Bonjour/Bonsoir !
C'est la dernière fois que je prévois une date pour poster, parce que je ne m'y tiens pas... :/ Je suis désolée. Mais voici le chapitre trois, que j'ai beaucoup aimé écrire n_n
Je remercie tout ceux qui me lisent, même s'ils ne laissent pas de reviews. Voir le nombre de vues monter en flèche, ça me motive vraiment, c'est ce qui me donne envie de continuer. Sans vous, je pense que je n'aurais jamais été si "loin" dans cette fanfiction. Alors merci.
J'ai écris toute la première partie en écoutant en boucle "Forgiven" de Within Temptation, "My Immortal" de Evanescence et "Nothing Else Matters" de Metallica, donc... C'est très (trop ?) sentimentaliste XD
Je vous souhaite une bonne lecture =3 !
Le sol dur lui broyait les jambes. Mais, absorbé comme il était dans sa tristesse, il ne le sentait pas. Ses souvenirs remontaient à un moment tellement douloureux, plus spécialement pour Harry. Mais c'était aussi le début de leur histoire, le moment qui avait déterminé tant de chose dans la vie déjà toute tracée de Dray. Il ferma les yeux, des larmes telles des cristaux roulant sur ses joues pâles. Il continua alors à faire défiler ses souvenirs dans son esprit...
Harry marchait d'un pas rapide dans les couloirs, les larmes lui brûlant les yeux. Et Dray le voyait. Il avait les yeux rivés sur lui. Dans un coin, il regardait Harry qui pleurait toute les larmes de sont corps. Draco déglutit. Il n'avait pas voulu ça. En fait, quand il y pensait, tout les événements de ces derniers jours, il ne les avait pas souhaité. S'il avait pu se procurer un objet qui efface les parties de notre vie qui nous arrange, il l'aurait acheté. Mais malheureusement, même dans le monde magique, les choses ne se passent pas comme ça, et il faut assumer ses actes. Alors, il s'approcha lentement du jeune homme qui s'était arrêté.
« Potter... » chuchota-t-il.
Mais le brun ne l'avait pas entendu. Il s'était agenouillé sur le sol, la tête entre ses mains, et il pleurait. Silencieusement...
« Eh, Potter ! » recommença-t-il, un peu plus fort, posant sa main sur l'épaule d'Harry.
Ce dernier sursauta puis eu un mouvement de recul. Puis, il ouvrit la bouche, et répondit d'une voix brisée :
« Laisse moi tranquille, Malfoy... »
« Euh... Ouais, mais tu sais, Potter, je... »
« C'est... J'ai compris... Que tu ne m'aimais pas, alors... S'il-te-plaît... »
D'accord, Draco était froid, mais il ne pouvait pas rester de marbre face à un visage si empreint de tristesse. Il s'agenouilla alors face à Potter et passa sa main sur son visage. La peau de Potter était douce – et mouillée. Avec lenteur, il remonta jusqu'à ses yeux et pris une de ses larmes sur son doigt.
« Arrête de pleurer, Potter. Je... Je ne pensais pas vraiment ce que je t'ai dis. Je suis dés – »
Le mot ne voulait pas sortir de sa bouche, et il déglutit. « Ouais, je suis... Euh, je m'exc... Enfin, tu m'as compris, quoi... »
Il leva les yeux au ciel, mal à l'aise. Mais c'était plus pour échapper au regard larmoyant de son vieil ennemi juré.
« Je vois... » répondit Potter de sa petite voix brisée. Il avait les yeux rivés sur ses pieds, et reniflait à intervalles réguliers.
Alors Draco le prit dans ses bras, sans réfléchir. C'était trop pour son petit cœur que de voir ce spectacle. Potter en pleurs à cause de lui. Bien que ça soit ce qu'il avait toujours rêvé, dans les circonstances actuelles, ça ne le faisait que se sentir coupable. Parce que c'était une tristesse tellement profonde que le jeune brun laissait transparaître... Il n'était pas possible de lui résister. Maintenant qu'il y pensait, Potter était plutôt beau garçon. Il avait deux grands yeux émeraudes qui luisaient sans cesse d'un éclat joyeux, des cheveux rebelles en batailles et ce qui le rendait particulièrement séduisant, c'était cette fossette que sa bouche creusait quand il souriait. Draco avait toujours détesté ce sourire. Jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui, il voulait le revoir. Parce que c'était à lui qu'il voulait qu'Harry l'adresse.
Tout en serrant le jeune homme dans ses bras, il put entendre son cœur qui battait la chamade, et, bientôt, ce fut son propre cœur qui rejoignit celui du brun. Une étrange chaleur l'envahissait. Il prit le menton du brun entre ses doigts et lui releva la tête, le regardant droit dans les yeux. Ce qu'il put y voir le chamboula d'avantage que tout les événements précédents. Les sentiments du bruns étaient tellement profond qu'on pouvait les lire dans son regard vert émeraude. Ils étaient vrais. Terriblement vrais. Et c'est ce qui changea absolument tout dans la vie monotone de Draco Malfoy.
Ce dernier ne put retenir ses larmes. Son cœur était gonflé devant tant d'affection, et un sentiment de culpabilité l'empêchait de respirer. Il avait l'impression qu'il ne pourrait y échapper qu'en ne faisant qu'une seule chose. Alors, il déposa ses lèvres sur celles d'Harry, avec douceur, sans aucune bestialité. C'était un baiser qui implorait pour le pardon.
Et Harry ne bougeait pas. Quand Draco se releva, il semblait tellement choqué, les yeux écarquillés, que Draco ne put s'empêcher de détourner le regard. Puis, il se releva, pour partir.
« Attends, Malfoy ! » entendit-il tandis que quelque chose agrippait sa manche – la main de Potter. « Tu ne peux pas partir comme ça... »
Les yeux du brun, qui avaient séchés, étaient de nouveau entrain de se remplir de larmes.
« Tu ne peux pas encore faire comme si de rien n'était ! Comme s'il ne s'était rien passé ! Tu n'as pas le droit de me faire ça... De me dire des choses pareilles... Puis de m'embrasser comme si ta vie en dépendait... Non, Malfoy, tu ne peux pas faire ça... Je... Je ne suis pas un jouet, tu sais... »
« Potter... »
Ce dernier releva sa tête, et recommença à crier :
« Tu es tellement cruel, Malfoy ! Tu t'amuses avec moi, c'est ça ? Et bien je ne l'accepterais pas ! Je – »
« Tais-toi, sombre crétin ! »
Et il le prit à nouveau dans ses bras. Il n'arrivait pas à exprimer ses émotions. C'était comme un blocage, pour lui. Il approcha sa bouche de l'oreille de Potter, et lui murmura :
« Je ne joue pas avec toi, tu sais. »
« Tu – »
« Laisse-moi finir, Potter ! Même si ça peut te sembler impossible, improbable... Je suis sincère. Extrêmement sincère. Tu ne vas sûrement pas me croire... »
Mais les yeux de Potter disaient le contraire. Il y avait tellement d'espoir dans ses yeux. Draco aurait voulu pouvoir se noyer dedans.
« Tu.. Tu m'aimes, alors ? »
Ah. Question difficile. Était-ce de l'amour ? Peut-être bien que oui. Mais c'était quelque chose de tellement nouveau pour lui que Draco ne pouvait pas le savoir. Il ne savait pas ce que c'était d'aimer quelqu'un. Alors, il hocha simplement la tête, sans trop savoir quoi répondre.
« Je crois... Je n'en sais rien. »
« ...Oh. »
« Peut-être bien, oui. Je ne voulais pas te dire ça tout à l'heure, Potter. J'ai encore parlé trop vite. En réalité, savoir tes sentiments me rends vraiment heureux. C'est ça que tu veux dire par « aimer » ? »
« Pas vraiment, mais... C'est déjà ça. Tu... »
Ils se turent tout les deux, appréciant le fait d'être chacun dans les bras de l'autre. Quelques minutes passèrent avant qu'ils ne se séparent.
« Potter ? »
« Hm ? »
« Ne dis rien à personne, s'il-te-plaît. »
« Pourquoi ? »
« Nous sommes ennemis, je te rappelle. »
« Plus maintenant ! »
« Écoute Potter, je ne veux pas que ce qu'il s'est passé ce soir se sache. Alors ferme-la. »
Harry serra les dents.
« En fait, tu es vraiment un petit salaud arrogant et égoïste ! »
Il se dégagea de son étreinte et s'enfuit en courant, sans que Draco ait pu faire quoi que ce soit pour le rattraper. Il se mordit la lèvre. Qu'est-ce qu'il avait encore dit ?
.
.
Le lendemain matin, le réveil fut difficile. Pendant le petit déjeuner, aucun des deux ne jeta un seul regard à l'autre. Ils s'ignoraient mutuellement. Et Hermione les foudroyait du regard. Parce qu'elle avait dû finir de tout ranger toute seule pour ne pas que MacGonagall les punissent d'avantage – ce qui aurait très certainement fini par la mort de l'un d'entre eux. Draco et Harry dans la même pièce, tout seuls, c'était assurément un véritable carnage. Et personne ne voulait ça. Surtout pas les deux intéressés.
Ce qu'il s'était passé la veille était tellement confus dans leurs esprits qu'aucun des deux ne voulait le croire. Qu'Harry ait des sentiments pour Draco. Que Draco ait embrassé Harry. Chacun le réfutait vivement. Chacun voulait oublier ces événements si embarrassants.
Draco n'en avait parlé à personne. Lui qui, autrefois, se serait volontiers amusé de voir Potter se décomposer en apprenant des rumeurs diffamatoires circulant sur lui... Il n'avait plus envie d'une telle chose. Il voulait simplement qu'on lui fiche la paix. Une paix royale. Aussi, quand son ami Blaise Zabini vint s'asseoir à côté de lui, il grogna. Et prit un air encore plus renforgné quand ce dernier lui adressa la parole :
« Alors Dray, cette colle avec Potter ? »
« Désastreuse. »
Visiblement, la nouvelle de leur retenue avait circulé rapidement à travers toute l'école.
« Vous avez dû faire quoi ?
« Ranger des livres à la bibliothèque. »
Blaise fit la moue et posa une main sur l'épaule du beau Serpentard qui sursauta.
« Ca n'a pas l'air de s'être bien passé. »
« Ouais. Laisse-moi tranquille, Blaise. »
Le jeune homme à la peau matte soupira.
« Comme tu veux, Dray. Mais j'essaie juste de t'aider. » il s'approcha de lui et lui chuchota. « En ce qui concerne Potter, je peux aussi t'aider, tu sais. »
Puis il partit aussi vite qu'une ombre avant que Draco ne réalise ce qu'il venait de dire.
Il se leva subitement de la table des Serpentards qui le regardait d'un air interloqué. Sortit de la Grande Salle d'un pas rapide. Et rattrapa Blaise par le col avant qu'il n'ait eu le temps de se cacher.
« Qu'est-ce que tu viens de dire ? »
« Que je pouvais t'aid... »
« À quoi tu joues, Blaise ? »
« Bordel Dray, j'essaie de faire une bonne action pour une fois ! »
« Qu'est-ce que tu sais sur Potter et moi ? »
« Ca crève les yeux qu'il t'aime. Et encore plus que toi tu l'aimes. »
Il lâcha Blaise.
« Ah... » sa voix se brisa.
Il était inutile qu'il se voile la face. Quand on est amoureux, on n'y peut rien, même avec toute la volonté du monde. On a beau lutter contre ses sentiments, c'est impossible. Draco soupira, s'appuya contre le mur. Blaise s'était rapproché de lui et lui tapotait l'épaule gentiment.
« Ca va aller, Dray... »
« Qu'est-ce qu'il faut que je fasse, Blaise ? J'ai encore tout gâché... »
Et il lui raconta tout de la soirée précédente, n'omettant que les détails franchement personnels. Dès qu'il eut finit son récit, Blaise enchaîna :
« Va lui parler et excuse-toi. Je ne vois que ça... Soit sincère dans tes excuses, et il comprendra. »
« Mais, Blaise, tu sais bien que je... »
« Oui, tu n'es pas doué en excuses. Mais parfois, il faut savoir mettre sa fierté de côté, surtout en amour. Alors, Draco, vas-tu faire ce choix ? Vas-tu accepter de payer de ta fierté le prix du pardon ? »
