Disclaimer: Harry Potter ne m'appartiens pas!

Note: Une fois n'est pas coutume, non parlerons des voisins aujourd'hui!


Look:

John pliait le linge dans le salon quand il se rendit compte de quelque chose à laquelle il n'avait pas encore prêté attention :

- Sherlock ?

Si l'inspecteur Lestrade se retourna vers lui immédiatement, le détective, lui, se contenta de pousser un vague grognement sans quitter des yeux les photos de la scène du crime.

- Qu'est que c'est que tous ces pantalons noirs ? C'est le troisième que je plie.

Le brun se leva pour regarder sa photo plus à la lumière tout en répondant :

- si ce n'est pas à toi et que c'est dix fois trop petit pour moi, même ton esprit médiocre peut comprendre que c'est à Hamish.

Ce genre de paroles choquait toujours aussi profondément Gregory, bien que John lui ait dit à plusieurs reprises ne pas en prendre ombrage.

- Hamish ?

- Oui, Hamish, John ! Tu sais cette petite chose blonde qui partage nos vies depuis quelques années, qui dévalise le frigo et qui n'est pas le chien !

- Je sais parfaitement qui est Hamish, merci ! répondit le médecin en levant les yeux au ciel.

Sherlock, toujours plongé dans ses photos, esquissa un léger sourire :

- tant mieux, mon chéri, tu me rassures. Je commençais à me demander comment j'allai pouvoir vivre avec un mari atteint de sénilité précoce...

Même la paire de chaussettes que John lui lança en pleine tête ne lui fit perdre son petit rictus moqueur.

- Je ne me souvenais pas lui en avoir acheté des comme ça, c'est tout !

- C'est normal : c'est moi qui les ai pris. Lestrade, rendez-vous utile et passez-moi la loupe qui est à votre droite.

- Vous êtes allé dans un magasin ? demanda l'inspecteur, surpris, en lui tendant l'objet.

- Ne racontez pas de sottise : je les ai achetés sur internet ! Il voulait changer un peu de garde-robe...

John reprit son activité de pliage tout en soupirant :

- forcément si Hamish veut, Sherlock obéit... Et tant pis si on doit acheter des nouveaux vêtements dans six mois pour cause de poussée de croissance !

- Que veux-tu : il est complètement gaga de son fils, tu devrais être habitué depuis le temps. Rit le policier en attrapant quelques chaussettes pour aider son ami.

Pour la première fois depuis le début de la conversation, le détective leva les yeux des photos pour les fusiller du regard :

- Premièrement, vu son patrimoine génétique, il y a peu de chance pour qu'il dépasse son mètre cinquante-cinq actuel et ensuite je ne suis pas "gaga" ! déclara-t-il avant de retourner à ses clichés.

Les deux autres hommes toussèrent, mais n'eurent pas le temps d'ajouter quoi que ce soit :
l'adolescent de quinze ans entra dans le salon vêtu d'un jean slim noir, de converses noires agrémentées de lacets à têtes de morts et d'un gilet à capuche violet foncé ouvert sur un tee-shirt où s'étalait le dessin d'une cage thoracique. Ses cheveux blonds avaient été lissés et structurés de manière à ce qu'ils partent dans tous les sens pendant qu'une mèche lui barrait le visage.

- Papa, Père, je vais faire un tour. Besoin de quelque chose ?

Immédiatement Sherlock releva la tête et se tourna vers son fils pour lui accorder toute son attention :

- non c'est gentil, mais prends des sous si jamais tu veux tacheter quelque chose. Mon portefeuille est sur la table.

- Et pas gaga avec ça... ricana Lestrade

- Oh vous on vous a rien demandé !

Hamish embrassa son père sur la joue pour le remercier avant de se diriger vers la porte.

- Hamish, attends !

John s'approcha de lui pour prendre le menton de son fils doucement entre ses doigts et l'observer de plus près.

- Tu t'es maquillé ?

Le jeune garçon eut l'air gêné en répondant avec hésitation :

- euh...oui. Un peu... Juste du crayon et du mascara...

- mais enfin... pourquoi ?

Soudainement et sans que personne ne s'y attende, l'adolescent se défit de la main paternelle et s'énerva :

- Quoi ?! Ça ne te plait pas ? T'es pas content ? Tu aurais voulu un fils qui se comporte comme un homme, un vrai, mais manque de chance tu m'as eu moi, c'est ça ? !

- Quoi ?

- Ne joue pas les innocents ! Je vois bien que tu es déçu quand tu me regardes ! Tu aurais voulu que je sois grand et fort ! Aussi musclé et courageux que toi ! Prêt à prendre les armes pour une juste cause !

- Quoi ?!

- Heureusement que Père est là et qu'il me comprend !

- Quoi ?!

Attrapant la laisse, il attacha son chien et ouvrit brutalement la porte en criant :

- Je vais voir Leslie ! Il me comprend LUI !

Puis il claqua la porte sous les regards choqués des trois adultes.

- Tu le comprends toi ? demanda finalement John après quelques minutes en regardant son mari.

- Absolument pas, voyons ! dit-il en retournant à son dossier. C'est un adolescent, donc par définition, totalement incompréhensible. Mais par chance il n'a pas l'air de s'en être rendu compte.