Salut à tous! Comment allez vous?

Voici mon nouveau chapitre avec de l'avance, je sais pas comment c'est chez vous, mais moi avec toute la pluie qui tombe, j'ai plein de temps pour écrire :D

Rated M à cause des thèmes abordés.

Mon histoire prend un tournant à partir de ce chapitre avec une accélération du rythme. Les chapitres précédents m'ont permit de poser doucement les personnages, tisser les liens et les développer.

Bref rien ne m'appartient et en espérant que ça vous plaise... Bonne lecture.


Chapitre 9) Le poids d'un lourd passé.

Emma rentra au manoir exténuée par une longue journée de travail. David l'avait formé à toutes les tâches administratives et barbantes qu'elle serait amenée à faire. Ils avaient ensuite été appelés pour s'occuper d'un ivrogne qui faisait du grabuge sur les quais. Il était maintenant 23h et la belle blonde n'avait qu'une envie, courir retrouver Regina. Elle entra dans la maison silencieuse et enleva ses chaussures pour ne pas faire de bruits. Elle se dirigea vers la cuisine pour grignoter quelque chose avant de se mettre au lit, et tomba nez à nez avec la mairesse, deux verres de vin rouge à la main. Elle prit immédiatement conscience de la longue robe noire et sexy qu'elle portait.

« Regina wouah, tu es… pfiou, tu es magnifique. » Dit-elle en la détaillant de haut en bas.

« Merci. » Répondit la mairesse en rougissant.

« Que fais-tu là ? Avec ces deux verres et cette… tenue » Ajouta la prostituée en continuant de balader ses yeux sur la femme divine qui lui faisait face.

« Je t'attendais. » Dit-elle en lui tendant un verre. « Quand tu m'as écris que tu rentrerais entre 22h30 et 23h, j'ai pensé que je pouvais te préparer un bon repas. Henry est au lit, nous sommes juste vous et moi Mlle Swan. »

« Qu'est-ce-que j'ai comme chance. » Dit la belle blonde en venant déposer un tendre baiser sur les lèvres rouges de sa compagne.

Elle la suivit au salon et s'extasia devant la table romantique qu'elle lui avait préparée. Regina avait sorti de la belle vaisselle, des chandeliers, et préparé un plat de lasagne qui sentait divinement bon. Elle avait tamisé l'ambiance, et on pouvait entendre de mélancoliques morceaux de jazz en fond. Elles s'installèrent en face l'une de l'autre et se racontèrent leur journée en mangeant.

Une fois le repas fini, elles desservirent ensemble, puis Regina obligea Emma à s'asseoir confortablement dans le canapé. Elle se dirigea dans sa chambre, et inspira profondément avant de se changer. La brune avait décidé de chasser ses démons et de se faire violence pour accepter l'acte sexuel. Elle avait passé la journée à enfermer ses mauvais souvenirs dans un coin de son esprit, espérant qu'ils ne referaient pas surface quand elle s'offrirait à la blonde.

Elle enfila un corset noir sexy et des porte-jarretelles qui retenaient de fins bas noirs. Elle compléta sa tenue avec une longue tunique noire en dentelle, qui ne permettait que d'entrevoir ce qu'elle portait en dessous. Elle ébouriffa ses cheveux et ravala ses peurs en descendant pour rejoindre Emma qui l'attendait patiemment.

« Bonsoir belle blonde. » Dit la mairesse en entrant.

Quand la jeune prostituée se tourna vers elle, elle ouvrit la bouche et ne réussit à sortir aucun son. Elle déglutit péniblement en la voyant s'approcher d'elle, son cerveau complètement court-circuité par l'excitation.

« Gina. » Soupira-t-elle. « Tu es… Oh mon dieu il n'y a pas de mots. »

Regina ne dit rien, craignant que parler ne fasse disparaitre son courage. Elle s'approcha sensuellement d'elle en tirant sur le nœud de sa ceinture. Elle laissa tomber le tissu au sol, et les yeux d'Emma s'assombrirent de désir.

Elle vint s'installer à califourchon sur ses cuisses et commença immédiatement à l'embrasser avec passion. Dès qu'elle commença, Emma ressentit le malaise qui irradiait de sa compagne. Elle essaya de la repousser légèrement pour la faire ralentir, mais déjà Regina s'acharnait à essayer de lui enlever ses vêtements.

« Gina attends, arrêtes tu vas trop vite. Qu'est-ce-qui se passe ? »

La mairesse l'ignora et prit d'assaut son cou. La jeune femme la voyait trembler au dessus d'elle, et elle pouvait sentir son cœur battre à tout rompre tellement il tapait fort, trahissant son angoisse.

« Laisse-moi faire. » Murmura Regina.

Sa voix tremblante trahissait ses craintes qui refaisaient surface malgré tous ses efforts. Elle ne put retenir quelques larmes quand sa compagne s'empara de ses bras pour la repousser plus fermement.

« Regina arrête, qu'est-ce-que tu fais ? »

« Je veux qu'on fasse l'amour. » Dit-elle en essayant de reprendre possession de ses lèvres.

« Attends, pourquoi ce changement soudain ? Tu m'as dit avoir besoin de temps, j'ai le temps. Je vois bien que tu es stressée et perturbée. Je sens bien que tu te forces, pourquoi agis-tu comme ça ? J'aimerais comprendre. »

« Je ne veux pas te perdre Emma, fais moi l'amour s'il-te-plait. »

« Tu ne vas pas me perdre si on attend encore. Oui je veux qu'on fasse l'amour Gina, mais je ne veux pas ça comme ça. Pas alors que tu retiens tes larmes de couler, pas alors que tu n'en as pas réellement envie. » S'emporta la blonde en la poussant sur le canapé et en se levant précipitamment. « Je veux que tu sois prête c'est tout. »

En voyant le regard de la brune, Emma compris immédiatement que cette dernière avait mal comprit sa dernière phrase. Elle n'eut pas le temps de s'expliquer que la mairesse se précipita vers elle et la fit se réinstaller sur le canapé. Elle se remit sur elle rapidement.

« Je le suis Emma, je te promets d'y arriver. Je te promets que je vais apprendre à aimer ça. Et même si au début ce n'est pas le cas, je sais attendre pendant, je sais m'occuper de l'autre. Je t'en supplie je ne peux pas te perdre à cause de mon blocage, je ne peux pas te perdre à cause de ce qu'il m'a fait. Alors fais le, fais moi l'amour. »

En disant cela, elle avait prit la main de la blonde et l'avait posé sur son sexe, l'obligeant à la toucher.

« Il m'a souvent prise, salie sans me demander mon avis, parce que je ne servais à rien d'autre. Mais avec toi c'est différent, j'ai envie d'y arriver, et je sais que je ne serai pas qu'une marionnette là que pour ton plaisir. »

Emma était en état de choc en assimilant ce que la brune venait de dire. Tout devint clair en elle et elle se sentit stupide de n'avoir pas comprit plus tôt les raisons de sa réticence vis-à-vis du sexe. Elle avait besoin de rassembler ses esprits et se leva précipitamment.

« Gina je… j'ai besoin de prendre l'air je reviens vite. » Dit-elle en sortant dans le jardin.

Elle n'agissait pas de la bonne façon elle le savait, mais à cet instant, elle n'avait pas la force de faire face à cette réalité brutale. Elle se précipita derrière un bosquet et vomit loin du regard de sa compagne. Elle s'assit tremblante dans l'herbe et laissa ses larmes couler librement. Elle était assaillie par des centaines d'émotions. Tout d'abord elle avait le cœur meurtri face au désespoir et au traumatisme de sa compagne. Elle se sentait également coupable de son comportement, persuadée qu'elle avait du être trop insistante pour déclencher une telle réaction. Elle dont la vie consistait à s'offrir à des hommes parfois plus répugnants les uns que les autres, elle avait toujours réussi à éviter tout abus. Ce qu'ils prenaient d'elle, c'était fait avec son consentement, elle savait chaque fois ce vers quoi elle allait.

Mais Regina, sa douce, pure et gentille Regina n'avait pas eu son mot à dire. Un monstre l'avait tellement utilisée et détruite, qu'elle en était encore traumatisée. Il avait tellement perverti cet acte auprès d'elle, qu'elle ne le voyait que comme une agression. Elle n'avait pas conscience de la beauté qu'un tel engagement représentait entre deux personnes.

Elle prit soudainement conscience de l'état dans lequel elle l'avait laissé et se maudit en courant la rejoindre. Elle la trouva à genoux au pied du canapé, pleurant à chaudes larmes.

« Oh Emma pardonne-moi. » Dit-elle en la voyant.

« Non Gina c'est à moi de te demander pardon, j'ai l'impression de tout gâcher. » Avoua-t-elle en s'accroupissant contre elle.

Regina la regarda avec choc en l'entendant.

« Pourquoi… Pourquoi tu… »

« Gina je n'avais pas comprit, et je suis désolée si j'ai été trop insistante avec toi. Je ne pensais pas l'être, je ne me rendais pas compte. Tu n'as pas à t'offrir à moi ainsi. Je t'aime et j'ai tout mon temps. C'est sur que j'ai envie qu'on couche ensemble, mais quand nous serons toute les deux prêtes et détendues. Dans ce moment je voudrais te montrer par mes caresses et mes baisers, tout l'amour que j'ai pour toi. Et si je dois attendre un mois ou un an ça m'est complètement égal. »

« Tu me… tu… »

« Oui je t'aime. Tu es la première personne à qui je le dis et je n'en ai pas peur. Je n'ai pas non plus besoin que tu me le dises en retour. Si un jour tu en as envie je serai ravie de l'entendre, mais pour le moment tout ce qui compte c'est que tu saches à quel point je suis heureuse de t'avoir dans ma vie. A quel point je t'aime. »

Elle l'embrassa avec une tendresse immense et sourit quand la mairesse se blottit contre elle.

« Je t'aime Regina, et si un jour nous faisons l'amour, ce sera un acte pur et noble. Ce sera un moment pendant lequel je t'envelopperai de douceur, de tendresse. Un moment durant lequel je traiterai ton corps entier avec l'amour qu'il mérite et que tu n'as jamais eu. »

« Je n'ai jamais dit ça à personne, et j'espère que tu comprends tout le sens que ça à pour moi. Je t'aime Emma Swan. » Dit la mairesse en plongeant son regard dans le sien. « Et crois moi, tu n'étais pas insistante, au contraire tu étais parfaite. C'est moi qui ai paniqué. »

Une larme de joie coula sur la joue de la blonde et elles s'embrassèrent avec tendresse.

« Pardonne-moi pour mon comportement. J'ai paniqué, je t'aime tellement que j'ai eu peur de te perdre en refusant que l'on fasse l'amour. A partir du moment où cette pensée c'est insinuée dans mon esprit, j'ai été incapable de rationnaliser la situation. Seule existait ma peur panique. »

« Gina, je préfèrerais cent fois que tu t'ouvres à moi plutôt que tu t'offres à moi. Je suis là pour toi, quand tu en auras besoin. »

Regina la regarda intensément et s'apprêtait à parler quand des cris brisèrent le silence. Henry hurlait dans son sommeil, en proie à ces cauchemars. La mairesse se précipita jusqu'à sa chambre, enfilant en hâte sa longue tunique noire. Elle commença le rituel qu'elle avait instauré pour calmer son fils. Elle le réveilla et le laissa pleurer dans ses bras.

« Pourquoi vous vous êtes disputées ? » Dit-il entre deux sanglots.

« Quoi ? »

« Emma et toi, Elle est sortit et elle pleurait. J'ai essayé de retourner au lit mais j'ai refait mes cauchemars maman. »

« Oh pardon mon bébé, non on ne s'est pas disputées. On a eu du mal à se comprendre mais maintenant ça va mieux je te le promets. »

« Elle ne va pas partir ? »

« Non Henry. »

« Elle peut venir me faire un bisous avant de dormir ? »

« Bien sûr. » Répondit-elle en allant la chercher. « Emma, Henry aimerait te faire un bisou. Il t'a vu sortir et a eu peur que tu partes. Je suis désolée pour tout ça je… »

« Chut Regina, tu n'as pas à être désolée, je suis touchée qu'il s'ouvre à moi. Je tiens énormément à lui. »

Elles entrèrent toutes les deux et s'assirent chacune d'un côté de l'enfant.

« Tu seras toujours là quand je me réveillerai ? » Questionna-t-il timidement.

« Bien sûr gamin. Je n'ai pas du tout envie de partir. »

« Pourquoi tu es sortie en pleurant ? »

« Parce que je croyais avoir fait quelque chose qui avait rendu ta maman triste et j'étais en colère contre moi. Mais c'est pas vrai en fait, et tout va bien Henry. »

Le garçon lui sourit et lui fit un câlin avant de se recoucher. Emma sortit et laissa Regina qui lui raconta une histoire pour réussir à le rendormir.

En sortant, elle alla se changer pour enfiler un pyjama plus confortable, et se dirigea dans la chambre d'Emma ou cette dernière l'attendait avec deux chocolats chauds. C'était devenu un rituel entre elles deux à chaque fois qu'Henry faisait des cauchemars. Emma leur préparait un chocolat qu'elles buvaient en discutant, calmant ainsi le stress que ces crises occasionnaient chez la mairesse.

Regina s'assit en tailleur au fond du lit et contempla un moment son chocolat à réfléchir. Elle se sentait bien auprès de la blonde, elle se sentait en confiance auprès de la femme qu'elle aimait et qui l'aimait en retour. Elle décida donc de se laisser aller pour une fois à ouvrir son cœur.

« Mon ex mari n'était pas quelqu'un de bien, bien au contraire. » Commença-t-elle sans la regarder.

Emma resta silencieuse, la laissant aller à son rythme.

« Je ne voulais pas me marier avec lui, il avait le double de mon âge et nous n'avions rien en commun. Mais voilà, j'étais enceinte et on ne fait pas de bébé seul pour ma mère, elle m'a donc marié de force dans le mois avec lui car il avait un haut statut, du pouvoir et surtout de l'argent. Elle se moquait d'accentuer mon traumatisme, seules les apparences comptaient. »

« Ton traumatisme ? » Questionna-Emma d'une voix douce et rassurante.

« Henry… C'est la plus belle chose qui me soit arrivé maintenant qu'il est là mais… Il est le produit d'un… Son géniteur m'a… J'ai été violée. »

Emma ne dit rien, elle se contenta de s'approcher d'elle et poser sa main sur la sienne. Ce comportement réconforta la mairesse plus que n'importe quelle parole et elle soupira avant de continuer.

« Ils étaient deux, je n'ai rien pu faire. Je rentrais chez moi et ils m'ont poussée dans une ruelle. Ils ont ouvert une porte et je me suis retrouvée sur un lit sans avoir le temps de comprendre quoi que ce soit. Ca a été horrible et douloureux, c'était sale, c'était humiliant. Parfois je sens encore leurs mains sur moi… leurs haleines… leur sueur. » Sa voix se brisa et elle inspira pour trouver la force de continuer. « Quand ils ont eu finit ils m'ont jetée dans une camionnette et m'ont laissée sur le bord d'une route. Un passante m'a trouvée là, évanouie, les vêtements déchirés, plusieurs heures après et elle s'est occupée de moi après que je l'ai suppliée de ne pas m'amener à l'hôpital. »

« Pourquoi ne voulais-tu pas y aller ? » Questionna la jeune blonde.

« Ma mère, je savais qu'elle allait m'en vouloir. »

« T'en vouloir d'avoir été agressée ? » Répondit la jeune blonde choquée.

« De ne plus être vierge. » Soupira-t-elle avec fatalité. « Quand j'ai su que j'étais enceinte cependant, je lui ai tout raconté. Elle voulait que j'avorte, mais à l'hôpital ils m'ont apprit que ce serait mon seul et unique enfant. J'ai une malformation rare de l'utérus. J'ai toujours rêvé d'être mère j'ai donc insisté pour le garder, ma mère ne voulait pas en entendre parler et la seule condition fut que je me mari à l'homme de son choix. » Regina parlait sans interruptions, maintenant qu'elle avait commencé à s'ouvrir, elle était incapable de s'arrêter.

« J'étais désespérée, j'aimais déjà profondément mon enfant à naître malgré sa conception, j'ai donc accepté. Au début tout ne c'est pas trop mal passé. Tant que j'étais enceinte, Léopold ne me touchait pas. Je savais qu'il avait des maîtresses, car il ne s'en cachait pas. Je les croisais le matin dans la cuisine, mais tout ce qui m'importait était mon bébé. Mais quand Henry est né, il s'est mis à avoir envie de moi et il m'a… Souvent il m'a… »

« J'ai compris, shhhhh » Dit Emma en la prenant dans ses bras alors que des larmes ruisselaient sur les joues de la mairesse.

« J'ai toujours réussi à cacher ça à Henry au fur et à mesure qu'il grandissait. Mais Léopold s'est mit à boire et à me frapper, jaloux de l'amour que je portais à mon fils. J'ai fait deux séjours à l'hôpital et la troisième fois ou il s'est vraiment acharné sur moi, c'était il y a huit mois. Il est rentré tard et ivre et il s'est jeté sur moi. J'ai décidé de ne pas me débattre pour ne pas réveiller Henry que je pensais en sécurité dans sa chambre. De toute façon lutter ne servait à rien, juste à le rendre plus violent. J'ai donc appris à attendre que ça passe.

Et tout d'un coup je l'ai vu passer sa petite frimousse dans l'entrebâillement de la porte. Mon tout petit bébé ne pouvait pas voir ça, j'ai supplié Léopold d'arrêter mais il s'en moquait et s'est mis à parler à Henry.

J'ai vu rouge et me suis débattue. Il s'est mit à me frapper au visage et au ventre en expliquant à Henry que c'est comme ça qu'on doit traiter une femme. Mon pauvre bébé pleurait et criait pour qu'il me laisse. Il était si jeune il ne comprenait pas ce qu'il faisait, il est partit en courant et est revenu avec l'arme de Léopold. Il l'avait déjà vu tirer avec.

Avant que j'aie pu comprendre ce qui se passait, il lui avait tiré dessus. La balle n'a fait que l'effleurer heureusement, je ne voulais pas que mon fils ait un poids pareil à porter. Mais Léopold est devenu fou, il criait qu'il allait le tuer, lui faire payer. J'ai envoyé Henry dans sa chambre, j'ai du lui hurler dessus pour qu'il m'obéisse. C'est la seule fois de ma vie que j'ai crié ainsi contre lui, et je me suis promit de ne jamais le refaire. J'ai ramassé l'arme. Léopold bouillait de rage et s'imaginait que menacer mon fils n'aurait pas de conséquences, il me hurlait d'appeler une ambulance et de lui amener Henry. Je n'ai plus réfléchit, mon cerveau était en pilote automatique, je devais protéger mon fils. J'ai pointé l'arme et ai pressé la détente. Je devais le faire Emma, il aurait continué à nous faire du mal et s'en serait prit à Henry. Mais j'ai tué un homme en le regardant droit dans les yeux et cette image me hante. »

Elle pleura longuement dans les bras de sa compagne. Emma la berça pour la calmer avant de prendre doucement la parole.

« J'aurai fait pareil à ta place. »

« C'est… C'est vrai ? »

« Oui, si la vie de l'être le plus cher à mes yeux était en jeu, je n'aurai pas hésité une seule seconde. Je ne te juge pas Regina, je te comprends. Tu as fait ce que tu devais faire même si c'est un lourd poids à porter. »

Regina se jeta dans ses bras et pleura longuement, soulagée de son secret et emplie de gratitude envers la blonde si compréhensive.

« Léopold était sénateur et les policiers savaient quel genre d'homme il était. Quand ils sont arrivés, ils ont étouffé l'affaire et vu mon état, nous avons dit que c'était un malade qui est passé par là. C'était David qui était en charge de l'affaire et il m'a énormément aidé. J'ai expliqué à Henry qu'il n'était en rien responsable de la mort de Léopold, qu'il s'était rendu compte du mal qu'il nous avait fait et s'était suicidé. Je lui ai dit qu'il m'avait sauvé la vie, mon tout petit bonhomme. Je voulais le protéger, je ne sais pas si j'ai bien fait. Peut-être que quand il sera grand je lui dirais la vérité mais j'aimerai préserver l'innocence qu'il lui reste et qu'il ne voit pas sa mère comme une meurtrière. »

« Tu n'es pas une meurtrière, tu es une mère qui a fait son devoir. »

« Je sais… Mais je ne supporte plus de voir Henry aussi inquiet que je puisse lui être enlevé, aussi méfiant des gens qui gravitent autour de moi. Il devrait être innocent et insouciant. »

« Il va recommencer à avoir confiance, tout cet épisode est frais dans sa tête, c'est normal qu'il le hante encore, ais confiance il ira mieux. Tu es une mère formidable. »

« Je t'aime Emma. »

« Je t'aime aussi. »

Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres et leurs cœurs battaient à tout rompre. Emma parcourra la dernière distance et l'embrassa comme si c'était la première fois. Quand leurs lèvres se touchèrent, elles comprirent qu'elles venaient de goûter à la plus belle et la plus addictive des drogues. Après toutes ses confidences, Regina se sentait sereine et elle se surprit à vouloir plus. S'ouvrir à la blonde et voir qu'elle ne la repoussait pas malgré tout lui donnait des ailes.

La mairesse sourit en se séparant d'elle, elle la regarda avec amour et revint rapidement l'embrasser, déjà en manque de ses lèvres. Emma lécha doucement sa bouche et l'entrée lui fut immédiatement autorisée. Elle gémit en la goûtant et leur langue commencèrent une danse naturelle. Emma se releva un peu pour se placer légèrement au-dessus de la brune, faisant attention de ne pas l'angoisser en se montrant trop entreprenante. Regina gémit et glissa une main sous son top blanc, s'arrêtant sur ses côtes. Elle posa son autre main dans le bas de son dos et l'attira un peu plus sur elle.

« Emma je suis prête. »


Voili voilou, un chapitre de plus bouclé :D

Bisous à tous!