Bon alors après votes, je vais finalement faire le thème de l'adoption, ce chapitre sert donc de transition. Le développement ne sera pas long et je peux déjà vous dire qu'il ne reste que deux chapitres et un épilogue. Je n'arrive pas à croire que je vais finalement la finir cette fic. Certes c'était inévitable et j'ai pu la développer plus que ce que j'imaginais au départ, mais quand même, ça va faire bizarre.
Bref voici le nouveau chapitre, rated M, rien ne m'appartient. Bonne lecture à tous je vous adore tous tous tous.
Et un bisou spécial à mes loulous de tweeter, je vous adore, discuter avec vous c'est un bonheur immense, beaucoup de rigolade et la découverte de gens supers, bref je voulais profiter de ce chapitre pour vous faire une petite 'dédicace' ;D
Ma Yullen Asura adorée, voilà j'arrête de te torturer, tu vas enfin savoir le contenu du colis. (j'aurai droit à un câlin virtuel à la place des grognements? Ou des crêpes? :P)
Allez bonne lecture à tous
Chapitre 33) Les grandes étapes
« Emma c'est quoi ce colis, c'est à ton nom. »
« Heu… »
« Quoi heuuu. Emma c'est quoi ? »
« C'est… un truc… Que j'avais commandé il y a longtemps… Pour… Nous mais… J'ai heu, j'ai pas… j'ai pensé… et puis finalement… donc en fait… Ouaip. »
Regina la regarda perplexe.
« Tu te rends compte que dans ta phrase y a que les transitions ? » Dit-elle finalement en posant sa main sur sa hanche dans une posture sévère.
« Humpfff. »
« Emma tu veux que je me mette en colère ou quoi ? » S'agaça la brune, inquiète du trouble de sa femme.
La jeune blonde haussa un sourcil et arbora un air assez partant qui fit gronder sa compagne.
« Je t'interdits de me sortir une vieille allusion sexuelle Emma SWAN. Qu'est ce qu'il y a dans ce colis ? »
Emma frissonna d'excitation mais se retint de faire le moindre commentaire.
« Je n'aurais même pas du l'acheter, on ferait mieux d'oublier ça. »
« Emma s'il-te-plait. » Dit la mairesse sans vraiment se calmer pour autant. « On peut parler, si tu as acheté ce qu'il y a la dedans c'est qu'il y a une raison. Ce qui m'agace c'est que tu ne m'en ais pas parlé. »
« C'est un… C'est… » Elle inspira profondément pour se donner le courage de parler. « C'est un… jouet… sexuel. »
La nouvelle tomba comme un couperet sur la tête da la brune qui ne savait plus quoi dire.
« Dit quelque chose s'il te plait. » Dit la blonde avec inquiétude.
« Tu as… Tu as besoin de… Je suis pas… »
« Non c'est pas pour moi… C'était pour nous dans l'idée. Gina tu me suffis largement tu le sais. Tu me suffis pleinement, j'avais juste envie… de pimenter un peu. C'est un truc sur lequel j'ai… toujours fantasmé. »
C'était bien la première fois qu'Emma était gênée en matière de sexe, et cet état adoucit immédiatement la brune.
« Voyons voir ça. » Dit-elle doucement en s'asseyant sur le lit.
« Non attend je… C'est pas… On est pas obligée de… Bon okay. » Dit-elle alors que sa femme ouvrait déjà le paquet.
Regina soupira de soulagement en ne voyant aucun gode ceinture dans la boite. Elle avait beau vouloir assouvir les fantasmes de sa compagne, elle ne se sentait absolument pas prête pour cet acte là. Après l'appréhension, c'est donc la curiosité qui l'envahit alors qu'elle examinait la photo sur la boite.
« Tu as déjà entendu parler de ça ? » Questionna timidement la blonde.
« Non pas du tout, c'est un espèce d'œuf c'est quoi ? »
« C'est un espèce d'œuf oui qui… vibre. »
« Oh… » Dit-elle en regardant de nouveau le paquet.
« Il… Tu le mets dans ta ch… dans ton intimité et… »
« Comme un tampon ? »
Emma rit doucement avant d'hocher la tête. « Oui pour le mettre c'est l'idée. »
« Et ça marche comment ? »
La jeune shérif sourit d'une oreille à l'autre en voyant que sa compagne était curieuse et désireuse d'en savoir plus. Elle regagna donc toute son assurance et se mit à parler avec un soudain enthousiasme. « Et bien l'une de nous le met, et l'autre aura… aurait une petite télécommande pour… contrôler les vibrations. »
« Oh… » Dit la mairesse en serrant inconsciemment les cuisses pour calmer la légère gêne qui naissait malgré elle. « Et le pins il sert à quoi ? » Questionna-t-elle en le pointant du doigt sur le carton.
« En gros, si l'une de nous a envie d'un petit jeu, elle peut mettre l'œuf, accrocher le pins et l'autre saura en la voyant qu'elle le porte. Reste plus qu'à foncer chercher la télécommande et… c'est partit. »
« Oh… » Dit-elle pour la troisième fois. « C'est… c'est assez… excitant. » Avoua-t-elle en rougissant d'une oreille à l'autre.
« C'est vrai ? » S'exclama-t-elle avec plein d'espoirs. « Ca veut dire que tu rejettes pas l'idée ? »
« Non… Pas du tout. »
Emma leva les bras au ciel en signe de victoire « YES ! Je t'aime. » Dit-elle en l'embrassant.
« En parlant de ça… » Commença la mairesse doucement.
« Quoi ? »
« Depuis la naissance d'Anna je… Toi et moi… Ca va faire trois mois qu'on n'a pas… Je sais qu'après un accouchement ce n'est pas franchement une priorité, je sais que tu as toutes tes hormones qui t'indiquent que tu as autre chose à faire que ça mais… Est-ce que c'est que… »
« Mon cœur. » La coupa-t-elle. « Je me rends compte qu'on n'a pas fait l'amour depuis trois mois, juste des câlins un peu chaud mais jamais plus étant donné qu'on était toujours coupées. »
Regina grogna de frustration en repensant au nombre de fois ou les pleurs d'Anna les avaient interrompues, Emma se précipitant pour voir ce qui se passait, et elle restant allongée, envahit d'une insoutenable tension qu'elle se résignait à assouvir seule.
« Je me rends compte d'à quel point tu as été patiente et compréhensive avec moi. Mais je peux t'assurer que cette phase la est passée, j'ai atrocement envie de toi tu n'imagines même pas. »
« Alors pourquoi tu réponds si vaguement à mes caresses quand j'essaie d'être entreprenante ? »
Emma baissa les yeux et inspira profondément pour tout avouer.
« J'ai changé. »
« Changée… T'es plus gay ? » Dit-elle avec horreur.
« Je vais faire comme si t'avais même pas dit ça. » Dit-elle avec un air blasé. « Non Gina, j'aime toujours autant tes fesses et tes nichons. »
Elle reçue une tape mais continua.
« J'ai changée… physiquement… »
« Ohhhh. » Rit la brune avec un air entendu. « C'est ça qui te bloque ? Mais enfin Emma, je m'en moque des petits bourrelets de grossesse. Hourra pour moi ça m'en fait plus à aimer. »
« Gina. » Souffla la blonde.
« Sérieusement mon amour, je m'en moque royalement, je t'aime musclée, enceinte, enrobée. Je t'aimerai grisonnante et ridée. Je t'aime, tu crois vraiment que je m'arrête à ça ? Tu t'arrêterais à ça toi ? »
« Non bien sur que non. »
« Alors quoi ? »
« C'est juste moi… J'aime pas ça ce ventre flasque. »
« Hey. » Dit Regina en glissant sur son ventre. « Regarde toi, tu as déjà retrouvé ta ligne, un peu de sport comme tu fais chaque matin déjà, et tu auras retrouvé tes muscles. Moi dans tous les cas je t'aime et je m'en moque, tu m'as offert un bébé, ton ventre il est sacré. »
Emma rit avec légèreté. « Je t'aime. Je suis désolée de t'avoir tant fait attendre. »
« C'est pas grave, j'attendrai des mois encore s'il le faut. »
« Pas moi. » Lui murmura-t-elle à l'oreille en la faisant basculer sur le lit. « Et on a trente minutes avant de devoir partir chez tata Mary et tonton David. »
« Trente minutes. » Grogna Regina. « On peut en faire des choses en trente minutes. »
« T'as pas idée. »
Elle l'embrassa passionnément, et laissa glisser ses mains sous sa chemise. Avant que Regina n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, elle était déjà plus qu'en soutien-gorge. Elle gémit contre la bouche de sa compagne et agrippa ses fesses, écartant ses jambes pour qu'elle puisse venir se positionner entre elles. Elle ondula et chacune grogna de plaisir. Emma libéra ses seins et se rua immédiatement dessus à pleine bouche. Cela faisait trop longtemps qu'elles attendaient, l'urgence les submergea aussi vite que la passion.
La mairesse se cambra en sentant la bouche de sa femme sur son sein, dieu que cette sensation lui avait manqué, elle avait enroulé ses jambes autour de sa taille et frottait son intimité contre son ventre, gémissant déjà de plaisir.
C'est alors que les pleurs d'Anna retentirent. Emma redressa la tête et Regina serra sa prise sur elle, la suppliant physiquement de les ignorer.
« Emma. » Gémit-elle.
La blonde s'exécuta et reprit ses attentions sur le sein qui s'offrait à elle. Elle grogna de désir quand la brune griffa son dos pour s'agripper à elle. Elle en avait envie, elle avait besoin de la gouter, la toucher, la sentir nue. Redécouvrir ce délice réveilla tous ses sens qui prenaient consciences de leur veille prolongée.
Mais la vie en avait décidemment après elle quand la voix d'Henry coupa à son tour leur élan.
« Mama, Maman, y a Anna qui pleure. » Cria-t-il depuis la chambre de bébé. « Et elle pue. »
Emma s'écroula sur son amante, sa tête entre ses seins, étouffant sa voix.
« On devrait breveter Henry comme moyen de contraception. 100% de fiabilité. »
« Au passage on brevètera Anna aussi. »
« J'arrive pas à croire que je m'apprête à abandonner les seins de ma femme pour une couche pleine de merde. »
Regina rit de bon cœur en se redressant, ignorant encore une fois sa frustration et les pulsations entre ses jambes.
« Laisse j'y vais. Prépare-toi. »
Elle attrapa son soutien-gorge pour se rhabiller mais fut coupée par la blonde.
« Attend. »
Elle se pencha pour prendre une dernière fois son téton en boucha et joua avec sa langue dessus pendant un dernier instants. La mairesse glissa sa main dans sa longue chevelure et soupira de plaisir en laissant tomber sa tête en arrière. Elles s'embrassèrent avant que Regina ne sorte s'occuper d'Anna.
« Elle pue super fort quand même. » Dit Henry quand elle entra.
« Je sais. » Grogna-t-elle frustrée.
« C'est pas humain de puer comme ça. »
« Fais pas le malin t'étais pareil. »
« Je suis sur que non. »
« A oui excuse-moi. » Dit-elle en le voyant sourire d'un air vainqueur. « T'étais piiiire. »
« Mais non pas vrai. Je suis sûr que non. »
« Si si, toi tu sentais aussi mauvais, et en plus tu faisais pipi à chaque fois que j'ouvrais la couche. Du coup j'ouvrais la couche et la refermais de suite pour ne pas me retrouver à chaque fois aspergée. »
Il rit aux éclats en courant vers la chambre.
« MAMA, tu sais ce que je faisais quand… » L'entendit-elle crier avec fierté.
« A nous machine à crotte. T'as un radar à câlin d'adulte n'est-ce-pas ? Sinon comment t'explique que tu pleures dès que ta mère pose ses mains sur moi ? La prochaine fois, attends juste une petite heure avant de pleurer, maman te seras très très reconnaissante. »
« Je rêve ou t'es en train de demander à ta fille de nous laisser baiser. »
Elle ne dit rien et se mordit la lèvre en finissant sa tâche.
« Je n'oserai pas. » Dit-elle finalement en feignant l'innocence pure. « Et arrête d'utiliser ce mot. »
Arrivées chez Mary-Margareth et David, Ruby et Graham étant déjà là l'attention se concentra aussitôt sur Anna. Les hommes prirent Henry dehors pour jouer au baseball et l'enfant sauta de joie d'être enfin préféré à sa petite sœur.
« Il est jaloux ? » Questionna Mary.
« Non pas vraiment. » Commença Emma. « C'est un enfant, voir que tout le monde n'a d'yeux que pour sa sœur, c'est frustrant. »
« Il m'en dira tant. »
Emma, Ruby et Mary-Margareth se tournèrent vers Regina qui sortait le vin qu'elles avaient apporté.
« Pardon. » Dit-elle en voyant leurs regards. « Je pensais pas le dire si fort. »
Personne ne dit rien de plus, comprenant parfaitement le sous-entendu au sourire gêné de la blonde et la soudaine bouffée de chaleur de la brune.
« Dites-moi. » Commença Ruby après un moment. « Et pourquoi on vous prendrais pas Anna et Henry samedi soir ? Vous pourriez en profiter pour vous offrir un petit resto, un moment en tête en tête et avoir la maison que pour vous en rentrant. »
Le couple se regarda indécis.
« Je crois ne pas me tromper en disant que je m'y connais un peu en bébé. » Argumenta la gynécologue. « Et en plus en ce moment, Graham est tout guimauve à faire des allusions sur le fait d'en avoir un, alors je me dis, une nuit avec la petite princesse qui donne de la voix, ça calmera un peu ses envies de semer pour quelques temps. »
« Tu sais. » Dit Regina en riant. « Elle fait quasiment ses nuits notre princesse. »
« Quand bien même, ça vous fera du bien une soirée… Et une nuit que pour vous deux pour faire des cochonneries lesbiennes torrides. »
« Dit comme ça. » Avoua Emma
Malgré une certaine appréhension à l'idée de laisser Anna pour la première fois, les deux jeunes femmes acceptèrent.
La semaine sembla s'étirer, s'écoulant seconde par seconde, atrocement lentement pour l'une comme pour l'autre. Le samedi matin arriva enfin, et c'est lovée l'une contre l'autre qu'elles se réveillèrent. Emma poussa une mèche de cheveux et se penchant pour voler un baiser à sa compagne au moment ou elle ouvrait les yeux.
« Hummm. » Gémit la brune de bien être. « Bonjour amour. »
« Bonjour. »
Elles s'embrassèrent quelques instants avant que Regina ne lève la tête d'un coup.
« Qu'elle heure il est ? »
« Neuf… heures. »
« Pourquoi Anna n'a pas pleuré ? »
Elles se levèrent d'un coup, le stress les envahissant et se précipitèrent dans la chambre de leur fille.
« Elle n'est pas dans son berceau. » Hoqueta Emma dont les yeux se remplissaient déjà de larmes.
Elle se précipita vers son téléphone et commença à composer les numéros d'urgence quand Regina entra en lui intimant d'arrêter, le sourire aux lèvres.
« Chut… Suis moi. » Murmura-t-elle.
Elle entrelaça leurs doigts et l'amena jusqu'à la chambre d'Henry. Emma s'adossa à la porte quand elle vit le jeune garçon assit par terre. Il avait callée Anna contre son énorme ours en peluche, d'autres peluches autour pour lui faire un nid douillet. Il était assit en face d'elle et jouait avec des légos, tout en lui racontant une histoire tirée de ses livres favoris.
Il alliait le geste à la parole, abandonnant ses constructions pour imiter Peter pan en train de voler à la rescousse de Wendy. Anna riait en le voyant se rouler par terre, sauter et foncer sur elle.
Emma sentit des bras entourer sa taille et une tête se poser sur son épaule. Elle soupira de soulagement, attirant l'attention de l'enfant.
« Anna pleurait, elle sentait pas mauvais, j'ai pensé qu'elle avait juste plus sommeil. J'ai fait une bêtise ? » Questionna-t-il timidement.
« Non mon cœur. » Dit Emma sans bouger de sa place. « On a eu peur quand on l'a pas vu dans son berceau c'est tout. »
« J'ai fait attention en la sortant promis. Je voulais que vous dormiez. »
« T'es un amour. »
« On peut continuer à jouer ? »
« Oui bien sûr. » Dit Regina en attirant la blonde pour les laisser.
« On fait quoi ? » Questionna Emma en entrant dans leur chambre. « On doit lui dire de ne plus le refaire ? Est-ce qu'il y a un risque ? »
« J'en sais rien. Quand il la porte il est toujours très prudent, mais ça reste un enfant. On peut acheter un plus grand berceau pour qu'il puisse aller dedans avec elle pour jouer. Mais il vaut mieux qu'il ne la promène plus comme ça tant qu'elle est si petite. »
« Okay, on ira lui en parler. »
C'est comme ça qu'elles fonctionnaient, quand une punition tombait, qu'elle soit trop sévère ou trop laxiste, elle n'était jamais remise en cause, et c'est à deux qu'elles discutaient et ajustaient pour la prochaine fois.
Emma avait vécu dans trop de famille pour savoir qu'un parent qui sape l'autorité de l'autre devant les enfants faisait perdre toute crédibilité à l'éducation. Elles aimaient agir ensemble, elles aimaient que l'autre ose dire son désaccord une fois seules. Même si parfois cela dégénérait en une guerre verbale, chacune maintenant le ton bat, s'énervant en chuchotant. Les disputes étaient rares cependant, Regina avait fait un merveilleux travail d'éducation avec Henry et Emma lui faisait confiance. Elle qui n'avait jamais connu la stabilité d'une famille, elle découvrait avec eux les règles et le plaisir inattendu qu'elle prenait dans la routine.
Le soir venu, le couple déposa Henry et Anna à Ruby et Graham avant de retourner au manoir pour finir de se préparer.
« Donc tu as bien mon numéro, celui de Regina et des urgences. »
« Oui oui et oui. » Souffla Ruby. « Tout va bien se passer on gère. »
« Fait attention qu'Anna ne boivent pas trop vite son biberon, sinon elle vomit. Et fais lui bien faire son rot. Et quand tu la couche, fait attention que sa licorne soit bien avec elle sinon elle se réveille en pleurant. »
« Mama. » Souffla Henry avec impatience. « Je te rappelle que je suis là moi aussi et je sais tout ça. »
« Oui, écoute ton fils. Hey Regina tu ne veux pas embarquer ta femme ? »
La mairesse s'avança et tendit un petit bout de papier à son amie.
« Tiens c'est au cas où on ne réponde pas t'as le numéro du restaurant. »
« Dégagez. » Pesta la gynécologue. « Y en a pas une pour rattraper l'autre. Alors avant que vous en arriviez à me donner le numéro du beau-frère d'un des serveurs du resto… Ouste, du vent je veux plus vous voir, allez profiter d'une soirée en amoureuse. »
« Vous allez faire des câlins d'adulte ? » Questionna Henry après qu'elles lui aient chacune fait un bisou.
« Elles ont intérêt. Allez bye mesdames. »
La dessus elle ferma la porte, laissant les deux femmes abasourdies par la question de leur fils.
« Ca donne une dimension très crapuleuse à notre soirée de suite. » Dit-Regina.
« En même temps… On sait toutes les deux comment ça va finir. »
La mairesse ne dit rien mais la suivit le sourire aux lèvres. Une fois en sous-vêtement prête à enfiler sa robe, elle songea au jouet acheter par sa femme et alla le chercher.
« Emma. »
« Pas prête. » Cria la blonde depuis la salle de bain.
« Attend avant de t'habiller. »
« Quoi ? » Dit-elle en sortant en shorty. « T'as déjà trop envie de mon corps ? »
« T'es bête… Non je me disais… Ce jouet ton fantasme c'est de le porter ou moi je le porte ? »
« Heu… bè… J'aime… j'aime le pouvoir que ça te donnerait sur… moi. » Dit-elle en baissant les yeux.
« J'aime le contrôle que ça me donnerait sur toi. » Avoua la mairesse.
« Je sais. T'es… hum… Tu serais okay alors ? »
« On pourrait l'essayer ce soir. »
« En rentrant ? »
Au regard de sa femme sa bouche s'assécha d'un coup.
« Maintenant ? Au resto ? »
« Pourquoi pas… »
« Tu seras ma mort Regina Swan. »
La mairesse se mit à genoux et acheva la blonde en lui faisant écarter les jambes. Elle embrassa son intimité à travers son shorty et se releva. En l'embrassant, elle écarta le tissu, titilla un peu son entrée, et glissa le jouet en elle doucement. Emma grogna et ajusta la position de l'objet.
« Ca te gène ? »
« Non pas vraiment, pas franchement plus qu'un tampon. »
« On teste les vibrations maintenant ou on garde la surprise pour le resto ? »
« Fait un test pour que ça démarre pas trop fort d'un coup. »
Elle s'exécuta et enclencha le mécanisme.
« Ah c'est… humm c'est… intéressant comme… oh mon dieu. » Gémit-elle quand les vibrations augmentèrent.
« Je crois que je vais y aller tout doux. »
Emma grogna quand les vibrations s'arrêtèrent et elles finirent de se préparer.
« Tu es magnifique. » Dit-Regina en voyant la blonde descendre les escaliers, vêtue d'une robe noire moulante au décolleté très avantageux, complétée par des escarpins à talon aiguille à peine moins haut que ceux de la brune.
« Et toi donc… Tu es époustouflante, tu es belle. » Répondit-elle en admirant la robe rouge dos nu de sa femme.
Le début du repas se passa comme sur un nuage, chacune profitait d'avoir l'autre que pour elle. Elles discutaient, riaient, entrelaçaient leurs doigts inlassablement et s'embrassaient régulièrement. Le resto était chic, quelques regards se posaient sur elles régulièrement, mais rien d'intrusif, de la curiosité, de l'envie pour certain. Quelques électeurs et collègues vinrent saluer la mairesse qui présenta à chaque fois sa femme. Lorsqu'elles eurent finit leur plat, Emma vit sa femme glisser sa main dans son sac à main et en sortir la petite télécommande qu'elle cacha dans sa main sous la table.
Son cœur s'emballa instantanément, l'appréhension et l'excitation grandissante. Elle attendait qu'elle le mette en marche, guettant ses mouvements du regard. A la place, Regina lui souriait nonchalamment, parcourant la carte des desserts du regard.
« Tu as fait ton choix mon amour ? »
« Heu… Oui je vais prendre le crumble de fruits rouges sorbet fraise menthe. »
« Très bien. Je demande pour nous deux ? »
Emma acquiesça, Regina ferma sa carte et croisa le regard du serveur pour lui indiquer qu'elles avaient choisit.
« Quelle douceur pour vous mesdames ? »
« Ma femme va prendre un crumble de fruit rouges sorbet fraise menthe et pour moi ce sera un cheesecake au citron. »
Emma sursauta quand elle sentit les vibrations entre ses jambes. Elle regarda la brune occupée à passer leur commande et se détendit pour accueillir cette douce sensation. L'intensité était suffisamment faible pour qu'elle puisse contenir les gémissements de plaisir qui menaçaient de sortir.
« Tu aimes ? » Murmura la brune.
« Hummmm, c'est agréable. » Répondit-elle doucement.
Regina augmenta un peu les vibrations et observa son amante attraper le bord de la table.
« Merde Gina. »
Elle augmenta encore et se délecta de la posture de la blonde. Emma avait les yeux fermés, la bouche entrouverte, la respiration saccadée. Son plaisir était de plus en plus fort et rester discrète de plus en plus difficile. Ses jambes étaient étroitement serrées pour essayer d'alléger la tension mais rien n'y faisait. Elle grogna quand tout s'arrêta d'un coup, elle trouva les yeux de la brune et fut subjuguée par leur noirceur, ils débordaient de désir et de passion, elle avait rarement une telle intensité sexuelle dans son regard.
« Je peux goûter ? »
Emma s'étouffa en l'entendant sans comprendre, ses pensées allant immédiatement à l'évidence de son excitation qui affluait entre ses jambes, ruinant son shorty.
« Ton dessert… »
Emma regarda devant-elle pour s'apercevoir que son dessert était sous son nez. Elle attrapa sa cuillère d'une main incertaine et soupira profondément.
« Tu es démoniaque. »
« Je me sens comme transportée. »
Elle sourit devant l'honnêteté de la mairesse et prit un peu de crumble et de glace dans sa cuillère pour la tendre jusqu'à la bouche de sa femme. Regina l'ouvrit et accueillit la bouchée, gémissant de plaisir en goutant. Ce simple son envoya des décharges de désir dans tout le corps de la blonde qui tenta de les ignorer.
De la même façon, Regina lui fit gouter son dessert à son tour. Elles dégustèrent, se faisant littéralement l'amour avec leurs yeux. Puis Emma sentit les vibrations reprendre. La mairesse s'amusait à les faire augmenter, baisser, augmenter, baisser, augmenter, baisser, tant et si bien que la blonde avait l'impression qu'elle la pénétrait.
Elle n'en pouvait plus, c'était trop pour tenir, mais pas assez pour être libérée, elle allait devenir folle,
Folle de plaisir, folle de désir, folle de passion.
Elle se leva d'un coup et alla vers les toilettes. Elle s'accouda au lavabo, les vibrations au plus fort entre ses jambes. Elle doutait de tenir plus longtemps quand elle sentit des bras entourer sa taille.
« Tu n'en peux plus n'est-ce-pas ? »
« Gina. » Gémit-elle.
« Suis-moi. » Intima la brune en entra dans les toilettes les plus proches.
Emma se rua à l'intérieur et grogna de plaisir quand Regina la plaqua contre le mur froid et l'embrassa passionnément. Elle glissa sa main sous sa jupe et dans son shorty pour la trouver plus que prête et n'eut qu'à presser quelques coups contre son clitoris pour l'envoyer dans les méandres du plaisir ultime.
« Finalement… » Haleta-t-elle en cherchant son souffle. « Finalement je l'aurais… Je l'aurai eu mon escapade crapuleuse… dans les toilettes d'un resto chic. »
« En effet. Comme quoi la vie est pleine de surprises. »
Emma enleva l'œuf en grognant, l'essuya avec du papier et le glissa dans le sac que Regina avait eu la présence d'esprit de prendre avec elle.
« C'était incroyable, toute l'expérience était… Gina je t'aime… Merci. »
« Je t'aime aussi. »
« A toi. »
« On a pas le temps on risque d'attirer l'attention sur nous. »
« Vu la rougeur de tes joues, la vitesse de ta respiration… » Elle approcha sa bouche de son oreille. « Et l'odeur enivrante qui monte de ton intimité… sais que ce sera rapide. »
La dessus, elle glissa sa main dans la culotte en dentelle de sa belle et la taquina très peu avant de la pénétrer de deux doigts. Regina plaqua ses deux mains sur sa bouche pour étouffer ses cris et ondulait pendant que la blonde taquinait son cou de sa langue. Emma posa sa main libre sur son sein nu sous sa robe et les quelques frictions sur son téton, suffire à laisser éclater son orgasme dans un grognement rauque.
« Ca m'avait tellement manqué. » Gémit la mairesse.
« Pardon de t'avoir fait attendre si longtemps. »
« Tu as eu un bébé, c'est normal. »
« J'aurai jamais eu ce bébé sans toi Gina. »
« Que veut-tu dire ? »
« Sans toi j'aurai perdu le bébé, ou paniqué, j'aurai eu peur, je l'aurai surement… Surement… Une prostituée sans argent je… »
« Mary t'aurait aidé Emma. »
« Oui mais moi… Je n'aurai pas eu la force. Et pourtant, elle est un nouveau soleil dans ma vie je l'aime tellement. »
« C'est tout ce qui compte. J'ai eu les mêmes craintes, pendant ma grossesse je regrettais d'avoir voulu le garder, j'avais peur de vivre ça toute seule, je ne comptais absolument pas sur Leopold. Tu n'as pas à culpabiliser, tu l'as gardée et tu es une mère fantastique. »
« Je t'aime. »
« Moi aussi. Allez, maintenant on va sortir et tu vas faire mine de pas aller bien, comme si tu avais des vertiges. »
Emma rigola et s'exécuta, elles sortirent, la blonde appuyée à sa femme qui la soutenait avec un bras autour de sa taille.
« Tout va bien mesdames. » Dit leur serveur en venant à leur rencontre.
« Non, ma femme ne se sent pas bien elle a des vertiges nous allons rentrer. Assis toi mon cœur le temps que je règle l'addition. »
La blonde s'exécuta en jouant son rôle à merveille.
« Excusez moi je n'ai pas pu honorer complètement votre dessert qui était délicieux. »
« Oh il n'y a pas de mal. » Dit le serveur en rendant sa carte à la mairesse. « Attendez juste une seconde. »
Il revint avec une boite en carton.
« Tenez il y a une part de crumble et une de cheesecake pour quand vous irez mieux. »
« Oh merci il ne fallait pas. » Répondit Regina en prenant la boite. Elle laissa un très important pourboire et elles partirent après avoir récupéré leurs affaires, Emma feignant toujours le malaise.
« J'ai un peu honte. » Dit la brune en démarrant la voiture.
« Moi non parce que je sais qu'après l'amour nous dégusterons nos desserts. »
Inconsciemment, Regina appuya grandement sur l'accélérateur à cette idée. Arrivées au manoir, elles firent l'amour dans le hall, puis le salon, n'arrivant même pas à attendre d'être dans la chambre. Elles étaient haletantes sur le tapis du salon quand Regina se leva.
« Tu vas où ? »
« Chercher nos desserts. »
Elle avait à peine sortit la boite en carton, que sa compagne l'attrapait par la taille.
« Je t'ai fait une promesse si je me souviens bien. »
Elle la fit tourner et la souleva pour l'asseoir sur le plan de travail, écarta ses jambes et plongea sa tête entre pour gouter sa saveur.
« C'est le meilleur dessert du monde. »
La réaction de la mairesse et elle l'agrippa par les cheveux, se retenant pour ne pas lui faire mal et ondula avec ses coups de langue dans un rythme parfait jusqu'à l'orgasme.
La vie suivit son cours dans la petite famille. Anna grandissait vite, trop vite au goût de ses mères. La première fois qu'elle se mit debout, accrochée fermement à la barrière de son berceau, Emma la mitrailla avec son téléphone, envoyant chaque photo à la mairesse qui était en pleine réunion.
Pendant qu'un énième député exposait son bilan, Regina avait posé son téléphone sur ses genoux et regardait chaque photo, répondant pour dire à sa compagne à quel point elle était fière, à quel point c'était la plus belle, à quel point elle était douée pour son âge. Le tout, persuadée d'être complètement objective.
« MADAME LE MAIRE. » Cria le député pour attirer son attention.
« Quoi ? » Répondit Regina avec énervement. Elle regarda autour d'elle et prit conscience de là ou elle était. « Heu… excusez-moi j'étais ailleurs. Je crois qu'il est temps de faire une pause. »
Personne n'était dupe, chacun avait remarqué le sourire sur ses lèvres pendant qu'elle regardait ''ses genoux''. Mais ils s'étaient tous fait une raison ces derniers mois, comment lutter face à une jeune maman ? La mairesse continuant à gérer sa ville avec brio, personne ne relevaient ses moments ou elle déconnectait complètement, chacun maudissant la blonde qui lui envoyait chaque action de leur fille en temps réel.
Son septième mois fut marqué par son premier mot. Regina était en train de cuisiner et Emma était à ses côtés, Anna dans les bras. Depuis deux semaines, les deux femmes ne cessaient de répéter 'Mama' devant elle pour lui faire dire ce mot. La mairesse souhaitait par-dessus tout que ce soit son premier mot, elle voulait que sa femme connaisse la magie d'entendre que la première parole de son enfant est pour soi.
Elles étaient donc dans la cuisine, Emma parlant à Anna.
« Et elle fait quoi maman ? Elle fait à manger pour Henry et ma…ma, ma…ma. Je crois que si elle pouvait parler elle nous dirait de la lâcher un peu. »
« Mais non, elle à besoin d'être stimulée, ça va venir. Quand Henry a dit maman pour la première fois j'étais sur un nuage, j'en ai pleuré, j'ai prit conscience que… »
« Que quoi ? »
« Que je n'étais plus seule. »
Emma se pencha sur elle pour l'embrasser. Regina s'essuya ensuite les mains, enleva son tablier et tendit les mains.
« Passe la moi s'il te plait. »
Elle la prit dans ses bras et la calla contre son côté droit.
« Alors Anna, on va faire quelque chose pour mama, on va la faire sourire, tu aimes quand elle sourit mama hein ? Alors regarde… » Elle pointa sa femme du doigt en captant le regard de sa fille. « C'est qui là ? C'est… »
« Mama. »
Les deux femmes se figèrent, assimilant le fait que le mot était réellement sortit de la bouche de leur fille.
« Elle a dit mama. » S'exclama Emma.
« Mama. »
« AHHHH elle l'a redit. Oui mon bébé c'est moi c'est mama. »
Les deux femmes étaient excitées comme des puces en faisant répéter le mot à la petite, leurs sourires s'étirant un peu plus à chaque fois.
« Henry viens voir. » Appela la mairesse.
« Quoi ? » Dit-il en arrivant.
« Regarde. » Dit Regina en recommençant la manœuvre, pointant Emma du doigt.
« Regarde Anna, montre à Henry ce que tu sais faire. Qui c'est ça c'est… »
« Mama. » Dit la petite, riant quand son frère se mit à applaudir en la félicitant.
Les premiers pas arrivèrent en plein milieu de son onzième mois. La mairesse était en pleine campagne électorale et espérait une ré-élection. Même si les sondages étaient en sa faveur, la jeune femme ne lésinait pas sur les moyens et son travail lui prenait beaucoup de temps. Elle était à son bureau à organiser ses prochains meetings quand son téléphone sonna. A peine décroché, la voix de sa femme lui explosa un tympan.
« Viens sur skype dessus, je pense qu'elle est pas loin de marcher. »
Cela faisait plusieurs jours qu'elles sentaient que ça allait arriver et à chaque fois qu'Anna essayait de se mettre debout, elle contactait aussi la brune pour ne pas qu'elle loupe ça. Regina se connecta immédiatement, le logiciel toujours allumé et l'appela. Elle sourit en voyant les deux femmes de sa vie.
Emma s'éloigna de l'ordinateur et s'assit en face de leur fille. Elle aida Anna à se mettre debout plusieurs fois, mais à chaque fois elle retombait sur ses fesses, le choc amortit par sa couche. La mairesse avait le nez quasiment collé à son écran et c'est à ce moment là que ça se produisit. Anna posa un pied en avant, tâtonnant. Emma écarta un peu ses bras et les trois pas suivants, elle les fit sans le soutien de sa mère.
« Ouiiiiiiii. C'est bien mon bébé. » S'exclama la mairesse devant son écran.
Emma était dans le même état qu'elle, fière comme un paon. Elle la prit dans ses bras et la serra avec amour.
« C'est magique. » Dit-elle en regardant l'ordinateur.
« Je sais mon amour. N'éteins pas la caméra même si vous faites votre vie. Je veux vous voir en bossant. »
Anna et Henry grandirent à leur rythme, une forte complicité existant entre eux deux. Anna était comme amoureuse de son grand-frère, en adoration devant tout ce qu'il faisait, le suivant partout, il était difficile de la canaliser pour ne pas qu'elle le dérange quand il invitait des copains à la maison.
L'étape des 3 ans fut une épreuve pour Emma qui eut du mal à la laisser à l'école pour la première fois. Sans Regina, jamais elle n'aurait réussit à la laisser à la jeune institutrice qui tenait dans ses bras la petite fille pleurant et tendant ses bras vers elle. La blonde reprit son travail d'adjointe au shérif pour le plus grand bonheur de David. Regina de son côté, avait été réélue au poste de maire.
La quatrième année fut ponctuée par deux grands évènements, le mariage de David et Mary-Margareth et la naissance d'Anton, le fils de Ruby et Graham qui s'étaient mariés deux ans plus tôt.
Anna avait maintenant six ans, c'était une petite fille pleine de vie, espiègle et maligne. Elle respirait la joie de vivre, rigolait sans cesse et charmait tout le monde avec sa bouille d'ange. Ses yeux verts émeraude étaient identiques à ceux de sa mère. En fait c'était quasiment une copie de sa mère, à l'exception de ses longue boucles brunes qui donnait l'impression qu'elle possédait un peu des gêne de Regina. Elle entrait déjà à l'école élémentaire et était heureuse comme tout d'avoir sa tante comme institutrice. Henry de son côté avait maintenant treize ans et attaquait sa dernière année avant d'entrer en « High School ». Il était devenu un jeune homme confiant, toujours discret, il apprenait encore à s'affirmer et parlait plus facilement de son passé. David et Graham étaient très présents dans sa vie, comblant les étapes ou un père était important. Même s'il allait voir ses mères dès qu'il en avait besoin, il sut également leur dire, en entrant dans la puberté, qu'il préférerait en parler avec ses oncles. Il connaissait déjà son premier flirt et Emma devait beaucoup calmer sa femme pour l'empêcher d'être désagréable envers la pauvre jeune Grace.
« Maman, mama, Henry et moi on a quelque chose à vous dire. » Déclara la petite fille en entrant.
« Ouaip. » Confirma son frère.
« Allez-y. »
« On veut un petit frère ou une petite sœur. »
« Ca peut être petit pour moi grand pour Anna, on s'en moque hein. On veut juste une sœur ou un frère, l'âge on s'en fou nous. Petite sœur de préférence pour moi, j'aime être l'homme de la maison et puis les petites sœurs c'est facile de les commander. »
« Même pas vrai. »
« Tais toi minimoys et laisse nos mères répondre. »
« Mais… »
« Chut chut, les nains ne parlent que quand on les y autorise. »
« T'es nul. »
« Tu m'aimes. »
« Gros naz… »
« Langage. » Coupa Regina.
« Pardon maman… Alors, on peut avoir une sœur ? »
Les deux jeunes femmes se regardèrent un moment, pas préparées à cette demande si soudaine.
« Vous êtes sérieux par rapport à l'idée qu'on adopte ? » Questionna Emma.
« Ouaip. » Répondit Henry en la regardant droit dans les yeux, conscient des émotions qu'ils venaient de déclencher en elle. Il savait tout de son depuis trois ans, il avait commencé à comprendre progressivement et elles avaient décidé de lui raconter les choses pour ne pas créer de squelette dans le placard pour lui. Il avait posé énormément de questions sur le système et la vie d'enfant orpheline, se rapprochant toujours plus de sa mère en voulant tout connaitre de son passé.
« On va y réfléchir. »
« Mais… »
« Anna. » La coupa Henry. « Je t'avais dit qu'on aurait pas une réponse immédiate. Faut qu'elles en parlent. On a lancé la machine c'est déjà pas mal. »
« On peut savoir dans combien de temps on aura la réponse ? » Demanda la petite brunette en se retournant vers ses mères.
« Laisse-nous le temps d'en discuter chaton. » Dit Emma en venant l'embrasser sur le front.
Le soir même, Regina rejoignit la blonde dans le lit. Elle s'assit à côté d'elle, la regardant relire un rapport qu'elle venait de finir pour David. Elle l'observa longuement avant de finalement prendre la parole.
« Tu en penses quoi ? »
« Je sais pas. » Répondit-elle en sachant immédiatement de quoi elle parlait. Elle posa son dossier et se tourna vers elle. « Je crois que j'en ai envie mais je sais pas je… J'ai… J'avais pensé… »
« J'en ai envie aussi. Je veux un autre enfant avec toi. »
« Un enfant… Ou un bébé ? » Questionna la jeune orpheline timidement
« Un enfant. »
Les yeux d'Emma s'embuèrent de larmes et pétillèrent d'espoir.
« Tu veux dire… »
« Oui. » La coupa-t-elle en souriant. « J'aimerai qu'on adopte un enfant. »
Je vous aime à la semaine prochaine pour le prochain (mercredi ou jeudi).
