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Mily

Chapitre 20

Hopital Merkson, 2 jours plus tard, 11h du soir

Deux jours venaient de passer. Emily Prentiss était toujours dans le coma. Elle n'avait toujours pas ouvert les yeux depuis son opération. Elle était droguée aux analgésiques et à la morphine pour qu'elle ne souffre pas. Son poux avait retrouvé un rythme régulier ni trop lent, ni trop rapide. Elle avait cependant toujours besoin d'une aide pour respirer. La seule chose qui avait vu une amélioration était l'infection. Elle n'avait plus de fièvre et son visage meurtrie semblait s'être adoucit. On voyait nettement que la souffrance avait quitter le temps d'un sommeil prolongé les traits de sa peau. Derek Morgan était continuellement présent au chevet d'Emily. D'ailleurs on pouvait s'apercevoir que la petite chaise en bois c'était transformé en un fauteuil bien plus confortable. Les médecins avaient finit par avoir pitié de l'agent fédéral. Derek était désemparé de voir la blessée toujours aussi inconsciente et si inerte ce qui ne lui ressemblait point. L'examen gynécologique effectué la veille avait bien confirmé le viol. Même s'il le savait déjà, cela apporta un coup de poignard au coeur de Derek. Cet enfoiré de Mings avait souillé Emily et il n'avait rien pu faire pour l'en empêcher. Le savoir de façon aussi irréfutable était difficile à accepter. D'autant plus qu'une autre nouvelle, tout aussi déchirante voir peut être même plus et tellement inavouable jeta un froid terrible au sein de l'équipe des sciences du comportement. Une nouvelle qui terminerait d'achever l'agent Prentiss. Pour le moment, malgré qu'ils préféreraient la voir éveillé, les collègues de la profiler était presque soulagé qu'elle soit toujours inconsciente.

Les médecins, après 72h de coma, ne semblait pas rassuré pour autant. Emily avait eu le droit à une batterie d'examen un peu plus tôt dans l'après midi. Scanner, IRM, radios, tout y était passé. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps qu'elle se réveille pour faire ce suivi. Pour le corps médical, la patiente aurait du être réveillé depuis bien longtemps. Les résultats des examens n'étaient pas encore tombés. Derek était partit se chercher un café. Il faisait les cents pas dans le couloir. Il avait eu besoin de marcher un peu. Emily était entre de bonne main. Pénélope Garcia était venu veiller sur elle. Elle ne se faisait pas à l'idée de l'horreur qu'avait été cette enquête et de l'issu que celle ci avait été. Elle ne supportait pas de savoir Emily dans un tel état. Et elle s'en voulait également de ne pas avoir permis à ses doigts de fée de trouver plus vite des informations pour permettre de trouver et arrêter Mings. Ils auraient alors pu sauver Emily Prentiss bien plus tôt. Ils aurait pu éviter le pire. Parce que même si Emily était toujours vivante, Le pire était quand même là. La joie de vivre de l'analyste technique semblait s'être envolé depuis ses deux derniers jours. Elle voulait qu'Emily ouvre les yeux. Elle avait sa main posé délicatement sur le bras d'Emily. Elle avait les larmes aux yeux. Elle n'osait rien dire, parler à quelqu'un qui ne vous écoutait pas n'avait jamais été son truc. Penelope avait laissé son ordinateur de côté, elle ne l'avait pas allumé depuis plusieurs heures. Il était hors de question qu'elle fouille dans le dossier médical d'Emily pour savoir si elle avait des séquelles irréversible. Bien sur elle pouvait le faire, elle était capable de le faire mais elle se l'interdisait. Emily n'apprécierait pas de savoir que ses amis avaient fouiller dans sa vie. Il y avait d'autre chose que personne ne devait savoir et qui était annoter dans son dossier. La seule personne qui était au courant d'une seule chose était David Rossi. Il l'avait poussé à parler il a trois ans. Elle lui avait avouer pour son avortement en Italie au moment où elle n'était encore qu'une adolescente rejeté par tout le monde. Aujourd'hui elle avait du monde autour d'elle et elle ouvrirait peut être plus jamais les yeux. La pensée avait effleuré Garcia. Elle devait enlevé de sa tête cette idée. Il était hors de questions d'avoir en tête des choses aussi noir, aussi tragique. Pénélope Garcia était la personne qui espérait le plus dans l'équipe parce qu'elle disait qu'elle voulait quoi qu'il en soit gardé ses sentiments et son âme humaine. Elle n'était pas une machine, elle voyait toujours les choses positivement. Maintenant elle devait arrêter de broyer du noir et positivé pour son amie. Elle la regarda dans les yeux, sans avoir de retour. Le temps sembla s'arrêter. Pourtant les minutes défilaient. Derek avait eu le temps de faire une dizaine de fois des allés retour dans le couloir et de boire deux cafés. Quand il revient près de la chambre il jeta un coup d'oeil par la vitre. Il avait espéré qu'en partant faire un tour, et en revenant quelques temps après. Que la rayonnante Pénélope, aide Emily a ouvrir les yeux. Mais au contraire il vit une scène terrible. Pénélope serrait doucement le bras d'Emily tandis qu'elle pleurait en silence le regard droit sur l'agent inconscient. Ça lui fendit le coeur, il entra alors et vient s'assoir à côté de Pénélope et il mit une main sur son épaule.

Derek Morgan : Elle ne voudrait pas que tu pleurs je crois.

Pénélope Garcia : Toi Derek tu oses me demander de ne pas pleurer... Je t'ai vu tu sais. Tu attends qu'on ai le dos tourné mais je t'ai vu pleurer

Derek Morgan : Je ne veux pas la perdre. Et c'est dure d'accepter tout ce qui se passe.

Pénélope Garcia : tu sais je t'en ai voulu que tu ne m'ait rien dit pour toi et Emily, j'ai été aussi jalouse parce que je n'étais plus t'as puce la seule et l'unique - Elle esquissa un sourire à cette pensée. - Mais je te préviens Derek, tu as intérêt à la protéger et à être là pour elle. Je veux qu'Emily soit heureuse. Que vous soyez heureux.

Derek Morgan : Je te remercie de ta bénédiction et je te promets que je l'a rendrait heureuse. Que je lui redonnerais goût à la vie. Je ne suis plus le tombeur de ses dames. Je suis un homme fidèle. Promets moi de sécher tes larmes hein !

Pénélope Garcia : C'est dure de la voir comme ça.

Derek Morgan : Je sais Pénélope, je n'arrive pas à m'y faire et les médecins ne savent rien nous dire. J'ai essayer de voir s'il y en avait un dans les couloirs mais à cette là tout est vide.

Pénélope : Tu crois qu'elle va s'en tirer. Qu'elle va revenir parmi nous ?

Derek Morgan : Je ne tiens que grâce à ça...

Pénélope Garcia : Tu ne m'as pas dit, toi et Emily c'est arrivé comment ?

Derek Morgan : Un soir à Vegas, tu sais bien que je ne dors jamais quand on va la bas !

Pénélope Garcia : Je ne croyais pas Emily aussi fêtarde que ça ! En général, elle est la première couché et elle se prends un mal de crâne le lendemain !

Derek Morgan : Avec Derek Morgan, les soirées ne sont jamais les même.

Pénélope Garcia et Derek Morgan assis l'un à côté de l'autre esquissèrent un sourire. Le premier depuis des jours. Derek était content que Pénélope ne se morfonde pas. Bien évidemment pour lui s'était une autre histoire. Il se refusait de promettre quoi que se soit à quelqu'un parce qu'il ne tiendrait pas parole. La situation était trop douloureuse pour lui. D'ailleurs personne n'arrivait à le sortir de l'hôpital, ni ne voulait le faire. Il savait que cela était très important pour Derek de rester près d'Emily. Pénélope Garcia se leva de sa chaise sous le regard interrogateur de Derek. Il se demandait pourquoi elle s'était redressé soudainement. Elle lui répondit en souriant que des fleurs dans cette chambre apporterait un peu de gaité et qu'elle partait en acheter. Bien évidemment elle n'en trouverait pas à cette heure bien avancer de la soirée mais elle les amènerait le lendemain matin de bon heure. Elle rajouta que Derek devrait faire attention à lui et qu'il ne devrait pas hésiter à se reposer un peu. Derek fit un sourire, Pénélope Garcia était la seule personne a qui il autorisait à prendre soin de lui. Il ne lui en voulait pas de réagir comme ça et de se soucier de lui, il ne lui en ferait jamais la remarque. Il l'a laissa alors s'en aller et il se retrouva de nouveau seul avec la femme qu'il aimait le plus au monde. Mais la fatigue se faisait ressentir. Il ne tient pas longtemps éveillé, ses yeux sombrait et se fermait tout seul. Il avait attraper une petite couverture, il avait froid probablement du a la fatigue. C'est en essayant de lutter désespérément pour rester conscient qu'il s'endormit sur le coup de 3h du matin avachi dans le fauteuil la tête penché sur le côté. L'infirmière l'avait vu s'endormir mais elle l'avait laissé ici. Elle se dit que si l'agent Morgan avait voulu aller se reposer, il l'aurait fait mais il semblait que ce n'était pas le moment d'interrompre son sommeil. Et le contact physique entre Emily et Derek apaisait l'agent Morgan.

Sur les coup de 5 heures du matin, la fenêtre de la chambre entre ouverte laissait passer un léger courant d'air. On aurait pu croire que le frémissement du bras était du à cet air frais mais le léger mouvement qui suivi laissait paraître bien autre chose. Emily Prentiss souleva son bras d'à peine un centimètre. Elle s'agitait doucement. Son buste aussi frissonna. Elle n'arrivait pas à ouvrir les yeux comme si du plomb avait scellé ses paupières. Les muscles de son visages s'étirèrent en laissant l'empreinte d'une grimace. Un deuxième mouvement suivit. Sa tête roula délicatement sur le côté, mais pas suffisamment, une atèle cervicale et claviculaire minimisait ses mouvements. Elle sentit quelques choses sur son bras gauche. Elle le souleva encore une fois doucement, elle essaya de retirer ce poids qui était posé sur elle. Elle parvient a faire papillonner ses paupières. Il faisait assez sombre dans la pièce, elle ne fut pas ébloui. Mais elle n'arrivait pas à garder les yeux ouvert trop longtemps. Elle était complètement désorienté. Les analgésiques et la morphine lui évitait de souffrir mais la ils plongèrent dans un profond et épais brouillard cotonneux. Elle ne savait pas vraiment où elle se trouvait, ce qui se passait autour d'elle. Elle était effrayé par son réveil. Elle avait envie de pleurer parce qu'elle était complètement perdu dans sa tête, il lui était impossible de se rendre compte de ce qui se passait autour d'elle et pour elle. Ça lui rappela de très mauvais souvenir. Elle avait le sentiment que rien n'était terminé, qu'on jouait encore avec elle, qu'on la manipulait. Elle se sentait grandement droguée... Des larmes s'échappait de ses yeux. Ses paupières peinaient à rester ouverte, la panique s'empara d'elle surtout qu'elle se sentait limité dans ses mouvements. Elle persista sur le poids qu'elle sentait sur son avant bras. Elle fit un effort pour agiter son bras, agitation trop perceptible pour qu'il se dégage. La peur emballa son coeur. L'électrocardiogramme s'intensifia, les sons semblèrent plus rapide et irrégulier. Le réveil était difficile pour l'agent Prentiss. Elle était déboussolée.

Dans la chambre, Derek sentit que quelques choses n'était pas normal et il eut raison de le croire, il se réveilla soudain. Il s'était enfermé dans un sommeil léger qui lui permettrait dans tous les cas de ce réveiller. Il entendit et vit l'électrocardiogramme s'affoler. Il retira sa main et s'aperçut que le bras de l'agent Prentiss bougeait légèrement. Il se leva et se précipita sur elle de toute évidence, elle se réveillait. Elle pleurait, elle était effrayé. Il fallait qu'il l'a calme et qu'elle s'aperçoive qu'il était là, lui Derek Morgan, l'homme qui lui voulait du bien.

Derek Morgan : Emily, calme toi. C'est Derek, tu es à l'hôpital, tu comprends. Ça va aller ! Regarde moi, respire profondément, détends toi.

Emily Prentiss : Hummm... Elle secoua doucement la tête.

Derek Morgan : Ne bouge pas, je vais appeler une infirmière, ne t'inquiète surtout pas.

Derek Morgan se précipita dans le couloir et il appela une infirmière sans quitter la chambre d'Emily du regard. Il appela deux, trois fois avant que quelqu'un daigne se déplacer. En entrant l'infirmière constata le réveille de sa patiente. Et la panique qui l'avait envahit. Elle commença par lui donner des anxiolytiques. Ensuite, elle vérifia ses constantes. Le poux battait trop vite. Elle devient alors psychologue le temps qu'Emily se calme. La jeune femme était intelligente et malgré le brouillard qui l'envahissait, elle comprit qu'on l'incitait au calme. Elle voulait comprendre où elle se trouvait. Emily ramena son bras vers pour retirer le masque à oxygène mais elle remarqua que sa main était plâtré et que son bras était recouvert de bandage sur la plus grande superficie. N'y parvenant pas elle se contenta de mimer une gène au niveau de sa respiration pour que quelqu'un le lui retire. Agiter son visage comme elle le fait en essayant d'enlever le masque fit comprendre à Derek et à l'infirmière de le lui enlever. Le changement d'air et le temps de s'habituer à respirer toute seule, Emily crut étouffer. Elle respira à plein poumon trop rapidement mais elle se calma doucement. Les anxiolytiques commençait à faire leurs effets. Elle fit un effort pour ouvrir les yeux un peu plus et elle se concentra pour distinguer les deux personnes présentes dans la pièce. L'infirmière la rassura en mettant ses talents de psychologue à l'œuvre. Emily avait un regard interrogateur, elle voulait savoir qui était dans la pièce. Elle fixa l'un après l'autre l'infirmière et Derek Morgan. Elle s'arrêta plus longtemps sur l'agent fédéral. Elle ne lâcha pas le regard surtout. Et elle le reconnut. Elle n'écoutait déjà plus l'infirmière et elle tendit son bras vers Derek. Elle le laissa retomber par manque de force. Derek Morgan s'approcha, il avait comprit qu'elle voulait qu'il soit près d'elle. Elle l'appelait. Il se mit à sa hauteur et caressa tendrement son épaule et il lui parla avec une voix posé et calme.

Derek Morgan : C'est Derek, Emily ! Tout va bien, continue de me regarder, tu es en sécurité ici, sèche tes larmes, je suis là, je ne te lâche plus.

Emily Prentiss : Derek...

Derek Morgan : Oui c'est moi ! N'essaie pas de parler.

Emily Prentiss : Je...je peux...pas bou-ger... Je... suis... si...fatiguer...

Derek Morgan : C'est normal économise tes forces, tu es à l'hôpital, tu as subit une opération importante. Tu étais gravement blessée. Mais tu t'en est sortie, tu as gagné Emily, tu es sortie d'affaire.

Emily Prentiss : Derek...

Derek Morgan : Mings a été tué. C'est finit.

Emily Prentiss : Je... Les larmes lui virent très vite.

Derek Morgan : Tu vas t'en remettre, je suis là, et je reste, je vais nul part, tu devrais dormir un peu Emily.

Emily pleura a chaudes larmes. Tout ce qu'elle avait dans la tête était beaucoup trop douloureux. Elle se rappelait tout ce qui c'était passé dans cette trappe pendant ses quatre jours, elle se rappelait du moindre détails, de la moindre odeur, de la moindre douleurs, du moindre cou. Du moindre attouchement que Mings lui avait fait. Elle n'avait pas la force de dire quoi que ce soit maintenant. Elle avait besoin de se reposer. Les émotions qu'elle avait en elle était beaucoup trop forte. Elle se retrouvait face à son compagnon qui lui voulait tout le bien du monde et elle n'était pas capable de sortir le moindre mot, ni d'expliquer ses grosses larmes. Elle n'avait jamais été faible jusqu'à présent, et elle se sentait si fébrile, si faible. Elle ressentait un mal-être considérable. Et elle se mura dans le silence. Elle se contenta uniquement de secouer la tête positivement pour ce qui était de se reposer. Derek la laissa se reposer, elle venait de se réveiller mais elle allait se rendormir. Demain matin, elle serait bien plus calme et il pourrait parler avec elle plus posément. Elle devait se poser des questions et il y avait de nombreuses réponses que l'équipe pourrait lui donner. Il pourrait également évaluer son état psychologique et les analgésiques ferait un peu moins d'effet de façon à lui redonner un peu de sensation que les médicaments lui enlevait actuellement. Elle aurait également les idées bien plus clair et ne se sentirait pas dans un flou visuel et psychologique. Derek resta près d'Emily dans le fauteuil. Elle avait besoin de se reposer. Il la regarda plus tendu que tout à l'heure, les traits tirés, le visage perturbé. C'est à ce moment précis que Derek se rendit compte de la responsabilité qu'il avait sur ses épaules. Il était le compagnon de la femme la plus désemparé qu'il connaissait. Une femme d'une force de caractère impressionnante qui avait perdu cette faculté en a peine quatre jours. Il comprit que le chemin allait être très dure à parcourir d'autant plus qu'il avait eu un aperçut de l'enferment personnelle d'Emily à ce réveil. Elle avait pleuré devant lui mais elle avait voulu lui dire quelque chose, et s'était abstenu. Et lui, l'agent qu'elle avait choisit pour vivre sa vie avait a lui dire une nouvelle qui l'anéantirait, et il était hors de question qu'un médecin le face à sa place. Et il le ferait dans un moment propice au calme. Il ne pouvait pas prévoir un scénario. Il improviserait au moment présent, quand il verrait que le moment était venu de lui annoncer. Mais il ne pourrait pas tarder non plus. Le temps avait son importance. Mais les larmes couleraient, il n'avait pas à le parier. Il ne l'avait toujours pas digéré de son côté. Alors l'épreuve serait de taille pour Emily. Il vit toujours les larmes glissés sur le visages d'Emily. Il attendit patiemment qu'elle s'endorme, Il lui caressa le bras pour soulager son chagrin. Elle se laissa bercé et elle s'endormit quelques heures. Derek partit alors se chercher un café et il partit soufflé dehors quelques temps. Il avait besoin de remettre ses idées clairs. Il faisait encore nuit, il avait le temps de réfléchir à comment gérer la situation. Il appellerait également l'équipe du département des sciences du comportement pour leur annoncer le réveil d'Emily.