Je vous propose enfin la suite après cette longue absence ! Pardonnez moi ! J'espère qu'elle vous plaira !
Chapitre 32 :
Jessica Ligton était au service du FBI depuis maintenant dix ans. Psychologue/Psychiatre renommé, elle fit ses débuts au département d'état de Pennsylvanie. Le départ à la retraite de John Casey, l'ancien psychologue du bureau de Quantico fut la plus belle promotion de carrière du docteur Ligton. Elle était chargée de toutes les, évaluations psychologique des agents fédéraux du bâtiment. Elle était à l'écoute de chacun d'eux et elle recevait régulièrement les portraits de tueurs. Elle était d'une grande aide pour les équipes des différents départements. Récemment, son dernier patient avait été l'agent Aaron Hotchner à la suite de l'assassinat de sa femme Haley. Depuis, l'homme rigide qui dirigeait l'unité des sciences du comportement passait la voir pour solliciter son aide ou simplement parler. Elle avait été mise en garde contre certains agents difficiles à apprivoiser. Aaron Hotchner avait fait partie de la liste. Elle estimait qu'elle avait réussit un pari ce qui lui donnait la confirmation qu'elle était doué. Ce jeudi 10 Novembre, lorsque l'agent Aaron Hotchner entra dans son bureau, la demande fut différente. Il n'était pas venu pour parler de lui, ni pour s'assoir confortablement dans son fauteuil sur le divan qui l'avait souvent accueilli. Sa demande était tout autre, il venait pour aider une amie. Jessica savait que l'agent Prentiss avait été victime d'un enlèvement. Séquestrée durant plusieurs jours, elle avait subit toutes sortes de tortures physiques et morales. Jessica Ligton apprenait seulement maintenant que la jeune femme avait voulu mettre fin à ses jours. Elle avait absolument besoin de son aide. Cependant, Aaron Hotchner la mit en garde qu'Emily Prentiss réagissait un peu comme lui, elle ne se confiait pas facilement et elle gardaient ses sentiments au point de la ronger de l'intérieur.
Emily Prentiss était bien assise dans son lit le regard fixé sur l'agent Aaron Hotchner qui quittait l'infirmerie pour la laisser seule avec le docteur Ligton. Elle ne voulait pas se retrouver seule avec une psychologue, elle ne saurait pas quoi lui dire. Malheureusement ses craintes venaient de se concrétiser et elle était définitivement seule avec Jessica. Le médecin lui avait injecté dans sa perfusion un anxiolytiques pour qu'elle n'angoisse pas et qu'elle reste calme. Elle avait protester devant son collègue l'agent David Rossi, avait même supplier pour qu'on ne la drogue pas au médicament mais après la gravité de l'acte qu'elle avait commis personne n'osa contredire les indications médicale. David Rossi avait même précisé que c'était pour son bien et pour l'aider à aller mieux. Mais cela dit, il n'était pas entièrement convaincu de cette idée. Emily Prentiss c'était alors retrouvé seule contre tous et elle n'avait pas revu Derek depuis qu'elle lui avait demandé de l'aider à mourir. Lui en voulait-il d'avoir demander l'interdit ? Lui en voulait-il de son comportement ? Elle n'en savait rien mais elle en était malheureuse. Lorsque Aaron Hotchner fut hors de vu, Emily se sentit encore plus seule mais terriblement observé. Elle n'eut d'autre choix que de tourner son regard vers la femme qui avait déjà commencer de l'étudier. Elle détestait l'idée de se sentir comme un animal en cage et elle avait comme un pressentiment que si elle se taisait, la psychologue ne la laisserait pas de si tôt. Le problème c'était que le silence devenait bien pesant et qu'elle n'avait aucune idée pour l'alléger. Elle ne savait pas par où commencer ni si elle voulait le faire. Elle regardait ses mains et commençait à se ronger les ongles. Preuve irréfutable qu'elle était trop stressée et mal à l'aise. Elle fut presque soulager quand Jessica Ligton brisa le silence malgré qu'elle redoutait la moindre de ses questions.
« Vous n'avez pas de raison de paniquer agent Prentiss, je suis là pour aider. Vous n'aimez pas les psychiatres, ni parler de votre vie, de ce qui vous tracasse. Je ne souhaite pas vous mettre mal à l'aise, vous bloquer, mais il est évident que vous souffrez. Commença Jessica. Vous avez vécu un passage de votre vie traumatisant et personne ne vous en veut d'en souffrir. Mais vous vous entêtez à le garder pour vous. A vous enfermer dans votre souffrance au point de n'en voir aucune issus. Vous vous rongez les ongles, il est évident que tout ce que vous ressentez et vous souvenez vous stresse. Racontez moi ? Je ne suis pas là pour vous juger, je suis là pour vous écouter et vous apporter des solutions. Racontez moi ce que vous avez vécu.
Tout le monde sait ce que j'ai vécu... Ne me replongez pas la dedans... demanda Emily
Vous y êtes déjà dedans sinon pourquoi vous en êtes venu à vouloir vous suicider ? Demanda Jessica pour la faire réagir.
J'ai déjà dit que j'étais désolée, j'étais désespérée.
Vous l'êtes toujours agent Prentiss. Vous avez survécu à l'horreur et vous avez besoin de l'extérioriser pour le comprendre.
Je ne veux pas en parler. Répondit catégoriquement Emily avant d'entendre un bruit, de tourner la tête vers la porte d'entrée de l'infirmerie et constater qu'il n'y avait personne.
Vous pensiez que quelqu'un viendrait ? Demanda la psychiatre.
Je ne sais pas, Karl Hamilton s'est échappé de prison. Maintenant, je suis en danger et j'ai personne qui est resté avec moi pour me protéger.
Vous n'êtes pas seule, vos collègues ne sont pas loin et je suis dans cette pièce avec vous. Tant que vous resterez ici dans ces lieux vous pourrez vous sentir en sécurité.
Je ne crois pas... Mon équipe veut le faire venir ici. Je n'aurais pas la force de supporter ça. J'ai voulu m'enfuir à travers cette overdose. Je croyais que ça serait la solution mais les affronter tous un par un après ce que j'ai fait est encore plus douloureux.
Vous culpabilisez alors que vous n'avez aucune raison de le faire.
J'ai voulu abandonner Derek et j'ai refusé de laisser une chance à notre enfant. Emily ne devait pas se laisser submerger. J'ai avorté et je m'en veux, je croyais que je ne serais pas capable de m'en occuper. Je ne sais même pas m'occuper de moi. Je ne fais plus confiance à personne même pas à Derek et je m'en veux parce que je l'aime, je l'aime du fond du coeur et ça me fait mal au coeur. Je ne veux pas qu'il me voit comme je suis maintenant.
C'est ce qui c'est passé dans cette forêt qui vous traumatise pas toutes ses choses que vous énumérez. C'est une conséquence qui est arriver parce que vous n'êtes pas parvenu à surmonter les blessures subit là bas. Emily avait tourné la tête et semblait être retourner dans son lieu de captivité et elle n'écoutait déjà plus Jessica. Emily vous avez honte de ce qui c'est passé dans cette cave parce qu'on vous a maltraiter au point de ne plus vous considérer comme un être humain. Vous avez tout en mémoire et je crois que vous le revivez alors que je vous parle. Qu'est ce que vous voyez ? Qu'est ce qui vous donne ses envies de suicide ?
Ses femmes ont été séquestrée pendant des jours dans le froid. Elles ont suppliés et pleurés pour qu'on vienne les sauver, pour qu'on les sauve de cette cave immonde. Et personne n'est venu les sauver . On aurait du arriver à temps. Elles avaient toutes une famille, quelqu'un qui les attendaient. Il y a désormais quelqu'un qui les pleure, et nous ne sommes pas arrivé suffisamment tôt. Elles étaient déjà mortes. La légiste à parler de déshydratation, de fractures, brulure, ecchymoses... elles ont terriblement souffert sans parler du viol qu'elles ont subit... Elton Mings n'avait pas le droit de leur faire du mal.
Il vous a aussi fait du mal tenta Jessica en voyant qu'Emily se cachait derrière les victimes. Toutes ces choses dont vous parlé, il vous les a faites n'est ce pas ? Vous en parler à leur nom en énumérant ce que vous même avez subis. Vous aussi, vous avez été une de ses femmes. »
Emily commençait à trembler, Jessica avait vu juste et il ne fallait pas être psychiatre forcément pour déceler cela. Emily souffrait de ce qui lui avait été fait. Jessica allait avoir pour mission de lui faire accepter ce qui lui avait été fait et le fait qu'elle pouvait avancer sans crainte, lui montrer qu'elle pouvait revivre normalement. Elle prolongeait l'horreur en paniquant, en la gardant pour elle sans faire sortir ce qu'elle était la seule a avoir en tête. Personne n'était présent lorsqu'elle se faisait battre, qu'on la brulait, la droguait et la violait. Personne n'était là quand elle luttait seule dans le froid pour échapper à son bourreau et ne pas mourir. Emily Prentiss pleurait parce qu'elle savait qu'elle était l'une de ses femmes blessée à la seule différence qu'elle avait survécu et qu'elle gardait en elle toutes ses atrocités. Elle avait honte, une honte trop grande et trop intense qui la rendait malheureuse. Jessica laissa Emily Prentiss reprendre ses esprits et sécher ses larmes. Elle ne voulait rien rajouter pour ne pas braquer l'agent fédéral, parfois les silences incitaient les patients à se confier. Et par expérience Jessica savait qu'Emily ne tiendrait pas longtemps dans son mutisme. Elle le vérifia à peine une dizaine de minutes plus tard. Elle n'eut pas besoin de calmer la jeune femme allongé dans le lit face à elle, ni de prendre la parole. Emily ne la regardait peut être pas et elle semblait peut être ailleurs mais elle brisa elle même le silence.
« Ils étaient deux mais jamais ensemble. Je ne savais jamais avec lequel je me trouvais. Quand j'ai repris connaissance, je n'étais plus tout à fait moi même et je ne distinguais pas les lieux. Il faisait extrêmement froid et c'était d'autant plus dure lorsque mes pieds étaient nu. Je ne voyais rien mais je sentais, j'entendais. Ce souvenirs de bois mouillé et de fer me donnait envie de vomir. Ma tête tournait tellement. Mais j'oublierais pas de bruit de métal raclé le sol. C'est là que mon calvaire à commencer. J'avais un espoir infini pour que mon équipe me retrouve vite, les premiers coups m'ont brisés les mains et les pieds alors que j'étais déjà attaché par des chaines. On ne savait pas que les deux affaires étaient lié et quand j'ai découvert que l'homme que j'avais permis d'enfermer se trouvait près de moi je savais que j'allais devoir être courage, j'imaginais ce qui m'attendais mais j'étais loin des souffrances qu'il m'a fait subir. Quand l'homme qui vous répugne le plus déboutonne votre chemise, embrasse votre cou, redescends jusqu'à votre ventre en prenant le temps de vous montrer qu'il a les règles du jeu, j'avais si peur et j'avais subit tellement de coup, j'étais au bord de la nausée. Et il ne me lâchait pas, baladant ses lèvres et ses mains sur ma peau pour mieux m'achever. On pourra me dire que je n'avais rien a perdre, hors je voulais garder ma dignité. Et il me la enlever en me faisant vivre l'humiliation qui a suivit. Il avait emprisonné ses mains autour de mon cou, je ne pouvais plus respirer, une alternative pour m'empêcher de me débattre contre le viol qu'il allait me faire subir. J'aurais préférés perdre connaissance ou mourir sous les paumes qui écrasait mon larynx. Ressentir le dégout, la honte et le vide qui m'habite encore maintenant c'est inhumain. Il m'a tuer d'une certaine façon et il savait qu'en faisant ça j'appartiendrais à sa collection. Il me hante. Je le sens toujours sur ma peau, je vois l'amour comme une haine, une douleur insupportable. Il m'a marqué à vif. Vous comprenez ce que ça représente de ne plus pouvoir se regarder dans un miroir, de ne plus s'aimer. Cette marque, il l'a dessiné sur ma poitrine. Il a abimé ma féminité... Je... J'ai subit tellement de coup, je ne supportait plus la douleur, je sombrais, la drogue m'abrutissait et accentuait ma douleur moral. J'ai vomi là bas... - Emily avait envie de pleurer – j'ai eu des fuites, j'ai uriner sur moi...
Vous pouvez prendre votre temps, tout va bien Emily. La psychologue l'écoutait avec attention
J'avais rien a avaler, je n'avais pas d'eau, la seule fois où on m'en a apporter, je n'arrivais pas à la boire parce que j'étais si fiévreuse et je toussais tellement que c'était devenu trop douloureux de faire l'effort d'avaler. Il me mettait au supplice et il est devenu après ça beaucoup plus violent, je ne pouvais pas me relever, je croyais vraiment que j'allais mourir, qu'il me restait tellement peu de temps, que je ne reverrais jamais ma famille ni mes amis.
Comment vous êtes sortit de cet endroit ? Demanda Jessica avec délicatesse
Il venait de... de me violer... J'étais tellement blessé que remettre mes vêtements étaient quasiment impossible. Je ne me souviens même plus si j'ai réussi a attacher les boutons qui restait sur ma chemise, ni si le bouton de mon pantalon l'était également. Il ne m'attachait plus depuis quelques temps, je n'étais plus capable de tenir tête par la force, ni par la parole. Mais je refusais de le supplier, je n'étais plus personne et quoi qu'il fasse je savais désormais qu'il y parviendrait. J'étais même prête à lui demander de me tuer pour que douleur cesse. Mais il est partie en me laissant comme un déchet avec la tempête qui faisait rage dehors. L'air était glacial et mes doigts étaient gelés, mais je devais avancer et je ne pouvait pas marcher. J'ai rampé sur le sol humide en m'aidant de mes mains. J'aurais hurler tant j'avais mal. Et je me suis hissé marche après marche jusqu'à atteindre la trappe de métal. Seulement je n'avais plus de force pour l'ouvrir et je ne me souviens plus. Je me suis retrouver seule dans le noir au milieu des bourrasques de vent à avancer dans la boue. Je me suis écroulé au moment où des voix ont retentit dans le grondement de l'orage. J'étais terrorisée. Je délirais, j'étais malade.
Et ces jeunes gens ils vous ont sauvés ? Ils vous ont emmenés à l'hôpital ? Emily ce n'était le moment pour vous de mourir cette nuit là, vous aviez une bonne étoile, et vous aviez envie de vous battre même si vous me dite le contraire. Vous vouliez retrouver vos proches, vous ne vouliez pas mourir et être abandonné sur le bas côté d'une route comme les autres victimes. Vous vous étiez battu pour qu'il aille en prison, vous ne vouliez pas qu'il gagne et vous l'avez battu.
Je... Je veux qu'on arrête...
N'ayez pas peur, n'ayez pas honte, tout ce que vous osez dire aujourd'hui va vous faire du bien, vous libérer.
J'ai en tête les moindres détails. En quoi des mots pourront m'aider a part m'humilier un peu plus.
Vous n'oublierez pas, vous n'oublierez rien de ce qui c'est passé mais vous pouvez apprendre à vivre avec. La première chose sur laquelle vous allez devoir travailler est votre image, vous ne vous aimez plus et il est important que vous appreniez à vous appréciez de nouveau. Vous ne serez plus jamais la même personne et votre corps ne le sera plus non plus. Vous vivrez avec des cicatrices, votre brulure à la poitrine, si vous ne la regardez pas, vous effectuez un déni. Vous devez accepter que ces horreurs sont arrivé. Vous devriez vous regardez dans un miroir et trouvez les petites choses que vous aimez encore en vous. Vous vous cachez derrière des vêtement ample et triste pour vous oublier alors que vous avez si je me souviens bien une jolie silhouette. Je ne parle pas de mettre des décolleté ou ce genre de chose mais de mettre simplement en avant la ligne de votre corps. Essayer de vous maquiller un petit peu.
Je préfère me cacher, je ne pourrais jamais, regardez moi, je suis laide.
Vous n'êtes pas laide, simplement blessée. Mais les blessures physiques et les hématomes partent avec le temps. Oui ça je sais, cela dit je garderais toujours des cicatrices aux mains qui me le rappelleront sans cesse et il y a aussi des blessures invisibles qui font que je me déteste, que je déteste mon corps.
Et quelles sont ces blessures qui vous font souffrir ? Demanda la psychiatre.
Elton Mings m'a fait la haine, je ne peux plus faire l'amour, j'ai comme le corps en cendre, une envie de me pendre, c'est dure à comprendre mais c'est un coup dure pour moi, ça me blesse au plus profond de mon corps, ça laisse des cicatrices gravé au bord de mon coeur et profondément dans mon âme. Et Derek me dit qu'il m'aime, je l'entends me répéter qu'il m'aime, que je suis belle à regarder, qu'il a toujours envie de moi et qu'il m'attendra. L'homme qui m'as trainée, salie et puni a laissé en moi le dégout de l'amour, il m'a fait rejeté l'enfant qui grandissait en moi et qui avait un père aimant et doux. Derek croit en moi, pendant que je doute, et chaque fois il me ramasse pendant que je continue ma chute... Je l'ai déçu, j'ai choisi d'avorter de notre enfant et j'ai voulu me suicider croyant que je me sentirais mieux. C'est encore pire maintenant.
Vous pensez que vous ne parviendrez pas à vous sortir de ce fardeau qui vous fait mal ?
Comment je pourrais c'est si profondément ancré en moi...
Vous pouvez, vous êtes une femme forte, qui sais se battre agent Prentiss, vous l'avez prouvez de nombreuses fois depuis que vous travaillez dans ce département. Dites moi une chose, pour quelle raison avez vous eu la détermination de sortir de votre prison ? Si vous étiez brisé et que plus rien n'était possible, vous n'auriez pas cherché à vous échapper et pourtant au plus mal, blessée et incapable de marcher, vous vous êtes hissez hors de votre caveau pour vous enfoncer dans la forêt et vous éloigner de votre bourreau. Vous avez fait tout ça après les tortures et le viol qu'il vous a contraint de supporter. Vous êtes une femme courageuse et vous ne vouliez pas mourir. Aujourd'hui grâce à cette force qui vous a sauvé, vous avez la chance d'être en vie, parmi nous, d'avoir un homme qui ne vous rejette pas et qui est prêt à être là pour vous soutenir.
Pourquoi ? Je n'ai pas pris le temps de me poser la question.
Vous n'avez pas prit le temps de regarder le meilleur de cette terrible épreuve. Vous êtes resté bloqué sur le plus difficile.
Si vous saviez la place que l'horreur peut prendre en nous. Il monopolise l'attention.
Les belles choses, l'amour qui n'a pas disparut en vous le combattra. Vous avez trouvez la force de sortir de votre prison parce que vous ne vouliez pas mourir loin de l'homme que vous aimiez vous avez tenu jusqu'à le revoir, vous avez été au delà de vos douleurs pour vous échapper. Ce qui est de l'enfant et de la culpabilité que vous ressentez à ce sujet. Rappelé vous que vous avez prit la décision ensemble de ne pas le garder, que la situation était compliquer pour accueillir un nouveau né maintenant.
Comment vous savez tout ça, je ne vous en ai pas parlé...
Il se trouve qu'avoir discuté avec l'agent Morgan me permet dans une autre mesure de vous éclairer.
J'étais persuadé qu'il m'en voulait pour ça...
Non détrompez-vous, il veut le meilleur pour vous et il veut vous retrouver. Et en aucun cas il ne vous abandonnera. Il peut, peut-être, être maladroit, ne pas savoir comment réagir dans certaines situation ou réaction que votre traumatisme peut engendrer mais il veut votre bien et il ne veut pas assister à votre enterrement, il ne veut pas écrire le discours qu'il fera partager à votre famille et vos amis.
Je ne sais pas comment remonter, comment oublier et ne plus faire tous ses cauchemars. A chaque fois que je ferme les yeux, ça arrive... et je n'arrive pas a dormir, je me sens tellement vulnérable.
La confiance Emily, ne gardez pas en vous votre souffrance et appuyez vous sur vos amis, sur votre famille. Et chaque jour vous verrez une différence. Ça sera long mais avec du courage et de la volonté vous pouvez y arriver. Et dans les moment plus difficile restez entouré des personnes qui vous veulent du bien.
Pourtant même en restant près de ceux que j'aime, je ne me sens pas bien, je me sens en sécurité c'est vrai cela dit j'ai une boule au ventre en permanence.
L'homme qui est responsable de votre état est mort agent Prentiss.
Mais le dernier responsable du complot de mon enlèvement est actuellement à ma recherche, je ne suis pas en sécurité et s'il me trouve je n'y survivrait pas.
Votre équipe est prête à vous protéger, si vous vous êtes réfugier dans ce bâtiment c'est pour que l'homme qui vous recherche ne vous trouve pas. Ces agents du FBI que vous considéré comme votre famille savent très précisément ce qu'il font. Ils ne permettront pas une seule seconde que du mal vous soit encore fait.
J'ai eu tord d'avaler tout ces comprimés.
C'est un acte désespéré auquel vous avez eu recours. Une façon pour vous d'exprimer que vous ne vous en sortez pas. Une façon de demander de l'aide. Et maintenant vous aller vous laisser portez par les personnes qui vous veulent du bien.
Merci docteur, j'ai toujours été réfractaire à l'idée de parler de moi, de mes problèmes. Cependant je crois que les miens sont grave actuellement et que c'est difficile. Je vais essayer de leur faire confiance.
Vous accepteriez de reparler de tout ça de temps en temps ?
Comme une thérapie ?
Non, voyez le plutôt comme une aide, pas une obligation, une main tendu pour que vous vous retrouviez. Vous avez besoin de ça.
D'accord, mais je ne veux pas de bureau fermé avec le divan au milieu de la pièce et vous les jambes croiser, une feuille de papier dans la main à noter tout ce que je dirais. Je veux quelques chose de simple, d'informel, je ne pourrais jamais parler de tout ça autrement même si vous connaissez mon histoire.
Je crois que ça pourra s'arranger s'il suffit simplement de ça pour que vous redeveniez vous même. Maintenant je crois que vous devriez passer un peu de temps avec la personne qui vous aime le plus. Je vais vous laisser, il est à côté. »
Emily lui donna un simple sourire et elle reposa sa tête sur l'oreiller. Après tant de révélation il était tant pour elle de se reposer. Elle était encore affaiblie par la tentative de suicide qu'elle avait mené et elle avait besoin de récupérer. Il lui faudra des forces pour surmonter son traumatisme et se retrouver en tant que femme, agent et compagne. Elle accepta que Derek vienne à ses côtés. Le contact visuel fut suffisant entre eux deux. Derek laissa Emily se reposer. Il parlerait un peu plus tard. Derek Morgan savait également qu'Emily sortirait de l'infirmerie en fin de journée. Avec l'aide de Pénélope Garcia et de JJ, ils avaient aménagé une des salles de repos pour qu'Emily se sente chez elle et surtout qu'elle soit détendu.
Tandis qu'Emily dormait paisiblement pour la première fois depuis sa séquestration, quelques étages plus bas, Karl Hamilton mettait son plan à exécution il était questions désormais qu'une question d'heure. Il avait le plan d'accès au département des sciences du comportement, il avait les armes. Emily serait pour lui dans moins de 10h.
TBC …
Une suite que j'ai eu plaisir à écrire, Voir Emily se confier enfin sur ce qu'elle a vécu est peut être quelque chose que vous attendiez aussi. Vous avez aimé ?
À bientôt pour la suite !
Mily
