Merci à tous pour vos review. :D

Je sais pas si vous avez vu l'épisode 11 lundi mais moi si et... AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH (j'en dit pas plus pour pas spoiler mais AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH) Je vais mourir d'attendre le 9 Mars.

Sinon à part ça... C'est les vacances :D Donc bonne humeur au rendez-vous à l'idée des grasses mat. (Désolée pour ceux pour qui c'est pas le cas.)

Du coup j'espère avoir plus de temps pour écrire et publier rapidement la suite :D

Un chapitre rated M, voir même MMMM :P

Rien ne m'appartient et bonne lecture à tous.


Chapitre 16 : Multiples confrontations.

Après manger, Emma passa l'après-midi avec Mary-Margareth et ne rentra qu'en fin d'après midi. Quand elle passa le pas de la porte, elle reçu des cotillons et fut accueillit par Regina et Henry, chapeau de fête sur la tête, qui l'attendaient le sourire aux lèvres. Regina l'embrassa et Henry lui fit un câlin, puis tout deux l'emmenèrent jusqu'au salon décoré de banderoles « Bienvenue à la maison ».Emma essuya une larme de joie et dégusta son gâteau d'emménagement en riant et profitant de sa famille. Toute la soirée se passa sous le signe de la joie et la célébration, après manger, elles couchèrent Henry qui tombait de fatigue, puis Emma entraîna sa compagne dans leur chambre. Tout juste entrées, elle se tourna et se jeta littéralement sur elle.

« Je t'aime, je t'aime, je t'aime. » Dit-elle.

Elle la plaqua contre la porte tout en la fermant à clef et l'embrassa fougueusement. Elle releva la robe de la mairesse pour pouvoir la soulever, et lui faire enrouler ses jambes autour de sa taille. Regina s'exécuta et gémit sous les assauts des lèvres de la blonde sur son cou. Emma était dévorée par son désir, elle voulait libérer tout l'amour qu'elle ressentait, qui l'envahissait par vague.

Jamais la brune n'avait connu quelque chose de si passionné. Elle sentait les mains d'Emma partout sur son corps brulant. Sa langue maltraitait délicieusement sa peau, et elle se retrouva incapable de protester contre la marque qui allait indéniablement apparaitre. Aucune de ses pensées n'était plus cohérente. Elle n'avait conscience que des lèvres d'Emma qui descendaient maintenant sur son épaule, que de ses mains qui avait agrippé ses cuisses et alternaient entre pressions et caresses sur sa chair sensible. Elle resserra sa prise autour de la taille de sa compagne, lui permettant de la lâcher. Aussitôt, les mains vagabondes glissèrent sous sa robe pour prendre soins de son dos. Tous ses mouvements étaient sauvages et désireux, tellement nouveaux pour Regina.

Elle se surprit à aimer ça, à se perdre dans cette intensité. Elle se surprit à onduler contre son amante pour se frotter contre le ventre musclé. Elle attrapa tant bien que mal le t-shirt de la blonde et le lui enleva, gémissant au contact de sa peau en feu. Quand Emma griffa son dos gentiment, Regina hoqueta de plaisir et se cambra contre la porte. Elle enroula ses bras autour de sa tête, enfouissant ses mains dans ses longues boucles dorées, et remonta sa chevelure avant de l'attirer à elle pour l'embrasser.

La jeune blonde baissa la robe de sa compagne jusqu'à ce qu'elle ne forme plus qu'une ceinture autour de la taille frissonnante de la mairesse. Elle lui retira son soutien-gorge d'un coup, et l'envoya valser derrière elle, inconsciente du fait qu'elle l'avait mit dans le lustre de la chambre. Elle prit immédiatement un des tétons érigé d'excitation dans sa bouche et se mit à le malmener avidement. Elle léchait, mordillait, suçait et embrasser, ne faisant qu'accroitre la passion que Regina ne pensait pas possible d'augmenter. Elle gémissait audiblement en la tenant fermement contre elle. Elle prit soudain conscience de la main qui s'insinuait entre elles, jusque dans sa culotte qui portait les traces évidentes de son excitation.

Quand Emma atteignit son sexe, elle se stoppa cependant, sans pour autant retirer sa main. Elle la posa contre l'intimité de la brune et ne bougea plus. Le corps de Regina criait pour être libérer, et elle mit longtemps à revenir à la réalité et remarquer que sa frustration soudaine provenait de l'arrêt de la blonde.

« Emma… » Gémit-elle.

« J'essai de me calmer. » Soupira la jeune prostituée en appuyant son front contre le sien.

Regina assimila ses mots et compris le sens caché. Emma s'interdisait d'être passionnelle pour ne pas la brusquer. Elle attrapa sa main et l'incita à reprendre ses caresses. Emma la regarda avec étonnement avant d'oser parler.

« Je veux te faire l'amour Gina, mais je veux me calmer pour rester tendre. »

Regina avait le cœur qui battait si vite qu'elle n'arrivait pas à parler. Elle attrapa donc la main de son amante et guida deux de ses doigts en elle. Elle gémit en se cambrant et ferma les yeux de plaisir. Tout en maintenant sa main en place, elle commença à onduler pour lui faire comprendre qu'elle voulait cette forme de sexe avec elle. Emma resta bouche bée un moment à la regarder faire et reprit rapidement ses esprits. Elle commença un rapide va-et-vient en elle, et se délectait de ses cris qui allaient crescendo. Regina se cambrait tant qu'elle pouvait, griffant le bois de la porte derrière elle. Elle commença à sentir le creux de son ventre se tendre, et elle hurla le nom de sa compagne quant un orgasme violent la frappa.

Emma l'aida à redescendre doucement et la soutint quand elle s'écroula contre elle, la respiration saccadée et les jambes faibles. La jeune blonde la porta jusqu'à leur lit et l'allongea, elle lui retira complètement sa robe et ses chaussures et se coucha contre elle en câlinant sa peau.

Presque dix minutes plus tard, Regina n'avait toujours pas retrouvé sa respiration normale. Elle regardait le plafond en souriant et avait entrelacé ses doigts aux siens.

« Gina tu… »

Emma ne put pas continuer car Regina se jeta sur elle. Elle se mit à califourchon sur elle et commença à l'embrasser avidement. Elle arracha ses vêtements jusqu'à ce qu'elle soit nue à son tour. Elle croisa leurs jambes jusqu'à coller son sexe contre le sien et grogna de plaisir. Elles se redressèrent pour s'embrasser amoureusement, tout en instaurant un rythme rapide. Chacune avalait les gémissements de l'autre et jouirent en même temps en criant son nom.

Elles s'écroulèrent dans le lit et Emma remonta la couverture sur leurs corps nus.

« Je t'aime. »

« Moi aussi je t'aime. » Répondit-Regina. « C'était magique. »

La mairesse se lova contre son amante, sa tête reposant sur son buste. Elle parsemait son cou de légers baisers. Emma câlina sa joue puis ferma les yeux de contentement et de bien-être.

« Pourquoi tant de passion ce soir ? »

« Tu vas me trouver idiote. »

Regina déposa de doux pointus sur ses lèvres et mordilla sa mâchoire.

« Je te promets que non. »

« C'est à cause de toute cette journée, le dessin d'Henry, le fait qu'il m'appelle mama, votre accueil avec les banderoles. Tu m'offres ce que je n'ai jamais eu, une famille. Tu es heureuse que ton fils se mette à m'aimer. Je t'aime tellement que la passion c'est mise à me dévorer. »

« Tu avais peur de te laisser aller. »

« Oui, je craignais que ce ne soit trop rapide. »

« J'en avais très envie. Jamais je n'aurais pensé pouvoir connaître ça, du sexe sauvage, passionnel. Et puis tu es entrée dans ma vie, et je trouve ça très excitant. »

« Un jour je voudrais faire avec toi une autre forme de sexe. »

« Laquelle ? » Questionna timidement Regina, oscillant entre crainte et excitation.

« J'aimerai… Peut être un jour tu pourrais me bander les yeux, plus tard, quand on sera plus loin dans notre relation. »

« Tu aimes ça ? »

« Je ne sais pas, j'ai jamais eu assez confiance en personne pour ça. Mais ça m'a toujours fait fantasmer, l'idée que je ne pourrais pas voir ce que tu vas faire, la surprise de ton prochain mouvement, ta prochaine caresse. »

Regina la regardait avec de grands yeux, la bouche légèrement ouverte.

« Je crois qu'un jour on pourrait faire ça. » Dit-elle en souriant.

Elles s'endormirent finalement dans les bras l'une de l'autre, Emma serrant sa compagne contre elle avec amour.

Ce matin là, Henry put facilement voir que leur relation se renforçait toujours plus. Il regardait sa mère et Emma préparer le petit déjeuner ensemble, elles se frôlaient les mains, se souriaient, se câlinaient le dos, se disaient des mots doux et s'offraient de furtifs baisers.

« Tu me prends dans tes bras ? » Dit-il en se postant devant sa mère.

Elle l'attrapa, et il enroula ses jambes autour de sa taille et ses bras autour de son cou.

« On fait un câlin à trois ? » Dit-il en se tournant vers Emma.

La blonde ne se fit pas prier et les serra contre elle, Henry passa un bras autour de son cou, les obligeants à se coller encore plus.

« Comme c'est touchant. »

Regina se tendit immédiatement au son de cette voix et incita Emma à prendre Henry contre elle. Elle se posta devant eux pour créer un semblant de distance entre l'intruse et sa famille.

« Que faites-vous ici ? »

« Je n'ais pas le droit de venir voir mon petit-fils, ma fille et sa pute ? »

« Emma emmène Henry dans sa chambre. »

« Je ne te laisse pas seule. »

« S'il-te-plait emmène le, rassure le et reviens après. »

La jeune femme hésita un instant, puis s'exécuta en lançant un regard haineux à la mère de sa compagne.

« Pourquoi cette visite maintenant ? »

« Je crois qu'il faut qu'on discute. »

« De quoi ? »

« De ta petite scène samedi soir. Okay, tu voulais me faire payer tes rancunes infondées. C'est fait maintenant renvois cette femme s'il-te-plait. »

« ''Infondées ?'' Mes rancunes sont ''infondées'' ? Alors c'est infondé de vous en vouloir d'avoir fermé les yeux sur mon viol ? De vous en vouloir d'avoir voulu me faire avorter ? De m'avoir mariée de force à un homme alcoolique et violent, et d'avoir toujours ignoré mes maltraitances même quand j'étais allongée sur un lit d'hôpital, le corps tuméfié et les os brisés. »

« Léopold était ce que tu pouvais rêver de mieux, un mari pouvant subvenir à tes besoins et un homme de pouvoir. Il t'a apporté la sécurité financière, un toit et un statut. »

« Non Cora, il m'a apporté humiliation, cicatrices et traumatismes. »

« Oh arrête avec tes lamentations, pas à moi, je sais très bien que tu faisais une montagne d'une simple gifle. »

« Une simple… » Regina respira profondément pour se calmer et garder contenance. « Vous savez quoi… Vous ne valez pas la peine que je m'énerve. Je me moque de ce que vous pensez, j'ai mon fils et ma compagne, je suis heureuse et vous n'y changerez rien. »

« Parlons-en de ta compagne. » Dit Cora avec un sourire triomphant. « Sais-tu son ancien métier ? Sa carrière de... »

« Prostituée ? » La coupa-t-elle.

« Quoi ? Tu es… Tu vas me dire que tu es… »

« Au courant ? Et oui chère mère, je sais ce qu'elle était et je sais aussi qu'elle ne l'est plus. »

« Dis-moi que tu plaisantes. » Commença à s'emporter sa mère.

« Au non c'est tout le contraire. Et je vais même aller plus loin, j'aime cette femme. Elle est l'amour de ma vie, et son ancien métier, je n'en vois que les bons côtés, l'aisance qu'elle a quand elle me fait l'amour. »

A peine sa phrase finie, Regina se sentit propulser par terre sous la violence de la gifle qu'elle reçu. Elle regarda sa mère qui la regardait avec fureur, la respiration saccadée et les poings serrés.

« Vous comptez me frapper comme il le faisait ? » Nargua-t-elle encore. « C'est comme ça que vous gérez vos frustrations vous aussi mère ? »

Cora l'attrapa par les cheveux et l'obligea à se relever.

« Je t'interdis de souiller mon nom auprès de cette pute de bas étage tu m'entends ? »

« Je vous interdit d'insulter la femme qui partage ma vie. » Répondit-Regina en la défiant du regard.

Elle n'avait que faire de ses menaces et sa violence, elle savait que, plus que jamais, elle devait lui tenir tête et s'affirmer.

La réaction de Cora fut immédiate et elle leva la main pour la gifler de nouveau. Regina ferma les yeux et sentit que le coup n'arrivait pas. En ouvrant les yeux, elle vit Emma derrière sa mère, tenant fermement son poignet.

« Essayez de la toucher de nouveau et je vous le ferai payer au centuple Cora. »

Emma la tira violement et l'envoya cogner contre le mur.

« Sortez immédiatement de notre maison si vous ne voulez pas que je vous inculpe pour infraction et coups et blessures. »

Cora fulminait de rage mais elle s'exécuta. Emma la regarda partir, et se tourna vers sa compagne juste à temps pour la rattraper quand ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle se laissa glisser au sol avec elle sans la lâcher et embrassa son front.

« Elle ne nous laissera jamais. Elle sera toujours une menace. »

« Non mon cœur, nous trouverons une solution. Ais confiance en nous. »

Regina l'embrassa tendresse et siffla de douleur. En la regardant, la jeune blonde put constater qu'elle avait une belle entaille à la lèvre.

« Je vais chercher de quoi te soigner. » Dit-elle en s'éloignant.

Elle mit un peu de désinfectant sur un coton et commença à le tamponner délicatement sur sa lèvre ouverte.

« C'est pas trop laid ? » Questionna-t-elle timidement.

Emma pencha la tête sur le côté en souriant.

« Tu es toujours aussi belle n'ais aucunes craintes. »

« Et s'il restait une cicatrice ? »

« Ca sera très sexy. »

« T'es bête. »

« Non mais c'est vrai, une cicatrice sur le dessus de la lèvre, je l'embrasserais tous les jours pour te montrer que t'as mère n'a aucun pouvoir sur nous. »

« On peut commencer maintenant ? »

La jeune blonde ne se fit pas prier et embrassa très délicatement la jeune blessure.

« Va chercher Henry. » Dit-Emma en s'éloignant. « Il était très inquiet. »

« Vas-y-toi. »

« Mais il était inquiet, il aimera peut-être mieux que ce soit toi. »

« Je suis sûre que tu as tout en toi pour calmer ses craintes. »

« Tu crois ? »

« Je sais. »

« Viens quand même avec moi. »

« Okay mais tu entres d'abord. »

Elles se dirigèrent vers la chambre et dès qu'elle eut ouvert, Emma attrapa Henry qui se précipita vers elle.

« Mama. » Dit-il en serrant sa taille.

« Tout va bien mon chéri. Cora est partie. »

« Elle t'as rien fait. »

« Non, tout va bien. »

« Maman, ta lèvre. » Dit-il en regardant sa mère et en se précipitant dans ses bras.

« Ce n'est rien mon chaton. »

« C'est Cora ? »

« Oui, mais elle est partie car Emma m'a protégée comme une vrai chevalière. »

Henry retourna contre la blonde et enfouit sa tête contre son ventre. Il la serrait si fort de ses petits bras qu'elle s'accroupit pour être à sa hauteur. Il se blottit contre elle, sa tête dans son cou, et lui murmura à l'oreille.

« Je veux que tu sois là pour toujours mama. »

« Je te promet de ne jamais vous laisser. Je vous aime tout les deux tellement que vivre sans vous est impossible. »

« Je t'aime mama. »

« Je t'aime aussi Henry. »

La petite famille descendit déjeuner puis se préparer et chacun partit au travail.

A peine à son bureau, Regina eut la désagréable surprise de voir que sa mère l'y attendait. Cora fixa un moment la blessure sur la lèvre de sa fille, et la jeune brune cru déceler une pointe de culpabilité. Elle passa devant la femme et s'assit à son bureau sans lui adresser la parole. Elle sortit ses papiers, alluma son ordinateur et commença à travailler en continuant de l'ignorer.

« Tu comptes faire ça longtemps ? »

« Aussi longtemps que vous resterez dans la pièce. » Répondit-elle sans lever les yeux de ses dossiers.

« Il faut qu'on discute. »

« La dernière fois que vous m'avez dit ça, j'ai fini la lèvre en sang. Je préfère donc ne pas m'infliger ça. » Continua-t-elle sans jamais la regarder.

« J'ai un homme à te présenter. »

Regina leva finalement les yeux et la regarda abasourdie.

« Pardon ? »

« Cela fait plus de neufs mois maintenant que tu es veuve, il est temps que tu avances et trouve quelqu'un. »

« C'est déjà fait mère et vous le savez pertinemment. » Répondit-Regina.

« Tu n'es pas lesbienne, arrête ces bêtises. Nous savons parfaitement toi et moi que tu fais ça pour me provoquer. »

« Je vais être honnête mère, au départ c'était l'idée, être avec une femme pour calmer la haine que je ressens pour vous. Mais je suis tombée amoureuse d'elle, et Emma est la meilleure chose qui me soit arrivée. Après Henry elle est la personne la plus important dans ma vie. »

« A quoi joues-tu ? »

« Je ne joue à rien mère, je suis heureuse, amoureuse. Emma m'apporte la sécurité, l'amour, la tendresse et la douceur dont j'ai toujours été privée. J'appartiens enfin à une famille et je me battrai comme une lionne pour elle. »

« Mais tu appartient à une famille, tu es une Mills, et tu me déshonore avec cette trainée. »

« Redite-ça une fois et je fais de votre vie un enfer. »

« Mais enfin Regina c'est une prostituée. »

« Etait. » La coupa la mairesse.

« Tu veux que je dévoile ça à la presse ? » Dit sa mère en arborant un sourire vainqueur.

« Mais ne vous gênez pas mère. Pour ma part, et celle d'Emma, nous nous moquons que la vérité se sache. Nous affronterons cela ensemble, et si rester avec elle signifie perdre mon travail de mairesse… Alors tant pis, j'ai toujours rêvé de bosser dans la cuisine. Et vous mère… Êtes-vous prête à voir mon nom… Votre nom… Associé à une ancienne prostituée. Etes-vous prête à entendre les remarques de vos amis sur mes fréquentions ? »

Cora serra les dents de colère et inspira profondément pour se calmer.

« Tu cherches à m'humilier ? »

« Non mère, je veux juste vivre heureuse et avoir enfin droit au bonheur. C'est ce à quoi tout le monde aspire, et que vous m'avez toujours refusé. »

« Je t'ai offert une situation. »

« Vous m'avez offert un mariage forcé, violent et terrifiant. Vous m'avez offert des coups, des viols à répétition, des humiliations chaque matins ou je croisais ses maîtresses dans la cuisine. »

« Il n'aurait pas eu besoin de maîtresses si tu avais su le satisfaire. »

« Je le haïssais, il me prenait de force. Comment aurais-je pu le satisfaire ? »

« Ce n'était pas de sa faute si tu es frigide. »

Regina éclata d'un rire noir, presque terrifiant.

« Frigide ? Vous pensez que je suis frigide ? Détrompez-vous mère. » Dit-elle en la défiant du regard. « Je suis loin d'être frigide au contraire. Avec Emma c'est une explosion de sensation. Quand elle me touche, quand elle me caresse, quand elle me pénètre ou me lèche, je tombe dans des abysses de plaisirs intenses et orgasmiques. »

« Ferme-là » Cria sa mère en se reculant comme si elle avait la peste.

« Elle réveille en moi une passion et un désir brûlant que je n'imaginais jamais connaître. »

« Tu le regretteras. »

« Mère. » La stoppa Regina alors qu'elle s'apprêtait à sortir. « Pourquoi ne pas juste capituler. Je suis heureuse, vraiment, cela ne peut-il pas vous suffire. »

Cora lui jeta un regard de dégout et sortit sans un mot. La jeune mairesse sentit les larmes lui monter aux yeux, confortée dans l'idée que sa mère ne l'aimerait jamais et allait leur mettre des bâtons dans les roues.

Elle sortit précipitamment son portable et écrit un message à sa compagne.

*Je peux venir manger avec toi ce midi ?*

La réponse mit à peine quelques minutes à arriver, pour le plus grand bonheur de Regina.

'Bien sûr que oui. Avec plaisir même'

*Super j'arrive au plus vite.*

'Tout va bien Gina ?'

Regina sourit devant la perspicacité de son amante.

*Non pas vraiment. Ma mère était là quand je suis arrivée au travail.*

Au bout de dix minutes, Regina n'avait pas reçu la moindre réponse et elle commençait à se demander pourquoi. Elle triturait son téléphone en réfléchissant à quoi faire. Elle voulait lui réécrire, mais craignait d'être étouffante. Elle effaça son message pour la quatrième fois quand elle entendit la porte s'ouvrir.

Emma entra comme une furie, balayant la pièce du regard avec colère.

« Ou est-elle ? Tu vas bien ? Elle ne t'a rien fait ? » Questionna-t-elle en venant la prendre dans ses bras.

« Ca va. » Dit-elle en se lovant contre elle. « Je vais bien dit-elle. »

Mais ses paroles ne pouvaient cacher les larmes qui coulaient abondamment le long de ses joues.

« Qu'a-t-elle fait, » Questionna la blonde en la câlinant amoureusement.

« Elle ne m'aimera jamais. »

Emma la serra fort contre elle en la berçant doucement.

« Je la dégoûte, elle ne supporte pas que je sois avec une femme. J'ai peur de ce qu'elle va trouver pour nous détruire. »

« Elle ne nous détruira pas. Je ne la laisserais pas gâcher notre bonheur. »

Regina se serra plus encore contre elle.

« Je t'aime mon amour. »

« Je t'aime aussi. »

Elles s'installèrent sur le canapé et la brune se roula en boule contre sa compagne, psychologiquement éreintée. Emma fredonnait gentiment pour l'aider à se détendre et la sentit s'endormir doucement contre elle. Quand Emma bougea, elle sentit sa compagne s'accrocher à elle et froncer les sourcils dans son sommeil. Elle s'allongea donc en l'attirant contre elle pour la protéger de ses bras, s'endormant à ses côtés.

Quand David entra dans le bureau du maire, inquiet de l'absence de sa collègue qui ne répondait pas à ses appels, il resta immobile, attendrit par les deux femmes dormant l'une contre l'autre. Il attrapa un plaid pour les couvrir et sortit en prenant soin de prévenir la secrétaire de ne laisser entrer personne.

Le soir même, Emma et Régina décidèrent d'aller manger en ville pour féliciter Henry de ses bonnes appréciations à l'école. L'enfant s'ouvrait progressivement aux autres et se mettait à participer en classe. Dans son carnet, Mary-Margareth l'avait amplement félicité pour ses efforts et Regina voulait marquer le coup. Ils partirent donc tous les trois à pieds jusque chez Granny, le restaurant préféré d'Henry, et il eut droit de commander un hamburger frites, imitant le choix d'Emma.

La mairesse aimait voir son fils imiter chaque chose que faisait la blonde. Il regardait sa nouvelle maman attraper son hamburger à pleines mains pour en prendre une bouchée, et fit de même de son côté, se salissant au passage. Emma, qui était assise à côté de lui, commença naturellement à nettoyer la tâche et lui montra comment le tenir correctement. Regina était sur un petit nuage, ils agissaient comme s'ils étaient ensemble depuis toujours et cela lui gonflait le cœur de bonheur.

Sur le chemin du retour Emma s'arrêta soudain en s'apercevant qu'elle avait oublié son portefeuille.

« Continuez doucement, j'y retourne et je vous rattrape. » Dit-elle en faisant demi-tour.

Regina et Henry discutaient quand un homme un peu éméché s'avança vers eux. Immédiatement Henry prit peur mais se plaça devant sa mère pour la protéger.

« Bonjour madame le maire, vous êtes bien en beauté ce soir. » Dit-il en envahissant son espace personnel.

« Merci, pardonnez moi mais je suis assez pressée. » Dit-elle en obligeant Henry à rester derrière elle, et en essayant de se dégager de l'homme.

« Allons allons ne partez pas si vite, on pourrait discuter un peu vous et moi… Sans le petit si tu vois ce que je veux dire. » Dit-il en lui mettant la main aux fesses.

La mairesse sentit son sang se glacer et elle le poussa violement, elle attrapa la main d'Henry et l'entraina avec elle. Elle sentit une main empoigner son bras et la retourner brutalement. Elle se retrouva plaquée contre son agresseur et sentit son souffle alcoolisé contre son oreille quand il lui parla.

« Elle m'avait dit que tu étais avec une femme mais je n'arrivais pas à y croire. Elle semble assez dangereuse ta pute, je ne préfère pas m'y frotter finalement. Et si on se retrouvait toi et moi plutôt… Comme au bon vieux temps. »

Avant que Regina n'ait eu le temps de réagir il la plaquait contre un mur et elle reconnu ses yeux. C'était l'un des hommes qui l'avait violé, peut-être même le père d'Henry. Elle était tétanisée et bloquée sous son poids alors qu'il glissait sa main dans sa chemise. Elle se blessa la main en luttant mais n'entendait qu'Henry qui hurlait à l'homme de la lâcher alors qu'il l'étranglait presque. Elle pensait qu'elle allait suffoquer quand elle sentit un violent coup sur son crâne.

En un instant tout devint noir, il n'y avait plus de sensations, plus de peurs, plus de cris…

Juste le néant.


Pitié pitié ne me détestez pas.

Pour ceux qui ont lu ma précédente fic "Juste vous et moi" vous me connaissez je suis une guimauve alors soyez indulgent avec cette fin.

Je fais au plus vite pour publier la suite!

Ps : Lundi c'est mon anniversaire alors comme cadeau en avance j'aimerai tout plein de review pour connaitre vos avis :P. (J'ai le droit de demander ça? :P)

Bisous à tous.