fait de tous les tuer pour toi. Même s'il t'aime bien. » Objecta Teddy, moqueur.

« J'ai pas dit ça… Pfff, tu ne comprends rien. Allez, je m'en vais, je vais prendre l'air… » Grommela Victoire en ramassant ses affaires.

« Vicky ! Attends ! Je plaisantais, je suis désolé ! Ça n'est pas parce que tu es fâchée à cause des examens que tu dois prendre la mouche pour tout, non plus… »

« Je suis inquiète pour le diadème, c'est tout. Mais ça n'a pas l'air de te préoccuper. »

« Bien sûr que si. Je me demande tout le temps comment ça s'est terminé, et pourquoi on n'a pas eu plus de nouvelles. Simplement je n'en fais pas un fromage, je fais confiance à Oncle Harry. Je ne m'énerve pas pour un rien quand je perds patience. »

« Désolée… Je suis juste un peu nerveuse. Je n'ai pas envie qu'on ait fait tout ça pour rien. Et j'ai peur de rater mes examens à cause de ça. »

« Tu ne les rateras pas. Il n'y a pas de raison. Tout le monde les a toujours. C'est juste pour te faire réviser tes leçons et que tu apprennes vraiment, d'accord ? Et je suis sûr que si ça a marché pour le diadème, on le saura très vite. Ils n'oseraient quand même pas nous oublier alors qu'on a fait tout le travail ! » S'exclama Teddy pour la rassurer, la prenant dans ses bras après avoir fait le tour de la table.

L'incident fut clos, voire même oublié. Si Victoire pensait de temps en temps à leur affaire, elle avait un peu perdu espoir d'être tenue informée. Peut-être arriveraient-ils à tirer les vers du nez de leur oncle pendant les vacances. Ça serait bien. Elle fulminait déjà à l'idée que parce qu'elle n'était qu'une enfant de onze ans, personne ne voulait la tenir au courant des choses importantes. Elle était quand même concernée !

Quelques jours plus tard, un hibou se posa à la table de Teddy, et celui-ci, quand il en vit la provenance, vint immédiatement à la table des Gryffondor. Tant pis si ça n'était pas protocolaire, ça faisait bien longtemps qu'ils avaient mis tout ça de côté.

« Victoire ! Eh ! Tout le monde ! C'est une lettre de notre oncle Harry ! »

« Ben vas-y, ouvre-la, elle dit peut-être quelque chose d'important ! » S'impatienta soudainement la petite fille.

« Cher Teddy,

Et je pourrais ajouter chère Victoire et bonjour à tous vos amis, parce que je suis sûr que tu leur lis actuellement cette lettre. J'ai eu vent de vos exploits à Poudlard. Madame Mcgonagall a raison, vous ne valez pas mieux que vos parents et moi-même, vous êtes parfaitement de la famille ! Toujours à fouiner votre nez là où on ne vous l'a pas demandé. Je crois que ta mère n'était pas spécialement ravie, Victoire mais ton père m'avait l'air fier de toi quand je lui ai raconté l'affaire.

Moi aussi, je suis fier de vous tous, vous avez réussi à mettre la main sur une relique que tous avaient oublié depuis plusieurs décennies. Quand je l'avais moi-même eu en ma possession, ça n'était pas pour les mêmes raisons et je n'ai jamais réussi à lui rendre la place qu'elle méritait. Ce sera maintenant chose faite, elle sera exposée au Ministère de la magie dès qu'on l'aura rendue un peu plus présentable.

Bien sûr, ça n'est pas ça qui vous intéresse le plus alors je n'épiloguerai pas plus longtemps. J'ai transmis le diadème, ou plutôt ce qu'il en reste, aux magicochercheurs qui avaient fait les découvertes concernant la corne de licorne, comme vous en aviez parlé. J'ai estimé que l'idée était sans doute bonne et puisque personne d'autre que nous n'était au courant de ce problème, il était tout à fait légitime que j'en décide, n'est-ce pas ?

Ils ont étudié le problème sous différents angles et repris les mêmes ouvrages que les vôtres. Ils en sont arrivés à la même conclusion. Après plusieurs tentatives pour adapter le sort à leur nouvelle cible, ils ont enfin réussi. Je suis désolé de ne pas vous avoir contactés plus tôt mais ça n'était pas nécessaire tant que ça ne fonctionnait pas. C'est à présent chose faite et le diadème peut de nouveau remplir son office. Les changements seront sans doute progressifs, ne vous en étonnez pas, il faut du temps pour qu'il fasse effet.

Je vous souhaite à tous plein de courage pour vos examens qui je crois approchent (cette incertitude ne me rajeunit pas), et je vous embrasse,

Affectueusement,

Harry Potter »

« On… on a réussi ! » S'exclama Duncan. « On est trop forts ! » ajouta-t-il en serrant Leonore, première à sa portée, dans ses bras.

« Il faut absolument que j'aille prévenir Harper, elle sera ravie ! » S'écria Marc avant de partir comme s'il avait le mage noir aux fesses.

« À mon avis, il n'y a pas que ça qui va la ravir, regardez comme il court… » Ricana Teddy avant de se prendre un coup de coude de la part de sa cousin. « Eh quoi ? C'est vrai ! »

« Et qui est venu vers moi en courant ? » fit-elle avec un sourire étincelant.