37. Peine
Dean resta allongé éveillé pendant des heures, son esprit préoccupé par des pensées inquiètes. Il entendait Seamus remuer dans son lit et savait que son ami devait s'être réveillé et n'arrivait plus à se rendormir.
— Seam ? murmura t-il.
Seamus arrêta de bouger, mais ne répondit pas.
— Seam, tu sais qu'Harry ne pensait pas ce qu'il a dit. Tu sais comment il est quand il s'énerve.
— Il le pensait, dit doucement Seamus, d'une voix si basse que Dean ne l'entendit presque pas.
— Tu ne peux pas croire que...
— Et même s'il ne pensait pas ce qu'il a dit, moi si. Chaque mot.
Dean commença à bouger pour sortir de son lit et aller voir Seamus. Il ouvrait ses rideaux quand Seamus parla une nouvelle fois.
— Reste dans ton lit, Dean, marmonna t-il. J'veux pas te parler.
Dean se figea. Il ignora la peine que lui causaient ces mots à travers tout son corps et referma ses rideaux. Il plissa des lèvres et prit une grande inspiration, se rallongeant.
— D'accord, ok, c'est... c'est pas grave, dit-il, comme s'il essayait de se convaincre lui et non Seamus. On... On parlera demain matin, hein, Seam ?
Mais Seamus ne répondit pas, et Dean avait l'impression qu'ils n'allaient pas parler le lendemain.
Il avait raison. Le lendemain matin, Seamus s'habilla et quitta le dortoir en autant de temps qu'il en fallut à Dean pour s'étirer et sortir de son lit.
— Est-ce qu'il a peur de devenir fou s'il reste trop longtemps avec moi dans la même pièce ? demanda Harry alors que Seamus disparaissait derrière la porte, sa voix suffisamment forte pour que Seamus l'entende.
— Ne t'inquiète pas pour ça, Harry, dit doucement Dean. Il est juste un peu...
Il s'interrompit, ne sachant pas comment l'expliquer. Comment pouvait-il l'expliquer à Harry, qui ne connaissait pas Seamus aussi bien que Dean, si Dean lui-même ne comprenait pas ?
Il secoua la tête, frustré, et quitta le dortoir.
