Vous êtes merveilleux il n'y a pas d'autres mots! Merci infiniment et très sincèrement pour vos review et votre présence avec moi dans cette aventure qu'est l'écriture.
Alors je sais que beaucoup ont eu envi de m'atomiser en lisant la fin du chapitre 16) :P, Désolée c'était un mal nécessaire à l'avancée de ma fic telle que je l'ai imaginée, voici la suite je ne vous en dit pas plus.
J'espère que ce chapitre va vous plaire.
J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes tous et que vous avez été gâtés!
Bonne lecture à tous et rien ne m'appartient.
Chapitre 17) Séquestration.
« Mamaaaaaa, MAMAAAAAA. »
En entendant les hurlements dans la rue, Emma se mit à courir, dévorée par l'angoisse. Elle vit Henry qui courait à perdre haleine dans sa direction, hurlant à plein poumons.
« MAMA, MAMA. »
Il la percuta violement en s'accrochant à elle. Des ruisseaux de larmes barraient ses joues et sa terreur était palpable.
« Que se passe-t-il ? Où est ta mère Henry. »
« Un monsieur… un monsieur… Il a attrapé maman. Mama mama. »
« Chaton calme toi calme toi, je ne comprends pas. Où est-elle ? S'il-te-plait répond-moi. » Questionna-Emma qui commençait à sérieusement paniquer.
« C'est maman. » Dit l'enfant sans réussir à se calmer. « Un monsieur, il a… Il a attrapé maman. On a essayé de courir mais il l'a… rattrapé et il a… je sais pas. Et il parlait, et maman est tombée. Il a tendu la main vers moi mais j'ai couru vite. »
« Emmène moi ou ça c'est passé. » Ordonna-t-elle en attrapant son téléphone.
Elle appela immédiatement la police puis Mary-Margareth et enfin David. Elle retint un cri d'horreur quand elle vit la trace d'une main ensanglantée sur le mur. Le sac de Regina était par terre et Emma s'en saisit l'air agar. Elle regarda autour d'elle, ne relevant aucun indice pouvant l'aider à comprendre où sa compagne avait été enlevée. La police arriva sur les lieux et des hommes en uniforme commencèrent à inspecter la scène et lui poser des questions.
Henry était dans ses bras, accroché à elle, terrifié par le monde qui les sollicitait.
« Je vous répète que je ne sais rien, je suis retournée au restaurant chercher mon portefeuille, et quand je suis revenue Henry hurlait en courant dans ma direction. » S'agaça Emma auprès d'un policier qui lui posait les mêmes questions depuis dix minutes.
Tout le monde s'affairait autour d'elle et elle sentit ses jambes la lâcher. Elle s'assit sur le trottoir, Henry toujours dans ses bras, et eut la sensation que le monde s'éloignait d'elle. Les sons lui parvenaient de plus en plus éloignés. Elle ne sentait que le contact du corps de l'enfant contre elle, et n'entendait plus que les battements saccadés de leurs deux cœurs.
Comment son monde avait-il encore pu s'écrouler en quelques secondes ?
Pourquoi était-elle partie ?
Pourquoi les avait-elle laissés ?
S'il arrivait quelque chose à Regina elle ne se le pardonnerait jamais, Henry ne le lui pardonnerait jamais elle en était sûre. Elle avait promis de les protéger et elle était là, assise sur ce trottoir, Henry dans ses bras, le seul signe de Regina résidant en une trace ensanglantée sur le mur. Elle voyait les gens aller dans tous les sens autour d'elle et elle les trouvait inutiles, ils parlaient, regardaient, prélevaient. Mais pour elle personne ne cherchait vraiment. Elle prit conscience d'une voix dans son oreille, elle se concentra dessus et progressivement, elle comprit qu'Henry lui parlait.
« … mais c'est qui 'elle' Mama ? »
« Quoi ? » Questionna-t-elle.
« La dame dont il parlait c'est qui ? »
« Je… Quoi ? Henry de quoi tu parles ? »
« L'homme. » Dit-Henry en pleurant. « Il a dit à maman qu'une dame, 'elle' lui avait dit qu'elle était avec une femme. Je crois qu'il a dit que tu lui faisais peur, alors il a prit maman. »
Il éclata en sanglot et Emma le serra contre elle en retrouvant toute sa détermination. Elle craignait d'avoir raison, mais un doute s'insinuait dans son esprit. Elle vit Mary-Margareth arriver et se précipita vers elle.
« Mary, tu es là. » Dit-elle en passant un bras autour du cou de sa meilleure amie.
« Que c'est-il passé ? »
« Regina a été enlevée, et je sais qui est derrière tout ça. Garde Henry, j'ai des comptes à régler. »
Elle donna Henry à son amie qui le prit dans ses bras à son tour.
« Tu vas où ? » Questionna l'enfant affolé.
« Chercher ta maman Henry. »
Il la regarda s'éloigner et Emma fut soudain stoppée par un hurlement déchirant. Elle se tourna vers l'enfant qui se débattait pour la suivre.
« Me laisse pas, me laisse pas mama. »
Il criait, hurlait et pleurait en poussant de toutes ses forces pour que Mary-Margareth le lâche. Emma se précipita vers lui et le serra contre elle. Elle embrassa son front et l'obligea à la regarder dans les yeux.
« Henry, je te laisse avec Mary-Margareth, elle va bien s'occuper de toi. Moi je pars chercher ta maman, et je te promets de la retrouver vite. Je dois aller la sauver, je dois essayer quelque chose. »
« Mais si tu disparais toi aussi ? » Questionna-t-il tout bas.
« Je te promets que ça n'arrivera pas. »
« Tu sais quoi Henry. » Intervint Mary-Margareth. « Emma m'écrira toute les heures pour dire qu'elle va bien, et tu pourras lire les messages. Comme ça tu sauras que tu n'as pas à te faire de soucis pour elle. »
Henry accepta finalement et suivit son institutrice. Emma vit David arriver et se précipita dans la voiture.
« Roule, on va au commissariat. »
« Quoi ? Pourquoi ? »
« Regina a été enlevée, et pour moi sa mère est dans le coup. Il me faut trouver son adresse pour la confronter immédiatement. »
« Pour ça pas besoin de passer au bureau, je sais ou elle habite, je t'accompagne. »
« Merci. » Murmura-t-elle.
Ils roulèrent pendant qu'Emma lui expliquait tout ce qu'elle savait et ses suppositions.
« Emma, si sa mère est impliquée c'est tout bonnement monstrueux. »
« Sa mère est quelqu'un de monstrueux. » Souligna-t-elle.
« Mais je me demande si les choses se sont déroulées comme elle pensait. »
« Que veux-tu dire ? »
« C'est ce qu'Henry t'a dit. Que tu semblais faire peur à l'homme, c'est pour ça qu'il a prit Regina. Ne crois-tu pas que si Cora est derrière tout ça, c'est toi qu'elle voulait qu'il agresse. »
« C'est la question que je me pose depuis tout à l'heure. Ca me fait me sentir encore plus coupable. »
« Emma, rien n'est de ta faute. Il est normal que tu ne sois pas collée à elle cent pourcent du temps. On va la retrouver, tu vas la sauver et régler le problème Cora. »
« J'espère que tu as raison. » Dit la blonde en se rongeant les ongles.
Ils se garèrent devant une immense demeure et Emma entra en défonçant la porte. Sa colère était si intense qu'elles se moquaient des procédures. Elle vit Cora se précipiter à sa rencontre et s'étouffer presque en la voyant.
« Que faites vous dans ma maison ? »
« Où est-elle ? »
« Où est qui ? »
« Regina. Un homme l'a enlevé, et il a fait allusion à vous devant Henry avant de l'emmener. Ne commencez pas à nier, évitez nous une perte de temps inutile. »
« Ma fille a été enlevée ? » Questionna-t-elle avec force.
« Oui, par l'homme que vous avez envoyé. »
« Je n'ai envoyé personne mademoiselle Swan. » S'énerva Cora.
« Bien sur que si. » Hurla Emma.
Les deux femmes commençaient à s'échauffer, montant progressivement en pression l'une contre l'autre. Emma s'énervait et Cora continuait de nier. La femme essayait de s'éloigner mais la blonde la suivit jusque dans son bureau. Elle essayait de l'ignorer autant qu'elle pouvait mais finit par exploser.
« Il n'était pas censé s'en prendre à Regina. Il… » Cria-t-elle en tapant du poing sur son bureau en bois massif.
« Bien sûr, c'est moi qu'il devait attaquer. » La coupa Emma furieuse. « Mais manque de chance, je lui ai fait peur et il a pensé préférable de s'attaquer à Regina. Vous êtes un monstre, une espèce de malade démoniaque. Une pourriture qui mériterait de crever. Heureusement pour vous, j'ai besoin de vous en vie pour m'aider à la retrouver. »
« Je ne… Je ne vous crois pas. Vous essayez de me piéger, il n'est rien arrivé à ma fille. »
David s'approcha d'Emma en la voyant serrer les poings tellement fort, qu'à coup sûr ses ongles s'enfonçaient dans ses paumes. Ses yeux étaient électriques de rage, sa respiration difficile. Il se posta à côté d'elle pour être en mesure de la retenir si elle dérapait.
« Cora ne m'obligez pas à vous frapper. »
« C'est en me menaçant que vous comptez me convaincre de vous aider. »
« Mais enfin c'est de la vie de votre fille dont on parle. L'instinct maternel, l'amour, ça ne vous évoque rien ? » Hurla-t-elle en attrapant un vase et en le jetant contre le mur.
Cora sursauta, cachant de plus en plus difficilement sa peur devant la blonde explosive et enragée.
« Je veux une preuve de son enlèvement. »
David put voir Emma se mettre à trembler d'énervement et respirer profondément avant de prendre la parole.
« Ecoutez maintenant ! » Dit-elle d'une voix grave et menaçante. « Vous allez me dire ce que vous avez manigancé, où je vous éclate la tête tellement fort contre le mur qu'on verra votre profil se dessiner de l'autre côté. C'est vous qui décidez, coopérer ou fusionner avec votre tapisserie de vieille tarée ménopausée et sans cœur. »
David eut du mal à s'empêcher de rire en l'entendant. De son côté, Cora tressaillie, consciente de la sincérité des menaces de la jeune femme. Elle comprit à sa détresse évidente qu'elle ne mentait pas et capitula.
« Il s'appelle Greg Mendell. Il vit dans un entrepôt désaffecté au nord de la ville. »
Elle leur expliqua comment s'y rendre et Emma entraîna David à sa suite, après avoir promis à Cora de revenir plus tard s'occuper d'elle.
Regina ouvrit doucement les yeux. Sa tête lui faisait un mal de chien, elle avait l'impression qu'on lui avait ouvert le crâne et que quelqu'un continuait de lui marteler directement le cerveau. Elle regarda autour d'elle, prenant conscience du sol bétonné et crasseux sur lequel elle était étendue. Il faisait sombre, une légère lumière blafarde provenait d'une lucarne cassée, perchée à deux mètres du sol. Il faisait froid et silencieux, elle n'entendait qu'un bruit de goute à goute au loin et le vent qui soufflait dans des arbres au dehors. Elle essaya de se lever et sentit qu'en dehors de sa tête et sa main, elle n'avait pas mal ailleurs.
En balayant la pièce du regard, elle remarqua soudain des pieds devant elle. A quelques mètre, son agresseur était assit sur une chaise, jouant avec un couteau en attendant qu'elle reprenne conscience.
« Enfin réveillée petite dormeuse. » Dit-il en s'approchant.
Elle se jeta en arrière pour s'éloigner de lui et cria quand il l'attrapa par les cheveux.
« Tss Tss Tss, ne rend pas les choses difficiles, c'est toi qui n'en souffrira que plus. » Dit-il en caressant sa joue avec la lame de son couteau.
« Que me voulez-vous. » Dit-elle en prenant conscience des liens qui retenaient ses poignets et ses chevilles.
« T'es le meilleur coup que j'ai jamais eu, j'ai eu envie de te retrouver. » Dit-il avec un rire cruel.
Regina avait peur, une peur immense qui lui rongeait les entrailles et menaçait de la faire s'évanouir. Il caressa sa jambe et l'agrippa violement, la faisant se crisper et essayer de se dégager. Il rigola en l'empoignant plus fort et l'obligea à écarter les cuisses. Elle avait envie de pleurer, envie d'hurler contre les injustices qui parsemaient sa vie. Elle luttait de toutes ses forces pour se libérer.
« T'as de la chance pour le moment. » Dit-il en se relevant. « J'ai trop bu, j'arrive pas à bander. Mais j'ai prit de quoi me rebooster et dans quelques heures ça va être ta fête. Ne bouge pas de là, j'ai quelques coups de fil à passer. » Ajouta-t-il en lui caressant la joue.
Il partit, et Regina resta longuement silencieuse à chercher une solution. Elle remarqua des débris de verre un peu plus loin et rampa jusqu'à eux. Elle se saisit d'un morceau et repartit là ou il l'avait laissée, pour ne pas éveiller les soupçons. Patiemment, méthodiquement, elle commença à tailler ses liens avec. Après presque un quart d'heure, ses poignets étaient libres et elle s'attaquait à ses chevilles. Elle réussit à couper la corde et se hâta de la replacer sur ses chevilles en l'entendant arriver, pour donner l'illusion qu'elle était toujours prisonnière.
« Je crois que je suis prêt, qu'est ce que tu en pense ? » Dit-il en se mettant de profil.
Elle put voir la bosse dans son pantalon, et elle sentit de la bile lui remonter au fond de la gorge. Cet homme l'écœurait autant qu'il la terrifiait. Elle resta parfaitement immobile pendant qu'il s'avançait vers elle.
« On va passer un merveilleux moment toi et moi. » Ajouta-t-il en lui caressant la joue.
Elle enfonçant sa tête dans ses épaules pour essayer de le fuir, et se mit à penser à Henry, puis à Emma, à son amour pour eux et la force qu'ils lui donnaient. Elle regarda l'homme s'approcher de son visage, surement pour l'embrasser, et quand il fut assez prêt, elle lui cracha dessus.
Il se recula choqué et elle en profita pour se relever d'un bond et lui assener un coup brutal dans ses parties génitales, le faisant hurler de douleur. Elle se leva précipitamment et courut aussi vite qu'elle put. Elle avait beau chercher autour d'elle, aucune sortie n'apparaissait à ses yeux, elle s'enfonça donc dans les dédales de machines abandonnées, priant pour trouver un échappatoire. Elle comprit rapidement qu'elle se trouvait dans une usine désaffectée et se cacha dans un recoin sombre, le temps de se calmer et chercher une solution.
Après avoir envoyé un texto pour Henry, Emma avait prit le volant et conduisait maintenant à vive allure à travers les rues de la ville. Elle ne prêtait attention, ni aux limitations de vitesse, ni aux panneaux de signalisation, ni aux suppliques de David qui craignait pour sa vie. Elle imaginait tout ce que ce batard pouvait faire à Regina et cette pensée lui fit appuyer encore plus sur l'accélérateur.
Regina était cachée depuis quelques minutes, regardant frénétiquement autour d'elle pour trouver une porte, une meilleure cachette ou une arme. Son sang se glaça quand elle entendit des pas.
« Salope tu vas me le payer. Je vais te trouver et jouer avec ton corps exactement comme la dernière fois. Une fois que je serai passé sur toi, plus personne pourra te toucher tellement tu seras souillée. »
Regina tremblait de peur, des larmes silencieuses s'échappant de ses yeux brûlants. Elle osait à peine respirer, elle restait immobile pour ne faire aucun bruit et signaler sa position.
« Quand ta mère m'a recontacté je n'y croyais pas. Ca faisait des années que je n'avais pas eu de nouvelles d'elle. J'ai immédiatement reconnu sa voix, comment oublier la femme qui vous demande de violer sa fille. »
La mairesse étouffa un cri en écarquillant ses yeux d'horreur. Elle ne voulait y croire, elle refusait d'imaginer que sa mère était derrière le traumatisme qui l'avait emportée dans une vie de malheurs. Son sang se glaça quand elle comprit qu'il se rapprochait d'elle, elle pressa fort sa main contre sa bouche pour étouffer le bruit de sa respiration saccadée. Elle entendait ses pas lourds sur le sol qui raisonnaient dans l'immense pièce. Son corps, placé devant sa cachette, lui bloqua la lumière un instant. Elle ne respirait plus, ne bougeait plus, ne pensait plus. Elle le regarda s'éloigner avec soulagement alors qu'il continait à lui parler.
« Cette fois-ci c'est différent pourtant, elle ne voulait pas que je m'attaque à toi, elle voulait que j'agresse ta pute. Elle voulait que je me serve de son corps, jusqu'à ce qu'elle en crève. Je vous ai pisté pendant des jours, essayant de voir si elle serait facile à avoir. J'ai bien vite comprit qu'elle était bien plus dangereuse que ce que ta mère me disait. J'ai attendu mon heure, vous regardant toi et ta petite famille répugnante. Tout à l'heure quand je l'ai vu repartir, j'ai comprit que si j'en voulais une, ce serait toi et ce serait maintenant. La bouteille de whiskey que je m'étais envoyé pendant que vous étiez dans ce resto m'a permit d'agir sans réfléchir et je m'en félicite. »
En parlant, il ne s'était pas aperçu que sa victime était sortie de sa cachette et qu'elle s'avançait silencieusement dans son dos, d'un pas furtif, un tuyau en fer à la main. Regina sentait son cœur tambouriner à exploser dans sa poitrine. Elle concentrait tout son esprit sur le courage que sa compagne lui avait insufflé depuis leur rencontre, et sur son but. Elle devait viser juste et frapper fort. Un coup puissant, comme ferait Emma si elle était à sa place.
« Tu ne me facilite pas les choses cepend… »
Il s'écroula au sol quand elle cogna de toutes ses forces le tuyau contre sa tête. Malheureusement pour elle, il avait commencé à se retourner quand elle avait abattu son arme. Le coup avait perdu de sa puissance quand la peur l'avait assailli en croisant son regard. Elle essaya de frapper de nouveau mais il lança son bras armé, entaillant son mollet avec son couteau.
Emma avait enfin atteint l'ancienne zone industrielle, elle n'avait pas ralenti et continuait à filer à toute vitesse entre les vieilles usines, cherchant celle que leur avait décrite Cora. Elle s'énervait à chaque bâtiment ne correspondant pas, criant sur David qui ne réagissait même pas, uniquement concentré sur sa recherche, compréhensif devant l'angoisse de sa coéquipière.
Regina cria de douleur en lâchant son arme, elle profita que son agresseur était encore étourdi pour s'enfuir, ignorant sa blessure. Elle trouva un nouvel endroit où se cacher, entre des débris de machines et de grillages et empoigna une pierre pour se défendre. Elle devait se battre, une voix au fond d'elle lui disait de lutter, de ne rien lâcher car Emma allait la retrouver. Elle croyait en sa compagne, elle croyait en leur amour et leur fin heureuse. Elle ne voulait plus être une victime, elle voulait être en charge de son destin. Elle voulait pouvoir confronter sa mère et la faire répondre de ses crimes. Elle sentait la peur ronger son âme, mais une nouvelle flamme l'habitait, un nouveau courage…
L'amour.
Emma descendit de voiture après un dérapage risqué et se mit immédiatement à courir, David sur ses talons. Elle tomba sur une porte fermée à clef et tira dessus sans prendre le temps de la réflexion. Arme en avant, elle et son ami se mirent à fouiller les lieux, attentifs au moindre bruit.
« Tu vas crever pétasse. » Dit Greg en s'approchant inexorablement.
Regina comprit vite qu'il suivait les traces de sang au sol. Son sang. Elle serra plus fort sa pierre, prête à lutter jusqu'au bout. Il disparu de son champ de vision et son cœur se mit à battre si fort qu'elle était sûre qu'il pouvait l'entendre. Elle tremblait, suait d'effrois, avec le sentiment d'être une souris prise au piège dans son trou, pendant qu'un chat se délectait de sa capture à venir, ronronnant de sa victoire proche.
« Je te tiens. » Dit-il en l'entourant de ses bras et en posant la lame de son couteau sur sa gorge.
Elle cria d'effroi en tombant sa pierre au sol dans un bruit assourdissant. Elle n'osait plus bouger, fermant les yeux dans sa défaite. Il avait surgi de nulle part, ne lui laissant aucun instant pour riposter ou lutter.
« Lâche la sale fils de pute. »
En entendant cette voix, Regina ouvrit les yeux pour voir Emma devant elle, une arme pointée vers eux.
« Emma » Murmura-t-elle les larmes aux yeux.
« Toi la blondasse, si tu bouge je la bute. » Dit-il en appuyant un peu plus la lame.
« Non tu vas pas le faire, car tu sais que si elle meurt, je n'aurai plus rien à perdre et ce sera ton tour. »
Regina le sentait paniquer, il se sentait piégé et ne savait pas comment réagir.
« Laisse la partir et je te file ma voiture qui est dehors. Tu pourras t'enfuir et je ne te pourchasserais pas. »
Il hésitait, semblait peser le pour et le contre. Regina sentait la pression de l'arme sur mon cou s'alléger alors qu'il se dandinait, nerveux.
« Qu'est ce qui me prouve que tu va pas me tuer dès qu'elle sera hors de dangers ? »
« Contrairement à toi j'ai une parole moi. Mais pourquoi fais-tu ça franchement. »
Il avait enlevé le couteau de son cou, la tenant toujours par les cheveux, et jouait avec pour essayer de se calmer.
« J'ai rien à dire à une pute okay. Ca ne te concerne pas. »
« Etant donné que tu t'es attaqué à ma femme, ça me regarde. »
Regina tressaillie en l'entendant l'appeler ''ma femme''. Elle ne comprenait cependant pas à quoi elle jouait. Elle semblait essayer de gagner du temps, mais Regina ne voyait pas pourquoi.
Un grand bruit retentit soudain et Regina tomba au sol. Il y avait du sang partout mais elle ne sentait aucune douleur. Elle balaya la pièce du regard, et vit son agresseur au sol, une balle dans la tête. Elle regarda autour d'elle et vit David juste à côté. Elle comprit soudain, en parlant, Emma avait détourné leur attention et David avait pu approcher discrètement, jusqu'à avoir un bon angle pour tirer sur Greg sans la toucher.
« Gina, ma Gina tout va bien ? » Dit-Emma en se précipitant sur elle.
« Maintenant oui. » Répondit-elle en se jetant dans ses bras. « Je savais que tu me sauverais. Je t'aime. »
« Gina, es-tu blessée, as-tu mal quelque part ? »
« J'ai juste une entaille au mollet et une égratignure à la main, rien de grave mon Emma. Tu es arrivée à temps, il n'a rien pu me faire. Il n'a rien pu me faire. » Dit-elle en riant entre ses larmes.
Elle n'était plus qu'une boule de nerfs entre les bras de la blonde. Sa peur se calmait, mais ses nerfs étaient tellement à vif qu'elle pleurait abondamment et riait en même temps. Elle lâchait toute la tension de ses dernières heures, toute la terreur accumulée. Elle se sentit être soulevée et puis plus rien.
Dans les bras de sa sauveuse elle s'évanouit.
Quand elle se réveilla, elle était dans des draps. Elle entendit des bips autour d'elle et comprit qu'elle était dans une chambre d'hôpital. Elle sentait un poids de chaque côté et ouvrit les yeux doucement. A sa droite, allongé contre elle, se trouvait Henry, profondément endormi, ses petites mains accrochés à son vêtement d'hôpital. A sa gauche, Emma était assise sur une chaise collée au lit, sa tête reposant dessus, sa main dans la sienne.
Elle sépara leurs doigts et commença à câliner amoureusement ses longues boucles blondes. Emma bougea et leva péniblement la tête, visiblement épuisée. En plongeant ses yeux dans ceux chocolats de sa compagne, la jeune femme sourit.
Regina sentit sa gorge se serrer et son souffle se couper devant le regard qu'elle posait sur elle. C'était celui d'un amour si pur et si sincère, qu'on le croirait sorti d'un conte de fée.
Son conte de fée, celui où la reine froide et sombre, lorsqu'elle est aimée, se révèle et montre sa nature, douce et aimante, longtemps réprimée par des années de souffrances et de trahisons.
Tadaaaaaaam.
J'ai adoré écrire ce chapitre, c'est la première fois que je m'essai au suspense comme ça dans quelque chose que je fais lire, et j'aimerai bien savoir votre avis.
Un immense bravo à LadyKatsa, t'es trop forte tu as deviné :) (serais-tu capable de rentrer dans mon cerveau? :P)
Je vous dis donc, à l'année prochaine pour la suite. Des gros bisous à tous.
