Et voilà un nouveau record de longueur avec ce chapitre 32 :D

Je voulais aussi vous dire une immmmmmmense merci, on en est à 3 review avant les 600, 126 followers et 57 favorites, c'est incroyable je sais pas comment vous remercier vous êtes tellement merveilleux. Vous m'apportez tellement c'est tout bonnement incroyable merci merci sincèrement.

J'aurai un petit sondage à vous soumettre, rdv en fin de chapitre :P

En attendant, une bonne lecture à tous, en espérant que ça vous plaise.

Comme d'hab rien ne m'appartient malheureusement.


Chapitre 32) Des présentations.

Emma dormait, Henry lové contre elle, plongé également dans un profond sommeil, Regina berçait Anna dans un fauteuil à côté d'eux quand Mary-Margareth entra dans la chambre d'hôpital.

« Bonjour Mary. » Chuchota la mairesse en la voyant entrer, bougeant le moins possible pour ne pas réveiller son bébé.

« Hey. » Chuchota l'institutrice sur le même ton. « Toute ta petite famille dort. »

Elle s'avança naturellement et déposa un baiser sur le front de la brune qui sentit son cœur se serrer, heureuse de voir que la jeune femme lui démontrait son affection de plus en plus naturellement.

« Tout va bien ? »

Regina acquiesça en lui souriant. « Anna n'a pas encore voulu prendre le sein mais la sage femme dit que c'est normal, ça va venir. »

« Okay, si c'est normal alors ça va. »

La mairesse se leva et posa sa fille contre sa mère endormie dans le lit. Elle prit son téléphone et immortalisa ce moment, ces trois amours dormant profondément les uns contre les autres. Au clic de l'appareil photo, Emma ouvrit doucement les yeux et regarda sa femme reprendre Anna dans ses bras.

« J'ai dormit longtemps ? » Dit-elle d'une voix enraillée.

« Une heure et demi à peine. »

Quelques instant après, la sage femme entrait dans la chambre, annonçant qu'il était temps de re tester l'appétit d'Anna qui venait de se réveiller. Emma se redressa pour s'asseoir dans le lit et Henry, tout endormit, s'assit à ses côtés pour être aux premières loges du repas de la princesse. La jeune femme le regarda puis sa compagne, une main sur le bouton de sa chemise sans oser l'ouvrir.

« Henry est parfaitement équilibré la dessus, tu es sa maman il ne sera pas choqué par la vue de tes seins. »

« Je dois partir ? » Questionna l'enfant. « Je voudrais juste voir comment ça mange un bébé. »

« Ca boit le lait qui sort du sein de mama. » Dit Mary-Margareth tout simplement.

Henry eut un rictus de dégout mais resta là, trop curieux d'assister à ce nouveau rituel.

« Mais ça va pas te faire mal ? »

« J'espère pas. » Répondit Emma du tac au tac.

« Tu risques d'avoir mal au début mais ça passera. » Dit Regina.

« Je te faisais mal moi ? »

« Un peu, t'étais un sacré vorace. » Dit-elle en lui ébouriffant les cheveux, le faisant rire aux éclats.

Emma déboutonna finalement sa chemise d'hôpital et se prépara à accueillir Anna, elle regarda le petit brun à côté d'elle et fut rassuré de voir qu'il n'avait d'yeux que pour sa petite sœur dans les bras de la sage femme.

« En effet… » Dit Mary-Margareth. « Très équilibré ce garçon, tout le contraire de sa maman. »

La blonde regarda son amie perplexe et comprit finalement ou elle voulait en venir, sa compagne avait les yeux rivés sur son sein et ne semblait même pas s'en apercevoir.

« Hein quoi ? » Questionna la brune en comprenant qu'on parlait d'elle et en détournant immédiatement le regard.

« Je t'aime. » Dit Emma en lui souriant malicieusement.

Elle fronça les sourcils et rougit en voyant que tout le monde l'avait grillée.

« Je… non… je… je regardais pas je… je veux juste voir si Anna accepte le sein c'est tout. » Elle se rassit sur son fauteuil, rouge cramoisie et mortifiée.

« Allez. » Dit la sage femme en rigolant. « On va vérifier ça justement. »

« Je vais chercher voir ce que fait David à la cafétéria. » Dit l'institutrice, désireuse de les laisser entres eux pour ce premier moment.

Anna fut mise dans les bras de la blonde qui amena sa bouche au contact de son téton. La petite le prit en bouche et le laissa immédiatement en commençant à pleurer. L'effet fut immédiat et Emma eut les larmes aux yeux à son tour dans la seconde.

« Pourquoi elle le veut pas. » Gémit-elle.

« Il lui faut le temps de s'habituer. On va masser le sein pour stimuler la montée de lait et l'appétit de notre demoiselle. »

La dessus, la jeune femme se plaça à côté d'elle et massa le haut de son sein. Après quelques minutes, Anna commença enfin à boire et la sage femme les laissa. Le nouveau né ne buvait que depuis quelques minutes quand elle recracha le téton et se remit à pleurer, faisant de nouveau éclater en sanglots la blonde à fleur de peau.

« Hey mon amour ne pleure pas, elle boit juste trop vite, du coup ça sort pas comme il faut et elle recrache, je vais masser un moment et tu vas voir elle va trouver son rythme. » Dit Regina.

Elle allia le geste à la parole et commença à masser. Anna recommença à boire avec avidité et Emma pleura de plus belle.

« Pourquoi tu pleures ? »

« J'en sais rien. » Gémit-elle. « C'est ces hormones, elles me rendent dingues elles me transforment en fille. »

« Transforme… a bé je dois être super nulle en anatomie car j'étais persuadée que tu en étais déjà une. »

Emma se mit à rire de bon cœur entre ses larmes, et étira son cou pour quémander un baiser. Il lui fut immédiatement accordé et elle se détendit sensiblement. Henry de son côté, n'avait pas lâché sa sœur des yeux et la regardait manger.

« Je mangeais comme ça moi aussi ? »

« Et oui. »

« J'aurais aimé être là à cette époque. » Dit la jeune shérif.

« Moi aussi. »

Regina et Emma se regardèrent en comprenant que c'est leur fils qui avait dit ça.

« Mais tu étais là. » Lâcha bêtement la blonde.

« Je sais. » Dit-il d'une petite voix exaspérée. « Moi aussi, j'aurais aimé que TU sois là. »

« Oh… » Souffla-t-elle avec un sourire béat sur le visage.

« Pourquoi dis-tu ça ? » Questionna Regina, désireuse de creuser les pensées de son fils.

« Bé… » Dit-il sans lâcher Anna du regard. « Si Emma avait été là quand j'étais bébé, bé… je me souviendrais pas de Léopold et… il t'aurait pas fait du mal. »

La mairesse câlina la joue de son fils en luttant la boule qui lui serrait la gorge. « C'est vrai mon cœur mais… Il n'y aurait pas eu Anna. »

« Ah… » Dit-il doucement. Il posa ses doigts sur la joue de sa petite sœur et câlina sa peau si douce. « … Alors c'est mieux comme ça. »

Un long couinement si fit entendre, provenant de la blonde qui recommença à pleurer de plus belle, levant la main en signe d'excuse et bégayant le mot 'hormones'.

Deux heures plus tard, Ruby, Graham, Mary et David les avaient rejoints dans la chambre et se passaient Anna d'une paire de bras à l'autre.

« Emma. » Dit David en s'approchant d'elle, profitant que tout le monde était concentré sur Anna.

« Yep. » Répondit-elle en continuant de lorgner des yeux sa fille de loin.

« Je… Par rapport à… »

En sentant son trouble, la blonde se tourna vers lui avec inquiétude.

« David qu'est ce qui y'a. »

Elle le vit se gratter la tête, ne sachant pas comme dire les choses. « Je heu… Par rapport à hier je… Quand tu as ton truc qu'a explosé là. »

« Quand j'ai perdu les eaux ? »

« Oui… Bé, je… Je ne voudrais pas que tu prennes mal ce que j'ai dit… sur l'histoire du tour de garde. J'étais complètement paniqué, j'avais peur que comme j'étais seul avec toi je ne fasse pas les bonnes choses pour t'aider. C'est sortit comme ça mais tu sais c'était pas du tout une corvée de rester avec toi je… »

« Hey David. » Dit-elle en posant sa main sur sa joue. « Je sais parfaitement. Je l'ai pas mal prit du tout mec. »

Il lui sourit et elle put voir sur ses traits tirés à quel point il s'était inquiété pour elle.

« J'ai mit tes nerfs à rudes épreuves hein. »

Il acquiesça sans parler, ne faisant pas confiance à sa voix en cet instant.

« Et David. » Dit-elle en l'approchant d'elle. « Je t'aime vieux frère. »

« Je t'aime aussi blondasse. »

« Et tu n'aurais pas pu mieux agir. »

Deux jours plus tard, la petite famille était rentrée chez elle. Il était dix neuf heures trente, Regina s'occupait d'Anna pendant qu'Emma alla voir Henry. Le couple avait sentit que le petit garçon était un peu perdu dans toute l'effervescence qu'il y avait eu. Entre la fin de grossesse difficile, toute l'attention portée sur Emma, puis la naissance d'Anna, Henry semblait inquiet. En creusant un peu les pensées de son fils, Regina avait finalement comprit que ses craintes étaient envers Emma sans qu'il n'en dise plus.

« Hey gamin, je peux trainer avec toi un peu avant que tu dormes ? »

L'enfant sourit d'une oreille à l'autre et se décala rapidement pour lui laisser la place de s'installer à ses côtés. A peine s'était elle installée, qu'ils entendirent les pleurs d'Anna monter. Emma regarda en direction de la porte, son instinct lui indiquant de courir voir se qui se passait.

« T'es pas obligée de rester avec moi si tu veux y aller. Anna veut sa maman. »

Le cœur de la jeune femme se serra en entendant tout la tristesse refoulée qui tintait ses mots.

« Elle l'a sa maman. »

« Non c'est toi sa maman. »

« On l'est toutes le deux. »

« Oui mais Anna t'es sa maman comme maman c'est la mienne. »

« Regina est votre maman à tous les deux, et moi je suis votre mama à tout les deux. »

Face au silence de l'enfant, Emma posa sa main sur son menton pour l'obliger à la regarder.

« Tu penses que je n'ai plus envie de m'occuper de toi parce que j'ai Anna ? »

Henry évita son regard mais ses yeux s'emplirent de larmes.

« Henry regarde moi. » Elle attendit qu'il s'exécute avant de continuer. « Je t'aime, je t'aime autant que j'aime Anna. Vous êtes mes deux bébés. Je sais que tu as l'impression d'être mit de côté, et tu penses que c'est parcequ'on n'est pas liés par le sang. Mais tu dois comprendre que ce que tu ressens, tous les grands frères et grandes sœurs le ressentent quand un bébé arrive à la maison. Maman et moi on va passer beaucoup de temps avec Anna, parce qu'un bébé à besoin qu'on s'occupe tout le temps de lui. On veut faire bien, c'est stressant, c'est fatiguant, et on peut se mettre à ne plus penser à autre chose. C'est jamais contre toi, et on t'aime toujours autant, et autant qu'on aime ta sœur. Tu dois nous le dire si on t'oublie un peu, parce qu'on veut ton bonheur, mais on n'est pas parfaites, on n'arrive pas tout le temps à agir comme on devrait. »

« Alors tu te sens pas obligée de passer du temps avec moi ? »

« Jamais, Henry je t'aime tellement fort. Tu es mon fils, tu es mon bébé et mon grand garçon. Je suis fière car quand les gens me demanderont si j'ai des enfants je leur répondrai, oh oui, j'ai deux beaux enfants, un grand garçon intelligent, mon petit prince, et une fille petite crevette princesse. »

« Je t'aime mama. »

« Je t'aime aussi. »

« Je peux dormir avec vous ? »

« Tu sais qu'Anna va pleurer et on devra se lever pour la nourrir. »

« Oui je sais, promis demain je retourne dans mon lit. »

« Okay alors, on prépare nos yeux de petits chiots et on va faire craquer ta mère. »

Quand ils arrivèrent dans la chambre, Regina était couchée dans le lit, en soutient gorge, Anna sur son ventre profondément endormie. Elle tenait des papiers devant ses yeux, ses lunettes sur le nez et un stylo dans la bouche.

« C'est comme ça que tu fais ta paperasse ? » Questionna-t-elle en la voyant prendre son stylo et griffonner des notes tant bien que mal.

Regina se tourna et la regarda par-dessus ses lunettes.

« Bouge pas. » Dit la blonde en sortant son téléphone pour prendre une photo. « Faut que tu arrêtes de faire ça. » Grogna-t-elle à son oreille.

La mairesse sourit en retirant ses lunettes et frottant ses yeux.

« Rapport budgétaire, j'ai prit du retard dans les affaires de la ville, je profite donc du sommeil d'Anna. »

« On a une question à te poser. » Dit la blonde en faisant s'avancer Henry.

L'enfant arbora son meilleur regard de chiot triste avant de murmurer tout doucement.

« Est-ce que je peux dormir avec vous cette nuit ? »

Regina regarda sa fille, songeant à ses pleurs qui allaient troubler à coup sur le sommeil de son fils, elle regarda ensuite sa compagne dont le regard en disait long sur l'importance de cette requête. Enfin, même si elle était déjà convaincue, l'expression sur le visage de son garçon finit à l'achever.

« Bien sur que tu peux chaton. Mais tu sais qu'Anna… »

« Oui va pleurer pour manger, c'est pas grave c'est la seule nuit promis maman. »

« Allez, installez vous tous les deux, je finis cette page et j'arrête. »

Pendant qu'Henry courait se préparer, Emma se pencha sur sa femme pour l'embrasser puis posa un baiser sur le petit crâne de leur bébé.

« C'est mignon cette façon de la tenir. »

« C'était la seule façon de calmer Henry quand il pleurait, le contact avec ma peau était radical, je suis contente ça semble fonctionner aussi avec elle. Ca s'appelle la méthode du kangourou, le contact peau à peau apaise. Normalement c'est surtout utile pour les prématurés, pour stimuler leurs fonctions vitales, mais ça aide aussi à calmer les grands bébés. »

« Comment fais-tu pour savoir autant de choses ? »

« Quand j'attendais Henry j'ai dévoré des dizaines de bouquins, consulté des centaines de sites internet et passé des milliers de coups de fils à Ruby. »

« Comment c'était… » Commença Emma visiblement gênée par la question qu'elle allait poser. « Quand Henry était bébé, Léopold était… »

« Oh. »

« Excuses moi j'aurais jamais du te demander ça. »

« Non non c'est pas grave. »

Regina se concentra sur Anna qu'elle câlinait tout doucement et inspira un grand coup.

« Il ne supportait pas les pleurs d'Henry. Il ne lui a jamais fait de mal hein, mais il s'énervait et se mettait en colère quand il pleurait la nuit. Du coup il partait souvent les nuits, allant rejoindre X ou Y maitresses. Du coup j'étais généralement seule avec mon bébé mais ça m'allait très bien. »

Regina resta quelques instants silencieuse avant de reprendre, soulagée de dévoiler cette partie de sa vie.

« Il ne me touchait pas non plus à l'époque, ça aussi ça m'a soulagé, au départ j'ai cru qu'il ne me désirerait jamais. Mais cet espoir n'a pas duré, étant soucieuse de mon corps, j'ai rapidement retrouvé ma ligne et c'est là que j'ai vu son regard changer. Tu sais ce qui a été le pire ? »

Emma ne réussit pas à prononcer le moindre mot alors elle émit juste un son montrant la négation.

« La fierté de ma mère quand elle a su que nous avions… consommé notre mariage. Elle m'a dit que peut être un miracle arriverait et je tomberai enceinte. Je comprends maintenant qu'elle savait parfaitement que ça pouvait arriver. »

« Qu'elle pétasse. »

« Langage Miss Swan. » S'amusa la brune.

« Par moment j'aimerai qu'on aille la voir pour lui cracher notre bonheur au visage. »

« Je ne sais même pas si c'est utile, ça pourrait être assez magique mais… Si elle a encore des contacts je pense qu'il vaut mieux que nous nous fassions oublier. »

« A mon avis elle n'a plus personne pour l'aider dans ses magouille. »

« On sait jamais avec elle. Au fait, Henry va mieux ? Il me semblait inquiet. »

Emma lui expliqua les craintes de leur fils et leur petite discussion.

« Je pense qu'il ne va pas tarder à se sentir complètement rassuré. »

« Pourquoi ? » Questionna la blonde.

« Car bientôt la procédure d'adoption sera finalisée, j'attends juste l'appel de Gold pour confirmer. »

Emma sourit niaisement un moment avant de venir l'embrasser.

« Sais-tu comment ça va se passer ? »

« Une assistance sociale viendra pour nous faire signer différents papiers et ce sera bon. »

« J'ai tellement hâte. »

« Moi aussi. Il y a autre chose. »

« Quoi ? »

« Nous devons aller à la banque, j'aimerais que nous joignons nos comptes si tu es d'accord, et puis il faut décider quoi faire de l'argent du procès. »

« Gina ce million de dollars est à toi. »

« S'il te plait ne lutte pas la dessus avec moi. C'est tout ensemble maintenant j'ai même… Bon ne te fâche pas de ne rien t'avoir dit mais j'ai… J'ai peut être un petit peu prit rendez-vous chez le notaire pour que nous allions faire un contrat de mariage attestant que tout ce qui est à moi est à toi. »

« Gina tu… »

« Pour les enfants. »

« Quoi ? »

« Lutte pas contre moi pour Anna et Henry, s'il m'arrivait quelques choses je veux que vous ayez tout. Emma tu m'as promis de tout faire pour me rendre heureuse non ? »

« Oui bien sur mon amour je… »

« Alors s'il-te-plait accepte, tu n'imagines pas à quel point ça compte pour moi. »

« Pourquoi ? »

Regina posa son regard sur Anna avec amour avant de murmurer sa réponse.

« Car ainsi, ce ne sera plus l'argent de Léopold, ce ne sera plus l'argent de Cora, ce sera notre argent, on sera financièrement égales, on fonde notre famille, on crée notre héritage pour nos enfant. Le seul mot qui compte dans ma vie maintenant c'est ce 'nous' »

« Okay. »

Le sourire qui illumina le visage de la brune suffit à chasser les doutes de la blonde, qui décida d'accepter simplement ce désir qu'elles soient unies totalement. Ce n'est pas le lien que cela crée qui la faisait douter, c'est surtout le sentiment de ne pas mériter tous ces biens. Mais quant elle regarda la détente de sa compagne, qu'elle songea à tous les progrès qu'avaient fait la mère et le fils depuis son arrivée, elle se dit que peut être elle était digne de tout ce que Regina souhaitait partager avec elle, à commencer par la chose la plus précieuse de toutes… Henry.

« Je peux venir. » Dit une petite voix derrière elles.

Elles se tournèrent et fondirent devant le petit garçon de sept ans, coussin et peluche sous le bras.

« Tu dors avec cette peluche ? » Questionna tout naturellement Regina.

« Noooon. » Se défendit rapidement l'enfant. « Je suis pas un bébé. Je… C'est une licorne, je suis allé l'acheter avec mon argent de poche avec Mary-Margareth quand elle m'a ramené de l'école. C'est pour Anna. »

« Elle va l'adorer mon cœur. T'es un grand-frère parfait. » Dit Emma en l'attirant contre elle dans le lit.

Elles mirent Anna dans son berceau et Henry posa la licorne à côté d'elle.

« Tu vois Anna. » Dit-il tout doucement. « C'est pour toi, c'est une licorne. Les licornes ça sort du pays des contes de fées. Parce que… »

Il regarda en direction de ses mères pour s'assurer qu'elles n'écoutaient pas, et toutes les deux détournèrent rapidement le regard pour faire mine d'être concentré sur autre chose, retendant l'oreille dès qu'il se retourna vers sa petite sœur.

« Parce que ça va être ça ta vie tu sais, un conte de fée je te le promets. C'est comme ça depuis que maman a trouvé mama et mama maman. On a deux mamans, on n'est pas comme tout le monde et c'est ça qui nous rend spéciaux. On a une grande famille. » Il se tourna vers sa mère pour lui parler. « Maman, tu peux me porter pour que je lui fasse un bisou ? »

Regina s'exécuta et se mit en pyjama avant de s'installer dans le lit. Henry se mit sur le dos, et gloussa de bonheur quand ses deux mères se mirent chacune sur le côté, tournée vers lui, un bras sur son ventre. Elles se serrèrent avec lui dans leur embrace et c'est quasiment immédiatement qu'il s'endormit le sourire aux lèvres. Regina se pencha pour clamer les lèvres de sa femme.

« Un conte de fée. »

« Il n'y a pas de meilleure façon de décrire ma vie maintenant. »

« Et la mienne. »

Anna les réveilla à 22h30, 1h, 4h, et 6h30 du matin. A chaque fois Regina se levait, allait chercher la petite pendant qu'Emma s'installait dans le lit. Henry s'asseyait à côté d'elle et la regardait manger, se rendormant à moitié contre la blonde. L'une ou l'autre la berçait ensuite jusqu'à la rendormir et la couchait avant de vite essayer de dormir avant le prochain round. Emma lui fredonnait une chanson et s'aperçu qu'elle avait enfin retrouvé une respiration profonde. Elle tourna la tête pour voir sa compagne endormit en position assise à ses côtés, son fils contre elle. Elle se leva pour mettre Anna dans son berceau et fit glisser la brune pour l'allonger. Elle fondit en voyant mère et fils se lover l'un contre l'autre et alla s'installer à son tour dans le dos d'Henry.

Dix jours après la naissance d'Anna, une assistante sociale leur rendit visite pour finaliser les papiers d'adoption d'Henry pas Emma. La jeune blonde se sentait aussi subjuguée que le jour de leur mariage, après s'être unit à la mère, elle s'unissait maintenant avec bonheur et enthousiasme au fils. Elles firent descendre Henry qui était dans sa chambre pour lui annoncer la bonne nouvelle.

« Hey gamin. » Dit Emma en posant ses mains sur ses épaules. « Je te présente Mme Tink, elle est assistante sociale... » Les yeux de l'enfant pétillèrent instantanément et il devint fébrile en attendant la suite des paroles de sa mère. « Elle est là pour les… papiers d'adoption. » Dit-elle à son oreille.

« AHHHHHHHHHH. » Cria l'enfant en sautant sur place.

Il prit Emma dans ses bras, puis Regina et surprit l'assistante sociale en entourant ses bras autour de sa taille aussi fort qu'il pouvait.

« Merci. » Murmura-t-il en la regardant sans la lâcher.

« De rien Henry. » Dit la jeune femme en lui souriant.

La jeune femme leur posa les questions de routines pendant un peu moins d'une heure, et vint finalement le moment de l'ultime signature.

« Attend. » Cria Henry stoppant le geste de la blonde.

« Quoi ? »

Il l'obligea à écarter ses bras et s'assit sur ses genoux.

« Voilà, je veux que la première chose que tu feras après être vraiment ma mama c'est de me faire un câlin. »

« Je veux le même. » Dit la jeune assistante sociale en le regardant.

« Ca c'est mon garçon. » Dit Regina avec fierté.

Emma approcha tout doucement le stylo de la feuille, s'amusant de voir les grands yeux ronds d'Henry qui fixait le papier en retenant sa respiration. Regina s'empêchait de rire en voyant que son fils était proche de l'évanouissement tellement il se concentrait.

La jeune blonde approcha encore plus son stylo et sourit aux deux femmes en face d'elle quand Henry accompagna le mouvement en se redressant toujours plus. Elle vit sa femme froncer les sourcils, en lui intimant silencieusement d'arrêter de le torturer.

Elle finit finalement par poser le stylo et signer. A peine eut-elle finit, qu'elle serra fort son fils contre elle le faisant rire aux éclats. Il riait tellement qu'il en avait presque du mal à respirer. Entre deux éclats, il réussit quand même à crier.

« C'est le plus beau jour de ma viiiiiiiiiie. »

Il se tourna dans ses bras pour s'accrocher à son cou.

« MAINTENANT J'AI DEUX MAMANS » Cria-t-il.

« Deux mamans qui t'aiment très fort. » Confirma la blonde.

Anna avait maintenant trois mois et faisait quasiment ses nuits. Même si les premiers mois avait été très difficiles, avec des nuits très courtes de par les très nombreux réveils. Elle était finalement passée du tout ou rien en se mettant à progressivement faire des nuits de plus en plus longues.

Après de nombreux accrochages dus à la fatigue extrême des deux femmes, elles avaient elles aussi réussit à prendre leur rythme. En un vendredi matin ensoleillé, Emma entra dans la chambre d'enfant où Regina préparait sa fille. Elle s'accouda à l'encadrement de la porte à l'écouter un moment.

« Et voilà une Anna toute propre, et elle va mettre sa jolie petite robe de jolie petite princesse. Et pourquoi il faut mettre la jolie robe ? Parce qu'aujourd'hui tu vas être présentée à la ville de ta maman. Et oui mon bébé… Et oui mon bébé. »

En parlant, elle soufflait régulièrement sur son ventre la faisant rire aux éclats. La petite ne lâchait pas sa mère du regard, une immense sourire sur son visage rond, attendant qu'elle recommence à la chatouiller.

« Et tu vas rencontrer plein de gens très très ennuyeux. Et plein de gens très très moches qui vont demander à maman pourquoi elle s'est mariée avec mama. Et ta mama va à coup sur leur dire plein de choses méchantes mais vraies en retour. »

« Hey lui spoile pas la matinée. »

« Tu ne nies pas à ce que je vois. »

« J'aime pas mentir. »

Elles l'habillèrent ensemble et l'installèrent dans son siège auto. Aujourd'hui, Regina avait enfin répondu aux nombreuses demandes de conférences des journalistes pour lever les mystères qui entouraient sa vie. En temps normal, elle n'aurait jamais prêté attention à ces demandes, mais là des articles commençaient à paraitre sur l'ancien métier de sa femme et Regina voulait tuer les rumeurs dans l'œuf avant qu'elles ne fassent des dégâts. Il fut donc décidé que cette conférence serait également la présentation officielle d'Anna.

Arrivées dans la grande salle, Regina attendit que tous les journalistes soient installés pour entrer avec Anna dans les bras. Emma la suivit en tenant Henry par la main, afin de présenter une bonne fois pour toute la famille au complet.

« Bonjour. » Dit Regina dans le micro. « Vous connaissiez tous déjà Henry mon fils. »

Tous les regards se tournèrent vers l'enfant qui était planqué derrière Emma, fermement accroché à son pantalon.

« J'ai le plaisir de vous présenter les deux nouvelles additions à notre famille, Emma… ma très chère femme. » Dit-elle en tendant la main à la blonde qui la prit aussitôt. « Et Anna, notre merveilleuse petite fille. »

Les murmures emplirent la salle, oscillant entre attendrissement devant le bébé, et curiosité vis-à-vis de l'épouse.

« Je sais que la plupart d'entre vous sont frustrés de s'être vu confisqué leurs appareils photos, mais je refuse que mes enfants se retrouvent sous des flots de flashs qui ne réussiront qu'à les effrayer. Une fois qu'ils ne seront plus dans la salle vous pourrez récupérer votre matériel et prendre autant de photos que vous voudrez de ma femme et moi, nous serons également en direct sur les différentes chaînes d'informations de la ville à partir du moment où l'interview commencera. Concernant nos enfants, nous avons déjà fait une photo avec le photographe de la mairie et elle a déjà été envoyée gratuitement à chacune de vos rédactions. »

Emma observait sa compagne et se délectait de la façon autoritaire avec laquelle elle menait son discours. Elle ne laissait pas le temps à la moindre contestation, et sa prestance naturelle dissuadait quiconque d'essayer de négocier. Regina confia ensuite Anna à Mary-Margareth qui les prit elle et Henry dans le bureau de la mairesse, ou il était prévu qu'elle s'occupe d'eux jusqu'à la fin des interviews.

« Pour commencer à répondre aux questions qui, je sais, vont venir, Emma et moi sommes mariées depuis le 20 juin dernier, nous sommes en couple depuis un peu plus de dix mois. Oui Emma exerçait avant le métier de prostituée. Oui elle l'exerçait quand nous nous sommes rencontrées. Non elle ne l'exerce plus actuellement, elle est adjointe du shérif et son poste n'a rien à voir avec moi, elle ne le doit qu'à elle-même. Oui au départ je l'ai engagée pour choquer lors de la fête annuelle de storybrook et, soyons honnête, faire sortir ma mère de ses gonds. Nous nous sommes découvertes, nous sommes tombées amoureuses, et elle est la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie mis à part nos enfants. Oui Emma a eu un client durant notre contrat, j'étais au courant de la chose avant que ça n'arrive, ce sujet là est clos. Contrairement à ce que disent les rumeurs, non mon père ne déteste pas Emma, au contraire ils s'entendent très bien. Enfin, oui nos deux enfants sont légalement les notre à toutes les deux, nous avons fait les démarches nécessaires pour que chacune adopte légalement celui que l'autre a porté. » Regina marqua une pause pour laisser le temps aux journalistes d'assimiler toutes les informations qu'ils venaient d'avoir en cinq minutes.

La jeune blonde dut contenir son rire devant leurs airs de poissons hors de l'eau, la main tendue pour mettre leurs micros ou dictaphones au plus proche.

« Place aux questions. » Dit finalement la brune en s'asseyant à côté d'elle.

Un long silence régna jusqu'à ce que tout à coup ils se mettent tous à parler en même temps. Emma était impressionnée devant le calme de la brune, habituée à ce genre d'évènements.

« Ca va se passer comment ? » Lui murmura-t-elle à l'oreille.

« Mon assistante va donner la parole aux journalistes à tour de rôle. »

« Johanna Maid du Storybrook News. Est-il vrai que vous avez fait un chèque de cent milles dollars à Mlle Swan ? »

« Madame. » Dit-Emma avant qu'elle ne puisse répondre.

Regina lui sourit avant de se retourner vers la journaliste. « C'est exact, c'était le paiement pour notre contrat. Quand nous avons commencé à avoir des sentiments l'une pour l'autre j'ai préféré y mettre fin pour ne plus avoir peur de laisser les choses évoluer. »

Le brouhaha de questions redémarra aussitôt et encore une fois, l'assistante désigna une personne.

« Mulan Jones du Direct Maine. J'ai une question pour Mademois… Madame Swan. »

« Laquelle ? » Le coupa Emma bien décidée à ne rien laisser passer.

« Heu… Oui, vous je… Qu'est ce qui vous a fait revenir une fois que vous aviez finalement l'argent. »

« J'adore votre façon de poser cette question, ça sous entend si peu que j'étais là que pour l'argent. Ce qui m'a fait revenir c'est l'amour voilà tout. Enfin regardez là. »

Un léger rire parcouru la salle, allégeant un peu l'atmosphère.

« Non sérieusement, j'ai jamais voulu partir moi, je ne voulais même pas qu'elle me donne l'argent. Elle a voulu que je parte pour 'réfléchir' mais je savais déjà que je reviendrais, j'étais déjà tombée désespérément et irrémédiablement amoureuse d'elle. »

Regina la regarda avec amour et elles se firent violence pour ne pas s'embrasser en public. A la place, elles se prirent la main.

« Sydney Glass du Maine Times. Comment se fait-il qu'une femme veuve comme vous se soit tout d'un coup tournée vers l'homosexualité. »

Regina vit sa compagne se tendre plus que nécessaire à ses côtés et serrer sa main. Elle la regarda un moment, ne comprenant pas son trouble soudain, avant de répondre.

« Enfin vous l'avez vu ? » Dit-elle pour imiter sa compagne quelques instants plus tôt, faisant gentiment rire de nouveau l'assemblée. « Pour vous répondre, je ne sais pas, c'est un tout, avec elle j'étais bien, heureuse, en sécurité. Je suis tombée amoureuse c'est tout. J'ai accepté depuis peu le fait que j'ai toujours eut des penchants pour les femmes, je les ais toujours ignoré par peur, il fallait juste que je tombe sur la bonne pour sortir du placard. »

« C'est définitivement un coming-out » Lui souffla la blonde à l'oreille.

Avant que l'assistante donne la parole à un nouveau journaliste, Sydney Glass força une autre question.

« Et pensez-vous qu'une enfant du système instable et ancienne prostituée soit une bonne mère pour votre fils ? »

La tension monta d'un coup et Regina serra les poings pour garder son self-control.

« Je ne vous permets pas ce genre de jugement Mr Glass. » Dit-elle d'une voix grave, chaque mot semblable à du venin. « Alors pour vous, une enfant du système est automatiquement instable ? Les services sociaux vont être ravis d'entendre ça. Je ne connais personne d'aussi stable, aussi fort, aussi aimant, sécurisant que l'est ma femme. Depuis qu'elle est là, Henry s'épanouit un peu plus chaque jour, JE m'épanouis un peu plus chaque jour. Je… »

Emma la coupa en pressant sa main.

« Sydney Glass hein… Moi je ne te connaissais que sous le surnom que tu voulais que je te donne… 'Génie'. »

Elle se délecta de son air ahurit.

« Parce que tu imaginais que j'allais te laisser m'insulter sans réagir ? Je suis complètement honnête envers ma femme, et je n'ais pas honte de mon passé. J'ai fait des erreurs dont je ne suis pas fière mais je ne les laisserai pas affecter mon présent. Je suis prête à tout assumer pour ma famille. Alors… 'Génie' de la part d'un ancien client, je te trouve bien téméraire de me chercher comme ça. Je te retourne donc la question, un homme qui profite de ses soirées sans sa femme pour engager une prostituée, lui demander de se déguiser en Jasmine des milles et une nuits et lui dire qu'elle a droit à trois souhaits pendant qu'il la saute, est-il vraiment un modèle de stabilité ? »

L'homme était complètement assommé, à aucun moment il n'avait imaginé que l'ancienne prostituée assumerait à ce point ses anciennes activités. En voyant la femme qu'il avait si souvent engagé, en fait lesbienne et mariée à la mairesse, il avait sentit son sang bouillir en même temps que sa virilité en prenait un coup. Il n'avait plus réussit à se raisonner et n'avait pas pu retenir sa rage.

« Sécurité pouvez-vous reconduire Mr Glass, jusqu'à la sortie. » Dit Regina en contenant très difficilement sa colère. « Sachez que si quiconque à autre chose dans ce genre à dire, qu'il suive immédiatement son collègue, je ne tolèrerai aucun autre débordement de ce style j'espère que c'est bien clair. »

Elle se rassit à côté de sa compagne, le cœur battant à tout rompre de rage.

« Pardonne-moi. » Lui glissa la blonde à l'oreille.

« Je t'interdits de dire ça. » Dit-elle d'un coup, luttant pour garder sa voix basse. « Tu ne présentes pas tes excuses sur ton passé. Je t'aime, ça, ça ne change absolument rien à ce que je pense de toi. Tu m'as comprit ? » Dit-elle en posant ses mains sur ses joues. « Ca n'y change rien, c'est mes rapports avec ce journal qui vont changer voilà tout. »

« Je t'aime. »

« Moi aussi. »

Un raclement de gorge de l'assistante de la mairesse les stoppa juste avant qu'elles ne s'embrassent. Elles se re concentrèrent et les questions en tout genre reprirent.

« Bonjour mesdames, Eric Prince de la gazette de Storybrook je… »

« NOOON. » S'exclama Emma spontanément. « Ca veut dire que dans l'autre sens votre nom donne Prince Eric. »

« Et oui. » Dit l'homme en rigolant.

« Oh lala ça a pas du être tous les jours facile. »

« Ca c'est pas faux, allez savoir pourquoi mes parents me détestaient dès la naissance. »

Emma rit aux éclats et Regina s'amusa de voir que la spontanéité et la fraicheur de sa femme était en train de la faire accepter tout naturellement par l'auditoire. Son numéro avec Sydney Glass ayant déjà bien commencé ce travail là.

« Pardonnez moi je vous ais coupé, il peut avoir droit à deux questions pour me faire pardonner ? »

« Bien sur. » Acquiesça la mairesse.

« Merci. » Reprit le journaliste. « Dans un premier temps toutes mes félicitations pour votre mariage. »

« Je l'aime bien lui, il peut avoir droit à trois questions ? »

« Emma. » Souffla Regina.

« Pardon… Je garde mon sérieux… Continuez. »

« Merci. Votre récente homosexualité à-t-elle affecté votre travail à la mairie avec vos collègues ? »

« Pas vraiment non, j'ai découvert avec joie que la majorité de mon équipe n'a absolument pas changé à mon égard. Certains semblaient avoir le besoin de me tester un peu au départ, mais voyant que rien ne changeait dans mon professionnalisme, les choses ont naturellement reprit leur cours. »

« Merci madame, le maire. Et, vous nous avez présenté votre magnifique petite fille tout à l'heure. »

Instantanément les deux femmes sourires.

« Pouvons-nous savoir qui est le père ? »

Regina se tourna vers Emma, incertaine de sa réaction.

« Très honnêtement prince Eric. » Dit-elle doucement. « Je n'en sais rien moi-même et je préfère ne pas en parler plus. »

A son plus grand soulagement, il n'insista pas et elle l'incita à poser une dernière question.

« J'ai une dernière question, je sais que je vais largement dépasser les bornes avec celle là mais… C'est la question que tout vos citoyens masculins se posent il ne faut pas se mentir, et surement une partie des femmes aussi… C'est comment le sexe entre deux aussi belles femmes que vous ? »

Regina se liquéfia sur place, virant à l'écarlate et Emma marqua sa sympathie pour le jeune journaliste par un grand rire. Pour toute réponse, elle émit un long ronronnement qui en disait plus que n'importe quel mot et l'auditoire s'amusa quand la mairesse lança un 'Emma' outré.

La jeune blonde ne s'arrêta pas la et posa ses mains sur son cœur pour faire mine qu'il battait à sortir de sa poitrine trois ou quatre fois jusqu'à recevoir un coup sur l'épaule de sa femme. Plus discrètement alors, elle mima une explosion avec ses mains en se mordant la lèvre et se protégea immédiatement de la seconde tape qu'elle reçu. A ce stade là, l'auditoire, et les citoyens devant leur poste de télévision étaient en grande majorité conquis par la pétillante blonde qui partageait la vie de leur mairesse. Comme partout des réfractaires allaient essayer de se faire entendre, mais pour la majorité, Emma Swan n'était qu'une addition positive à l'affection qu'ils éprouvaient pour leur mairesse.

Après la conférence, la famille rentra chez elle et les deux femmes allèrent se changer avant d'aller manger chez Mary-Margareth et David.

« Ca c'est super bien passé non ? » Cria Emma depuis la salle de bain.

« Je n'espérais pas aussi bien. Même si j'aurai préféré que tu la mettes en veilleuse sur notre vie sexuelle.

« Si on y regarde de plus prêt j'ai absolument rien dit… verbalement. »

« Mouai. » S'amusa la brune.

Tout en parlant, elle remarqua un petit colis au fond du placard qu'elle n'avait encore jamais vu. Elle le prit en main, vu qu'il n'avait visiblement jamais été ouvert et secoua, essayant de comprendre ce qu'il contenait. Elle lu le nom du destinataire, 'Rue des plaisirs', et appela sa compagne qui arriva en sous-vêtements.

« Emma c'est quoi ce colis, c'est à ton nom. »

« Heu… »


Yullen Asura, pitié pas taper :P Je te fais un chapitre de plus d'attente :P Mais le prochain sera le bon.

Sinon concernant mon sondage, voilà j'arrive plus ou moins à la fin de cette fic :(. La question que je me pose c'est :

Soit je termine cette fic là et il y aura donc un ou deux chapitre de plus pas plus.

Soit je la continue encore sur 5-6 chapitres en développant le thème de l'adoption un enfant.

J'hésite un peu, j'ai envie de développer ce sujet mais ne veux pas vous lasser de ma fic.

A vos votes ceux que ça intéresse, des gros bisous à tous.