35. Mort

Tout le monde avait attendu avec impatience la troisième tâche, espérant qu'il y aurait plus de spectacle que lors de la deuxième, mais il furent déçus de voir que des haies de six mètres de hauteur recouvraient le terrain de Quidditch tout entier. Ils applaudirent tous lorsque Ludo Verpey leur annonça le classement actuel, et bientôt Harry et Cédric disparaissaient dans le labyrinthe, suivis par Krum, puis Fleur. Ils ne pouvaient à présent plus rien voir et les élèves ne pouvaient qu'imaginer ce que les champions affrontaient dans le labyrinthe.

— Vous imaginez s'il y a l'un des scrouts de Hagrid là-dedans ? s'inquiéta Neville, le visage pâle.

— Et s'il y avait un spectre de la mort ? se demanda Dean qui sourit à Seamus.

— Pourquoi pas une main coupée ? répliqua Seamus.

Parvati frissonna :

— Ou une momie !

Il virent des étincelles rouges s'élever du labyrinthe et la foule se mit à murmurer. Les professeurs se rendirent à la rescousse du champion.

— C'est ta française, murmura Seamus à Dean.

— Ce n'est pas ma française, râla Dean.

Mais effectivement, c'était bien une Fleur inconsciente qui fut emmenée hors du labyrinthe. Verpey lui lança un sort et elle se réveilla. Quand elle réalisa où elle se trouvait, son visage s'effondra et elle cacha son visage dans ses mains. Le public l'applaudit et Madame Maxime prit Fleur dans ses énormes bras. Certaines personnes essayèrent de parler à Fleur pour savoir ce qui se trouvait dans le labyrinthe, mais elle était trop triste pour parler à qui que ce soit. Elle semblait vraiment déçue d'elle-même.

— Pauvre fille, murmura Parvati.

Environ dix minutes plus tard, de nouvelles étincelles rouges apparurent dans les airs. Tout le monde retenait son souffle. Tous les élèves de Poudlard se mirent à chuchoter entre eux avec excitation quand ils virent Krum sortir du labyrinthe. Il était lui aussi inconscient, mais un sort le réveilla. Il semblait très désorienté. Ils l'applaudirent également, mais les élèves de Beauxbâtons et Durmstrang avaient clairement l'air mécontents et désintéressés maintenant qu'il était sûr que la victoire reviendrait à Poudlard.

— Ça fait presque une demi-heure qu'ils ont sorti Krum du labyrinthe, se plaint Seamus. Qu'est-ce qui leur prend autant de temps ?

— Tu penses qu'ils sont en train de se battre entre eux ? demanda Dean.

Seamus haussa des épaules.

Soudainement, Harry apparut au coin du labyrinthe. Il couvrait Cédric de son corps et avait la Coupe entre les mains. Tout le monde se leva et se mit à applaudir.

— Harry a la coupe ! s'exclama Lavande.

— Est-ce que ça veut dire que Gryffondor a gagné ? demanda Parvati avec excitation.

Mais quelque chose n'allait pas. Cédric ne bougeait pas et Harry... pleurait. Les gens commencèrent à réaliser.

— Il est mort, murmura Seamus, les yeux remplis de larmes. Dean, il est... Il est mort, il est mort ?

Parvati et Lavande crièrent, alors que dans la foule s'élevaient des murmures de « Cédric est mort ! », « Il est mort ! », « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? », « Il ne peut pas être mort ! ». Seamus titubait, en état de choc et des larmes se mirent à rouler sur son visage. Dean pleurait aussi, sa main serrant celle de Seamus.

— Ce n'était pas sensé arriver, murmura Seamus, serrant plus fort la main de Dean.

— Je sais, souffla Dean.

— J'croyais qu'ils avaient renforcer la sécurité, dit-il, levant les yeux vers Dean. J'croyais...

Seamus n'acheva pas sa phrase, pleurant doucement contre l'épaule de Dean, les larmes de ce dernier atterrissant dans les cheveux de l'irlandais alors que les cris d'agonie de M. et Mme Diggory atteignaient leurs oreilles.