Salut à tous comment allez vous?
Vous êtes toujours aussi géniaux dans vos reviews, merci à tous n'hésitez pas à continuer :P
Voici le chapitre 15 qui reprend immédiatement après la dernière ligne du 14, je vous souhaite une bonne lecture à tous.
Rien ne m'appartient.
Chapitre 15) Grand pas et discussions.
« Bonjour madame King, je me présente, Emma Swan. »
« Bonjour. » Dit la femme qui ne comprenait toujours pas la présence de cette blonde époustouflante sur son porche. « On se connait ? »
« Non pas pour le moment, mais je connais votre mari. »
« Oh… Il n'est pas là. » Répondit la femme de plus en plus suspicieuse.
« Je sais. C'est pour ça que je suis là aujourd'hui, je souhaite vous parler. »
« Hum… Okay, veuillez entrer. » Dit-elle en se décalant.
Emma pénétra dans l'immense hall d'entrée et se sentit soudain minuscule. Elle inspira profondément pour garder son courage et suivit la femme de son ex-client jusque dans son salon.
« Que me voulez-vous mademoiselle Swan ? »
« Le sujet est délicat. » Commença Emma légèrement mal à l'aise à l'idée de faire du mal à cette femme qui ne lui avait rien fait.
« Etes-vous la maîtresse de mon mari ? »
« Quoi je…. Non je… »
Emma était légèrement prise au dépourvu.
« Parce que si c'est le cas je vous trouve bien cruelle d'oser vous présenter chez moi. »
« Non, madame King laissez-moi vous expliquer. La situation est bien plus compliquée que ce que vous pensez. »
« Je vous écoute. » Répondit-elle en croisant les bras.
« Je ne suis pas sa maîtresse à proprement parler. Oui j'ai couché avec lui… » Dit-elle sans quitter son regard, notant la colère qui montait en son interlocutrice. « Mais je n'étais pas dans une relation avec lui. Je suis… Je suis une prostituée. »
« Oh… Je ne… Je ne m'attendais pas à ça. » Avoua la rousse.
« Je ne le suis plus depuis peu. Je suis désolée de débarquer chez vous pour vous lancer cette bombe. Je vous assure que je ne souhaitais absolument pas vous faire souffrir ainsi. »
« Mais… » Continua la femme pour l'inciter à parler.
« Mais… Je suis tombée amoureuse, je suis actuellement en couple avec Regina Mills. »
« La mairesse Regina Mills ? »
« Elle-même. Elle connait mon métier, il n'y a pas de secrets entre nous. Hier nous avons dévoilé notre relation à la soirée annuelle car Regina rêvait de faire son effet… Bref, George était là. Comme vous pouvez l'imaginer il a mal supporté de voir ça, et d'apprendre qu'il n'était plus mon client dorénavant. Il s'est emporté, nous a menacé, et je sais qu'il cherchera un moyen de se venger. »
« Vous êtes là pour demander mon aide ? »
« Oui. » Avoua Emma. « Je vous assure que la situation est aussi difficile pour vous que pour moi. Je n'ai jamais rêvé de ce métier mais la vie ne m'a pas laissé le choix. Je n'ai jamais voulu avoir comme client un homme comme lui, maintenant que je sors la tête de l'eau, je demande juste de pouvoir vivre heureuse. »
« Je crois que je vous comprend. »
Emma fut choquée par cette remarque et resta silencieuse un moment. Elle secoua la tête pour reprendre ses esprits avant de continuer.
« Je n'ai aucunement l'intention de créer un scandale, de trainer votre famille dans la boue. Je ne souhaite pas étaler les infidélités de votre mari dans les journaux. Je suis simplement venue pour vous prévenir. Je sais que vous êtes une femme très influente, je sais également que la chaîne d'hôtel vous appartient à vous et non à George. Toutes ses richesses sont en fait les vôtres, et je me disais que vous pourriez faire pression sur lui pour qu'il nous laisse tranquilles Regina et moi. »
La femme rousse resta un moment silencieuse à considérer son interlocutrice. Elle se leva et disparu dans sa cuisine. Quand Emma pensait qu'elle n'allait pas revenir, elle arriva avec un café dans chaque main.
« Un café mademoiselle Swan. »
« Heu… Volontiers. »
« George rentre dans une heure, que pensez-vous de m'expliquer la situation plus en détail en l'attendant avec moi ? »
Emma sourit en attrapant la tasse qu'elle lui tendait, heureuse de voir qu'elles auraient peut-être une alliée.
Au 18 Miflin Street, Regina se réveilla doucement en entendant du bruit dans la cuisine. Elle s'aperçu rapidement que sa compagne n'était plus là et leva la tête pour la chercher. Elle remarqua un papier sur sa table de chevet et rampa péniblement jusqu'à lui.
« Hey mon cœur, j'ai une course à faire je serais de retour vers midi. Je ne t'en dis pas plus pour le moment, je te raconte à midi. Je t'aime de tout mon cœur gros comme ça. »
Tout le reste de la page était occupé par un cœur immense qui fit sourire la brune. Elle rangea le mot dans une petite boite et enfila un pyjama avant de descendre. Elle trouva Mary-Margareth qui errait dans la cuisine pour trouver de quoi se faire un café.
« Oh… Excusez-moi je ne voulais pas vous réveiller. »
« Il n'y a pas de problème. »
« Je suis désolée d'avoir farfouillé dans votre cuisine. Je voulais juste me faire un café. »
« Il n'y a pas de mal. » Dit-elle en se mettant à en préparer. « Vous pouvez me tutoyer, vous êtes la famille d'Emma. »
« Tu peux également me tutoyer. »
Regina sourit et s'assit en s'installant le temps que le café soit prêt.
« Tout c'est bien passé hier soir ? » Questionna la mairesse.
« Oh très bien, henry était un peu inquiet au moment d'aller au lit, mais le reste du temps il était très excité de m'avoir chez lui. Il m'a absolument tout montré, ses jeux, sa console, sa chambre, son album de naissance que tu as fait. »
Regina rigola en imaginant son fils survolté d'avoir son institutrice chez lui. Il avait déjà été impossible à coucher le soir ou elles lui avaient annoncé ça.
« T'as t-il parlé ? De la situation, la présence d'Emma. »
« Oui. Il est heureux, il l'aime beaucoup et l'entendre parler d'elle comme faisant parti de sa famille, ça m'a rendu si heureuse. C'est tout ce dont Emma a toujours rêvé. »
« Je l'aime tellement. »
« C'est vrai ? » Dit Mary-Margareth en s'accoudant au plan de travail pour écouter attentivement les confidences de la mairesse.
« Oui. C'est comme… Je ne sais pas. » Commença Regina l'air rêveuse. « Etre avec elle c'est comme ces levés de soleil remplis de couleurs plus sublimes les unes que les autres. C'est beau, c'est époustouflant et ça donne envie de rester là pour toujours. Ca donne l'impression que plus rien d'autre n'existe, et que la vie sera comme ça, comme peinte par un grand artiste. »
« Wouaou. C'est beau la façon dont tu en parles. »
« Je sais je suis midinette dans cette histoire mais c'est ce que je ressens. Elle rend notre vie tellement plus belle à Henry et moi. »
« Et je sais que vous rendez la sienne aussi belle. Elle parle tout le temps de vous deux quand on est ensemble. »
« C'est vrai ? » Questionna-t-elle timidement.
« Absolument vrai. »
Regina ne put s'empêcher de se lever et prendre la jeune institutrice dans ses bras. Elle leur servit ensuite une tasse de café à chacune, et se réinstalla en face d'elle.
« Il y a autre chose sur Henry. » Continua Mary-Magareth. « Je pense qu'il est important que je te dise qu'il m'a parlé de... De Léopold. »
« Oh... Qu'a-t-il dit? »
« Il me parlait d'Emma, du rituel du bisou du soir qu'elle fait avec lui. Il a l'impression, non en fait, il se rend compte qu'Emma l'aime plus que ce que Léopold l'aimait. »
« Ça c'est pas dur en même temps. » Souligna-Regina. « J'aimerai qu'il n'ait pas eu à vivre l'indifférence de Léopold à son égard. C'est un petit garçon, il cherchait une figure paternelle mais n'en a jamais eu. Et maintenant je suis avec Emma, j'ai parfois peur qu'il ne puisse pas se construire sans aucun homme dans son entourage. »
« Hey tu as le temps pour ça, et puis des mères célibataires s'en sortent très bien, de même que des femmes en couple! »
« Tu n'as pas tord. » Répondit-Regina pensive. « T'a-t-il dit autre chose concernant Léopold? »
« Il m'a demandé si j'aimais mon père, car lui n'aimait pas le sien et il semble se demander s'il est normal. »
« Que lui as-tu répondu? »
« Qu'il l'était, qu'il est normal de ne pas aimer un de ses parents s'il est méchant et fait du mal. Que ça arrive dans d'autres familles et qu'il n'est pas le seul dans ce cas. »
« Merci Mary-Margareth. »
« Ce n'était rien! Et sinon, comment c'est passée votre soirée? »
« Bien... Je pense... Ma mère était furieuse, elle va nous créer des ennuis. Et il y avait un client d'Emma. »
« Lequel? »
« George King »
« Et merde. »
« Tu le connais? »
« Oui bien sur, c'est "LE" client d'Emma, celui qui la veut tout le temps, qui correspond au tiers de ses revenus, qui est celui qui a le plus de pratiques douteuses et qui s'imagine le plus qu'elle lui appartient. »
« ... »
Devant le silence de la mairesse elle sourit gentiment.
« Oui elle m'a parlé de lui un jour où elle est rentrée en sang. Elle lui avait dit non un jour et ça l'a rendu fou. »
« Elle a fait allusion à ça une fois. Sais-tu où elle est allée? »
« Non je croyais qu'elle dormait. »
« Elle a laissé un mot me disant qu'elle rentrera à midi. »
De son côté, Emma avait raconté à madame King quel homme son mari était vraiment.
« Je savais qu'il allait voir ailleurs, je ne pensais pas qu'il payait une prostituée. »
« Je vous assure qu'il n'a jamais été autre chose qu'un client pour moi. Je savais qu'il été marié, mais quand on est une fille comme moi, on n'a pas le luxe de s'embarrasser avec la morale. Les hommes mariés constituent soixante dix pourcent de nos clients. »
« Je comprend Mlle Swan. Qu'est ce qui vous a donné le courage d'arrêter? »
« L'amour. »
« Avec Regina Mills? »
« Oui! Avec elle j'ai la force de me battre, grâce à elle j'ai trouvé le courage de venir aujourd'hui, car je ne veux pas que George représente une menace pour nous, mais je ne voulais pas faire éclater un scandale que vous et vos enfants. »
« Je ne peux m'empêcher de me demander, si ce n'est pas pour elle que vous voulez éviter le scandale. »
« Je me moque que le grand public connaisse mon ancien métier. » Répondit honnêtement Emma. « Regina est au courant et elle s'en moque aussi. Elle préfèrerait faire une annonce elle-même aux médias plutôt que de laisser Leopold, ou sa mère, nous faire du tord à ce sujet. Il est vrai qu'après tout ce qu'elle a fait pour moi, j'aimerais mieux éviter de lui apporter autant d'ennuis. Mais s'il faut le faire nous le ferons. »
La femme sourit et soupira.
« Mon dieu, cet homme… » Dit-elle avec lassitude.
« Est-ce que je peux vous poser une question personnelle ? »
« Allez-y. »
« Etes-vous heureuse avec lui ? »
« Je ne… Oui et non… C'est compliqué. Je sais qu'il n'est pas fidèle, je sais maintenant qu'il voit en fait une prostituée. Je sais également qu'il a des envies particulières en termes de sexe, mais avec moi il les a toujours refreinées. Il a toujours été plutôt attentionné, il est parfois romantique et m'a offert deux magnifiques enfants. Vous devez vous dire que je suis une pauvre idiote. Une femme trompée prête à pardonner… Mais George représente vingt-cinq ans de ma vie, j'avais à peine dix-sept ans quand on a commencé lui et moi. Il était mon premier, je l'aime malgré ses défauts. Quand il a commencé à voir ailleurs, j'ai appris à fermer les yeux, à ignorer tout ça et me concentrer sur les bonnes choses. »
Emma l'écoutait attentivement, légèrement perdue par son discours.
« Mais… N'avez-vous jamais pensé que vous méritiez mieux ? »
« Souvent, mais j'ai un défaut, je l'aime. Cependant, je ne supporte pas qu'il s'imagine avoir tous les pouvoirs sur les gens. Je compte bien lui faire passer l'envie de se venger de votre envie d'arrêter ce métier, il n'a aucun droit sur vous. S'il croit pouvoir se comporter comme un salaud, il va amèrement le regretter. »
Emma ne put empêcher une larme de couler sur sa joue.
« Pardonnez-moi. » Dit-elle en l'essuyant rapidement.
« Pourquoi cette larme ? »
« J'ai… Je n'ai jamais été heureuse dans ma vie. Avoir Regina c'est un conte de fée. Vous entendre dire que vous allez m'aider… Ca me soulage tellement, je me dis que peut-être la menace ''George'' peut-être rayée. »
« Elle le sera, nous allons régler ça immédiatement d'ailleurs. » Dit la rousse en entendant la porte d'entrée s'ouvrir.
Au manoir, Henry se leva et se rua dans les bras de sa mère dès qu'il la trouva.
« Maman ! » Cria-t-il en s'accrochant à son cou. « C'était trop bien avec Mary-Margareth, on a joué et elle m'a fait des crêpes salés. C'était trop bon, et on a réussi à passer au monde sept de Mario, elle est trop forte Mary-Margareth elle a réussi le niveau ou on bloquait en une seule fois. »
« Ouah bé dit donc Henry, je vois que vous avez été super occupés. C'est bien si vous vous êtes bien amusés. »
« Et toi maman c'était bien ta soirée ? »
« Oui très bien mon chéri. »
« Et elle est où Emma ? »
« Elle avait une course à faire, elle va rentrer pour manger. »
« D'accord. »
« Tu l'aimes beaucoup Emma pas vrai ? »
« Bé… Heu… Oui. » Répondit timidement l'enfant.
« Je dois te demander quelque chose, est-ce que tu serais d'accord pour qu'Emma vive avec nous ? »
« Mais… Elle vit déjà avec nous maman. » Dis l'enfant en rigolant.
« Non Henry, je veux dire, est-ce que tu serais d'accord pour qu'Emma aménage ici. Elle vivrait toute la vie avec nous. Elle amènerait toute ses affaires ici et on vivrait comme une famille. »
Les yeux de l'enfant s'illuminèrent et il regarda sa mère avec incrédulité.
« Comme si elle devenait mon papa ou comme une deuxième maman ? » Murmura-t-il sans oser y croire.
Regina laissa échapper un sanglot mêlé à un rire, tant elle avait angoissé de lui parler de ça.
« Oui mon cœur. C'est exactement ça. »
« Tu es d'accord ? »
« Que tu aimes Emma et que tu veux qu'elle soit ta deuxième maman ? »
Henry acquiesça énergiquement.
« Bien sûr mon bébé. »
« Tu crois qu'elle m'aime comme une maman ? »
« Oui Henry. »
L'enfant se jeta dans ses bras et la serra fort. Il couru ensuite vers son institutrice qui était dans l'entrebâillement de la porte.
« Tu as entendu ? Emma va vivre pour de vrai avec maman et moi. T'as entendu Mary-Margareth ? »
« Oui Henry, je suis très contente pour vous. Mais elle va me manquer à l'appartement. »
« Mais tu pourras venir aussi. »
Regina et Mary-Margareth éclatèrent de rire en cœur.
« Sandra je suis rentré. » Cria George King à des kilomètres de là.
« Je suis dans le salon. » Répondit-elle.
« Tu as bien eu mon message ? J'ai tellement bu hier soir que je suis resté dormir chez un collègue du bur…reau. »
Il se stoppa net en apercevant Emma assise sur son canapé.
« Je ne vous présente pas. » Dit sa femme en passant devant lui pour s'asseoir à côté de la jeune blonde.
« Sandra que… Pourquoi… Qui… Je… Qui est cette jeune femme. »
« S'il-te-plait George chéri, ne m'humilis pas plus en niant et en me prenant pour une idiote. »
George soupira pour essayer de garder contenance et s'assit en face d'elles.
« Que fais-tu là ? » Demanda-t-il à Emma. « Tu es venue pour détruire ma famille ? »
« Absolument pas, pas si tu t'abstiens de vouloir détruire la mienne. »
« Comment ose… »
« George. » Le coupa sa femme. « Ecoute moi bien je ne dirai ça qu'une fois. Tu vas laisser ces femmes en paix. Ce n'est pas parce que tu étais son… client… Que tu as le moindre droit sur elle. Elle souhaite arrêter son métier, tu t'y fait et n'insiste pas. »
« Sandra je… »
« Tais-toi. » Coupa-t-elle avec force. « Si j'entends parler du moindre problème que tu pourrais leur avoir causé, la moindre petite chose… Et tu le regretteras amèrement. Je ne veux pas entendre parler d'une quelconque vengeance de ton orgueil mal placé. Ces femmes ont droit à leur bonheur et tu n'es personne pour vouloir le leur enlever. Si tu fais quoi que ce soit, tu pourras dire adieu à ta famille, mon argent et ta réputation. Je préfère être traitée de cocu plutôt que fermer les yeux. Ma richesse est faite et plus à faire, grâce à notre contrat de mariage exigé par mon père, tu n'auras rien en cas de divorce . Alors réfléchit à deux fois avant de laisser encore ton pénis parler. »
George serrait les poings de rage mais ne prononça pas un mot. Il regarda Emma avec haine mais ne réussit pas à soutenir le regard perçant de sa femme. La jeune prostituée comprit alors son besoin de contrôle avec elle. Lui qu'elle prenait pour un homme plein de pouvoir et d'influence, n'était en fait qu'un mari soumit à sa femme qui le surpassait sur tous les domaines. Elle eut presque de la pitié pour lui mais son sentiment dominant était le dégout qu'il lui insufflait.
« George. » Dit-elle. « Je veux juste être tranquille, je ne demande rien d'autre, je veux arrêter ce métier que j'ai toujours détesté, vivre ma vie aux côtés de la femme que j'aime. »
« Une pute reste une pute. » Siffla-t-il entre ses dents.
« Ca marche surtout pour les porcs ce que tu dis. » Rétorqua la rousse.
« Ne soit pas haineux George. » Ajouta-Emma. « J'ai le droit au bonheur. J'ai le droit de me sortir de ce métier horrible. Je n'en peux plus de coucher avec des hommes alors que depuis mes quinze ans je sais que je suis gay. »
Elle vit un flash de colère passer dans les yeux de son ancien client.
« Je sais que ça te vexe d'apprendre que j'aime les femmes, et que nos rendez-vous n'était que strictement professionnels pour moi, que tu étais un parmi les autres. Mais à quoi t'attendais-tu en allant voir une prostituée ? Un amour passionnel avec une jeune vierge qui te vénère ? »
« Je ne… »
Pour la première fois George était vraiment déstabilisé par ce qu'il venait d'entendre. Il se tourna vers sa femme et prit conscience, à son regard, qu'il allait devoir ramer longtemps pour qu'elle envisage de le pardonner. Il songea à leur vie de couple et à leurs enfants, au niveau de vie qu'elle lui procurait, et le réseau de personnes qui l'abandonneraient s'il venait à divorcer. Il décida de ravaler sa fierté et oublier la jeune blonde qu'il haïssait au plus haut point.
Emma décida qu'il était temps de rentrer et retrouver sa compagne. Elle fit le trajet de retour le cœur plus léger, fière d'avoir réussit à tuer le problème ''George'' dans l'œuf, avant que de mauvaises choses puissent découler de tout ça.
Elle rentra dans la grande demeure qui était maintenant sa maison, et soupira de plaisir en sentant l'odeur familière de Regina qui l'envahit dès le hall d'entrée. Elle s'adossa au mur, ferma les yeux et inspira profondément avant de soupirer de contentement. Une odeur de la délicieuse cuisine de la mairesse lui chatouillait les narines. Le parfum de Regina flottait autour d'elle et Emma se sentait chez elle.
« Tu comptes dormir ici ? »
Emma ouvrit les yeux pour voir sa compagne qui la regardait depuis l'encadrement de la porte de la cuisine. Elle la regarda un moment avant de s'approcher sans quitter son regard. Elle posa ses mains sur ses joues et l'embrassa amoureusement.
« Je t'aime tellement. »
Regina se lova contre elle, toute retournée par ce baiser.
« Je t'aime aussi. »
Emma enfouit sa tête dans son cou et inspira encore pour se nourrir de son essence.
« Tu es merveilleuse, la plus belle femme du monde, la plus parfaite amoureuse et la plus incroyable des amantes. »
Regina ne put s'empêcher de rougir d'une oreille à l'autre. Au plus grand étonnement de la blonde, elle ne lui demanda pas ou elle était allée. Elle se contenta de la serrer contre elle et attendre qu'elle veuille la lâcher.
« J'étais chez George. » Dit finalement Emma, ressentant le besoin de lui raconter.
Elle sentit la belle brune se tendre dans ses bras sans pour autant la lâcher.
« Je voulais parler à sa femme, je lui ais tout expliqué et nous sommes tranquilles. »
Elle lui expliqua toute sa matinée en détail pendant que Regina continuait sa cuisine.
« Je suis tellement fière de toi. » Dit la mairesse quand elle eut terminé. « Ca a du te demander tant de courage d'y aller, parler à sa femme puis à lui. »
« C'est vrai tu es fière de moi ? » Questionna la jeune femme en souriant.
« Oh oui Emma. Et je t'aime. »
« Je t'aime aussi. Et comment ça c'est passé avec Mary-Margareth ? »
« Très bien. Elle prend une douche, je l'ai invité à manger. »
« Oh super. Je vais pouvoir lui annoncer que je vais aménager ici. »
« Oh je… » Commença Regina en ayant soudain l'air inquiète. « Je… Il se pourrait qu'elle le sache déjà. Je suis désolée, je tenais plus, je l'ai annoncé à Henry et elle était là et… »
« Gina, c'est pas grave. Ce n'est pas grave du tout. » La rassura Emma en venant se coller dans son dos.
« Au fait je me disais, on pourrait inviter David et Mary-Margareth à diner un de ces jour, pour qu'ils se rencontrent. Je suis sûre qu'ils pourraient bien s'entendre. »
« Tu veux jouer les entremetteuses ? »
« Oui, j'aimerai bien que ça marche, quand je les imagine ensemble je trouve qu'ils feraient presque couple de compte de fée. »
« Et toi t'es la l'EvilQueen alors ? »
« Quoi ? »
« Bé oui, sans l'EvilQueen et ses manipulations, jamais Blanche-neige et son prince Charmant ne se seraient trouvé. En plus l'EvilQueen elle est hot, elle est sexy, ça a toujours été mon personnage favoris. Car réfléchissons bien, il doit bien s'être passé quelque chose pour qu'elle déteste tellement Blanche-neige, cette histoire de beauté c'est du flan à mon avis. Pour moi c'est un personnage mal compris qui doit avoir un passé très difficile. Enfin c'est ce que j'ai toujours pensé gamine. »
« T'es bête. » Dit-Regina en se tournant pour passer sensuellement le bout de sa langue sur les lèvres de la blonde. « Mais si tu la vois comme ça. » Continua-t-elle en lui mordillant la lèvre inférieure. « Je veux bien être votre EvilQueen Mlle Swan. »
Emma grogna de plaisir avant d'essayer de l'embrasser passionnément. Regina lui refusa le baiser et s'approcha pour lécher furtivement sa bouche. Elle sourit en se mordant la langue et initia finalement un baiser fougueux. Emma y répondit activement en glissant ses mains jusqu'à ses fesses, jusqu'à-ce qu'une petite voix ne les interrompe.
« Je présume que je vais devoir m'habituer à ça. »
« Hey gamin. » Dit-Emma sans lâcher sa compagne. « Oui tu vas devoir t'y habituer. »
« Emma. » Souffla-Regina en se séparant d'elle. « Désolée Henry on va essayer de faire attention. »
« Non en fait, faites comme vous voulez… J'aime bien… Te voir amoureuse. »
Regina le serra contre elle et s'aperçue qu'il tenait un papier dans sa main.
« C'est quoi ça ? »
« C'est un cadeau pour Emma. » Dit-il en se tournant vers la blonde. « Tiens pour fêter que tu vive à la maison avec nous pour de vrai. »
La jeune femme s'agenouilla devant lui et attrapa le papier. Elle l'ouvrit et découvrit un dessin. Il représentait Henry au milieu, tenant la main à Regina et à elle-même. Elle lu ce que l'enfant avait écrit et sentit ses yeux s'emplir de larmes. Au dessus d'eux était écrit ''moi, maman, Emma ma nouvelle maman''.
« Peut-être que je pourrais te trouver un surnom. »
« C'est-à-dire ? »
« Bé je sais pas, si maman est d'accord je pourrais peut-être t'appeler mama. Comme ça c'est un peu maman et un peu Emma. »
Regina arborait un immense sourire et Emma acquiesça à l'enfant.
« Bien sûr que tu peux. Rien ne pourrait me rendre plus heureuse. »
Elle l'attrapa et le serra très fort contre elle.
« Tu m'étouffe… » Souffla-t-il. « Mama. »
La réaction d'Emma fut immédiate et elle le serra encore plus fort, le faisant rire aux éclats.
Regina les regardait et se rendit compte que malgré la menace que représentait sa mère. Elle se battrait pour protéger cette famille si belle qu'ils formaient à présent.
Des gros bisous
