Bonsoir à tous ! Je voudrais remercier ceux qui m'ont laissé des reviews, ça m'a fait très très plaisir =3 !
Il y a un passage de ce chapitre que j'ai hésité longuement à garder. Vous me direz ce que vous en pensez :/
Je m'inspire de beaucoup de choses, alors si vous trouvez certaines similitudes entre ma fanfiction et des films, livres, voire même d'autres fanfictions, c'est normal. Je ne veux en aucun cas faire du plagiat, mais parfois certaines choses s'imposent comme évidentes dans ma tête ^^'
Bonne lecture !
Chapitre I : Le Désastre des Potions
5ème année. Cachots, salle de classe de Rogue.
« Potter, au nom du Ciel ! Concentrez-vous ! »
C'était plus facile à dire qu'à faire. Même Draco avait du mal à se concentrer. Il faut dire que ce jour là, la potion à réaliser était particulièrement difficile, et même un génie comme lui galérait un peu. Il jeta un coup d'oeil au Survivant. Sa potion bouillonnait, signe d'une préparation ratée. Il esquissa un sourire moqueur à son encontre.
« Alors, Potter, t'as perdu tes lunettes ? »
« Quelle répartie Malfoy, franchement, je suis impressionné. »
Le ton presque nonchalant de Potter le fit sortir de ses gonds. Ces derniers temps, Draco avait de plus en plus de mal avec lui. Il ressentait toujours le besoin de lui lancer des piques. De voir qu'il était touché par ses paroles. Et bien sûr, Potter faisait comme si de rien n'était. Mais Potter faisait toujours comme si de rien n'était.
Draco se leva et aplatit ses poings sur la table. Il ouvrit la bouche, arqua les sourcils.
« Tu veux voir quel goût a ma répartie, Potter ? »
Soudain, telle une ombre, Rogue se planta derrière eux.
« Potter. Malfoy. » Il avait prononcé le nom de Draco comme s'il lui répugnait. « En retenue. Ce soir. »
« Mais Monsieur... ! »
« Il n'y a pas de mais, Mr Malfoy. À moins que vous ne préfériez rester plus longtemps dans mon bureau ? »
« Non, Monsieur. »
Il baissa la tête. Il était doublement énervé. Non seulement il allait passer une heure de retenue avec Rogue, mais en plus il y aurait Potter. Franchement, quelle journée pourrie.
La fin de l'heure de Potions approchant, il mit un échantillon de sa préparation dans une éprouvette qu'il ferma et l'apporta à Rogue, toujours hargneux. Puis il rangea ses affaires avec hâte et sortit de la salle d'un pas rapide. Il avait envie de casser la gueule de Potter, mais ça ne lui apporterait que des ennuis supplémentaires.
Il ne le recroisa – heureusement ! – pas avant le repas du soir. Il marchait d'un pas décidé vers la table des Serpentards, mais il fut malheureusement obligé de passer devant Potter et les deux crétins qui lui servait d'amis.
« Non mais regardez moi cet imbécile. Toujours à se pavaner... »
« Ron, ne le provoque pas ! »
« Je ne le provoque pas, Hermione, j'expose la vérité ! »
Et Potter qui ne disaient rien. Qui ne faisait que regarder son assiette vide en raclant le fond avec sa fourchette, comme perdu dans ses pensées.
Et ça, c'était la cerise sur le gâteau. Mais la Grande Salle était remplie, les professeurs attablés, et tout le monde serait témoin s'il y avait bagarre. Alors Draco se retint, tout en se faisant la promesse silencieuse de lui faire payer durant la retenue du soir.
Il passa son chemin. S'assit à côté de Blaise. Et se vengea sur son gigot d'agneau, qui ne lui avait rien demandé. Au final, il ne mangea rien, mais fit une belle mixture, digne d'obtenir le statut d'œuvre artistique, sous le regard blasé de Pansy Parkinson. Il fit comme s'il n'avait jamais vu son regard hagard, et, dès la fin du repas, il descendit vers les cachots de Rogue – ce dernier détestant qu'on soit en retard, Draco voulait être sûr d'être en avance. Il fut surpris de ne pas croiser Potter dans les couloirs. Était-il du genre à arriver en retard ? Draco n'en avait pas vraiment l'impression. C'était vrai qu'il n'avait jamais fait attention à ce genre de détail, aussi.
Le blond s'appuya contre le mur. Son sac de cours pesait assez lourd sur son épaule endolorie. Il grimaça, posa son sac sur le sol, et se massa l'épaule. Il était fatigué. Il voulait rentrer dans son dortoir, et dormir. Pas passer des heures interminables en retenues. D'autant plus que ses retenues avec Potter finissaient toujours mal.
Il n'attendit pas longtemps, mais cela lui sembla durer une éternité. Soudain, il vit la silhouette dégingandée du Survivant se dessiner au bout du couloir. Il avait les yeux baissés, comme s'il était extrêmement fatigué. Mais ça n'était pas son problème.
Draco décroisa ses bras et lança une remarque bien sentie au brun.
« T'es à la bourre, Potter. »
« Non, Malfoy. Je suis juste à l'heure... » répondit-il d'une voix lasse et exténuée.
Une ombre se planta entre eux. Rogue.
« Messieurs, » commença-t-il. « Si vous avez terminé de vous tournez les pouces, vous me ferez le plaisir de ranger entièrement l'étagère d'échantillons de potions sans utiliser la magie. »
Draco serra le poing mais se retint de faire une quelconque remarque. C'était un travail colossal. Lui qui pensait se tirer au bout d'une heure, ça n'était visiblement qu'un vœux éphémère.
« Vous ne sortirez pas de cette salle tant que le travail ne serra pas accomplit. Oh, et j'oubliais. Vos baguettes, s'il-vous-plaît. »
Harry tendit la sienne avec cette lenteur qui semblait désormais le caractériser. Draco, quant à lui, resta stoïque.
« MrMalfoy, votre baguette. » insista Rogue en appuyant sur chaque syllabe du mot baguette.
A contre cœur, il déposa le précieux bout de bois dans la main tendue de la chauve-souris. Il grimaça. Il détestait faire quoi que ce soit sans magie. Ce n'était pas digne d'un sang-pur – du moins, c'était ce qu'il se plaisait à croire.
Le professeur de potions les fit entrer dans la pièce mal éclairée, puis referma la porte à clef derrière lui. Harry soupira et commença à se mettre au travail. Draco s'appuya, une fois de plus, contre le mur, croisa ses bras sur sa poitrine, et le regarda faire.
« Dis-donc Malfoy, tu pourrais m'aider... »
« En quel honneur, Potter ? »
« Je ne sais pas, peut-être que si on est dans cette merde, c'est à cause de toi ? »
« De moi ? Pardon ? »
« Oui, de toi et de ta stupide répartie. »
« Ma stupide répartie ? Tu veux que je t'y fasse goûter, à ma répartie ? »
« Tu m'as déjà dit la même chose ce matin. Vas-y, essaie, pour voir ! »
Draco attrapa Harry par le col, le visage déformé par la colère. Puis, soudainement, il se pencha sur Harry et lui roula une pelle bestiale. Puis le le relâcha, le balança contre le mur de pierre et le foudroya de son regard d'acier. Enfin, il lui envoya un coup de pieds dans les côtes avant même qu'Harry aie le temps de réagir.
Et, comme s'il ne s'était absolument rien passé, il commença le travail qui leur avait été donné par Rogue, triant les potions par genres, natures et couleurs.
En vérité, il ne savait pas pourquoi il avait fait ça. Ca avait été une sorte de pulsion, et il n'avait pas réussit à s'en empêcher. Et puis, il avait l'espoir que ça ferait réagir le brun. Que peut-être, il cesserait de l'ignorer. Car Draco Malfoy détestait être ignoré, surtout par l'objet de sa haine. Quelle gloire pouvait-il y avoir à rendre la vie du Survivant impossible si ledit Survivant restait imperméable à ses moqueries et à ses railleries ? Il lui jeta un coup d'oeil.
Harry était toujours assis sur le sol, choqué, regardant dans le vide. Il ne semblait pas avoir digéré ce qu'il venait juste de se passer.
« Oh, Potter ! » Cria Draco pour le faire réagir. « Bouges-toi un peu. »
Potter leva la tête vers lui, légèrement apeuré. Puis il reprit son air habituel et précipita sur l'étagère pour ranger ce qu'il restait de potions.
Ils passèrent les vingt minutes qui suivirent à ranger, en silence. Silence qu'Harry brisa, mal à l'aise.
« Pourquoi tu as fait ça, Malfoy ? »
« Fais quoi ? »
« Pourquoi tu m'as embrassé ? »
« Je ne t'ai pas embrassé. »
« Bien sûr que si, Malfoy ! »
« Non, je t'ai roulé un patin, c'est différent. »
Et le petit Potter sortit de ses gongs.
« Je m'en fiche ! Je veux savoir pourquoi tu as fais ça ! »
« Parce que je savais pertinemment que ça te mettrais dans cet état, et c'est, je dois l'avouer, tout à fait délectable. »
« ... » Potter serra les poings, baissa la tête, et grommela : « Malfoy, t'es vraiment un connard ! »
« Merci Potter, tu me flattes. »
Il allait répliquer, mais Rogue fit irruption dans la pièce. Il ausculta consciencieusement le travail effectué par les jeunes garçons, les sourcils froncés. Il se tourna alors vers eux.
« Eh bien, MrPotter, MrMalfoy, il semblerait que, pour une fois, votre association a été bénéfique. Maintenant filez dans vos dortoirs. Et que je ne vous reprenne plus à vous battre durant mon cours à l'avenir, est-ce bien clair ? »
« Oui, Professeur... » murmura Harry.
Draco hocha simplement la tête puis détourna les talons. Il récupéra son sac au passage et disparu dans les couloirs. Heureusement pour lui, il n'avait pas à aller très loin pour rejoindre son dortoir, contrairement à Potter qui lui, devait monter tout les escaliers jusqu'à la tour des Gryffondors. Draco eu un petit rire moqueur à cette pensée. C'était bien fait pour lui. Ce satané Potter commençait vraiment à lui taper sur les nerfs.
Il fit irruption dans la Salle Commune des Serpentards et s'affala sur un fauteuil, devant la cheminée. Il poussa un soupir d'extase et ferma les yeux. Après toute cette tension qu'il posait constamment sur ses épaules, il avait besoin de se relâcher. De se détendre. Il sentait qu'il commençait à somnoler, quand soudain, il revit sa retenue avec Potter.
La question qu'il se posait à lui-même, c'était pourquoi, nom de Dieu, il lui avait roulé une pelle pareille ? Car même si c'était vrai qu'il était content de voir sa mine déconfite, sur le moment il avait juste été attiré par le brun balafré. Il chassa cette idée de son esprit. C'était trop dérangeant. Mais peut-être que, grâce à cet acte de folie, Potter allait enfin cesser de l'ignorer. Et ça, c'était le summum du plaisir. Pouvoir pourrir la vie de Potter, en bonne et due forme. Draco jubilait.
« Dray ? Tu es enfin rentré ! » le héla une voix bien trop familière.
« Ah, c'est toi, Pansy. » Il soupira. « Ouais, ce satané Potter m'a bien fait chier, je te jure. Encore heureux que Rogue nous ai confisqué nos baguettes, sinon je n'aurais pas résisté à lui lancer un bon gros doloris... »
Il bluffait, bien sûr. Jamais il ne jetterais un sortilège impardonnable. Même à Potter. Surtout à Potter. Merde. Il commençait à s'embrouiller.
Pansy ricana.
« J'aurais aimé être là pour voir ça ! Saint Potter sous do- »
« Ne l'appelle pas Saint Potter. »
« Ok, ok, pas la peine de t'énerver, Dray... »
« Je sais. Désolé, Pansy. Bon, je vais me coucher. »
Il se leva du fauteuil, pris son sac et fila dans son dortoir. Il prit une douche rapide, se mit en pyjama, puis se glissa dans son lit sous sa couverture en velours émeraude. Il s'endormit rapidement, fatigué. Ses rêves furent peuplés de Potters, qui dansaient en tutus roses, la bouche en cul de poule, dans la salle de Potions.
