19. Hippogriffes
— Hé, t'es au courant ? demanda Seamus à Dean alors qu'ils se dirigeaient vers leur premier cours de Soins aux Créatures Magiques.
Dean roula des yeux.
— Je te jure, Seam, je n'ai jamais besoin d'entendre des rumeurs de qui que ce soit, t'es la plus grosse commère que je connaisse.
Seamus haussa des épaules.
— Y'a rien d'mal à s'tenir informé. Bref, t'es au courant pour Sirius Black ?
— C'est le prisonnier qui s'est échappé d'Azkaban et c'est à cause de lui qu'il y a des détraqueurs à Poudlard, non ? demanda Dean qui frissonna rien qu'en pensant à ces horribles créatures.
— C'est ça, mais est-ce que tu sais qui il est ?
Dean secoua la tête et Seamus lui expliqua tout ce qu'il savait à propos de Sirius Black et les Potter.
— Pauvre Harry. Tu penses qu'il est au courant ? l'interrogea Dean.
— Difficile d'savoir, répondit Seamus. J'pense pas que ses Moldus l'savent, donc lui non plus j'suppose.
Ils se turent en arrivant au niveau de Harry, Ron et Hermione qui se rendaient également au cours d'Hagrid.
— Des hippogriffes, souffla Seamus quand les créatures apparurent dans la clairière où Hagrid les avait guidés. Brillant.
Dean pensa aussi qu'ils étaient brillants. Les hippogriffes étaient des créatures à l'allure raffinée et il se dit qu'il essaierait sûrement de les dessiner plus tard. Si Seamus était excité de voir des hippogriffes, il ne le fut pas autant quand ils durent s'en approcher.
— Seam, tu dois juste t'incliner devant lui, l'encouragea Dean.
Ils se tenaient face à l'hippogriffe aux plumes couleur bronze avec Fay Dunbar et Ginger Dirly, les deux autres Gryffondor de leur année qui restaient généralement seules. Seamus était le seul à ne pas encore avoir touché l'hippogriffe.
— Facile à dire pour toi, dit Seamus d'un ton bougon.
— De quoi t'as peur ? Tant que tu ne l'insultes pas, tout ira bien, lui rappela Dean.
Seamus déglutit difficilement.
— Ils sont juste si... grands.
— Je pensais que tu étais habitué à te retrouver en présence de choses plus grandes que toi, Seamus, le taquina Dean. Tu es sûr que tu n'es pas à moitié farfadet ?
— La ferme ! répondit sèchement Seamus. Avec détermination, il fit un pas de plus vers l'hippogriffe, qui le regarda avec dérision avant de s'ébrouer. Seamus poussa un cri aigu, fit un bond en arrière et agrippa le bras de Dean, l'air terrifié. Dean se mit à rire, suivi par Fay et Ginger. Seamus les fusilla du regard.
— Taisez –
— C'est très facile.
Ils se tournèrent vers Malefoy qui parlait fort et le virent caresser l'hippogriffe gris que Harry avait caressé au début du cours, Buck.
— Merlin, qu'est-ce qu'il est en train de faire ? murmura Dean pour lui-même, le visage inquiet. Il avait un mauvais pressentiment.
— Je parie que tu n'est absolument pas dangereux. N'est-ce pas, espèce de grosse brute repoussante ?
Le pressentiment de Dean se révéla correct. Buck attaqua soudainement Malefoy, qui cria au meurtre. Les Serpentard et les Gryffondor se disputèrent au sujet d'Hagrid tout au long du retour au château.
— Ils devraient le renvoyer sur-le-champ ! dit Pansy Parkinson, en larmes.
La colère de Dean monta, et oubliant qu'il n'aimait pas les confrontations, il répliqua :
— C'était la faute de Malefoy !
Crabbe et Goyle grincèrent des dents et serrèrent les poings, gonflant leurs biceps d'un air menaçant. Mettant complètement de côté le fait qu'il n'aimait pas les conflits, Dean fit un pas en avant, les défiant du regard. Il faisait au moins une tête de plus que Crabbe, peut-être quinze centimètres de plus que Goyle, mais les deux garçons étaient mieux bâtis que lui, et surtout ils étaient deux contre un. Dean ne savait donc pas comment ça allait se terminer.
Seamus tira sur son bras.
— Dean, allez, laisse tomber.
— Seam –
— Dean.
Seamus le regardait d'un air sérieux, le regard dur. Dean, obstiné, lui rendit son regard pendant quelques secondes avant d'abandonner et de laisser Seamus l'éloigner de Crabbe et Goyle.
— Alors Thomas, on a besoin de son petit-ami pour se défendre ? se moqua Millicent avant de rentrer dans l'école avec Crabbe et Goyle, riant aux éclats.
— Ignore les, lui dit Seamus.
— Je sais, répondit Dean, arrachant son bras de l'emprise de Seamus.
— Dean –
Il envoya son poing contre un mur alors qu'ils entraient dans le château. Seamus lui lança un regard triste, mais ne s'approcha pas, conscient que Dean avait besoin qu'il lui laisse un peu d'espace.
— Maudits Serpentard... Ils m'énervent juste tellement, gronda Dean. Ils font un enfer de la vie de tout le monde dans ce château et s'en sortent toujours. J'en ai ras le bol.
— Je sais, murmura Seamus.
— Malefoy et sa bande, ce sont eux les pires, toujours à accuser les autres, continua t-il. Et la façon dont ils se moquent de ceux qui sont différents, ou pauvres, ou pas de Sang-Pur. C'est... C'est...
— C'pas juste, conclut Seamus.
Dean approuva d'un air désespéré.
— Ouais.
Ils restèrent quelques instants silencieux, puis Dean passa une main dans ses cheveux bouclés.
— Excuse-moi, Seam, dit-il. Merci d'être là.
L'irlandais sourit, et en un instant, le Seamus sérieux avait disparu, remplacé par l'habituel Seamus espiègle.
— 'Sûr. A quoi servent les amis ? Allez viens, faut qu'on s'occupe de ta main, ce s'rait bête que la main qu't'utilises pour dessiner soit paralysée.
— Je pense que je vais dessiner un hippogriffe quand on sera arrivé dans la Tour, annonça Dean alors qu'ils marchaient dans le château. Histoire de me lancer un challenge.
— Si t'veux un challenge, pourquoi t'essaierai pas d'me dessiner ?
— Ce n'est pas difficile de dessiner ce qui est petit, Seam.
— Et bien, s'tu veux dessiner quelque chose de grand, t'as qu'à me dessiner nu ? Paie particulièrement attention à mes parties intimes, elles sont plutôt –
— Je ne te dessinerai pas nu, Seam.
— Mais –
— Je vais dessiner un hippogriffe, un point c'est tout.
— Pourquoi pas un dessin d'moi, nu sur un hippogriffe ?
— Mais t'es malade !
— Allez, Dean, avoue. J'sais que ça t'excites.
— Dans tes rêves.
— Comment tu sais ?
— Rappelle moi pourquoi je suis ami avec toi ?
— Tu n'peux pas résister à mon charme irlandais.
— Oui, c'est sûrement ça...
Notes de l'auteur : à propos de Fay Dunbar et Ginger Dirly : les filles à Gryffondor la même année que Harry sont Hermione, Lavande, Parvati et deux filles non-identifiées. Apparemment, dans un des jeux vidéos, l'une d'entre elle s'appelle Fay Dunbar, du coup j'ai utilisé ce nom. J'ai inventé le nom de Ginger.
J'espère que jusqu'ici vous appréciez l'histoire !
~Ki
Notes de la traductrice : je profite de cette note de l'auteur pour remercier tous ceux qui prennent le temps de lire cette modeste traduction et de laisser des reviews ou de mettre cette fanfic dans leurs favoris ! Vous avez eu le droit à un chapitre un peu plus long aujourd'hui, ne vous y habituez pas !
