Chapitre 20. Des gros bisous à tous
J'arrive quasiment à la fin de cette fic, il y aura surement trois chapitre de plus et ce sera tout.
J'espère que ce chapitre va vous plaire.
Rien ne m'appartient
Chapitre 20) Concrétisations.
« J'aimerai aller voir mon père. »
Regina avait dit cette phrase l'air de rien, un soir après le travail, alors qu'elle était occupée à cuisiner. Emma était assise dans le canapé, lisant un journal en écoutant sa compagne s'affairer aux fourneaux. En l'entendant, la jeune blonde leva les yeux de sa lecture et la rejoignit.
La mairesse ne la regarda pas, continuant à couper ses légumes en julienne. Emma vint s'appuyer, dos au plan de travail, se penchant pour capter le regard de la brune.
« Quand ? »
Regina croisa son regard et sourit avant de s'affairer de nouveau.
« Je sais pas… dans la semaine… Je ne l'ai pas vu depuis son emprisonnement, j'aimerai mettre les choses à plat avec lui. »
« Vous pourrez repartir sur de bonnes bases. »
« Tu ne trouves pas ça idiot ? »
« Non, ton père à ses tords c'est sur, mais il s'est sacrifié pour toi. Il veut arranger les choses et si c'est ce que tu veux aussi, je ne peux que t'encourager. »
« J'aimerai que tu viennes avec moi quand j'irai. Je voudrais vous présenter et connaitre son opinion sur tout ça. »
« Tu veux le confronter à ton coming-out. »
« Ce n'est pas vraiment un coming-out. »
« C'est quoi alors ? » Questionna la blonde perplexe.
« Je suis tombée amoureuse, pour moi coming-out c'est : j'aime les femmes et plusieurs peuvent convenir. Alors que je sais que tu es la seule femme que j'aimerai jamais et à jamais. »
Emma cligna des yeux en intégrant ses paroles et se rua vers elle pour l'embrasser passionnément. Regina émit un cri de surprise mais répondit rapidement au baiser en gémissant de contentement.
« Je t'aime, mais c'est définitivement un coming-out. »
Regina gloussa en câlinant gentiment ses bras. Elle posa une main sur le sein gauche de la blonde et gloussa de plus belle.
« C'est définitivement un coming-out. » Avoua-t-elle en pressant doucement la chair tendre.
Emma soupira de contentement et embrassa tendrement sa compagne. Regina prit son second sein dans sa main et gloussa de plaisir. La jeune blonde la colla contre elle et glissa ses mains sur ses fesses fermes et rebondies.
« Moi mes préférences se situent plus au sud. » Dit-elle en les pressant.
Regina grogna de plaisir et s'installa, lovée confortablement dans les bras de sa compagne dont les mains reposaient toujours sur ses fesses. Elles étaient bien l'une contre l'autre, à profiter de leur chaleur.
« J'aimerai que mon père soit heureux pour moi. »
« Moi aussi Gina. Je pense qu'il n'y a pas de raison. »
« J'ai peur, malgré tout notre passé, il est mon père et je l'aime. »
« Je sais, et je ferai tout pour qu'il m'apprécie. Il acceptera notre relation. »
Elles restèrent encore l'une contre l'autre et Emma la berçait gentiment dans ses bras.
« Et ta mère ? »
Regina enfouit sa tête dans son cou comme pour se cacher et la jeune blonde la sentit se tendre complètement.
« J'ai pas envie de la voir. » Marmonna-t-elle, sa voix étouffée par sa position.
« Alors tu n'as pas à le faire. »
« Plus tard j'irai. Mais pas pour le moment je ne me sens pas assez forte. »
« Et le jour où tu iras, je pourrai venir avec toi et te rouler une super galoche sous ses yeux ? »
Regina se mit à rire en lui tapant doucement le bras.
« Emma… T'es impossible… Mais je ne suis pas contre. »
« Vrai ? »
La brune acquiesça et l'embrassa tendrement dans le cou.
« Je pense que son visage en nous voyant peut en valoir le coup. »
Trois jours plus tard, Emma et Regina se retrouvèrent à dix huit heures à la prison ou était incarcéré Henry et Cora Mills.
« Tu vas mieux ? » Questionna la brune.
« Oui ça va. » Répondit Emma en repensant à sa matinée passée à vomir tripes et boyaux. « Je pense que j'ai trop angoissé à l'idée de voir ton père. »
« Humm, si ça continu il faudra quand même aller voir le médecin. »
« Promis mon amour. »
La mairesse était nerveuse et ne cessait de frotter sa jupe. Emma lui prit la main pour l'inciter à se calmer et l'intima à suivre avec elle le gardien qui les conduisait à la salle des visites. Elles furent fouillées, durent laisser une partie de leurs affaires au contrôleur. Regina put garder son panier de muffins qu'elle avait préparé pour son père et les livres qu'elle lui avait prit.
Elles s'assirent ensemble à une table, regardant autour les gens qui discutaient entre eux. Un couple se disputait non loin, à leur droite, un jeune homme à qui il manquait une main câlinait la joue d'une petite blonde habillée tout en vert qui pleurait à chaudes larmes au moment de partir et le laisser. C'est en les regardant tous que Regina localisa son père qui entrait dans la salle. Il semblait petit et beaucoup plus vieux que la dernière fois où elle l'avait vu. Il arborait des cernes impressionnantes et son visage était plus ridé. Quand il la vit cependant, un immense sourire illumina son visage
« Oh Regina je suis tellement content de te voir. » Dit-il en se précipitant vers elle.
Il voulu la prendre dans ses bras mais s'en empêcha au dernier moment, incertain de la réaction de sa fille. Elle posa son panier et le prit contre elle avec chaleur.
« Je suis contente de te voir aussi papa. »
« Comment vas-tu ? Je sais que ta mère risque très très gros. »
« J'espère qu'elle prendra le maximum. Mais j'aimerai ne pas parler d'elle, je vais être obligée de la voir dans trois semaines au procès c'est bien assez tôt. »
« Pardonne-moi Gi… Regina. » Dit-il en se souvenant les paroles de sa fille, seule Emma avait le droit de l'appeler ainsi maintenant. « Je n'ai rien voulu voir, j'ai joué l'autruche et je suis tout aussi responsable de ton malheur qu'elle. »
Des grosses larmes coulaient le long de ses joues. Regina se leva et le prit dans ses bras tendrement.
« Oui papa, je t'en veux de n'avoir rien fait. Tu es mon père, tu aurais du me protéger. Mais je t'aime, et tu t'es sacrifié pour moi. Je veux qu'on parte sur de bonnes bases, de nouvelles bases. Je veux mon père dans ma vie. »
« Je t'aime tellement. » Dit-il en la serrant fort et en pleurant de plus belle.
« Je t'aime aussi papa. » Répondit-elle en pleurant elle aussi.
Elle resta un moment à le rassurer puis retourna s'asseoir aux côtés d'Emma. Henry la regarda et sourit timidement.
« Papa, je sais que tu te poses de tas de questions sur tout ce qui c'est réellement passé, sur avant, ma vie avec Léopold, dernièrement mon enlèvement et l'implication de Cora dans tout ça. Mais je ne suis pas prête à en parler. »
« Bien sur je comprends je ne demande rien je… »
« Je t'en parlerai un jour, plus tard quand j'irai mieux. Sache juste que j'ai Emma et qu'elle sait tout et m'aide à me reconstruire. » Dit-elle en prenant la main de sa compagne.
« Je pense que je suis mal placé pour avoir envie de faire un discours de père protecteur. »
« Ca dépend. » Dit-Emma. « Quel est votre ressentit sur le fait que votre fille soit avec une femme ? Regina n'osera jamais vous demander. »
« Je suis surprit, mais en un sens ça tombe un peu sous le sens. »
« Pourquoi ? » Questionna la mairesse surprise.
« Ca explique ton comportement adolescente. Tu ne t'intéressais jamais aux garçons, tu me demandais souvent de façon détournée ce qui plaisait aux garçons chez les filles, et j'ai toujours eu la sensation que tu ne cherchais pas à savoir comment leur plaire mais plutôt à comparer tes ressentis avec ceux d'un homme. »
Regina rougit instantanément, prouvant qu'il n'avait pas si tord.
« C'est définitivement un coming-out. » Dit la jeune blonde en riant et en caressant la joue de son amante.
La brune acquiesça et se retourna vers son père.
« Alors tu vis la situation comment ? »
« Quoi ? Pour toi et elle ? »
« Oui. »
« Je vis très bien la situation. Je me moque que tu sois avec une femme ou un homme. Tout ce qui m'importe c'est ton bonheur. »
« Je suis heureuse papa, vraiment. »
« Alors je le suis aussi. Et comment va Henry ? »
« Il va très bien, on l'aide à se reconstruire. Il aime profondemment Emma, il l'appelle même mama et s'est complètement ouvert à elle et à deux de nos amis. »
Pendant que Regina parlait, racontant l'arrivée d'Emma dans leur vie, puis celle de Mary-Margareth et David, la jeune blonde regardé le vieil homme et ses réactions. Il semblait sincèrement heureux pour sa fille, mais aussi triste de voir à quel point il était extérieur à cette famille.
« Les visites se terminent dans quinze minutes. » Coupa soudainement un des gardiens.
« Gina ma chérie, me permets tu de discuter seule à seule avec ton père un instant ? » Demanda Emma.
Regina la regarda surprise et accepta quand sa compagne lui promit qu'elle saurait bientôt la raison de cette demande.
« Que me voulez-vous Mlle Swan ? » Demanda Henry sans perdre une once de chaleur envers la jeune femme, malgré l'absence de sa fille.
« Je souhaitais vous dire que j'aime sincèrement votre fille. Vous devez être au courant de mon ancien métier. »
« Cora a du le mentionner en effet. »
« Je ne le fais plus, et ça c'est grâce à elle. Depuis qu'elle est entrée dans ma vie j'ai tout ce dont j'avais toujours rêvé. J'ai une femme que j'aime et que je peux chérir, j'ai un petit garçon qui commence à m'aimer comme une mère, j'ai une famille et un travail qui me passionne ou je n'ai pas envie de mourir après chaque journée. »
« Vous n'avez pas à vous justifier devant moi, même si je suis touché que vous en ressentiez le besoin. Je vois bien que vous faites son bonheur et je suis comblé qu'elle vous ait. Même si je ne suis personne pour dire quoi que ce soit, pour ce que ça vaut, vous avez ma bénédiction. »
« Ca représente beaucoup pour elle comme pour moi. Mais je voulais vous parler d'autre chose. Comme je vous disais j'aime sincèrement cette famille, Henry est un petit homme tellement parfait, je l'aime tant, et Regina… Il n'y a pas de mots pour décrire tout ce que je ressens. Mais j'aimerai concrétiser tout cet amour que j'ai pour eux, j'aimerai donc vous demander la main de votre fille. »
Henry resta abasourdi quelques instants puis se leva précipitamment pour la prendre dans ses bras.
« Bien sur que je vous la donne, un million de fois oui, rien ne pourrait me rendre plus heureux de savoir qu'elle va se marier avec vous. »
« Attendez. » Dit Emma en rigolant. « Il faut encore qu'elle dise oui. » Ajouta-t-elle anxieuse.
« Je suis persuadé qu'elle dira oui. Je ne l'ai jamais vu aussi heureuse et amoureuse. »
« J'ai tellement souffert et été déçue dans ma vie qu'il m'est difficile de ne pas avoir peur que tout me glisse encore entre les doigts. »
« Elle n'ira nulle part, vous êtes son avenir heureux, et sans sa mère sur votre chemin, vous avez toute une vie de joie devant vous. »
« Merci Monsieur Mills. »
« Appelez-moi Henry. »
« Merci Henry. Et vous appelez-moi Emma. »
« Merci à vous Emma d'avoir sauvé ma fille. »
Ils s'étreignirent rapidement et Emma rejoint sa compagne qui faisait les cents pas à l'extérieur de la prison.
« Ca a été ? » Demanda-t-elle anxieuse.
« Oui très bien. Ton père est très gentil et il est heureux pour nous. »
« Je t'aime. »
« Moi aussi. »
« Rentrons à la maison. »
Le lendemain Mary-Margareth rejoins Emma au travail après que cette dernière l'ait appelée paniquée.
« Que se passe t-il Emma ? »
« Je veux demander Regina en mariage. »
« Noooon. » Dirent la petite brune et David en même temps.
« Si, c'est trop tôt non ? »
« Peut-être un peu. » Commença David. « Mais quand on voit vos passés respectifs je trouve que c'est une très bonne idée. »
« Moi aussi. » Ajouta son amie. « Et pourquoi étais tu aussi paniquée ? »
« Je n'ai pas les moyens de lui acheter quoi que ce soit de bien. Vous l'avez vu, je ne trouverais jamais une bague lui rendant justice dans mes prix. »
« Tu n'as pas l'argent de votre contrat ? »
« Non. » Avoua la blonde honteuse. « Je m'en suis servie pour rembourser des dettes et réparer ma voiture. Ca me paraissait énorme comme somme mais tout est partit à une vitesse hallucinante. »
Ils réfléchirent ensemble à comment trouver une bague convenant à la jeune blonde. David et Mary-Margareth sur un ordinateur, Emma sur l'autre. Le couple avait proposé de lui prêter de l'argent mais elle avait refusé. Après presque une heure de recherche, Emma se laissa tomber sur le dossier de sa chaise en grognant de frustration.
« Je trouverai jamais rien, je vais lui acheter un pauvre petit diamant ridicule et comme elle est gentille, elle me fera croire que ça lui plait car c'est le geste qui compte. »
« Attend il doit bien y avoir une solution. »
« Ouai, arrêter de rêver à imaginer qu'une fille comme moi peut apporter tout ce dont rêve une fille comme elle. »
« T'as pas le droit de dire ça. » S'énerva soudainement David les faisant sursauter. « Après tout ce qu'elle a vécu, tu sais très bien qu'elle n'aspire qu'à une vie simple avec toi. Si tu fais des histoires c'est uniquement parce que TOI tu estimes valoir moins qu'elle. Tu te rabaisse et à l'impression que l'argent fait tout mais c'est la richesse de tes sentiments pour elle qui comptent. »
Il avait parlé vite et fort, canalisant difficilement sa colère.
« David je… »
« NON. » La coupa-t-il. « Ca m'énerve au plus haut point, pourquoi les gens qui ont souffert, quand la vie leur sourit, cherche des raisons pour rejeter ce bonheur ? »
« Je ne cherche pas à… »
« Si, tu fais exactement ça. Merde à la fin Emma. Elle ne vaut pas plus que toi parce que tu es une orpheline ex prostituée. Tu as souffert, tu as lutté pour survivre, tu as une richesse en toi qu'aucun dollars n'achètera jamais. »
« Excuse-moi David, mais quand on a été traité comme une merde toute sa vie on commence à le croire. » S'emporta-t-elle.
« Arrête de te rabaisser c'est des conneries. » Cria-t-il. « Regina, Henry, Mary et moi ne te traitons pas comme une merde parce que tu n'en es pas une. Point final, la discussion est close. »
Emma et Mary-Margareth n'osaient rien dire et le regardèrent quelques instants avant que la brune s'approche de lui
« Hey, ne t'énerve pas, elle essais de s'adapter à une vie qu'elle a toujours pensé inaccessible pour elle. Elle ne foutra pas sa relation en l'air, elle s'agace juste car elle a des envies pour Regina et craint de ne pas pouvoir accéder à toutes. »
« Je sais bien. » Souffla le shérif. « Pardonne-moi Emma, c'est juste que vous méritez d'être heureuse l'une et l'autre, et j'ai pas envie que des histoires comme ça vous parasitent. »
La jeune blonde se leva pour le prendre dans ses bras.
« Je peux râler et pester dans mon coin, je peux me sous-estimer autant que je veux, jamais tu m'entends, jamais je ne risquerai de perdre Regina et Henry. Je les aime trop et je préfère me défoncer pour leur offrir ce que j'estime qu'ils méritent. J'ai l'impression d'avoir commencé à vivre avec eux et je me battrais pour ça. »
David la serra contre lui en souriant.
« Je crois que j'ai une idée. » Dit soudainement la jeune blonde.
« Vas-y. »
« Si j'apporte la matière première ce sera moins cher. J'ai une chaîne en or, des petites boucles d'oreille aussi. Et j'ai ma bague. » Dit-elle en la touchant machinalement.
« Ta bague ? Non Emma tu ne peux pas faire fondre cette bague. »
« Si, elle me permettra d'avoir suffisamment d'or pour faire une jolie bague et puis il y a un rubis dessus. »
« Emma c'est la seule chose qu'il te reste de Rita. »
« Qui est Rita ? » Questionna David.
« C'était une fille dans la meilleure famille d'accueil que j'ai eu. Elle était une sœur pour moi, j'ai coupé contact quand je suis devenue prostituée et que je me suis mise à avoir trop honte de ce que j'étais. »
« Regina ne voudrait pas que tu sacrifies cette bague. »
« Oui mais moi j'en ai envie. Cette bague est ce qu'y m'est de plus précieux concernant mon passé, et elle me servira pour ce qui m'est le plus précieux maintenant. »
« Non attends s'il te plait. Moi j'ai une bague que je pourrais te donner de quand j'étais petite et une paire de boucle d'oreille avec des diamants qui se sont cassées. »
« Non Mary je… »
« Pas de non c'est non négociable Emma. »
« Moi j'ai des maillons de ma gourmette en or. C'est comme Mary c'est non négociable. »
Emma ne put que sourire et leur sauter dans les bras.
« Au fait, tout va bien toi ? » Questionna Mary-Margareth. « Tu me sembles éreintée. »
« Hein heu oui, je dois couver un truc ça fait deux matins que je suis pas bien. »
« Okay. Soigne-toi bien. »
Le soir même elle alla voir le père de sa compagne pour lui demander s'il savait les préférences de la brune. Elle apprit donc que Regina aimait l'or blanc et les rubis. Il lui donna sa chevalière pour qu'elle soit incorporée à la bague et lui indiqua ou se trouvait un pendentif avec un rubis qu'il avait acheté pour sa fille pour son anniversaire à venir. Emma essaya de refuser mais le bonheur dans les yeux de l'homme à l'idée de participer était trop beau. Le soir même, Emma se proposa d'aller chercher Henry pour avoir un moment seule avec lui.
Une fois devant l'école, la jeune blonde fut envahie par d'étranges émotions. Elle regarda autour d'elle les mamans et quelques papas qui attendaient leur enfant en discutant. Elle avait souvent assisté à cette scène, mais toujours du côté de Mary-Margareth, jamais du côté des parents.
Et ce soir elle était là. Comme toute les mamans, une petite boules d'inquiétudes parfaitement injustifiée s'était formée en elle à entendre la sortie des enfants. Comme toutes les mamans, elle ressentit un soulagement un peu idiot quand elle localisa sa petite tête brune. Comme toutes les mamans, un immense sourire se dessina instantanément sur son visage en le voyant courir vers elle. Et comme toutes les mamans, rien d'autre n'existait que lui quand elle l'accueillit à bras ouverts.
« Mama. » Dit l'enfant en se serrant contre elle. « Je suis content que tu viennes me chercher. Maman a du travail ? »
« Non mon cœur. » Répondit-elle en lui prenant la main pour marcher jusqu'à la voiture. « J'ai demandé à venir te chercher car j'avais besoin de te parler. »
« De quoi ? »
Emma inspira profondément avant de se jeter à l'eau.
« J'ai envie de demander à ta maman de se marier avec moi et je voudrais savoir si tu es d'accord ? »
Un silence pesant se fit dans la voiture quand l'enfant ne répondit pas, se contentant de fixer la route. Emma commençait à angoisser et n'osait ni le regarder ni parler.
« Pourquoi ? » Dit-il finalement.
« Pourquoi quoi ? »
« Pourquoi tu veux te marier ? »
« Parce que… Je l'aime, et je veux m'unir à elle. Je veux vivre ma vie avec vous et qu'on soit une famille. »
« Si vous vous mariez, ça veut dire que tu seras aussi ma maman pour de vrai ? »
« J'aimerai bien, mais ça c'est ta maman qui le déciderait. »
« Tu peux te garer s'il te plait ? »
Emma s'exécuta, prête à courir après l'enfant s'il essayait de s'enfuir de la voiture. A peina avait-elle coupé le contact, que l'enfant se jeta sur elle.
« Moi aussi je veux que tu sois ma maman pour de vrai. Je t'aime mama. Tu as la bague ? Tu peux me la montrer ? Tu vas lui demander quand ? Comment tu vas faire ? »
Emma explosa de rire en le couvrant de bisous.
« Je ne sais pas Henry, je n'ai pas réfléchit à tout ça. Je voulais d'abords être sure que tu es d'accord. »
« Plein de fois oui mama. » Dit-il en lui faisant un câlin. « T'as la bague ? »
« Non pas encore. J'ai pas assez d'argent pour lui offrir une bague assez belle, alors je vais faire fondre de l'or que j'ai et un bijoutier va me faire une bague comme j'ai envie. »
« C'est trop bien, t'as eu où l'or ? »
« Des choses à moi, Mary me donne une bague et des boucles d'oreilles, David un maillon de sa gourmette et ton grand père sa chevalière et un pendentif. »
« Je peux participer ? »
« Non Henry, tu es gentil mais j'ai assez d'or, et puis je ne veux pas que tu sacrifies ce que tu as. »
« S'il te plait, j'ai ma chaîne que maman avait acheté quand je suis né. Je la mets pas et comme ça y aura de moi dans la bague de maman. »
« Tu es sur qu'elle sera d'accord avec ça ? Elle tient peut être à cette chaîne. »
« Elle aime surtout ma gourmette de quand j'étais bébé. »
« Okay Henry. » Accepta-t-elle, incapable de résister à ses petits yeux suppliants.
L'enfant sauta de joie et passa le reste du trajet à parler de la forme de la bague et de comment faire la demande. Il appela cela l'opération « SwanQueen » car à ses yeux, Regina était une reine et Emma son chevalier en armure.
Emma amena Henry le lendemain chez le bijoutier et ils imaginèrent la bague ensemble. Devant l'impatience de l'enfant, le bijoutier leur promis de faire au plus vite et qu'ils auraient leur bague le vendredi suivant, pour le plus grand bonheur de la blonde.
Il lui restait quatre jours pour préparer la parfaite demande en mariage.
Vous en pensez quoi? A bientôt pour la suite! Gros bisous!
