J'espère que cette suite vous plaira, bonne lecture

mily


Chapitre 13

Poste de police, Caroline du Sud, salle de réunion.

Le temps s'était arrêté. Emily venait de subir un acte inhumain et personne pour l'instant n'était au courant de ce fait. Il ne restait définitivement plus beaucoup de temps à la jeune femme pour être sauver à moins qu'elle réussisse à s'enfuir et à s'échapper elle-même. Cela semblait cela dit impossible vu l'état de létargie dans lequel Mings l'avait laissé. Les agents du FBI, David Rossi et Aaron Hotchner était rentré depuis longtemps de l'hôpital maintenant annonçant la nouvelle de la camionnette blanche aux autres membres de l'équipe et à Derek Morgan qui ne comprenait absolument pas pourquoi personne ne l'avait réveiller après l'annonce du réveille de Karl Hamilton. Il semblait plus contrarié que jamais. Il avait cependant prit sur lui et il ne quittait plus Pénélope Garcia qui cherchait désespérément des informations sur un éventuel pick up abandonné, où acheter d'occasion récemment. Cela faisait à peine deux à trois semaine que Mings s'était évadé de prison. Les recherches dans la région allait alors être réduite. On n'achetait pas tous les quatre matin ce genre de véhicule. Elle devrait trouvé rapidement. Derek Morgan penché sur elle, ne quittait pas l'écran des yeux essayant de suivre la quantité d'information que l'analyste technique était capable de récolter à la seconde. De leur côté Spencer Reid et Jennifer Jarreau avait délimité un large secteur en se basant sur le rapport du légiste concernant les traces de substances et de résidus retrouvé sur le corps de Lexie Hamilton. Ils avaient pu ainsi réduire le secteur sur un rayon de 10 km. C'était encore trop large mais ils avaient énormément avancé. La zone définit comprenait normalement si les calculs de Reid et si les traces retrouver sur le corps de la dernière victime étaient exact, la planque où Ming retenait Emily Prentiss et le chalet du garde forestier où Justin Mings avait été arrêté. D'ailleurs sur le corps de Justin, la légiste avait retrouvé des résidus de ciment ce qui leur laissait pensé qu'Emily devait se trouver quelques part où il avait du ciment. Il avait aussi une griffure sur le mollet qui s'était infecté provoquant une septicémie. Il devait y avoir en plus du ciment, des éléments tel que l'acier où toute autre matière du même acabit permettant à des germes de ce développer et d'infecter le sang de la personne. Les agents du FBI devaient alors chercher un endroit sous terre avec une porte en acier avec du béton en plein milieu de la forêt sur un rayon de 10 km autour du chalet du garde forestier. Le chemin était encore long pour arriver à un résultat. Il leur restait encore la voiture. Et Garcia semblait bien partie dans ses recherches d'ailleurs. Elle avait trois voitures, trois plaques d'immatriculation uniquement. Les agents pouvaient aller les vérifier tous les trois et c'est exactement ce qu'ils allaient faire.

Pénélope Garcia : Mes choux ! J'ai trois pickup qui correspondent à la description que vous m'avez donné. Les trois véhicules ont été acheté, i semaines en liquide dans des zones géographiques différentes. Le plus près a été récupéré dans une fourrière à 20 km d'ici. Et devinez quoi. L'acheteur n'a pas donner son nom tout à été fait au marché noir !

Aaron Hotchner : On commence par la voiture acheté à la fourrière. Garcia tu peux nous avoir la plaque d'immatriculation ?

Pénélope Garcia : Oui sans aucun problème. Je vous trouve ça dans la seconde.

Aaron Hotchner : Morgan et David dès qu'on a le signalement vous aller sur place. Reid termine le profil géographique avec JJ

Derek Morgan : Je préfère rester avec Reid, Hotch, j'ai besoin de partir rechercher Emily quand on aura le feu vert...

Aaron Hotchner : On ne partira pas sans l'équipe au complet. Tu seras là pour la battu !

Derek Morgan : J'insiste, je ne peux pas...

Derek Morgan était loin d'être efficace. Il n'était absolument pas concentré dans ce qu'il faisait. L'enlèvement d'Emily l'inquiétait beaucoup trop et plus le temps passait, plus il était inquiet et plus il avait du mal à être objectif. Alors il il était très loin d'être capable de mener une investigation où un interrogatoire. La seule chose que l'agent souhaitait était tout simplement de partir a la recherche de celle qu'il avait choisi d'aimer. D'arriver assez tôt pour ne pas la retrouver sur le bas côté d'une route et qu'il ne soit trop tard. Il ne s'en remettrait pas. Il avait fait une promesse à Emily. La promesse de ne jamais abandonner, la promesse qu'il ferait tout et n'importe quoi pour la retrouver si jamais il lui arrivait la même chose que les autres victimes de Mings. Il lui avait promis qu'il serait toujours là, qu'il remuerait ciel et terre quitte à dépasser les ordres pour y parvenir. Et aujourd'hui, il était toujours là, dans ce poste de police et il n'avait pas levé le petit doigt. Emily allait finir par ne pas y croire. Il lui avait donné cet espoir et il n'était toujours pas là. Que devait-elle penser. Probablement que personne ne viendrait jamais la chercher et qu'elle allait mourir loin de lui, seule. Peut être même qu'elle était déjà morte... Derek arrêta vivement ses pensées là où elle s'aventurer. Emily n'était pas morte, elle ne le devait pas, il allait arriver, il allait la sauver. Il devait se resaisir.

Derek Morgan : Je suis désolé d'aimer Emily, désolé de la façon dont je réagis, désolé aussi que personne d'entre vous n'est été au courant. Mais elle est en danger de mort. Et je vais peut être la perdre. Je ne suis pas vraiment en état pour aller vérifier une voiture qui ne nous donnera rien encore une fois. Je ne veux plus perdre de temps... Je veux sauver Emily.

David Rossi : Je comprend Morgan, mais tu ne crois pas non plus que cet voiture pourrait nous donner l'indice que l'on attendait ? On pourrait la retrouver dans l'heure grâce à cette camionnette.

Derek Morgan : Et comment ? En découvrant qu'elle aura été trainé jusqu'à son lieu de séquestration, peut être même malmené avant d'être jeter comme un vulgaire objet dans cette trappe où elle doit probablement nous appeler à l'aide et où ses heures sont compté. Parce que je suis désolé. C'est exactement ce qui se passe. Vous avez vu les vidéos, il ne lui reste plus longtemps. Elle est dans un état qui devient urgent...

Aaron Hotchner : Morgan, calme toi !

Derek Morgan : Je ne peux pas me calmer. Je veux rester ici ! Être près à intervenir dès que Reid pourra me donner une carte et un secteur, je suis même près à partir sur un périmètre trop important ! Je lui ai faite une promesse qui est de faire tout et n'importe quoi pour la retrouver s'il lui arrivait la même chose que les victimes et c'est le cas. Excusez moi de ne pas être impartial mais Emily n'est pas une victime parmi d'autre. C'est la femme que j'aime et c'est notre amie à tous. Je ne veux pas la retrouver morte !

Aaron Hotchner : Okay, je comprends, mais sache qu'une connerie pourrait tout aussi bien accélérer les choses et raccourcir son espérance de vie. Il ne faut pas que tu oublie que Mings la tient entre ses filets et qu'il a le contrôle sur Emily. Il en fait ce qu'il veut.

Derek Morgan : J'en suis conscient et je sais que je suis également en danger et qu'on a déjà essayé de me tuer une fois. Ce type est un vrai malade et l'attente m'est insupportable. Laissez moi rester avec Reid. Je ne suis pas en mesure d'effectuer une fouille aujourd'hui. La seule chose qui m'importe c'est fouiller l'endroit où se trouve Emily.

Jennifer Jarreau : J'irais avec Rossi. On a pas de temps à perdre !

JJ attrapa sa veste poser sur le dossier de sa chaise et elle se leva déjà. Ils avaient trois camionnettes à trouver avant que le soleil ne se couche dans deux heures. Le temps était en plus de cela de plus en plus dégradant. Il ne cessait pas de tomber des cordes depuis des heures et la température extérieur ne devait pas excéder les 20 degrés voir mois que ça. La nuit, il ne devait pas faire plus de 5 degrés. Alors l'équipe de la BAU devait se dépêcher. Emily avait déjà passé trois nuit dehors. Elle ne survivrait peut être pas à la quatrième sauf si évidemment l'endroit où elle était séquestrer ne laissait pas le froid s'engouffrer mais l'état des autre victimes, Les doigts violet et le visage gercés, sans compter le reste du corps ne leur permettait pas de se faire des illusions. Tandis que Rossi et JJ quittèrent la pièce, la situation continuait d'être tendu dans la salle de réunion. Derek avait refusé une demande son supérieur et ça ne lui ressemblait pas, il n'aurait jamais refusé auparavant. Il devait être plus que troublé. Il n'était pas bien depuis qu'Emily avait disparut. Il pétait d'ailleurs les plombs et Aaron Hotchner l'avait remarqué. Derek Morgan ne contrôlait absolument pas ses nerfs et c'était loin d'être une qualité requise pour le FBI. Le chef du département des sciences du comportement savait qu'il le couvrirait. Il espérait simplement qu'il ne dépasserait pas les limites. C'était lui qui se prendrait les foudres d'Erin Strauss dans ce cas là. Il avait besoin d'avoir une discussion avec l'agent Morgan. C'était devenu apportant et vital. Il remarquait les mains serré de l'agent, les narines dilaté. Il savait qu'il finirait pas craquer tôt ou tard et plus tôt qu'il ne le croyait.

Aaron Hotchner : Morgan, tu peux venir avec moi, s'il te plait, dehors ?

Derek Morgan : Il y a un problème Hotch. ?

Aaron Hotchner : J'ai besoin de te parler, maintenant

Devant le regard catégorique et vraiment sérieux de son supérieur, Morgan le suivit en dehors de la pièce. Les deux agents marchèrent d'abord silencieusement dans les couloirs. Ce qu'Aaron Hotchner avait à dire à Morgan ne regardait pas les inspecteurs de ce poste de police, il préféra aller dehors où il y aurait plus de tranquillité. Une fois dehors sous le perron près du sas d'entrée pour ne pas être trempé, Morgan fit les cents pas. L'agent semblait plutôt agité. Hotchner ne dit rien tout de suite. Enfait ce qu'il souhaitait, c'était que Morgan, craque et lâche le morceau, il savait qu'Emily comptait plus pour lui que n'importe qui ici, qu'il ne supportait pas l'idée qu'elle soit enfermée quelques part avec un malade, un sadique mais personne n'y pouvait rien. Ce qu'il leur restait à faire était de la sortir de là. Morgan vivait très mal la situation. C'est seulement après plusieurs minutes de silence qu'il craqua en premier.

Derek Morgan : Pourquoi avez vous voulu que j'aille fouiller cette camionnette ?

Aaron Hotchner : Pour que tu évacu un peu la préssion et que tu t'occupes de quelques chose d'utile pour retrouver Prentiss. Pourquoi tu as refuser ?

Derek Morgan : Je veux partir en forêt Hotch.

Aaron Hotchner : Tu sais que ce n'est pas prudent et que c'est inutile pour l'instant. Ça fera perdre du temps et tu ne trouvera surement rien et tu tournera en rond des heures et des heures.

Derek Morgan : Je prends le risque. Emily a besoin de moi, Emily a besoin de nous !

Aaron Hotchner : Emily est forte, on va la retrouver vivante, tu entends. Aucun de nous n'a envie de la perdre non plus mais c'est en gardant notre professionnalisme qu'on la retrouvera, pas en jouant les héros et en bravant les kilomètre d'hectare de forêt interminable.

Derek Morgan : Et comment vous compter la retrouver , ça fait plus de trois jours qu'on a rien ! Ca fait plus de trois jours qu'on tourne en rond. Notre seule piste c'est suicidé, et c'est aussi un homme qui a oser poser la main sur Emily. Vous croyez que Mings va la ménager, où lui laisser la moindre chance. Emily est forte mais elle reste un être humain et n'importe quel être humain ne tiendrait pas face à ce qu'elle subit actuellement.

Aaron Hotchner : Je sais que l'on paraît tourner en rond , que ce n'est pas facile parce que c'est notre amie qui est la cible de Mings. Mais on a déjà des pistes, on avance même si ce n'est pas aussi rapide qu'on le voudrait. On a déjà sauver tellement de monde, on est capable d'arriver à temps Morgan et tu le sais, sauf que tu doutes parce que toi et Emily vous avez plus que des relations de travail !

Derek Morgan : On a toujours bien fait notre travail. La relation qu'on a tous les deux n'a jamais interférer la dedans. Emily est en danger de mort, vous pouvez comprendre que je m'inquiète, et que mes réactions ne soit pas aussi mesurer. Quand Haley était poursuivit par Foyet, vous auriez fait n'importe quoi pour éviter qu'elle ne se fasse tuer. Vous savez ce qu'on ressent, alors vous devez savoir ce que je ressens actuellement.

Aaron Hotchner : Je le sais et c'est pour cette raison que je voudrais t'éviter de faire une connerie. Réfléchie-y.

Sur ses mots le chef du département des sciences du comportement, retourna à l'intérieur pour avoir des nouvelles des deux agents qui était partie sur les lieux où les pick up avait été retrouvé, et également pour savoir où en était Garcia et Reid. Il imaginait aussi que Morgan avait besoin d'être un peu seul, il voulait le laisser réfléchir sur la situation. Derek Morgan s'avança alors un peu plus à l'extérieur et laissa la plus battre sur son crâne et ses joues. Beaucoup de trop d'inquiétude était en lui.

Forêt de Natahala, sous terre

Le drame s'était produit il y a peu. Emily n'avait rien pu faire pour l'éviter. Le tueur avait été bien plus fort. La force morale qu'elle avait tenté de préserver n'avait pas suffit. Elle était trop faible physiquement et ses ressources n'auraient en aucun cas pu prendre le dessus sur Elton Mings. Pour parvenir à cette humiliation, le tueur lui avait même montrer un avant goût de ce qui l'attendait. Il tuait ses victimes par étouffement en les étranglant. Emily Prentiss avait été sur le point de suffoquerquand il avait avait appliqué cette pression manuelle sur sa gorge pour mieux l'immobilisé et la violer. Laissé comme un déchet sur le sol crasseux de sa prison, Emily continuait de pleurer à chaudes larmes. Le tueur s'en était allé en emportant l'enregistrement de son oeuvre. Il était encore contrarié puisqu'Emily n'avait toujours pas supplié. Toute fois l'atrocité dont il avait eu recours quelques minutes plus tôt avait suffit à calmer ses nerfs un moment. Il ne lui restait plus qu'à apporter la vidéo à l'agent Morgan, s'assurer qu'il regarde et jubiler pleinement devant les réactions de l'agent. Il s'était imaginer le voir se détruire intérieurement et ainsi provoquer un déchirement important. Emily était seule et le tueur marchait désormais à travers les bois pour rejoindre son pick up blanc et prendre la route. On le vit disparaître à travers les multiples arbres et feuillages qui entourait les lieux laissant le paysage silencieux et désert. Emily Prentiss n'entendit plus un bruit et elle était désormais terriblement seule et plus humilié que jamais. Elle ne réagit pas pendant plusieurs dizaines de minutes incapable de faire le moindre geste. Elle se sentait sans vie, perdue et mal. Elle avait d'ailleurs encore les jambes pliées et relevées. Son pantalon noir gisait un peu plus loin sur le sol. Son bas de sous-vêtement avait été jeté comme un vulgaire objet. De toute façon, elle pourrait jamais le remettre, il avait été déchiré avec rage. Ses bretelles de soutient gorge tenaient encore sur ses épaules mais elle n'avait aucune force pour le rattacher. Le mouvement de ses bras dans son dos était trop douloureux. Elle était incapable. Elle se mouvait cela dit doucement pour le retirer et pour pouvoir rattacher son chemisier qu'elle boutonna de travers. Il ne lui restait plus qu'à enfiler son pantalon noir. Elle passa difficilement ses jambes l'une après l'autre, tira sur le tissus par les anneau de la ceinture et dans un dernier effort elle remonta sa braguette. Emily Prentiss se recroquevilla alors sur elle même en continuant de déverser trop de larmes. Elle ne parvenait pas à calmer ses nerfs qui avait littéralement lâché. Elle se demanda pourquoi elle devait continuer à se battre, n'avait-il pas gagné la partie ? N'avait-il pas eu ce qu'il voulait ? Elle en avait assez bavé, que voulait-il de plus ? Elle avait suffisamment payé le stratagème dont elle avait usé il y a six mois pour l'enfermer dans la prison sécurisé de Caroline du Sud. Maintenant une seule chose lui venait à l'esprit, qu'il revienne pour abréger ses souffrances, qu'il finisse ce qu'il avait commencé. Plus rien d'autre ne pouvait être pire que ce qu'il venait de lui faire subir. Elle était humiliée, honteuse, défaite. Elle ne voulait même plus être sauvé, elle voulait mourir, elle ne voulait absolument pas que son équipe la voit dans l'état dans lequel elle se trouvait. Elle se refusait même de penser à Derek Morgan, pour ne pas se faire encore plus de mal. Celle lui brisait bien trop le coeur. Le tueur lui avait voler son corps et son âme. Emily n'était plus la femme qu'elle était elle ne le serait probablement plus jamais. Dans son regard vide, plus aucune volonté de s'en sortir n'apparaissait. Elle ne bougeait plus non plus. Au milieu de ses sanglots, une nouvelle quinte de toux, la prit de plein fouet. Elle ne parviendrait pas à la calmer. Elle voulait la laisser prendre le dessus et qu'elle parvienne à l'étouffé. Le tueur n'aurait alors pas la prétention de mettre ce meurtre dans ses œuvres. Mais elle savait que sa toux ne parviendrait jamais à la tuer. Mais elle savait aussi que le tueur ne reviendrait pas de ci tôt, qu'elle allait avoir un temps interminable à être torturer dans sa tête et encore plus si elle ne faisait rien. Comment allait-elle faire ? Elle ne supporterait pas ce supplice psychologique. Mais elle savait qu'ici ou ailleurs, elle l'aurait en elle aussi longtemps qu'elle serait capable de réfléchir ou penser. Elle redoubla de pleurs à cette simple idée. Elle se s'en sortirait jamais. Son esprit glissa lentement vers la pensée de Derek. Elle s'était pourtant juré de ne plus y penser pour ne pas se faire de mal, mais elle ne pouvait pas faire autrement, elle n'y arrivait pas. Il était là en elle, aussi fort que leur amour était né. Mais maintenant qu'allait-il advenir de leur idylle ? Dans son état, elle n'était pas faite pour lui, il méritait quelqu'un de beaucoup mieux qu'elle. Elle allait le faire souffrir, si ce n'était pas déjà fait, et elle ne voulait pas. Elle avait vécu seule des années et des années. Elle était tombé amoureuse et aujourd'hui quand elle se voyait dans cette cage, elle le regrettait, tout serait plus simple si elle avait été seule personne ne la pleurerait, elle ne briserait le coeur de personne et elle pourrait disparaître, mourir sans que personne ne se sente concerné, dans l'indifférence la plus totale. Elle aurait préférer ça, vraiment. Mais ce n'était pas le cas. Etait-elle égoïste d'abandonner la lutte ? Était-elle égoïste de vouloir mourir ? Devait-elle continuer d'essayer de sortir d'ici ? Elle avait quelqu'un dans sa vie, elle avait des amies, elle avait des parents et elle allait quitter ce monde sans s'être réconcilié avec eux. Mais si elle sortait d'ici, si elle restait vivante, elle se retrouverait peut être seule. Elle ne pouvait pas imaginer les conséquences qu'apporterait cette séquestration. Mais si elle n'essayait pas de lutter, elle ne le saurait jamais. Emily avait des douleurs aigu sur tout le corps et à l'intérieur. Elle ne voulait pas imaginer les dégats qu'avait provoquer ses tortures. Elle avait été battu avec une rage qui aurait pu faire qu'elle ne se relève jamais de ce sol. Mais elle avait prouver que même si elle était pas forcément capable de marcher, elle avait réussi à se lever. Il n'y avait que quelques marche. Elle ne les avait jamais atteinte jusqu'à maintenant. Pouvait-elle tenter sa chance ? Trouverait-elle la porte fermé ? Probablement. Mais de quoi pouvait-elle avoir peur maintenant ? Elle venait de vivre le pire de ce qu'on pouvait vivre dans ce monde. Elle devait tenter sa chance. Vaincre ce qu'il venait de lui faire et le devancer, le prendre de cours. Pour cet homme, cette brute, cela serait un affront et Emily en ressentirait peut être un soulagement infime. Enfin elle n'y croyait pas vraiment. Mais elle avait quand même besoin d'essayer pour ce dire qu'elle n'avait pas abandonné. La jeune femme se retourna alors avec difficulté sur le ventre. La pluie n'avait pas cessé et elle tapait toujours sur la porte en tôle. Emily s'aida de ses genoux pour se redresser doucement. Elle se leva et laissa échapper un cri de douleur quand son pied toucha par terre, elle serra les dents. Elle n'avait jamais eu les traits aussi tiré, le visage aussi déformé par la douleur. Elle prit sur elle avec le souvenir du viol trop présent qui lui disait d'abandonner. Après quelques pas aussi lent que long. Elle chuta lourdement près des marches. Son bras et son épaule gauche rencontrèrent le sol en premier et un bruit fracassant la paralysa de douleur. Elle continuait de déverser les larmes de son corps. Elle se hissa alors doucement sur les marches. Elle avait immobilisé son bras gauche contre son buste. L'agent fédéral se sentait encore plus handicapé que jamais. Encore plus faible. Quand elle sentit ses genoux rencontrer la première marche, il lui était encore impossible de touché ne serait-ce que du bout des doigts la porte métallique. Elle devait s'approcher encore. Mais elle avait l'impression de ne pas y arriver. La jeune femme posa sa tête sur la cinquième marche. Et elle resta la impuissante. Elle n'avait déjà plus de souffle. Elle avait encore des efforts a fournir mais à quoi bon ? Elle se rappela qu'elle n'avait toujours pas essayer de toucher et d'ouvrir cette trappe. Si elle ne s'ouvrait pas, là elle capitulerait et se laisserait achever par Mings. Derek la retrouverait dans un sac au bord d'une route jeter comme un vulgaire déchet. Non ! Elle ne devait pas lui laisser cette image là... Elle prit son courage à une main et se hissa encore un peu de quelques dizaine de centimètres de façon à toucher la porte et à y donner une pression pour savoir si elle allait s'ouvrir. La pluie lui coulait sur le visage, elle ouvrit alors la bouche pour en avaler un peu, tellement elle avait soif mais ce goût de terre, de rouille, la dégouta et elle recracha tout à côté d'elle. Quand elle arriva à son but, elle se laissa tomber avachie sur le sol. Elle sentit la fièvre reprendre le dessus sur son corps et lui apporter de méchants tremblements. A l'instant, elle n'était pas bien du tout. Ses forces n'existait pas. Elle se sentait plus faible que jamais. Elle n'arrivait pas à lever le bras droit. Elle paniqua et se demanda ce qui se passait, ce qui lui arrivait. Elle allait mourir maintenant si près du bout. C'était peu être probablement cette issus là qui était attendu. Avec la fièvre, Emily sentit ses paupières devenir lourde. Ne pas s'endormir, elle ne devait pas. Elle avait juste a lever le bras et a pousser sur la porte qui était glaciale. Mais pour l'instant ses forces l'abandonnait et elle sombra si près du but. Elle sombra profondément juste à côté de cette trappe. La pluie continuait de tomber et s'infiltrer à l'intérieur de la prison d'Emily, un filet d'eau, d'une des interstice, dégoulinant en filet d'eau sur la joue de l'agent fédéral qui avait lâcher prise et dont le regard était clos. Son corps était devenu lourd. Au dessus d'elle la forêt était déserte.

Poste de police, deux heures plus tard

Deux heures étaient passées depuis la discussion qu'Hotchner avait eu avec Morgan. Deux heures où personne n'avait revu Morgan. Ils avaient préféré le laisser et ne pas être sur son dos encore une fois. JJ et Rossi l'avait croisé sous la pluie en rentrant, il avait l'air plutôt transis. JJ était revenu lui apporter une couverture et l'agent Morgan était resté assis sur les marches à l'entrée sans rejoindre l'équipe. Il n'était pas encore près. Il avait besoin de temps pour lui et c'est du temps qu'il passa à penser à Emily. Il ne pouvait rien faire. Hotch refusait qu'ils partent en forêt à la recherche de l'agent Prentiss parce qu'il n'avait pas encore un secteur suffisamment précis et il n'arrivait pas à rester dans cette salle de réunion à se tourner les pouces. Il préférait être seul. Mais ce qui allait arriver quelques minutes plus tard allait lui déchirer le coeur mais il ne le savait pas encore. A première vu l'homme qui s'avança vers lui en ayant une démarche assurée et dynamique était un inspecteur de ce commissariat tout à fait normal, voir même banal. Il s'approcha de l'agent et le fixa dans les yeux. Quand il s'adressa à lui Morgan en fut surpris. Avait-on demander à ce qu'on aille le chercher. L'un des membres de son équipe serait venu le faire lui même, ça avait toujours été comme ça, il n'y avait aucune raison pour que cela ne change pourtant aujourd'hui un inspecteur se tenait debout à côté de lui. Derek Morgan se leva pour se trouver à sa hauteur. Les deux hommes se regardèrent un instant. Morgan aurait jurer qu'il n'avait jamais vu cet homme dans les locaux mais il ne pouvait pas le garantir, il ne connaissait pas tout le monde ici et il n'avait probablement pas vu ou fait attention à tout le monde depuis le temps qu'il avait pratiquement élu domicile dans ce poste de police de Caroline du Nord. Ce lieu qui a l'origine leur avait été prêté pour les simple besoin d'une enquête fédéral plutôt classique et habituelle en premier lieu mais qui c'était transformer en une affaire personnelle et une véritable course contre la montre pour sauver l'une d'entre eux devenu la cible d'Elton Mings. Un criminel connu de leurs services et extrêmement dangereux. Tout cela pour en revenir au fait que l'homme qui se trouvait à côté de Morgan semblait avoir quelques chose à lui dire, quelques chose d'important. Il était sérieux et hésitant en même temps.

Derek Morgan : Vous avez quelques chose à me dire !

Homme : Ho... heu... oui, j'ai un paquet pour vous, vous êtes bien l'agent Derek Morgan, je ne me trompe pas .

Derek Morgan : Non c'est bien moi, vous ne faites pas erreur. Un paquet ?

Homme : Il a été déposée il y a 10 minutes par un coursier. Il devait impérativement vous être remis. Personne ne la ouvert.

L'homme tendit le paquet à Derek. Il le prit le paquet entre ses mains et le regarda un instant. Un petit paquet emballé dans du craft. Il se demanda ce que cela pouvait être mais il avait une drôle d'impression, une mauvaise impression. Derek entra à l'intérieur du poste de police où il sentit la chaleur du lieu par rapport au froid de l'extérieur. Il en ressentit aussi des frissons et c'est là qu'il se rendit compte qu'Emily devait être gelé. Il alla se réfugié seul dans la salle où elle avait passer la nuit précédente de façon à être seule. Il s'assit sur le sofa qui était mot à disposition et il ouvrit le paquet plutôt dur mais mou par endroit. L'horreur s'empara de lui quand il découvrit une autre vidéo accompagner d'un morceau de sous vêtement féminin. Pour l'avoir vu quelques fois, il savait sans aucun doute qu'il s'agissait de celui d'Emily. La dentelle blanche lui était reconnaissable. Il serra tellement fort le tissus que la jointure de ses doigts était devenue blanche. Il allait exploser. Il n'avait même pas besoin de regarder la vidéo pour savoir ce que le tueur avait fait. Cet enfoiré avait mit la main sur Emily, cet enfoiré avait déshonoré la femme qu'il aime, il ne s'en sortirait pas comme ça. Ho combien il pouvait imaginer la douleur physique et moral qu'Emily pouvait ressentir à ce moment présent. Il savait aussi qu'elle n'était pas morte. Il n'aurait jamais eu la vidéo entre ses mains dans le cas contraire. Il avait envie de tuer Elton Mings. Son sang ne faisait qu'un tour dans son corps. Il ne pouvait plus attendre. Il allait partir contre les ordres de Hotchner et seul. Seul, il allait braver la nouvelle tempête qui se préparait et seul il allait retrouver Emily. Il ne pouvait plus laisser une minute de plus cet homme jouer avec ses nerfs et il ne pouvait plus le laisser toucher Emily. Il avait fait une promesse à la jeune femme. Il aurait du partir bien plus tôt. Plus rien désormais ne l'en empêcherait. Il mettait un risque à sa carrière mais elle n'était rien comparer à la vie de la femme qu'il avait promis d'aimer et de protéger. Alors quoi qu'il se passe, il partirait et dès ce soir. Derek Morgan enfila la parka chaude qu'il avait emmener avec lui de Quantico. Il prit un sac a dos laisser dans un coin de la pièce où il se trouvait, il acheta des bouteilles d'eau au distributeur du poste de police. Il dévalisa également la boite à pharmacie que l'hôtesse d'accueil lui avait gentiment donné sous des menaces de l'agent Morgan. Et il partie sac sur le dos, chaussures et parka chaude. Plus rien ne pourrait arrêter cet homme de retrouver la femme qu'il aime. Tandis que Derek venait de quitter le commissariat au dernier rayon de soleil, la vidéo et le tissus denteler gisait sur le sofa de la salle de repos abandonnés par son propriétaire.

Forêt de Natahala, sous terre

La pluie n'avait toujours pas cessé et la planque sous terre d'Elton Mings, où Emily était retenue prisonnière s'assombrissait peu à peu. Le jour allait laisser place à la nuit dans moins d'une demi heure. Tout serait noir, à l'intérieur de la trappe et tout sera noir à l'extérieur sous les arbres. Emily Prentiss était toujours inconsciente en haut des marches, le visage aussi près de la porte en tôle qu'elle ne l'aurait jamais espérée. Elle avait le visage noyé par la pluie qui avait coulé en filet sur sa joue. Elle était glacée par le froid. Une fois que le noir avait enfin envahit l'habitacle, l'orage se mit à gronder fortement, de manière répété et régulière. Le bruit finit par réveiller la blessée par un sursaut. Quand elle ouvrit les yeux, elle se trouva plonger dans l'obscurité. Elle se rappela cela dit de ce qui s'était passé et là où elle se trouvait. Elle avait soudain affreusement mal au coeur et une irrépressible envie de vomir et de pleurer. Mais elle se souvient aussi qu'elle avait choisit d'essayer de sortir d'ici. Et elle n'allait pas abandonner. Elle voulait essayer d'ouvrir la porte. Emily essaya de se redresser et elle laissa échapper cri déchirant. Elle avait oublier son bras et son épaule. Elle le ramena vivement vers elle contre sa poitrine et ne bougea pas pendant quelques minutes, le temps que la douleur s'atténue. Parce qu'elle ne disparaissait pas depuis trois jours et aujourd'hui c'était tout son corps qui était meurtrie et douloureux. Emily finit par se reprendre et elle tendit simplement l'autre main au dessus d'elle. Elle toucha enfin la porte. L'effet froid et dure de l'acier lui fit vraiment bizarre, comme un choc. Elle sursauta une deuxième fois quand l'orage gronda encore fortement. Et elle subit un second choc quand elle poussa légèrement sur la porte qui bougea. Mings avait commis une erreur, il avait oublier de refermer la porte après l'avoir violer. Emily poussa sur son genoux doucement pour se hisser. Elle prit sur elle pour appuyer de toutes ses forces sur la porte en tôle qui s'ouvrit doucement avant de se refermer plusieurs. Elle n'avait pas assez de force, elle allait devoir se hisser encore pour s'aider de tout son corps. C'est après de multiple effort et en ne lâchant rien malgré qu'elle n'avait plus aucune envie de vivre, qu'elle réussi à l'ouvrir et elle se prit toute la pluie sur le visage. Elle se hissa hors de sa prison et l'air qu'elle ressentit lui fit énormément de bien mais maintenant une autre question lui venait en elle. Comment partir ? Comment marcher ? Comment s'éloigner de cet endroit et qu'il ne l'a retrouve pas ? Elle en avait aucune idée et elle se remit à pleurer. Elle était terrorisée, seule, sous cette pluie verglaçante, sous l'orage dans l'ombre des arbres. Elle rampa quelques temps avec un bras mais elle était vite épuisée. Elle jouait sa vie, une course contre la montre. Elle devait se lever et essayer de marcher voir courir même si ça lui semblait impossible. Mais elle était libre. Pour combien de temps ? Elle n'en savait rien mais maintenant, elle n'arrêterait pas de marcher si c'était possible où de ramper. Elle ramperait jusqu'à ce qu'elle se trouve assez loin pour que quand Mings reviendrait la voir il ne la repère plus, pour qu'il ne la retrouve plus. Ayant réussi d'atteindre l'arbre au deux tronc, elle s'y posa un bon moment adossé, sursautant sous chaque coup de tonnerre. Maintenant elle était comme dans une jungle où elle allait devoir lutter pour survivre encore, rien n'était terminer. Emily repartie alors s'aidant des arbres pour avancer. Elle avait réussit à se mettre dehors, elle avait la possibilité de faire quelques pas, ce qu'elle n'hésita pas à faire et elle s'accrocherait aux branches, aux arbres, elle ramperait encore dans le silence. Elle s'éloigna alors autant qu'elle pouvait, disparaissant dans la nuit sous de nombreux gémissements qu'elle essaya tant bien que mal de contrôler.