Chapitre 33
Emily prentiss venait de se confier pour la première fois sur son enlèvement à une femme qu'elle connaissait à peine, une femme qu'elle avait croisé dans les couloirs du bureaux des sciences du comportement plusieurs fois sans échanger plus qu'un simple bonjour. Et pourtant sans savoir pourquoi, elle n'avait pas gardé le silence. Elle lui avait décrit des scènes abominables de son souvenir. Elle avait ainsi prit conscience de la monstruosité des actes de son bourreau. Elle avait prit conscience, en retraçant le fil de sa captivité, qu'elle n'était pas responsable de ce qui était arrivé. Les seules personnes qui méritaient d'être puni, qui méritait de souffrir étaient celles qui aujourd'hui reposaient en paix avec leur conscience et cela elle ne pouvait pas le supporter. Emily Prentiss avait survécu, elle était la seule à avoir survécu avec des souvenirs dont elle se serait bien passé. Elle allait devoir vivre avec ses cauchemars qui s'estomperaient avec le temps. Mais en aucun cas, elle allait devoir sacrifier sa vie pour ses hommes qui avaient transformé son quotidien en calvaire. Son acte de suicide désespéré était stupide. Elle avait voulu fuir ses problèmes au lieu de les affronter. Emily Prentiss avait été lâche dans ce geste. Pourquoi n'avait-elle pas voulu faire confiance à son équipe, sa famille de cœur depuis maintenant sept ans. Celle famille qui lui avait permis de trouver l'amour. Elle avait la chance d'être une femme amoureuse. Derek Morgan avait été dans un premier temps, un ami, un confident, une épaule rassurante et il était devenu sa moitié, un battement de cœur qui rattrapait l'arrêt de son propre cœur, il était aussi devenu ses yeux. Emily Prentiss l'aimait et en aucun cas, elle ne voulait le perdre. La psychiatre ne lui avait pas caché les inquiétudes de l'agent Morgan à son sujet et le sentiment d'impuissance qu'il éprouvait face à la déchéance de l'agent Prentiss. Emily n'avait pas su quoi répondre. Elle avait entamé un blocage face à Derek par rapport à l'avortement et l'angoisse que l'étreinte sexuelle pourrait provoquer après le viol. N'étant pas capable de lui offrir, elle l'avait plus ou moins rejeté mais elle le regrettait. Elle n'avait pas su contrôler le mal qui l'avait rongé. De façon contradictoire, elle avait eu besoin de lui mais elle n'avait pas su être reconnaissante de l'amour et de la patience dont Derek avait fait preuve.
Emily Prentiss regarda Jessica Ligton prendre congé d'elle. Elle se trouvait de nouveau seule avec ses seules pensées, allongée dans un lit blanc et reliée à une perfusion de glucose. L'agent fédéral ne voulait pas rester passive de son malheur, tandis que les membres de son équipe attendaient qu'Hamilton se manifeste. Ils lui avaient tous dit, qu'elle se trouvait dans le lieu le plus sécurisé. Chacun l'un après l'autre. La jeune femme devait maintenant leur faire confiance. Elle devait prendre sur elle même si elle savait pertinemment qu'une présence à ses côté la rassurerait. Elle devait être capable de déléguer sans devenir tellement angoissé qu'elle en montrerait des signes de crise.
Emily Prentiss s'assit tranquillement sur le lit. Elle remarqua que ses vêtements étaient accroché sur un porte manteau non loin d'elle. La jeune femme se releva doucement et elle étudia la perfusion qui était accroché à son bras. Elle voulait la retirer pour quitter l'infirmerie et rejoindre son équipe. L'aide soignante qui la vit s'agiter et prête à partir accourut près de son lit pour l'inciter à se rallonger et à se reposer. Emily n'était pas de cet avis et elle refusa de se rallonger bien sagement. Elle n'avait pas l'intention de se reposer un peu plus malgré son état. Elle négocia de longues minutes prête à abandonné devant le refus catégorique qui lui faisait face. Cependant, à ce moment précis, elle vit apparaître devant elle, son patron, Aaron Hotchner. Elle désespéra un peu plus sentant clairement qu'elle ne parviendrait pas à quitter son lit.
« - Je m'en occupe, ça ira ! Les coupa l'agent Hotchner en s'approchant des deux femmes.
- Hotch, je vous en prit, laissez moi quitter cet endroit, je veux vous aider, je veux connaître l'avancer de l'enquête et au moins je me sentirais en sécurité dans les bureaux avec vous tous. Commença Emily
- Ici ils font attention à toi, ils font en sorte que tu te reposes et que tu récupères. Ces dernières semaines ont été éprouvantes pour toi et ta tentative de suicide n'a pas aidé, tout comme le retour de Karl Hamilton et sa quête de vengeance.
- Justement cet homme veut me tuer, je ne souhaite pas le laisser faire. Ma tentative de suicide à été une erreur, je me sentais tellement désespérée que je ne savais pas ce que je faisais. Je ne recommencerais pas ce que j'ai tenté, je voudrais que vous me fassiez confiance, je veux le retrouver, qu'on l'arrête et que je sois enfin en paix. Vous m'avez connu battante, je suis certaine que j'en ai encore en moi. Tenta de le convaincre Emily.
- Je t'ai promis qu'on allait l'arrêter, C'est juste une question de temps, je suis déjà quasiment certain qu'Hamilton est dans nos murs. Il est suffisamment intelligent pour savoir comment entrer dans le bâtiment. Il a eu le temps d'y réfléchir.
- J'ai eu le temps de réfléchir également, et je ne veux pas mourir. Vous m'aviez assurer que ma meilleur chance était de rester avec vous tous. Alors je ne souhaite pas rester à l'infirmerie. J'ai passer plus de trois semaines alité, je ne supporte plus ces endroits. Si vous refusez, je sortirais par mes propres moyens. Je suis parvenue à m'échapper de mon lieu de captivité alors ne me laisser m'y sentir encore enfermée.
- Très bien dit Hotchner devant tant de persévérance. Mais je ne veux pas que tu t'éloignes de l'un de nous. Ce ne sont pas des paroles en l'air, parce que si tu fais un pas seule, si tu es hors de vu, Hamilton ne laissera aucune chance. Derek, ni personne, ne pourra venir à ton secours. C'est vital.
- J'en ai conscience, certes je suis en danger et vous me considérez tous comme une des nombreuses victimes de nos affaires. Vous avez seulement oubliez que je ne veux pas être considéré de cette manière là. Je suis profiler et je fais partie de cette équipe.
- Nous n'avons peut être pas adopté la meilleur attitude à ton égard, on est probablement maladroit mais il faut que tu saches que cette attitude résulte du fait qu'on tient à toi comme une sœur dans notre famille.
- Je n'ai pas été facile, je le reconnais et je ne souhaite à personne ce que je suis contrainte de vivre. Maintenant rester avec vous dans les bureaux, c'est une manière d'être entouré de ma famille, des personnes que j'apprécie, des personnes en qui j'ai confiance. Un autre manière de ne pas me considérer comme cette victime que je vois trop en moi.
- Je comprends, maintenant si j'accepte ta requête promets moi une chose. Celle de te reposer. Garcia t'avait préparé la salle de repos avant que tu choisisses d'avaler ses comprimés. La banquette a été transformé en lit d'appoint et elle a été décoré pour que tu t'y sentes comme chez toi. Tout a été fait pour que tu ne fasses pas d'effort.
- Vous ne devriez pas en faire autant pour moi...
- Promets le, Emily ! Je ne te demande que ça.
- Je vous le promets se résigna Emily. »
La jeune femme n'avait plus le droit de faire un pas de travers. Elle venait de faire une promesse et si elle ne la tenait pas, Aaron Hotchner et par extension le reste de son équipe, personne ne lui ferait confiance. Emily Prentiss ne voulait pas perdre l'homme de sa vie. Elle ne voulait pas que son état et son comportement gâche la meilleur chose qui lui était arrivée. Sur une simple promesse, Aaron Hotchner appela l'aide soignante. Il se portait garant de la sécurité et du bien être de sa collègue en signant la décharge. Deux personnes étaient autorisé à signer ce bout de papier à l'infirmerie fédérale. Le patient ou son supérieur hiérarchique. Aujourd'hui Aaron Hotchner le faisait pour son amie dans l'espoir qu'elle ne le déçoive pas. Pour éviter qu'Emily arrache sa perfusion, l'aide soignante la lui retira rapidement. Hotchner laissa Emily s'habiller en lui accordant un peu d'intimité. La jeune femme n'avait pas prit le temps de se regarder dans un miroir. Elle savait pourtant qu'elle devrait franchir cette étape pour accepter ses blessures. Elle enfila un pantalon noir et un pull chaud à manche longue. Tout ce qu'il y avait de plus simple mais qui lui convenait parfaitement.
Enfin prête, elle prit la béquille qui restait indispensable pour qu'elle puisse se déplacer. D'un pas encore peu assuré, elle rejoignit son supérieur à l'entrée de l'infirmerie. Il lui proposa son bras pour la soutenir. La jeune femme accepta de bon coeur. Aaron était prêt à l'aider, elle se devait de lui être reconnaissante. Refuser n'aurait pas été de convenance. Les deux agents se rendirent dans les bureaux des sciences du comportement à l'endroit même où se trouvait le reste de l'équipe fédérale.
Deux étages plus bas
Karl Hamilton était un homme intelligent qui savait appréhender une situation et mettre au point une stratégie minutieusement préparer de façon à contrer ses adversaires. Rien ne prédestinait cet homme à passer de l'autre côté de la barrière. Il était né dans une famille plutôt aisé avec des valeurs chrétiennes, il avait fait des études de droit dans une prestigieuse université pour suivre les pas de son père. Mais très vite, il s'était engagé dans l'armée pour servir sa patrie. Il était resté un an dans une caserne au sud de la caroline du sud. C'est à cette époque, alors agé de 24 ans, qu'il fit la connaissance d'Elton Ming. Mings était un jeune adulte un peu perdu, qui avait été envoyer dans l'armée par son père qui ne supportait pas l'idée que celui ci devienne menuisier. Les deux adultes s'était liés d'amitié devenant ainsi compagnon d'arme. Ils s'étaient juré qu'il n'arriverait jamais rien à l'un d'entre eux et qu'ils se protègerait cout que cout quel qu'en soit les conséquences. C'est au mois d'octobre tandis que les premières feuilles de l'automne jonchait le sol de la caserne que leur destin à tous les deux restera lié à jamais. Karl Hamilton était tombé éperdument amoureux d'une jeune femme qui vivait dans la ville la plus proche à dix kilomètre à la ronde. Les deux hommes étaient allés boire verre lorsque de Sara était entré. Elle avait une chevelure d'ébène et un regard de braise qui avait fait tourné la tête d'Elton. Leur Idylle avait durée plus de deux mois. Des rèves plein la tête et quelque peu insouciant Elton Mings avait l'intention de demander en mariage cette jeune femme qu'il ne pouvait pas se résoudre de quitter une seconde. C'est au alentour du 20 décembre quelques jours avant noël que le drame arriva. Karl Hamilton était partie chercher du bois dans la tente du capitaine pour faire un feu et les réchauffé.. Elton Mings dormait toujours sous la tente brune. Les soldats étaient en permission ce jour là. En entrant sous la tente, après avoir prévenu de son arrivée, Karl Hamilton tenta de cacher sa stupeur en trouvant Sara nu sous les draps de la couche d'appoint de leur capitaine. Elle chercha par tous les moyens à se confondre en excuse en faisant profil bas. L'homme se retira sans faire le moindre commentaire. Ce qu'il n'avait pas prévu c'est la réaction excessive de son ami et les conséquences que cela allait engendré. Le camp était presque désert quand le premier coup de feu se fit entendre. Des pas partaient de la tente et s'engouffrait dans la proche forêt. A quelques mettre de la base, la pauvre femme qui avait oser tromper Mings suffoquait déjà sous les mains qui lui enserrait la gorge. Le corps de Sara fut retrouver en fin de journée sur le bas côté d'une route, à moitié nu, abandonnée sur la neige blanche. Le corps sans vie du capitaine avait quant à lui été retrouvé sous sa tente, une balle dans le front. Elton Mings avait prit la fuite et n'avait jamais été retrouvé. Karl Hamilton avait quitté l'armée, retournant vivre quelques temps dans sa famille où il rencontra la capitaine Lena Jones. Celle ci lui proposa un poste d'inspecteur dans la police local de Caroline du Nord. Karl Hamilton resta en contact avec Elton Mings et avec la collaboration de sa patronne, ils décidèrent d'étouffer tout les meurtres qui concernait L'homme. Karl Hamilton apprendra peu de temps après son arriver dans la police que Lena Jones était la femme du frère de son meilleur ami.
Karl Hamilton écoutait les derniers messages d'information que la presse communiquait à son sujet : « La police recherche un homme d'une quarantaine d'année évadé de prison. Brun au yeux vert avec des taches de rousseurs sur le nez. Nous vous demandons de rester vigilent, il est peut être armée. Nous vous communiquont sa photo sur les chaine national, si vous l'apercevez contacter nous au 0035687... » Karl Hamilton venait d'étteindre la radio portable et il regarda le sol jonché d'arme précautionneusement déposé et ranger face à lui en rang. Un carte sur la droite portait des annotations, des marquages et des tracé, une carte du bâtiment fédéral où il se trouvait actuellement. Il avait emprunter la bouche d'aération du parking souterrain pour rejoindre les sous sols du bâtiment et ainsi y trouver refuge.
Depuis le premier meurtre dans sa jeunesse, l'engrenage avait été lancé et les meurtres avait perpétué jusqu'à ce qu'Elton Mings pourchassé par le FBI. Il avait été arrêter et incarcérer par l'équipe fédéral de profiler qui l'avait trouver en établissant un profil méthodique et minutieux. Aujourd'hui Elton Mings et son frère était mort à cause d'une femme, l'agent Prentiss ressemblant fortement à Sara. Emily Prentiss devait le payer et son petit ami, Derek Morgan également. Karl Hamilton avait été le cerveau pendant des années, aujourd'hui il allait exécuter ses pensées. Il devait venger la mémoire de son ami et enlevé cette humiliation de que l'agent Prentiss lui avait porter en jouant avec lui dans cet salle d'interrogatoire pour mieux l'incarcérer. Une fois la vengeance de Karl Hamilton mit en place, tout s'arrêterait, Emily Prentiss serait la dernière victime des meurtres qui ont commencé il y a vingt ans.
Karl Hamilton replia la carte du bâtiment fédéral, il porta sous sa chemise deux armes à petit calibre et une autre un peu plus grosse à porté de main. Il lui suffirait d'une seconde pour l'enclencher et tirer. Karl Hamilton avait prit le temps d'étudier la carte du bâtiment qu'il allait explorer pour parvenir au bureau des sciences du comportement. Il avait repérer l'accueil un étage plus haut, il avait ciblé le lieu stratégique qu'il cherchait à atteindre mais également l'infirmerie. Il avait découvert en écoutant à travers le conduit d'aération que sa proie avait tenter de se suicider plusieurs heures plus tôt. Il savait donc que la jeune femme était au plus bas et il n'aurait ainsi pas de mal pour la maitriser avant de la tuer. L'agent Prentiss avait quitté l'infirmerie dans la matinée ce qui limitait son champs d'action. L'homme devait agir maintenant, il était prêt. Hamilton regarda une dernière fois le lieu où il avait élu domicile ces derniers jours avant de se lever. Il ne pouvait plus attendre une heure de plus. L'agent Prentiss était à sa portée. Avec un peu de chance, elle se retrouverait seule dans cette salle aménagé pour elle. Karl Hamilton avait été le témoin des conversations de l'infirmerie ce qui lui avait permis de choisir le moment adéquate pour intervenir. Les yeux de l'homme n'avait jamais été aussi noir qu'aujourd'hui. Il n'avait qu'une idée en tête abattre Derek Morgan et étrangler cette femme a qui il vouait une haine sans pareil. Karl Hamilton quitta son refuge et progressa en silence dans les couloirs désert du sous sol. Il referma derrière lui chaque porte et il avançant vers la cage d'escalier qu'il avait l'intention d'emprunter. Il monta les premières marches en longeant la rampe d'escalier. Un grincement se fit entendre et il se stoppa net. Une porte en haut des marches était entre ouverte et une main tenait la poignet, il pouvait l'apercevoir. Karl hamilton sortie son arme silencieuse et il passa le viseur a travers les barreaux de la rampe. Il attendit et avant même que l'homme est eu le temps de se retourner, il tira. L'agent tuer sur le coup s'effondra au sol. Karl Hamilton monta les dernière marche quatre à quatre jusqu'à atteindre le premier pallier. Il s'accroupit à genoux près de l'homme et il vérifia son poux. Il n'attendit pas pour l'attraper sous les aisselles et le tirer pour l'abandonner dans un coin. Le tueur ne devait s'attarder et il continua son chemin gravissant d'autre marche, il progressa ainsi en silence.
Bureau des sciences du comportement
Emily Prentiss poussa la porte en verre accompagnée à son bras de l'agent Aaron Hotchner. Elle ne voulait pas affronter son équipe et elle se sentait toujours coupable du geste qu'elle avait effectué il a plus de douze heures. Elle les vit tous se retourner l'un après l'autre. Ils la regardait comme une revenante, elle lisait beaucoup de soulagement dans leurs regards. Et elle était tellement désolée. Emily s'avança vers eux appuyé sur sa béquille. Elle avait lâcher son patron pour progresser seule. Elle s'arrêta à leur hauteur et elle ne réussit à murmurer qu'une simple mot, franc et sincère et teinté de culpabilité envers eux.
« Je suis désolé... dit L'agent Prentiss »
Elle ne put rien dire de plus. Jenifer Jarreau posa délicatement sa main sur l'épaule de la jeune femme et la lui caressa. Pénélope Garcia se posta face à elle et ne lui laissa rien dire de plus avant de l'enlacer tant elle était soulager qu'Emily aille mieux. Spencer Reid quand à lui triturait nerveusement quelques chose dans sa poche de pantalon. Voir sa collègue si près de lui le rendait mal à l'aise. Il se sentait stupide de l'entendre s'excuser alors que lui, il avait replonger dans la drogue sans être honnête avec lui même et avec ces collègues. Il avait replonger parce qu'il n'avait pas supporter voir Emily Prentiss dans un état critique à l'hôpital sans savoir réellement si elle allait survivre au calvaire qui l'avait plongé dans cet état. Il s'était lui même enfermé dans des souvenirs qu'il avait eu des difficultés à enterrer. Revoir Tobias hankel dans ses cauchemars lui avait valut une part de culpabilité face à sa collègue qu'il aurait voulu protéger de tueurs aussi impitoyable que son ennemi.
Spencer Reid fuyait désespérément le regard de sa collègue qui semblait s'accrocher en ce moment même à chacun d'eux. David Rossi, lui, était aussi heureux qu'inquiet au sujet d'Emily et de Karl Hamilton. Maintenant qu'elle était revenue dans les bureaux près d'eux, il ne devait pas la laisser tomber mais impérativement rester près d'elle pour la protéger. Sans la mettre à l'écart. Il savait qu'elle détesterait cela et qu'elle leur en voudrait. Il donna un sourire sincère à Emily pour lui montrer qu'il était content qu'elle aille bien et il s'éloigna pour retrouver l'agent Hotchner. Celui ci était rester un peu à l'écart pour permettre à Emily de retrouver ses collègues tranquillement. La seule personne qu'Emily recherchait était l'agent Derek Morgan qui ne se trouvait pas ici. Aaron Hotchner trouvait cela curieux et son regard plein d'interrogation fit réagir l'agent Rossi.
« Où est Morgan ? Demanda-t-il sans passer par quatre chemin.
- Il ne comprends pas le rejet d'Emily à son égard et sa tentative de suicide. Il est quelque peu désemparer, il est dans mon bureau, une carte du bâtiment ouverte, les yeux rivés sur les caméras de surveillances des différents étages. Il ne peut pas se résoudre à laisser passer le moindre indice. Expliqua David Rossi.
- On devrait lui dire qu'Emily est là, elle voudra lui parler, elle regrette sincèrement son geste, elle me l'a dit et je la crois. Elle est juste complètement perdu et encore sous le choc de ce qui lui est arrivée.
- Je comprends, sa guérison prendra du temps et ça fait déjà 6 semaines qu'on l'a retrouver. Elle aura besoin de notre aide à tous. Derek ne peut pas supporter ça tout seul.
- Je suis ton avis. Emily aura besoin de voir du monde et de pouvoir compter sur chacun d'entre nous. Il va falloir lui redonner le goût de la vie. Et puis elle n'a pas été réticente quand Jessica est venue lui parler. Elle s'est ouverte, elle devra continuer même si elle ne le souhaite pas, ça ne fera que l'aider et lui faire accepter qu'elle peut avancer.
- On veillera sur elle, tous. Confirma Rossi. On devrait aller chercher Morgan, j'ai comme le présentement qu'Emily s'inquiète. Elle finira par demander où il est.
- Vas y, je reste là, Reid ne m'a pas l'air tout à fait lui même depuis quelques semaines et je ne souhaite pas laisser les filles seules. »
Sur ces paroles David Rossi quitta son collègue et rejoignit son bureau. Emily Prentiss qui s'était détacher de l'analyste technique Penelope Garcia, suivait des yeux inquiet, l'agent Rossi qui allait vers bureau. Pour la sortir de ses mauvais songe, les deux filles prirent Emily chacune par un bras et lui réservèrent une surprise. Elle la dirigèrent vers la salle de repos. Emily ne cessait pas de pensée à Derek Morgan. Elle ne l'avait pas vu et elle se demandait bien où il pouvait être. La porte s'ouvrit devant elle et Emily remarqua le canapé transformé en lit avec une jolie couverture coloré que Pénélope Garcia avait spécialement apporter. Des fleurs fraiches était poser dans un vase sur la petit table dans l'angle. Des photos et des images jonchaient le mur de droite. Emily ne put s'empêcher de sourire. Elle s'approcha pour toutes les regarder, une par une. Il y avait de vieille photos qui la plongea dans des souvenirs inattendu et des plus récentes qui lui montra combien sa vie était tranquille avant sa séquestration. Elle avait envie de pleurer en repensant au six mois merveilleux qu'elle avait vécu avec Derek Morgan. Si mois d'amour où eux seuls existait, où rien ni personne n'aurait pu perturber leur bonheur. Emily se rattrapa à la petit table qui supportait le bouquet de fleurs fraiche, avant de finir par terre. Sa tête tournait dangereusement. Elle ferma les yeux quelques temps. Jennifer se trouvait près d'elle et elle la prit par le bras et elle l'entraina avec elle pour l'assoir sur le lit d'appoint. Elle lui demanda de respirer tranquillement et de se calmer. Pénélope Garcia était partie lui chercher un peu d'eau qu'elle lui tendit. Emily le but tranquillement en regardant le fond qu'elle fixa longuement. Elle tendit le verre que Garcia rattrapa et posa sur la table. Emily mit une main devant sa bouche pour étouffé un sanglot et elle se reprit en ouvrant grand les yeux et en respirant profondément. Elle se remettait et ne voulait pas pleurer, elle devait remonter la pente, elle avait le droit d'être à nouveau heureuse et elle comptait bien y parvenir.
« où est Derek ? Demanda la jeune femme en levant les yeux vers ses amies et collègues
- Ma chérie, il surveille l'apparition de Karl Hamilton sur les vidéos surveillance. Répondit Pénélope Garcia pour la rassurer.
- Il veut te protéger mais si tu veux on peut lui demander de venir te voir, on peut lui dire que tu as quitté l'infirmerie pour revenir ici. Continua Jennifer Jarreau
- Non... Non ce ne sera pas nécessaire, je le verrais plus tard...
- Qu'est ce qui se passe Emily ? Demanda JJ
- Rien, Rien tout va bien. Je sais qu'il veux mon bien et surveiller l'arriver d'Hamilton me rassure même si je sais au fond de moi qu'on ne le verra pas arriver s'il est déjà dans le bâtiment.
- Qu'est ce qui te fais dire ça ?
- Une intuition, j'ai toujours aussi peur de lui, je sais de quoi il est capable, peut être qu'il ne s'attardera pas comme la fait Mings mais il allait me jeter du haut de l'hôpital après m'avoir paralyser pour que je ne me débatte pas... C'est lui le cerveau, ça a toujours été lui.
- Comment tu sais tout ça ? Réagit Pénélope Garcia Cet homme est un déséquilibré c'est tout ce que tu dois retenir.
- Il s'est servis d'une femme qu'il ne connaissait pas qui ressemblait à toutes les autres victimes prétendant qu'il s'agissait de sa femme, il a condamné une innocente pour se faire passer en victime dans le seul but de nous attirer en caroline du Nord. Une façon de m'y attirer pour me piégé. Mings et Hamilton on manigancé mon enlèvement. Je ressemble fortement à Sara Gennings la première victime de Mings et je suis la première qui est réussi à le coincé de par mon statut d'agent fédéral. Il ne l'a pas supporter.
- Arrête Emily, tu racontes n'importe quoi.
- Non, j'en suis convaincu, je connais l'affaire, j'en ai parler avec Morgan, avec Hotch, j'ai parler avec le tueur. Il ne m'a pas battu sans rien dire, J'ai eu le temps de réfléchir à tout ça. Et je voudrais qu'on prenne ça en compte. Hamilton veut se venger de la mort de son ami. Et c'est sur moi qu'il veut se venger sinon pourquoi voudrait-il me tuer. Il est suffisamment intelligent pour nous surprendre, vidéo surveillance ou non.
- Il peut commettre une erreur. Et pour parvenir jusqu'ici il devra affronter sur sa route une foule d'agent fédéraux armés.
- Il y a déjà eu trop mort, je ne veux pas que d'autre personne meurt pour moi. Ces agents ne savent même pas qu'on attire un tueur dans nos murs.
- Tout le monde est au courant. Un communiqué à été passer dans chaque département. Tous les agents sont en alerte Emily.
- Et tu n'as pas a t'en faire on est là dit Pénélope, on ne part pas.
- Je... Je ne sais pas comment je dois réagir s'il arrive...
- Ça t'angoisse ? Intervient Derek Morgan sur le pas de la porte de la salle de repos.
- Derek ? S'exclama Emily surprise.
Derek Morgan venait d'arriver dans la salle de repos, heureux de trouver Emily. Il ne l'avait pas vu depuis la tentative de suicide de cette dernière. Emily n'attendit pas pour se lever, elle ne prit pas le temps non plus de savoir si elle se sentait mieux et elle ne récupéra pas sa béquille trop obnubilé à voir l'agent Morgan près d'elle. Elle fit trois pas en se rendant compte qu'elle ne pourrait pas aller plus loin sans une aide et c'est Derek qui s'approcha. Emily lui sauta au cou en faisant attention de ne pas se faire mal et elle l'enlacer à l'étouffé. Elle lui murmura un « désolé » et elle enfuit son visage dans son cou en laissant couler des larmes de bonheur de l'avoir retrouvé. Elle était sincèrement désolé pour son acte délibéré et pour avoir voulu l'abandonner aussi lâchement. Derek Morgan la serra un peu plus contre lui et jeta un regard à ses collègues qui n'osait rien dire et qui aurait été sur le point de s'en aller pour leurs laisser un peu d'intimité.
« Non restez ! Emily a besoin de vous. Dit Derek tandis que la jeune femme dans ses bras n'arrivait pas à sécher ses larmes. »
Emily se détacha légèrement de Derek Morgan en s'excusant une seconde fois mais cette fois ci pour avoir pleuré. Elle récupéra sa béquille pour tenir debout et elle prit sur elle pour qu'on ne se penche que sur elle. Elle voulait se sentir confondu au milieu d'eux sans être le centre d'intérêt. Derek Morgan répéta cependant la question qu'il avait posé à son arrivé. Il voulait savoir si elle se sentait angoissé. Elle le regarda coupable de ressentir ce sentiment.
« La seule chose qui m'angoisse, c'est de me retrouver face à lui. Répondit simplement Emily en retournant s'asseoir.
-On ne bouge plus, on te quitte plus et on te protège, je te l'ai souvent promis et je ne compte pas faillir à cette promesse, mais je comprends que tu puisses ressentir ce stresse. Dit Derek.
-Je devrais dormir un peu, j'ai encore la tête qui tourne et je ne me sens pas très bien.
-Prends ton bipeur, je garde le mien près de moi. Tu n'as qu'à appuyer sur le bouton et j'accours.
-Je reste dit Jennifer Jarreau, je m'occuper, Va t'occuper d'Hamilton.
-Et moi ? Demanda Pénélope
-Viens avec moi, je crois que tu pourrais nous aider, j'ai besoin de tes doigts de fée pour trouver des informations dit Derek avec un clein d'oeil. »
Derek Morgan embrassa Emily sur la joue et il s'en alla en remarquant qu'elle le suivait du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse. Jennifer Jarreau était resté avec Emily. Les deux femmes avait choisis de discuter quelques peu tandis qu'Emily cherchait le sommeil. Elle avait l'esprit trop perturbé par l'arrivé de Karl Hamilton et la façon dont elle réagirait. Emily sentit ses paupières lourdes se fermer et elle se reposait sur un nuage de légèreté. Jennifer Jarreau attendit près d'elle un moment avant de quitter la pièce. Hotchner et Reid était toujours là. Elle les rejoignit. Sachant que Reid se confierait probablement plus à JJ, Aaron Hotchner les laissa tous les deux et choisis d'entrer dans la salle de repos. Ils avaient promis à Emily de ne la laisser seule sous aucun prétexte alors il allait rester près d'elle. Reid et Jennifer ne restèrent pas seuls au milieu des bureaux vides, ils préférèrent monter rejoindre Rossi dans son bureau.
Karl Hamilton continuait de progresser marche après marche pour rejoindre les étages supérieur. Il lui restait deux étages à parcourir pour se trouver près du bureau des sciences du comportement. Trois agents avaient été abattu dans la plus strict indifférence sans que personne ne s'en soucis et Karl avançait toujours près à en abattre qui se trouverais sur son passage et l'empêcherais de progresser vers sa quête. Il voyait déjà la porte d'accès qu'il franchirait dans peu de temps. Il accéléra le pas et vérifia une dernière fois que les deux pistolets se trouvaient bien attaché à sa ceinture. Il regarda la carte qu'il avait entre les mains. En sortant de la cage d'escalier, il aurait un couloir à traverser, puis une petite allée avant d'arriver face à une porte en verre. Le bureau des sciences du département était là. Il n'avait pas le droit à l'erreur. C'était maintenant ou jamais. Karl Hamilton ouvrit discrètement la porte en écoutant s'il y avait du bruit autour de lui. Il repéra deux agents près de l'ascenseur sur la droite, un autre qui était sur le point d'ouvrir une salle fermé à clé. Il devait attendre quelque peu, il surveilla que l'agent entre bien dans la salle. Les deux autres agents discutaient et n'étaient pas prêt de s'en aller. La porte se referma derrière le troisième agent et Karl Hamilton ouvrit la porte rapidement, il abattit silencieusement les deux agents présents dans le couloir et d'un pas pressent il longea le couloir près à tirer sur n'importe qui. Il continua dans le passage qui menait à son lieu de prédilection et il repéra à travers la porte en verre Aaron Hotchner, l'agent responsable de l'équipe fédéral quitter une petite pièce sombre. Il se se colla contre un mur en coin pour ne pas être vu. Il attendit que l'agent ne soit plus à porté de vu pour s'introduire à travers la porte en verre. Cependant, Aaron Hotchner n'avait pas l'intention de laisser Emily Prentiss seule sachant que tous les agents était à l'étage. Il monta rapidement prendre des nouvelles de l'avancer pour redescendre aussitôt sans remarquer que le tueur venait de s'introduire dans la salle de repos où il venait de laisser Emily.
La salle sombre ne laissait pas entrevoir ce qu'il y avait dans la pièce. Rasant le mur près de la porte. Hamilton ne bougea pas, il en profita pour vérifier s'il lui restait suffisamment de munition dans son arme. Il entendit un bruit tout près de lui et il prépara à tirer mais il préféra s'approcher doucement. Sa proie était à mois de dix mètres de lui, Emily Prentiss était en danger de moment à ce moment même, seule et endormie. Il s'approcha un peu plus et il l'a contempla. La dernière fois qu'il avait vu la jeune femme, elle était à l'hôpital et il l'avait laisser sur le toit d'un hôpital, paralyser par un produit qu'il lui avait injecté contre sa volonté. Il vit l'agent Prentiss commencer à s'agiter. La jeune femme sentait une présence au dessus d'elle et elle en était perturbée. Elle laissa échapper un gémissement et elle agita ses mains. Sa tête tourna de droite à gauche avant que ses yeux s'ouvre doucement se posant sur le visage qui la fixait. Elle n'eut pas de réaction les cinq première secondes et elle allait s'apprêter à hurler quand une main s'abattit sur sa bouche l'empêchant d'émettre le moindre son. Elle commença à se débattre mais les douleurs de ses blessures anciennes l'empêcher d'être efficace. Elle pria alors fortement pour que quelqu'un de son équipe autre que Derek Morgan vienne à l'instant même pour la secourir. Elle ne voulait pas pleurer mais des larmes s'échappait malgré elle. Elle gémissait sous ce battoir qui lui enserrait la bouche. Elle pouvait encore respirer par le nez ce qui la rassura l'espace d'une seconde mais ces angoisses les plus profondes prenait le dessus. Elle continuait de se débattre tandis qu'Hamilton posa sa deuxième main sur la gorge d'Emily. Il était en train de l'étrangler doucement lorsque la porte s'ouvrit sur l'un des agents fédéraux. Emily se sentit quitter le sol et être entrainer par son bourreau un pistolet sur la tempe. Elle n'eut pas le temps de voir qui venait d'entrer qu'un coup de feu retentit durement mettant en alerte tout le département. L'équipe fédéral se précipita vers le tir. Face à la situation qui se présentait à eux, L'un des agents brandit son arme et tira à son tour dans la direction d'Emily et d'Hamilton...
To be continued...
