42. Rusé
— Harry, je crois que j'y arrive ! s'écria Seamus, une forme argentée s'échappant du bout de sa baguette magique. Regarde... Oh, il a disparu... Mais c'était quelque chose de très velu !
Seamus se tourna vers Dean, qui regardait son patronus en forme de dogue allemand bondir à travers la Salle sur Demande. Seamus fronça des sourcils.
— Pourquoi l'tien est aussi bien ? demanda t-il, une pointe de jalousie dans la voix.
— Pense juste à quelque chose qui te rend heureux, Seam, dit Dean.
— J'essaye ! s'exclama Seamus. C'est dur de penser à quelque chose de joyeux quand T'Sais-Qui est, tu sais, d'retour et tout !
Dean jeta un coup d'œil à son ami et vit que Seamus avait les yeux levés vers lui et faisait légèrement la moue. Dean roula des yeux.
— Pourquoi pas quand l'Irlande a gagné la Coupe ? suggéra Dean. Tu étais heureux à ce moment-là.
Un sourire s'étala sur le visage de Seamus alors qu'il se remémorait la Coupe du Monde mais son moment le plus heureux de cette journée n'était pas la victoire de l'Irlande. Il rougit légèrement en se rappelant la joie qu'il avait ressenti ce soir-là lorsque des lèvres étaient rentrées en contact avec les siennes de manière inattendue près du feu de camps.
Seamus ferma les yeux, se concentrant sur cette sensation, et prononça :
— Expecto Patronum !
Un renard argenté surgit de sa baguette et courut aux côtés du patronus de Dean, avant de tous les deux se tourner en brume. Seamus, excité, se tourna vers Dean qui lui souriait.
— Joli ! lui dit-il.
— Merci !
— 'Sûr ! C'était un renard ? demanda t-il.
Seamus approuva de la tête.
— Ouep ! N'empêche que ça n'me surprend pas.
— Pourquoi ? demanda Dean, amusé.
— C'parce que je suis rusé comme un renard, dit Seamus, remuant malicieusement ses sourcils.
Dean éclata de rire et Seamus ne fut pas long à le rejoindre. Certaines personnes les regardaient en souriant Hermione était parmi elles. Elle n'avait pas arrêté de leur lancer des regards affectueux depuis qu'ils avaient arrêté de se disputer à propos d'Harry.
— C'était quoi ton souvenir heureux ? lui demanda Dean. La victoire de l'Irlande ?
— Heu, ouais, ça..., Seamus se gratta l'arrière de la tête. Et le tien ?
Dean sembla rougir, mais avant qu'il ne puisse répondre, quelqu'un entra dans la Salle sur Demande. Tout le monde se tut, mais Dean ne put pas voir qui était entré avant que cette personne n'atteigne le niveau d'Harry. C'était Dobby, l'elfe de maison.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda Seamus en chuchotant.
— Je ne sais pas, mais ça n'a pas l'air bon, répondit Dean alors que Dobby se jetait contre un mur.
Harry parlait de plus en plus rapidement à Dobby ils semblaient se battre. Soudainement, Dobby laissa échapper une longue plainte et Harry cria :
— QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ? FILEZ !
Ils se précipitèrent tous en même temps vers la sortie, sachant que la réaction d'Harry ne pouvait signifier qu'une seule chose : ils avaient été découverts.
— Seam, dépêche-toi ! cria Dean, ralentissant pour pouvoir courir à côté de son ami plus petit que lui.
Il agrippa la main de Seamus et le tira derrière lui, dépassant les autres élèves alors qu'ils couraient vers la Volière. Ils y parvinrent accompagnés de deux Poufsouffle et essayèrent de ralentir leur respiration, prétendant être occupés avec les chouettes.
— Seam, est-ce que... est-ce que t'en as parlé à quelqu'un ? murmura Dean.
Seamus le fixa, médusé.
— Non, comment peux-tu – ?
— Silence, quelqu'un arrive ! chuchota Susan.
Crabbe et Goyle débarquèrent dans la volière quelques secondes plus tard.
— Vous venez avec nous, déclara Goyle.
— Oh, vraiment ? demanda Ernie en soulevant un sourcil. Et pourquoi on ferait ça ?
— Parce qu'on vous a attrapés ! dit Crabbe.
Seamus lui lança un regard froid.
— Attrapés à faire quoi exactement ?
— A... A tenir une réunion secrète, affirma Goyle, bien qu'il avait perdu de sa conviction.
— Je n'avais pas connaissance du fait que nous faisions parti d'un club secret sur les hiboux, se moqua Dean. Tu le savais toi, Seam ?
— Non. Mais ça m'a l'air bien ennuyeux, en tout cas. Je n'le rejoindrai sûrement pas, répondit Seamus.
Crabbe et Goyle grognèrent doucement, faisant un pas menaçant vers les deux Gryffondor. Dean et Seamus se redressèrent avec défi, Ernie et Susan se plaçant derrière eux au cas où ils auraient besoin d'aide.
Malefoy apparut soudainement à l'entrée de la volière et leur lança un regard noir en entrant.
— Qu'est-ce qu'il se passe ici ? demanda t-il d'un ton impérieux.
— Juste le club secret sur les hiboux, Malefoy, dit joyeusement Seamus, mais ses yeux se plissèrent. Tu veux t'joindre à nous ?
Malefoy lui lança un regard furieux, mais se retourna pour partir. Crabbe et Goyle ne le suivaient pas, apparemment bien décider à se battre avec Dean et Seamus.
— Crabbe, Goyle ! On y va, ordonna Malefoy. On ne peut rien prouver et en plus, j'ai déjà attrapé Potter.
Crabbe et Goyle échangèrent des regards stupides et suivirent Malefoy, riant en quittant la volière.
Dean, Seamus, Ernie et Susan se regardèrent d'un air morose, mais soulagé avant de quitter la volière pour rejoindre leurs dortoirs respectifs.
— Seam –, commença Dean.
— Comment t'as pu penser que j'avais révélé le secret ? lui demanda tristement Seamus. Il ne pouvait pas regarder Dean dans les yeux.
— Je ne pensais pas, je ne voulais pas, je, juste –
Seamus secoua la tête.
— Garde tes excuses, Dean.
Notes de la traductrice : j'ai eu particulièrement de mal à traduire ce chapitre parce qu'en anglais, le titre de ce chapitre était « Foxy » et Seamus ne dit pas qu'il est « rusé comme un renard », mais « foxy », une façon de dire « sexy » en anglais. Évidemment, je ne pouvais pas dire « sexy comme un renard », ahem, donc j'ai fait du mieux que je pouvais. Je tenais quand même à vous donner le sens qu'ont réellement les mots de Seamus, vu qu'en plus c'est aussi le titre de ce chapitre.
