N'ayant quasiment jamais de retour de mon histoire ici, je ne sais pas si cela vous plait ou non, je continue d'écrire pour le plaisir et pour les quelques personnes qui me suivent. Merci à elle. Bonne lecture.
Chapitre 38
La tristesse se peignait sur tous les visages. Les agents du départements des sciences du comportement s'était réuni ensemble pour le déjeuner. Le décès de l'agent Hotchner était encore trop ancré chez chacun d'eux. L'agent David Rossi s'était proposé pour organisé les funérailles avec l'aide et le soutient du bureau fédéral. Hormis l'aide précieuse de l'agent Jarreau, aucun des autres agents ne semblait dans un état pour s'occuper de quoi que ce soit. Pénélope Garcia était devenue blanche comme un linge, immobile, encore sous le choc de la mauvaise nouvelle. Spencer Reid semblait extrêmement perturbé et agressifs, peu être même en colère. Et Derek Morgan était ravagé par le chagrin d'avoir perdu en moins de 3 jours un homme qui avait toujours été son mentor au département des sciences du comportement mais il ne respirait plus depuis qu'Emily Prentiss avait souhaitez leur séparation. Mais comme il respectait la jeune femme au plus au point, il ne voulait pas se battre. Emily était blessée aussi bien physiquement que psychologiquement et elle n'était pas dans son état normal. Il ne pouvait pas rentrer dans une lutte acharnée pour considérer de manière catégorique qu'il ne la quitterait pour rien au monde. Il s'était alors noyé dans des verres d'alcool le soir même et depuis trois jours, il trainait son chagrin inquiet pour Emily en restant impuissant. Aucun des agents autour de la table de la table n'osait briser le silence qui s'était installé. David Rossi semblait plus fort que les autres de part l'age et les expériences douloureuses qu'il avait déjà traverser. Le suicide de son ex femme était un exemple clé. Pour autant, il n'en était pas moins triste, il était profondément affecté par le décès de l'agent Aaron Hotchner. Il le connaissait depuis des années et ils avaient travaillé ensemble depuis les premières années de services du défunt. Il devait s'occuper de lui rendre hommage et de monter une belle cérémonie en sa mémoire. Il avait apporté beaucoup au bureau des sciences du comportement et il avait apporter beaucoup à l'agent Rossi à travers leur amitié et leur complicité. David Rossi regardait chacun des membres de l'équipe décomposé par le chagrin. C'était une période difficile pour eux tous et il ne pouvait en vouloir a personne de réagir chacun à leur façon. Il avait deviner que le docteur Reid avait repris de la drogue et il ne comptait pas pour autant le laisser faire. Il n'aborderait pas le sujet devant tout le monde mais il l'inviterait à le suivre un peu plus tard pour lui en parler. En effet, il ne pouvait pas laisser Spencer s'enfoncer dans ce mal qu'il avait combattu des années plus tôt.
Tandis que le silence persistait, Derek Morgan terminait d'une traite son verre posé devant lui sans se poser la moindre questions de ce qu'on penserait de son comportement. Pénélope Garcia, d'habitude si joyeuse et souriante prête à dire la moindre blague pour raviver les troupes, ne laissait même pas apparaître la moindre mimique, elle grattait son vernis à ongle si soigneusement posé le matin même. Jennifer Jarreau griffonnait dans un calpin, en gardant le regard baissé sur les quelques mots qu'elle avait à peine écrit grignotait la salade qu'elle avait commander sans grande conviction en gardant les yeux rivé sur son plat. l'agent Rossi terminait de préparer son discours hommage qu'il annoncerait lors de la cérémonie samedi matin, Le docteur Spencer Reid se leva soudainement et il s'éloigna de l'équipe fédérale sans un mot, sans un regard. Il prenait la sortie du petit bistro où chacun des membres du bureau des sciences s'était réuni. Personne ne semblait le retenir hormis David Rossi qui devait lui parler. Il avait fait tour à tour avec Emily, avec Hotch, il y a quelques années maintenant il allait le faire avec Reid parce qu'il connaissait son problème de drogue et il voulait l'aider. Il y avait eut suffisamment de dégât les 7 dernières années au sein de cette équipe. Il pouvait aider l'un d'entre eux. Et Derek Morgan pourrait le faire avec Emily Prentiss. Jennifer Jarreau et David Rossi avait décider que la jeune femme parlerait à Derek. Emily n'était pas dans son état normal et elle ne savait donc pas ce qu'elle disait. Derek ne devait pas plié devant le refus de la jeune femme de se faire aider sous prétexte qu'il ne voulait pas lui faire de mal. Derek considérait qu'elle avait assez souffert. Jennifer Jarreau considérait que malgré son traumatisme, la brusquer un peu n'était pas forcément une mauvaise chose et Emily réaliserait que Derek n'était pas prête de la quitter et qu'il n'allait pas dans son sens pour son bien. Pénélope Garcia de son côté avait le sentiment que personne ne se préoccupait de ce qu'elle ressentait. D'habitude, c'était l'agent Morgan qui remarquait quand la jeune femme avait besoin de réconfort mais dans l'état actuel des choses, elle comprenait qu'il ne remarque pas qu'elle souffrait du décès de leur patron et de l'attitude d'Emily face à l'agression qu'elle n'arrivait pas à surmonter. L'analyste technique avait une envie folle de se rendre à l'hôpital pour savoir comment allait l'agent Prentiss. Elle pourrait peut être lui remonter le moral. Pénélope oubliait qu'elle n'avait pas envie de rire, que la situation dramatique avait enlevé tout sourire de son visage. Elle se sentait déprimer comme elle ne l'avait jamais été. Elle observait l'agent Rossi qui regardait partir le docteur Reid, elle sentait qu'il était prêt à le rattraper mais qu'il prenait sur lui pour ne pas le faire. Elle sentait de l'autre côté l'agent Jarreau garder un oeil sur l'agent Morgan. Pénélope se leva alors à son tour pour rejoindre la sortie avec pour seule mot à l'équipe le fait qu'elle avait besoin de prendre un peu l'air et d'être un peu seule. David Rossi finit à son tour à aller rejoindre le docteur Reid.
Il ne restait plus que Jennifer Jareau et Derek Morgan à cette table. Derek Morgan faisait en sorte de ne pas croiser le regard de sa collègue, il avait fait en sorte de ne pas se retrouver seul avec l'un d'entre eux pour éviter toutes les questions qui pourrait survenir. Derek buvait depuis quelques jours et il savait très bien pourquoi, il n'avait pas l'intention de le partager avec quelqu'un d'autre. La seule personne qui pourrait le faire changer d'attitude était l'agent Prentiss mais il savait que c'était perdu d'avance. Il allait se lever à son tour pour s'en aller et se retrouver seul avec ses pensées pour s'échouer dans un bar de plus mais l'agent Jarreau fut plus rapide, elle lui attrappa le poignet pour le retenir. Elle ne voulait pas le voir sombrer à son tour. Après Emily, après Spencer qu'elle ne pourrait jamais convaincre de mettre un terme à ses injections de drogue, elle ne pouvait pas laisser Derek devenir alcoolique pour noyer son chagrin. Ils étaient tous peinés et en colère parce qu'il vivait un drame inacceptable mais il ne devait pas baissé les bras. Si l'agent Hotchner n'était plus parmi eux aujourd'hui, c'est parce qu'il s'est battu jusqu'au bout pour son équipe et chacun d'entre eux. Il savait Emily vulnérable et en danger, il avait risquer sa propre vie pour sauver la sienne. Et il l'aurait fait pour n'importe lequel d'entre eux. Alors aujourd'hui, il fallait que les membres de l'unité des sciences du comportement de Quantico lui en soit digne. Alors l'agent Jarreau ne laisserait pas partir l'agent Derek Morgan sans rien faire, c'était à son tour de l'aider. Elle refusa de lâcher le poignet de Derek. Elle savait qu'elle risquait de provoquer un accès de colère de la part de son collègue mais elle était prête à prendre le risque. Elle le regarda droit dans les yeux avec un regardde compassion.
« Attends Derek, ne t'en vas pas. Ce n'est pas la solution. Aucun de nous n'a voulu ce que nous vivons en ce moment. Emily t'aime, elle ne pense pas ce qu'elle dit, elle est encore trop remué, trop traumatisé, il lui faudra du temps. Il se passe probablement beaucoup de chose dans sa tête en ce moment et elle ressent une grande humiliation, du moins c'est certainement ce que je ressentirais si j'étais à sa place. Elle ne veut pas le partager parce qu'elle en souffre trop, tu es la personne qui compte le plus à ses yeux, c'est une raison suffisante pour t'éloigner de ce qu'elle vit actuellement. Elle se bat grâce à toi, dans le cas contraire elle serait probablement déjà morte. Elle en a eu plusieurs fois l'occasion. Développa l'agent Jarreau.
- Je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle me jette, pourquoi elle m'abandonne alors que je pourrais être là pour elle a tout instant. Elle souffre et elle a besoin de quelqu'un. Je suis cette personne. Et je l'aime, je ne la juge pas, je ne la profil pas. Je ne lui demande même pas de me parler de ce qu'elle a vécu. Réagit en se justifiant l'agent Morgan.
- Je crois qu'elle en ressent tout de même une pression. Elle voudrait que tu ne t'inquiète pas, elle ressent trop le stresse que tu portes vis à vis d'elle. Par ce que tu as peur pour elle. Elle a besoin d'avancer à son rythme et de retrouver une certaine dignité d'elle même. En plus tu représentes la gente masculine. Tu représentes tout ce qu'elle rejette à travers le viol qu'elle a subit. Elle fait un blocage et une généralité sur beaucoup de chose, elle n'est pas dans un état normal pour faire la part des choses. Et elle vit dans un stress permanent, elle sait que ses bourreaux ne pourront plus l'atteindre mais elle ne l'a pas intégré. Elle refuse d'accepter en plus la vérité. Et nous sommes la réalité. Une réalité qu'elle ne peut pas fuir, ni ici, ni dans ses rêves.
- Tu en as parler avec elle ? Questionna Derek.
- Non pourquoi ?
- Tu dis ça comme si elle te l'avais dit.
- Je le ressent c'est tout par ce que je suis une femme et qu'à sa place je réagirais certainement de la même façon.
- Mais tu n'es pas à sa place, JJ et je donnerais n'importe quoi pour comprendre ce qu'elle ressent actuellement, pour trouver les mots justes et les gestes approprié pour revenir vers elle. La dernière fois que je l'ai vu, elle ne réagissait même pas et elle n'avait rien manger depuis des jours. Ça doit être pire que tout aujourd'hui...
- Essaye de lui faire confiance, elle est humaine et rien ne pourra effacer ce qu'elle a subit. Rien n'effacera les tortures, les douleurs, les viols. Elle est restée à l'hôpital, elle aurait très bien pu signer une décharge pour s'enfermer chez elle et se laisser sombrer.
- C'est ce qui finira par arriver lorsqu'elle sera en état physiquement. Quand elle aura retrouver l'usage de ses mains et de son épaule, rien ne l'empêchera de rentrer chez elle. Et elle ne nous demandera pas notre avis. Elle m'a quitter pour que je ne la surveille pas.
- Elle ne t'a pas quitter pour ça et il n'est pas trop tard pour la récupérer.
- Pour la récupérer ? elle ne veut même pas que je vienne la voir , et je l'a respecte trop pour aller contre sa volonté.
- Pourtant tu finiras par le faire, parce que ce serait dommage de laisser ça comme ça ! Emily s'en rendra compte suffisamment tôt mais pour ça tu devras lui ouvrir les yeux malgré la souffrance qu'elle vit. Et qu'on vit tous vis à vis de Hotch. Il n'aurait pas voulu que ça se termine de cette manière.
- Je sais... mais ça ne concerne qu'Emily et moi, c'est notre histoire au delà de ce qui est arrivé.
- Vous vous éloignez à cause de ce qui est arrivé et je trouve ça vraiment dommage.
- Emily n'est plus la même, Emily ne veut voir personne, elle m'a clairement rejeté, elle m'a demander de ne plus venir la voir, que le mieux serait qu'on se sépare, qu'elle ne pouvait pas gérer une relation amoureuse, JJ qu'est ce que tu veux que je fasse après ça ?
- Certainement pas en te souler dans les bars parce que tu as accepter une demande de sa part et que ça te brise le coeur.
- Qu'est ce que tu cherches JJ, tu veux qu'on finissent par se disputer, parce que ce n'est pas vraiment le moment ! Réagit l'agent Morgan.
- Non je veux juste te faire ouvrir les yeux et je le referais de la même manière si je devais le refaire. Merde Morgan regarde autour de toi. Emily n'est pas dans son état normal, elle ne sait pas ce qu'elle fait, elle ne sait pas ce qu'elle dit et si j'étais à ta place ce n'est pas contre le verre d'alcool que je lutterais c'est contre celle que j'aime pour qu'elle accepte de se battre à mes côtés. Réfléchis ! Je ne t'avais jamais vu baisser les bras et j'ai le sentiment que toi non plus tu ne veux pas te battre. Emily a besoin que quelqu'un l'épaule et soit fort pour elle et tu es cette personne même si elle te rejette. Elle te remerciera plus tard d'être resté.
- Tu ne comprends pas... déplora-t-il »
L'agent Morgan se leva, il ne voulait pas se battre, il fuyait et ce n'était pas dans son tempérament habituel. Il ramassa sa veste sur la chaise dont il s'était servis et il quitta la brasserie sous le regard désabusé de JJ, Elle avait essayer de lui parler de lui faire comprendre qu'il avait tord de laisser tombé Emily malgré qu'elle lui ai demandé de le faire. Elle le sentait terriblement malheureux, défait et impuissant face à son échec amoureux. Elle sentait qu'il ne voulait lâcher Emily pour rien au monde mais qu'il agissait sous la contrainte pour le bien de celle qu'il ne cesserait jamais d'aimer. Au cours des trois derniers jours, Derek Morgan avait appeler l'hôpital, il était même passé pour prendre des nouvelles de la jeune femme. Il se souciait d'elle sans pouvoir lui dire. Rien que cela, ça lui brisait le coeur. Il avait apprit que l'agent Prentiss ne faisait toujours aucun effort pour se nourrir, qu'elle ne parlait quasiment a personne. Il avait même découvert qu'elle refusait les soins des infirmières et qu'une relation particulière c'était créer avec son médecin. Aujourd'hui, il n'y avait plus qu'elle qui avait la possibilité d'entrer dans la chambre de la patiente. Emily acceptait de se laisser faire si on ne l'obligeait pas à parler et dévoiler ses sentiments. Le chirurgien obstétricien qui s'occupait d'elle avait mit en place ce rapport de confiance espérant par la suite qu'elle relâcherait se stress post traumatique qui l'habitait pour se livré quelques peu dans le but de la soulager. Le médecin savait que le chemin ne serait pas facile et plutôt long avant d'arriver a quelques chose.
A quelques km du lieu que Derek Morgan venait de quitter, laissant une collègue seule et désespéré, Une autre femme qui remplissait son coeur venait enfin de trouver le sommeil après une lutte acharnée avec elle même, Jour et nuit, elle s'était interdite de fermer l'oeil mais elle ne pouvait plus lutter contre l'épuisement. La jeune femme vivait continuellement dans la peur et maintenant que ces bourreaux étaient mort, ses rêves étaient devenus la plus grande menace qui pouvait la replonger en enfer. Hors, elle n'avait aucune envie de revivre ses pires cauchemars. Depuis des jours, elle s'acharnait à rester éveillé, agrandissant les cernes dessiné sous ses yeux. Depuis des jours, elle entretenait sa solitude en refusant catégoriquement d'avoir de la visite. Mais inconsciemment elle en était malheureuse. Elle avait quitté sur un coup de tête, la seule personne qui pouvait lui redonner le sourire et l'aider à surmonter ses agressions. Mais au lieu de ça elle avait préféré laisser passer cette aide précieuse pour son bien à lui. Elle ignorait qu'elle le rendait d'autant plus malheureux. Elle était incapable d'expliquer la gêne permanente qui l'envahissait lorsqu'elle avait face à elle, des personnes venu pour la soutenir et lui réchauffer le coeur, des personnes qu'elle connaissait tout simplement trop bien. A quoi ressemblait-elle d'ailleurs pour avoir si honte d'elle même. Emily Prentiss ne pouvait pas le dire. Elle faisait simplement confiance aux descriptions que l'agent Morgan avait eut l'honnêteté de lui dévoiler puisqu'elle ne voulait plus se regarder dans un miroir. Maintenant, elle n'avait plus personne pour lui parler de son état pour mettre le doigt sur ce qu'elle refusait de voir en face. La vérité résidait au fond d'elle même, dans ses cauchemars les plus réels. S'endormir c'était s'y plonger pour affronter ce qu'elle refusait de revivre. Revivre l'interdiction qu'elle s'était fait d'en parler.
Cependant après trois jours d'une lutte acharnée, son corps et son esprit ne pouvait plus résister. Elle était épuisée. Allongée dans son lit d'hôpital, Emily prentiss força encore ses paupières à se maintenir ouverte, elle résista une bonne dizaine de minutes puis elle ne les ouvrit plus. Le sommeil avait finit par gagner seul avant même que l'obstétricienne ne revienne pour administrer a la patiente une aide médicamenteuse. Ses cauchemars avait enfin la possibilité de s'immiscer au fond d'elle même. Emily Prentiss ne pouvait que faire face et subir jusqu'à son prochain réveil. Emily Prentiss avait lâché prise à force d'épuisement, les yeux clos au premier abord, rien ne semblait perturbé cette jeune femme qui avait vécu l'enfer. L'envers de ses rêves étaient tout autre, en regardant attentivement, on pouvait voir sous ses paupières closes, l'oeil s'agiter frénétiquement. Les démons qui la hantait n'était jamais très loin. Elle agita légèrement sa main poser sur son ventre et ses traits se contractèrent quelque peu.
… Emily ressentait les premiers signe du froid, sa peau était granuleuse, elle tremblait. Les rafales de vents qui passaient sous la porte en acier n'arrangeait rien. Elle entendait le souffle menaçant et quelques peu strident monter à ses oreilles. Elle aurait voulu monter ses deux mains vers son visage pour le protéger des agressions de la météo, elle aurait voulu protéger ses oreilles pour ne plus rien entendre. Elle sentait un stress nerveux la prendre tout entière. Elle ne pouvait rien faire. La lourdeur du métal qui insérait ses poignets et ses chevilles, l'enchainait au sol et diminuait considérablement ses mouvements. Emily Prentiss se trouvait de nouveau dans cette abri anti-tornade qui avait été sa prison de longues heures jours après jours entre solitude et tortures. Elle se avait comme une envie de vomir et de fermer les yeux pour revenir à la réalité. Son esprit était drogué et elle voyait tout tanguer autour d'elle. Elle apercevait des taches importantes de sang déversé sur le sol. Elle voyait de simple formes si flou qu'elle n'en déterminait pas l'origine. Elle les croyait si proche mais pourtant elles étaient si loin d'elle. Elle essayait de trainer ses membres sur le sol crasseux mais elle serait tomber de haut si elle n'était pas déjà au sol. Elle ressentait cette sensation de tournis en permanence. Une perte de repère spatial qui semblait nettement la diminuer. Elle ne pleurait pas mais ressentait chaque douleur sur chaque parcelle de son corps. Elle avait été violemment battu, malmenée et elle vivait dans la peur, dans la panique de voir apparaître son bourreau à tout moment. Elle n'avait pas encore subit l'act abominable qui la répugnait mais elle le savait proche. Elle était allongé sur le ventre et elle sentait les brulures récentes qui lacérait son dos. Elle avait reçu ce terrible sévice parce qu'elle avait refusé de se donner à lui, à l'homme qui l'a dégoutait au plus au point. Emily passa une main sur son visage et elle récupéra quelques larmes restantes pour les mettre dans sa bouche. Elle les recracha aussitôt en goutant le mélange salé et métallique du sang sur sa langue. Elle avait tellement soif et tellement faim. Elle savait qu'elle n'aurait rien si elle ne pliait pas. Et Emily n'avait pas l'intention de se battre. Elle essayait de revivre la scène en la modifiant mais l'histoire se répétait dans ses cauchemars sans qu'elle n'y puisse quoi que ce soit. Emily Prentiss n'arrivait pas à bouger, le moindre geste lui demandait un effort sur-humain. Elle avait souvent voulu abandonné, cela faisait 4 jours qu'elle était prisonnière, déshydratée, affamée, blessée. Sans qu'elle n'est eu le temps de reprendre ses esprits et de réaliser qu'elle n'était pas seul, elle sentit une présence penchée au dessus d'elle et une piqure s'enfoncer à l'intérieur de son coude. Elle ne réussit qu'à prononcer seulement un « non » faible avant de ressentir les premiers symptômes de la drogue injectée. Ses yeux se fermèrent doucement mais elle ne voulait pas s'endormir, elle ne voulait pas perdre connaissance dans cette endroit où elle n'aurait probablement aucune chance de se réveiller vivante. Elle sentit qu'on la tirait par les poignets sans qu'elle ne montre le moindre signe de rébellion. Elle était trop faible pour résister. Elle sentit ses membres inférieurs et son ventre frotté contre le sol rude. Les brulures ne tarderais pas. Son agresseurs la lâcha brutalement et son buste ainsi que sa tête cognèrent durement le béton. Elle ne bougea pas plus pour autant. L'univers qui avait prit place dans la tête de l'agent Prentiss ne ressemblait à rien, elle ne réalisait même pas qu'elle se faisait maltraité à ce moment précis, elle luttait avec elle même, son cerveau était complètement embrumé, faible, elle avait des hallucinations, elle ne parvenait pas à discerner le vrai du faux. Il n'y avait aucune lumière autour d'elle, les sons étaient déformés. Elle avait envie de hurler mais on ne percevait sur son visage que la déformation du a la douleur. Son corps restait inerte, elle essayait de bouger mais cela lui demandait un trop grand effort. Un tambour tapait dans sa tête et elle entendait son coeur battre fortement et rapidement. Elle parvenait à déceler un affolement inhabituel chez elle. Il fallait qu'elle se calme. Elle savait qu'elle était observer et plus elle paniquerait face aux effet de la drogue plus son agresseur en redemandera Emily continuait de luttait contre les effets néfaste qui l'envahissait. Elle sentait son corps trembler, se tordre sous des spasmes. Elle n'avait plus la force pour se battre contre cette sale substance. Plus elle progressait dans ses veines et plus elle l'habitait. Emily sentait qu'elle ne pourrait plus se défendre très longtemps. Elle murmura encore une fois un refus. Elle ne voulait pas montrer à son agresseur qu'elle capitulait. Et elle se surpris un prononcer de manière répéter le prénom de Derek Morgan. Il n'était pas là et elle aurait donner n'importe quoi pour qu'il l'a sorte de cette enfer... Elle continuait de répéter son prénom, elle aurait voulu le hurler lui aussi pour qu'il l'entende aussi loin qu'il se trouvait...
Emily Prentiss s'agitait dans son lit d'hôpital, ses pensées étaient trop rudes, trop violente. Elle ne pouvait pas les supporter. Elle se réveilla en sursaut en continuant à répéter le prénom de l'homme qu'elle aimait. Elle le répétait pour se persuader qu'il viendrait la chercher ou la réconforter. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'elle resterait seule dans sa chambre sans aucun réconfort à ses cauchemars. Elle avait voulu fuir toutes les personnes qui lui voulait du bien et elle avait perdu beaucoup. Elle continuait d'appeler l'agent Derek Morgan. Elle avait hurler son prénom en ouvrant les yeux. Une envie refouler de l'avoir prêt d'elle. Hors elle savait qu'il ne serait pas là. Elle balaya son lieu de convalescence du regard et elle se sentit soudain terriblement seule, Impuissante face à la réalité et aux cauchemars qui envahirait son quotidien jour après jour pendant des mois encore. Emily ne chercha pas à retenir ses larmes. La faiblesse et l'étourdissement de la drogue c'était évanoui face à ce retour à la réalité pourtant l'agent Prentiss n'était toujours pas elle même. Elle mit ses deux mains sur son visage, elle avait des difficultés à respirer. Elle angoissait face à ce rêve atroce qui l'avait envahit. Elle avait voulu oublier, ne pas en parler pour oublier. Elle n'avait pas réaliser que chaque détail, chaque douleur, chaque seconde qu'elle avait passé à souffrir était encrer trop profondément et qu'il ressortirait d'autant plus violemment plus elle essayerait de l'enterrer. Il fallait qu'elle se calme. Elle essayait de se centrer sur elle même. Elle regarda la table de chevet et elle vit le numéro de Morgan posé sur un coin de la table de nuit. Elle se pencha légèrement sur le côté pour attraper le morceau de papier déchiré. Elle se tenait l'épaule pour ne pas forcer. Elle le regarda longuement. Une larme parvient même à trouver le temps pour s'échouer sur l'encre bleu déposé. On pouvait lire le dernier chiffre un 3, s'élargir progressivement pour devenir flou. Emily passa un doit sous ses yeux pour sécher doucement le flot qui continuait de la secouer. Elle regard encore intensément le numéro de téléphone qu'elle voulait par dessous composer. Elle aurait aimer qu'il la rejoigne, qu'il l'a prenne dans ses bras. Elle aurait aimer se blottir contre son torse, l'écouter prononcer des mots rassurant tout en la berçant. Des mots pour la consoler. Son coeur s'apaiserait momentanément, et elle sentirait la chaleur qui lui manquait. Actuellement, elle sentait le vent glacial qui soufflait à l'extérieur. Elle sentait la tristesse tout près d'elle. Mais elle ne savait pas pourquoi. Ce jour là, elle reposerait le bout de papier et elle n'attrapera jamais le téléphone. Emily Prentiss continua donc de pleurer dans sa chambre en silence. Elle vit son médecin passer dans le couloir et elle sentit qu'elle s'apprêtait à entrer. Emily détourna la tête et signifia son refus sans un autre geste. L'obstétricienne comprit qu'elle n'était pas inviter à entrer et que ce n'était pas le bon moment. Elle avait simplement voulu l'aider, elle l'avait sentit vulnérable. Emily restera alors seule plusieurs heure dans sa douleur sans demander la visite de personne. Elle ne parle pas non plus lorsque son médecin vient lui changer ses pansements. Elle semble même irritable et pas du tout patiente. Emily ne faisait aucun effort sur la douleur, montrant clairement ses grimace, elle se dégagea à plusieurs reprise des mains de l'obstétricienne. La douleur lui rappelait trop ce qu'elle avait vécu et elle était accentué par le cauchemar dont elle avait été témoin dans son sommeil. Le docteur Anton ne pouvait faire comme si rien n'avait changer, elle voyait bien que sa patiente était perturbée. Elle lui demanda encore un petit effort le temps qu'elle termine de nettoyer la plaie et qu'elle refasse le pansement. Lorsqu'elle eut finit, l'agent Prentiss se recroquevilla quelques peu sur elle même refermant ses bras autour de ses épaules et elle baissa la tête. Le médecin la regarda intensément elle posa une main sur l'avant bras d'Emily.
« Je vois bien que quelques chose ne va pas, que vous n'êtes pas dans un jour où vous parvenez à garder la tête hors de l'eau. Tenta le médecin.
- Ça ne vous regarde pas... répondit froidement Emily
- Cela fait maintenant trois jours que vous êtes ici, que je suis la seule personne que vous voyez, vous n'acceptez jamais de visite, ça ne vous aide pas.
- Je ne peux pas les voir répondit seulement l'agent Prentiss.
- Pourquoi ? Pourquoi vous ne pouvez recevoir un peu de réconfort. Ils sont là pour ça et il s'inquiète pour vous. Je sais que vous faites des cauchemars et que ça vous atteint même si vous n'en parlez pas. Emily resta silencieuse. Elle ne voulait pas parler de ce qui lui était arrivé. Je vois que vous avez prit la peine de réfléchir pour appeler votre ami. Continua le docteur Anton en remarquant le dernier chiffre noyer dans la larme.
- Je ne l'ai pas appeler.
- Mais vous en avez envie, non ?
- Je peux m'en sortir toute seule... coupa Emily
- Il est certain en tout cas, que vous devriez aller à l'enterrement de votre collègue, ça vous permettra de faire la paix avec vous même sur un point. Et puis vous lui avez écrit quelques chose que vous devriez lire. Ne le délégué pas. L'enterrement à lieu demain matin.
- Je me sens tellement coupable de sa mort, je ne peux pas y aller.
- Vous n'êtes en rien responsable et il aurait aimé que vous soyez là, il a voulu vous sauvez la vie, si vous n'êtes qu'une enveloppe qui se contente de respirer, c'est comme si vous étiez déjà morte. Vous comprenez, si vous y allez, vous faites un pas en avant, vous vous battez et vous lui montrer que vous ferez tout pour qu'il ne soit pas mort en vain.
- Je ne peux pas me montrer dans mon état.
- Personne ne vous jugera, personne ne sera là pour vous pointer du doigt, ils écouteront simplement ce que vous avez a dire, et se sera une belle victoire. Ce que vous avez écrit, vous tiens à coeur, rendez lui hommage a votre manière. Je peux vous accompagner, ma proposition tiens toujours et je vous aiderais. Vous pouvez avoir confiance. Réessaya le docteur Anton »
La seule chose qu'Emily retenait à travers cette femme qui voulait l'aider, c'était la manière délicate qu'elle prenait pour aborder les choses. Jamais elle ne lui parlait de ces cauchemars, de la honte et l'horreur qu'elle avait vécu, elle ne mettait même pas de mot là dessus. Elle lui montrait simplement qu'elle pouvait avancer. Emily releva la tête. Et elle tendit le bras pour attraper la lettre fermée. Son médecin la lui tendit pour qu'elle ne force pas sur son épaule. Emily tira sur la languette pour l'ouvrir. Elle sortit les feuillets griffonnés et elle les déplia avant de les tendre au docteur Anton.
« Je viendrais si vous m'accompagnez. Toute seule je ne pourrais pas, mais je ne sais pas si j'aurais le courage de lire ce que j'ai écris. Finit par se décider l'agent Prentiss
- Je vous accompagnerais. Vous voulez que je vous donne un avis ? Proposa juliette Anton
- Vous accepteriez de le lire... ? S'étonna Emily
- Oui bien sur, si ça peut vous conforter et vous donner la force de dire ce dernier hommage. Parce que je crois que c'est important pour vous. La rassura son médecin »
Emily lui tendit les feuillets et elle laissa l'obstétricienne plonger dans sa lecture. Emily ne dit rien et elle laissa le silence planer. Elle regardait ses mains et elle chercha a faire bouger les doigts de sa main gauche. Elle s'appliqua et s'étonna a les plier doucement sans douleur. Elle ressentait une certaine fierté qui disparut presque aussitôt, l'angoisse de son cauchemar était encore trop présent. Elle vit soudain son médecin relever les yeux des feuillets, les larmes aux yeux. Emily devant ce visage ne réussit pas à retenir les larmes qui n'était jamais loin d'elle. Elle ne voulait pas connaître l'avis de son médecin. C'était probablement trop mélo drame, sortit des 10 dernières minutes d'un film. Emily détourna la tête de honte. Elle n'aurais jamais du faire lire son texte à qui que se soit. Elle récupéra les pages, les replia avant de les remettre dans l'enveloppe. Elle ne voulait plus en entendre parler. Elle ne le lirait pas, elle savait qu'elle n'aurait jamais du rien écrire même si ça l'avait soulager de mettre des mots sur ce qu'elle avait ressentit à se sujet.
« Non, ne dites rien, je ne le lirais pas... réagit Emily sans même connaître l'avis de l'obstétricienne.
- Vous devriez le faire, vraiment, c'est un très bel hommage et je vous confirme que personne ne doit le lire a votre place et ce serait dommage de le garder enterré dans cette enveloppe. L'encouragea-t-elle
- Vraiment ? Parce que ce n'est pas lui qui aurait du mourir. J'aurais du être à sa place répondit brièvement l'agent Prentiss.
- Personne n'aurait du perdre la vie, c'est uniquement ce que vous devez retenir.
- Il avait un fils de 6 ans, qu'il a laissé orphelin. Raconta quelque peu Emily, moi je n'avais personne, pas d'attachement. Mon père est décédé, il y a bien des années, je ne parle plus a mère et je suis fille unique, la seule personne qui partage ma vie est mon chat, Sergio. Mais ce n'est pas un enfant. Jack, c'est comme ça qu'il s'appelle a perdu sa mère très jeune et maintenant son père. C'est tellement cruel.
- Vous n'êtes pas toute seule, vous avez quelqu'un qui vous attends et ne demande qu'à être à vos côtés. Ils respecte votre volonté de l'éloigner de vous simplement parce qu'il vous aime. Et croyez moi, j'ai connu quelqu'un qui s'est sacrifié par amour. Je ne peux pas avoir d'enfant et lui en rêvait et pourtant il a choisi de rester près de moi. Si je fais ce métier ce n'est pas par hasard. Alors je crois qu'il sacrifie son amour pour vous pour que vous soyez heureuse, il respecte votre choix.
- Je ne peux pas le laisser revenir maintenant parce que...
- … Parce que vous ne savez pas comment réagir face à lui. La coupa le docteur Anton.
- Quand il me touche, je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à ce qu'on m'a fait. La première fois était abominable et la deuxième, je ne supporte pas ce souvenir. Il faut qu'on arrête d'en parler, je ne peux en parler. S'affola l'agent Prentiss.
- Calmez vous, je suis votre médecin, c'est moi qui vous ai examiné et soigné, je sais ce qu'il vous a fait, en tout médicalement.
- C'est trop compliqué dans ma tête pour inclure une histoire d'amour et laisser mes sentiments prendre le dessus. Expliqua Emily
- Je comprends, mais je crois que lui ne le comprends pas et qu'il cherche simplement a vouloir vous aider.
- Je ne veux pas qu'il le prenne comme si je ne lui permettais pas d'être là pour m'aider. J'ai besoin de ce temps là pour... - silence – … pour faire le point et surtout pour prendre du recul sur ce qui m'est arrivé.
- Je vous propose simplement une simple suggestion mais vous pourriez prendre le temps d'en parler avec une personne qualifier qui pourrait vous écouter, vous conseiller et vous rassurer. Je sais que ça s'apparente fortement a une thérapie mais ça n'a rien de mal. Tout le monde a quelqu'un sur qui il peut compter pour se confier, C'est d'ailleurs plus facile lorsque celui qui est en face de vous ne vous connais pas et ne connais pas votre entourage. On a la possibilité de parler librement sans craindre que quelqu'un que l'on connais soit au courant de ce qu'on a osé dévoiler.
- Je ne pourrais pas, en tout cas pas maintenant, pas comme ça. Je me sens trop vulnérable, aussi bien physiquement que moralement.
- Je crois que vous avez encore besoin de repos et de de calme. Demain sera une longue et difficile journée.
- Attendez... Merci...
- Je vais essayer de vous faire parvenir quelques chose de noir, de sobre, d'habiller et de plutôt pratique, je sais où m'adresser.
- Dites lui que ce n'est pas contre lui. Emily se pinça la lèvre.
- Je vous ai entendu prononcer son prénom, j'ai confiance. Sourit juliette »
Emily se sentit souiller et elle détourna le regard, elle ne savait pas comment réagir, elle ne voulait surtout plus croiser le regard de son médecin. Ce n'était pas contre elle. Mais elle affirmait de ne pas vouloir de Derek Morgan près d'elle alors qu'en réalité elle en mourait d'envie. Elle laissa l'obstétricienne prendre congé d'elle et Emily reposa se laissa retomber contre les oreiller. Elle n'avait plus de force et elle était encore trop épuisé, elle n'avait rien récupérer et elle avait terriblement peur de se rendormir encore une fois.
Au même moment dans les rues de Quantico, Spencer Reid rejoignait prestement son appartement. Il s'était toujours opposé au fait que l'agent Prentiss vienne à interroger Elton Mings. Il avait avancer la probabilité selon laquelle Emily pouvai être en danger si on l'exposait face au avait toujours représenté clairement le profil des victimes. Elle était exactement le genre de femme que ce psychopathe convoitait. L'un après l'autre, les hommes qui composaient l'équipe du bureau des sciences du comportement s'était assis dans cette salle d'interrogatoire. Ils avaient tous essayé de le manipuler, de compatir ou, au contraire, ils avaient utilisé la violence et le bluff. Pas un seul d'entre eux n'était parvenu a obtenir le moindre aveu. Il restait l'agent Jareau et l'agent Prentiss. Emily Prentiss avait été écarté parce qu'elle courait un risque trop important. Mais après tant d'échecs, Aaron Hotchner, David Rossi et Derek Morgan semblaient vouloir reconsidérer les choses. Emily Prentiss avait été partante immédiatement et surtout prête à en finir pour de bon avec cette enquête. Elle avait étudié les risques, elle en avait longuement parlé, mais elle était restée sourde face aux protestations du docteur Spencer Reid. Elle avait essayé de la rassurer que les risques que les choses tourne mal était trop infime pour s'en inquiéter. Emily Prentiss semblait sur d'elle, peut être un peu trop. Tous les agents ne la quittait pas des yeux et était derrière elle pour l'encourager. Elle n'avait alors pas reculer.
La seule chose que Spencer Reid retenait, était sa veine obstination à ne pas vouloir envoyer Emily à l'abattoir. Il avait été le seul. Personne n'avait considéré une seule seconde son avis. Huit mois plus tard, l'agent Hotchner y avait laissé sa vie et l'agent Prentiss avait vécu l'enfer. Il pouvait dire qu'il savait ce que vivait Emily. Lui-même avait été kidnappé et malmené il y a quelques années par Tobias Hankel. Cependant ce n'était pas tout à fait la même chose. Il n'avait pas été torturé jusqu'à épuisement, il n'avait pas été violé au point de perdre toute dignité. En faisant l'inventaire du peu d'élément qu'il connaissait de la captivité de l'agent Prentiss, Spencer Reid avait envie de vomir. Toute cette affaire était un éternel gâchis. Cette affaire les avait tous brisée, les uns après les autres. Comment la meilleure équipe du département des sciences du comportement du FBI arriverait à revenir et à remonter la pente. Le drame avait finit par les frapper. Dans moins de vingt quatre heures auraient lieu les funérailles de l'agent Aaron Hotchner. Il était le premier agent de cette équipe à perdre la vie. Ils avaient chacun à leur tout pleurer la mort de quelqu'un mais jamais au sein même de leur propre équipe. Tout s'écroulait dans chacun d'eux.
Spencer Reid venait de rejoindre son appartement. Il avait à peine eu le temps d'ouvrir la porte qu'il soupira a la vu de son appartement. Il avait laissé la vaisselle s'entasser dans l'évier depuis des jours, il n'avait pas prit la peine de ranger le sol jonché de vêtements sales, de livres ouverts et de seringues usagées. Il ramassa un des livres. Sur la couverture, il pouvait lire « Charles Dickens » son auteur favori et surtout son histoire favorite. Sa mère la lui racontait depuis qu'il était enfant, il avait du le balancer avec le reste du bazar qui décorait son appartement. Un accès de colère justifié par l'annonce du décès de son patron. Maintenant la seule chose qui l'intéressait était de se réfugier dans la salle de bain au fond du couloir pour s'injecter une dose de drogue. Il avait repris le dilodid peu de temps après la disparition de l'agent Prentiss. L'enquête était stagnante, stressante les chances de survis d'Emily était mince et les vidéos représentant certaines torture qui lui avait été infliger n'avait pas aider le docteur Reid à tenir. Il avait vite replonger. Et depuis deux mois sa consommation avait bien augmenter. Il était de plus en plus irritable, et il jouait sur cela pour cacher la tristesse qu'il éprouvait. La perte de l'agent Hotchner avait été la goutte qui fait déborder le vase. Aujourd'hui, la première chose à laquelle il pensait était de s'injecter une dose, pour se sentir planer et régulièrement, il s'enfermait dans cette salle de bain, il effectuait une pression avec un élastique en caoutchouc autour de son bras et dans la pliure de son coude, d'une geste mal assuré, il enfonçait l'aiguille en grimaçant, attendant impatiemment que le produit le soulage pour qu'il se sente mieux. Il savait que ce n'était que temporaire et que dans quelques heures, ils seraient amené à recommencer ce même rituel. Spencer Reid ne prit pas la peine de ranger son matériel et il rejoignit le canapé du salon, il poussa d'un revers de main les objets qui prenait la place assise dont il avait besoin et il s'affala, fermant les yeux pour se plonger dans ses souvenirs. Souvent lorsqu'il s'injectait la drogue, il arrivait qu'il retourne dans le passer, ce rendez vous l'avait manquer depuis son sevrage. Le docteur Reid faisait alors peur a voir. Il avait l'intention de rester seul, aussi longtemps qu'il en aurait besoin. Il n'imaginait pas qu'il allait devoir affronter son problème dans moins de temps qu'il lui faudrait pour ouvrir les yeux. Car déjà la le coup précis et net d'un poing serrer contre la porte d'entrée de l'appartement du jeune docteur résonna dans la pièce et un mal de crâne s'empara de Spencer. Il refusa d'abord de se lever les deux premières fois. Mais l'insistance ne lui laissa pas le choix. Son interlocuteur avait même menacer qu'il resterait sur le pas de la porte toute la nuit s'il le fallait. Spencer ouvrit alors les yeux et se traina jusqu'à l'entrée et il déverrouilla la porte stupéfait de découvrir l'agent David Rossi face à lui. Il s'écarta sans un mot. Son ainé ne lui avait pas le temps de protester. Il entra dans l'appartement du docteur Reid et il inspecta la pièce qui s'offrait à lui.
« Reid, je crois qu'il est tant qu'une discussion s'impose. Tu as un problème même si tu essayes de le nier. Tenta Rossi dans une approche plutôt abrupte.
- Je n'ai pas de problème ! Répondit sèchement le docteur Reid. Maintenant sors de chez moi.
- Alors avant explique moi ce que font les seringues échouées sur le tapis de ton salon ?
- Fou moi la paix Rossi, ça ne te regarde pas.
- Je ne te laisserais pas t'enfoncer et continuer à prendre cette merde. Tu as lutter combien de temps pour arrêter rappelle moi, six mois, un an ?
- La porte est grande ouverte, le couloir n'attends plus que toi ! Réagit violemment le petit génie.
- Je ne partirais pas, Aaron et moi étions d'accord qu'il était tant de t'en parler. Tu ne crois pas qu'il y a eu assez de vie gâché dans toute cette affaire entre Aaron, son fils, Emily et maintenant toi ! Nous sommes tous affectés par ce qui est arrivé aussi bien JJ que moi. On ne le montre pas pour essayer de rester fort pour vous autres. Derek est bouleversé concernant l'état et l'attitude d'Emily. Pénélope n'arrive pas a réagir. Et toi tu as choisis de surmonter le mal par le mal. Ce n'est pas la solution Reid. Tu fous ta vie en l'air. Qu'est ce que ça t'apporte de t'injecter cette merde qui te détruit la santé. Est ce qu'au moins sa te soulage ou alors le besoin est tellement insupportable que tu t'enfermes dans une sphère infernale. Tu es de mauvaises humeur, irritable de plus en plus souvent. Tu te négliges et tu néglige ton cadre de vie. Depuis combien de temps tu n'as pas essayer de ranger ici !
Jamais vous n'avez pris en compte mon avis, jamais vous vous êtes dis que tout était risqué dans cette affaire. Ce type Elton Mings a tuer des dizaines de femmes et a assassinée chacun de leurs hommes et personne n'a réussit a l'arrêter. Emily courait un risque trop grand, un risque qui a mit toute l'équipe en danger. Et maintenant tu veux les conclusions de cette décision égoiste : Emily est a l'hopital, psychologiquement instable, et Aaron sera enterrer demain matin.
- Tu es en colère, je comprends. Compatit Rossi
- Non tu ne comprends pas, Aaron était comme un grand frère et Emily est comme ma soeur, on a toujours été une famille. J'ai vomi trois fois après qu'on l'ai retrouvé tant j'étais écœuré des souffrances qu'elle avait enduré. Est ce que vous aviez imaginez qu'elle aurait pu vivre ça. Vous l'avez envoyer a l'abattoir. Et vous avez ignoré mon opinion. Aaron l'a payé de sa vie et jamais aucun de nous n'aurais mérité ça ! C'est un carnage, un gâchis et mon appartement ressemble a ce que nous sommes aujourd'hui. Le bureau des sciences du comportement m'a accueillit à ses début. Aaron m'a permis de grandir, il a contribuer a faire celui que je suis aujourd'hui. Il m'a appris a prendre de l'assurance, il m'a appris a tirer. Je lui dois beaucoup. Et je n'arriverais jamais a accepter qu'il est décédé. La meilleure équipe du FBI n'est pas infaillible et je ne le suis pas non plus.
- Tu crois que c'est une façon de surmonter son chagrin, tu crois qu'Hotch était ravis de savoir que tu te droguais de nouveau, il était le premier a vouloir que tu redeviennes clean. Ca ne le fera pas revenir et tu te bousillera la santé. Ca ne permettra pas non plus a Emily de se sentir mieux et ça tu seras malade a ton tour. Fais moi confiance. Tout le monde a remarquer que tu essayais tant bien que mal de le cacher. Fais toi aider Reid.
- Et si je refuse vous m'enfermé en désintox jusqu'à ce que je touche plus a une seule seringue. Vous savez ce que j'ai ressenti lorsqu'Emily était enfermé avec ce malade, je me suis revu, moi, avec Tobias Hankel. Il m'a torturer, et drogué et je devrais faire comme s'il ne s'était rien passé pour Emily, pour Hotch. J'imagine trop bien ce qu'elle a vécu et ça m'est insupportable. Je n'ai même pas eu le courage de venir la voir depuis plus d'un mois, j'ai tout fait pour l'éviter parce que ça me brise le coeur. Et Hotch lorsque je l'ai vu au sol, une balle logé dans sa poitrine tandis qu'il luttait pour survivre. Je me suis souvenu le la roulette russe qui aurait pu me couter la vie en moins d'une demi seconde. Pourquoi certain doivent vivre et d'autre doivent mourir ? Les chiffres et les statistiques ont toujours été une béquille pour moi et aujourd'hui rien n'est la pour me garder debout. Il n'y a plus rien de statistique dans cette tragédie, j'ai fouiller, étudier et je n'ai rien trouver et je déteste ne rien trouver. J'ai toujours la solution.
- Il n'y a pas de solution ni pour ton enlèvement i ans, ni pour aujourd'hui et on doit l'accepter même si le chagrin est plus fort que le reste. Emily aura besoin de chacun de nous même si aujourd'hui elle n'en a pas conscience. Aaron est mort pour permettre a Emily de vivre, il s'est interposé pour la protéger comme nous l'aurions tous fait. Il se sentait responsable.
- Je lui en ai voulu... et la dernière fois que je lui ai parler, je me suis emporté... Et maintenant je garde cette dernière image ! C'est tellement stupide !
- Pas autant que de tout gâcher comme tu le fais actuellement. Demain a lieu l'enterrement, tu ne l'as pas oublier, tu ne semblais pas très présent à la brasserie tout à l'heure.
- Oui Je sais, je n'ai pas oublier, comment je pourrais.
- Je voudrais te donner quelques chose, Hotch l'avait dans la poche de sa veste pour une occasion proche. Peut être que ça te fera réfléchir. Je crois savoir que c'était important. »
David Rossi sortit alors une simple pièce doré. Une pièce de rémission appartenant au docteur Reid. Elle lui avait été donné par un homme qui avait cru en lui pour arrêter la drogue. Par la suite, il avait voulu la confier a l'agent Hotchner. Il avait toujours eut peur de retomber dans la drogue, il en avait parler avec son patron. Aaron Hotchner lui avait alors promis que si cela arriverait, il l'a lui redonnerait pour qu'il se souvienne qu'il s'était tant battu et qu'on avait été fier de lui d'avoir vaincu sa dépendance. Aujourd'hui par ce simple geste que l'agent Rossi entreprit, Spencer Reid comprit qu'il pourrait toujours compter sur lui. Hotch était toujours là mais Rossi saurait à sa manière perpétrer leur secret. Il prit la pièce et il la fit tourné quelques temps dans ses mains. Il l'observa un long moment sans rien dire. Puis il la mit dans sa poche précieusement.
« Il vous en a parler ? Demanda le docteur Spencer Reid
- Il n'y a pas eu besoin de parole, prend ce geste comme une aide et prend le temps de réfléchir. Et ça restera entre nous. Viens me voir quand tu veux et surtout range cet appartement, tu y verras plus clair. Conseilla Rossi
- Vous partez ?
- Ou veux-tu que j'aille, je ne peux rien faire d'autre, je t'ai dis tout ce que je tenais a te dire. Maintenant c'est à toi de jouer. Il reste des préparatifs pour l'enterrement et j'ai dis à la soeur d'Haley, au frère de Hotch que je m'en occupait pour leur épargner ça. Je te laisse réfléchir. »
Sur ses mots David Rossi laissa le docteur Reid avec ses réflexions. Chacun des agents qui avait vécu cette tragédie avait chacun besoin de prendre un peu de temps, un peu de recul. Il referma la porte derrière lui et il quitta l'immeuble avec l'intention d'aller marcher un peu, il y avait un soleil sans nuage en ce milieu d'après midi et pourtant l'air était toujours aussi froid, glacial comme la tragédie qu'il traversait. Cette année l'hiver était plutôt rude et il était long. David Rossi resserra le col de son manteau pour se réchauffer. Quoi qu'il n'avait pas spécialement envie de se réchauffer. Il pensait à la journée de demain se demandant si Emily Prentiss avait finit par vouloir assister à l'enterrement. Il était loin dans être sur mais il l'espérait, il voulait que l'équipe soit au complèt. Ils avaient tous besoin de se retrouver dans un moment comme celui là. Pleurer ensemble leur douleur de la perte d'un grand ami. Ils avaient besoin de se soutenir, de s'apporter un peu de chaleur, de se prendre dans les bras pour s'accrocher à une épaule voisine, une épaule familière. David Rossi pensa à l'agent Derek Morgan qui aimerait soutenir Emily Prentiss, qui aimerait être prêt d'elle et pourtant il errait sans le pouvoir espérant un appel de sa part après qu'il lui ai laissé sont numéro griffonné sur un bout de papier. Elle pouvait changer d'avis et il le souhaitait vraiment.
Tandis que l'agent Rossi prenait le temps de marcher un peu, Derek Morgan se tenait debout dans le couloir qui menait aux chambres du services de néo-nat. Il savait qu'Emily ne voulait pas recevoir de visite et il ne se serait pas permis d'entrer sans son accord. Il avait reçut un peu plus tôt dans l'après midi un appel du docteur Juliette Anton. Elle lui avait simplement demandé de lui apporter une tenue noir, convenable et pratique pour qu'Emily assiste à l'enterrement de l'agent Aaron hotchner. Derek Morgan s'était alors rendu jusqu'à l'appartement de l'agent Prentiss où leurs sacs de voyage respectifs trainait encore dans l'entrée. Il se rappela la panique d'Emily en apprenant que Karl Hamilton s'était évadé de prison et le coup de téléphone qu'il avait reçu. Leur départ précipité pour rejoindre le bureau fédéral des sciences du comportement aurait du tous les protéger. Derek Morgan progressa jusqu'à la chambre à coucher. Les draps étaient encore en bataille et le pull chaud qu'Emily avait soigneusement déposé sur une chaise, trainait toujours là. L'agent Morgan le prit délicatement entre ses mains et il s'accorda un petit moment pour humer le tissu. Un arôme de noix de muscade mélangé à la bergamote lui rappela l'écrin de parfum qu'il lui avait offert. Il s'imprégna de l'odeur de la femme qu'il voudrait par dessus tout retrouver. Derek Morgan resta planté debout sans se séparer du pull. C'était lui qui avait insisté pour qu'Emily mette un peu de parfum, une touche de rouge sur ses lèvres et qu'elle prenne le temps de se coiffer. Ça s'était avant. Il pouvait alors la serrer fort dans ses bras pour calmer ses peurs et ses angoisses les plus profondes. Il pouvait lui parler, la rassurer. Il était prêt à être a ses côté aujourd'hui, il était prêt à tout supporter. Le seul problème résidait dans le refus qu'Emily s'obstinait à énoncer. Il reposa alors le pull là où elle l'avait laissé puis l'agent Morgan entrepris de choisir la tenue la plus appropriée qu'Emily portera le jour de l'enterrement. Il était tout de même soulagé qu'elle finisse par accepter de venir. En fouillant dans les vêtements de la jeune femme, Derek l'imagina dans une robe à l'allure plutôt classique, sobre et élégante. Il voulait rejeter l'idée mais il ne sut pas pourquoi, il choisit de la mettre de côté. Il devait cependant trouver une autre tenue. Il était d'être sur de lui. Emily ne porterait probablement pas de robe, pourtant dans d'autres circonstances, c'est ce qu'elle aurait mit pour un enterrement. Il dénicha sur un cintre, un pantalon noir, classe, assez chaud et confortable pour qu'elle se sente à l'aise. Il remarqua alors a quelques pas de là, soigneusement repassé, des chemisiers blanc et colorés. Il détourna alors le regard, ça lui rappelait trop tout cette tragique affaire. Au lieu de ce haut , il prit un petit pull fin suffisamment large pour qu'elle puisse l'enfiler sans ressentir trop de douleurs à l'épaule. Derek Morgan rajouta pour terminer une veste de tailleur noir. Un foulard couleur framboise apporterait un peu de couleur et de gaité à sa tenue. Elle choisira par la suite si elle souhaite le porter.
L'agent Derek Morgan se tenait au milieu du couloir des chambres de l'hôpital, il avait apporté les vêtements accroché avec soin dans des housses plastique. La prochaine fois qu'il voudra voir des vêtements protégé de cette manière et si soigneusement tenu, il voudrait que ce soit pour son mariage avec l'agent Prentiss si jamais il parvenait à aller jusque là et s'il réussissait à la récupérer. Derek Morgan vit arriver d'un pas rapide, le docteur Juliette Anton. Elle s'apprêtait à voir une patience qui venait d'accoucher mais la présence si rapide de l'agent du FBI modifia ses plans. Elle vient a sa rencontre sans se poser d'autres questions.
« Merci d'être venu. Je ne vous attendais pas aussi rapidement. L'accueillit le docteur Anton
- J'ai apporté des tenue pour l'enterrement. Emily choisira ce qu'elle préfère porter. Je n'ai pas pu me décider.
- Dites comment vas-t-elle ? Je ne suis pas passé la voir ses trois derniers jours, rester dans le couloir s'en pouvoir être a ses côtés m'est insupportable. Je voudrais pouvoir l'aider.
- Elle m'a dit de vous dire que vous n'y êtes pour rien. Je crois qu'il lui faut du temps simplement. Je ne devrais peut être pas vous le dire mais elle a voulu vous appeler mais elle s'est ravisé. Pour répondre a votre question, elle se remet doucement physiquement, elle est sérieuse et elle fait attention à elle. Je m'inquiète plus vis à vis de ce qu'elle ressent. Elle fait des cauchemars dès qu'elle ferme les yeux et elle semble perpétuellement engoissé. Ça se calme plus ou moins quand je suis avec elle mais elle reste très perturbée.
- Derek Morgan se mordit la lèvre, il aurait tant voulu faire quelque chose pour la réconforter. Comment vous l'avez convaincu de nous rejoindre aux obsèques de l'agent Hotchner ?
- Je n'ai presque pas eu à le faire, à vrai dire. Je l'ai peut être un petit peu poussé. Elle a quelques chose à dire et elle devait le dire elle même. Son hommage ne doit pas être dit par quelqu'un d'autre et j'ai essayer de l'en convaincre, je crois avoir été suffisamment persuasive.
- Vous avez eu raison répondit l'agent Hotchner avec une certaine résignation dans la voix. C'est lui qui aurait du l'en convaincre.
- Elle reviendra vers vous j'en suis persuadé, je crois qu'elle ne mesure pas la portée de sa décision et je crois surtout qu'elle l'a regrette. Si elle ne ressentait pas autant de sentiments pour vous, elle n'aurait pas chercher a vous joindre. Cependant je dirais qu'elle a un sacré caractère et qu'elle cherche beaucoup l'indépendance et qu'elle déteste que l'on s'occupe d'elle. Il n'a pas été facile pour qu'elle accepte que j'entreprenne la rééducation de sa main. Elle a besoin de prendre conscience de ce qui lui ai arrivé et surtout de comprendre que c'est fini et qu'elle ne risque vraiment plus rien. Le contact masculin n'est pas a privilégier pour le moment, elle a été jusqu'à rejeter un infirmier venu simplement changer sa perfusion et j'ai été obliger de calmer une crise de panique.
- Je comprends répondit l'agent Morgan. Je vous demande simplement de faire attention à elle, je tiens énormément à elle, et savoir qu'elle souffre est pénible. Savoir qu'elle cauchemarde sans cesse l'ai encore plus.
- Les cauchemars s'atténueront avec le temps. Elle risque d'en faire encore longtemps. Il n'y a rien que l'on puisse faire pour l'aider sur ce point. Elle refuse les anxiolytique et les calmants. Je ne peux pas aller contre sa volonté.
- Non, je comprends. Je ne souhaite pas la voir drogué non plus et Emily n'a jamais vraiment aimé les hôpitaux. Je sais qu'elle reste ici parce qu'elle n'a pas le choix, dès qu'elle se sentira mieux physiquement, elle voudra partir et je redoute ce moment parce que ici je sais qu'elle est en sécurité et qu'elle ne met pas sa vie en danger.
- Sa dépression et ses angoisses la rende instable et ses réactions sont changeantes. Laissez lui du temps. Et vous pouvez me faire confiance, je m'occupe d'elle, je ne la laisserais pas sortir tant que je jugerais qu'elle n'est pas capable de vivre chez elle.
- Je vous fais confiance et j'espère vraiment qu'elle acceptera de recevoir de la visite, je ne supporte pas de la savoir seule. Elle a besoin de reprendre contact avec les gens qu'elle connait, qui l'aime et ça la reconnectera avec la réalité.
- Je suis d'accord avec vous mais plus on lui forcera la main et moins elle nous fera confiance, il faut la laisser décider dans un premier temps, il faut lui montrer que c'est elle qui tient les règles et qu'on ne dicte pas sa vie. Ses agresseurs lui ont forcé la main en la violant. Il ne lui on pas demandé son avis concernant son propre corps, aujourd'hui pour qu'elle prenne du recul et qu'elle dépasse la première phase de son enlèvement, il faut la conseiller sans décider pour elle.
- Vous pourrez lui dire que je l'aime et que je suis là si elle a besoin, si elle veut de moi. Dites lui que je suis prêt à prendre soin d'elle, et qu'il n'y a pas un seul autre endroit où je voudrais être. Peut être qu'elle vous écoutera vous.
- Je vais essayer, soyez patient, la situation est difficile mais elle évoluera.
- Tenez, je lui ai prit une robe ou un ensemble pantalon. Je voulais lui laisser le choix. Qu'elle porte ce qui la met la à l'aise.
- Je lui apporterais, merci.
- Je vais vous laissez vous devez avoir un encore pas mal de patient à voir, je vais juste trainer là encore un moment. Termina Derek Morgan. »
L'obstétricienne était triste de voir cet homme présenter une tristesse infini sur le visage, il était malheureux et elle aurait aimé l'aider comme elle le faisait pour Emily mais malheureusement, elle ne pouvait rien pour lui. Elle avait tenter de lui donner un peu d'espoir cela dit. Juliette Anton s'éloigna pour déposé les vêtements dans son bureau avant de rejoindre la toute jeune maman qui avait accouchée quelques heures plutôt et qui l'attendait. Derek Morgan quand à lui, il traina dans le couloir. Il prit son courage à deux main pour s'approcher de la chambre de la femme qu'il ne cessait pas d'aimer. Il aurait aimé l'apercevoir, se rendre compte par lui même qu'elle se remettait doucement, voir sur son visage qu'elle ne souffrait pas trop. Il hésita, et si elle le voyait comment réagirait-il l'un et l'autre. Il avait le sentiment de violer son espace personnelle et le choix qu'elle avait prise. Il l'a verrait demain, elle serait à l'enterrement, il pouvait encore attendre jusque là et la laisser se reposer seule. Il ne voulait en aucun cas la stresser, pas en sachant que la journée de demain serait éprouvante. Il fit alors demi-tour sans atteindre la chambre et il quitta l'hôpital. Il allait rentrer chez elle, il allait essayer de se reposer lui aussi. Il savait qu'il ne dormirait pas mais au moins il aurait une part d'elle près de lui.
Ce soir là, chacun des agents du département des sciences du comportement passa la soirée seul, chacun de leur côté. Morgan avait rejoint l'appartement d'Emily, il avait récupéré le pull et il s'était couché avec le serrant des ses bras pour humer son parfum. David Rossi avait continuer à marcher dans la ville bien après la nuit tombé. Jenifer Jarreau avait rejoint William Lamontagne son mari et il avait serrer fort son fils de 4 ans contre elle. Elle avait chercher le réconfort et le plus précieux à ses yeux realisant la chance qu'elle avait après tant de tragédies. Spencer Reid quand à lui, avait prit sa voiture pour se rendre chez l'homme qui lui avait donné la pièce qu'il tenait entre les mains. Cependant après l'avoir retourné plusieurs fois entre ses doigts, il renonça. Il s'occuperait de cela plus tard, après l'enterrement, il resta un long moment dans un voiture, au volant, le moteur éteint. Il restait Pénélope Garcia, la jeune femme ne parvenait à intégrer que demain, elle allait devoir dire adieu à l'un d'entre eux. Elle avait toujours respecter Aaron Hotchner, elle avait été la première après sa femme a lui décrocher un sourire. Elle en avait toujours été fier et elle aimait même s'en vanter dès qu'elle le pouvait. Pénélope assise dans le canapé de son salon pleurait sur l'épaule de Kévin Linch venu chez elle pour la réconforter. Enfin Emily était préoccupé par bien d'autre soucis. Elle était prisonnière de ses cauchemars une énième fois. Et elle luttait jusqu'à ce que son esprit la libère et provoque son réveil. Le docteur Juliette Anton facilita le sommeil de sa patiente en lui administrant un anxiolytique et un somnifère. Elle avait besoin de reprendre des forces et de dormir réellement pour affronter la journée qui les attendait tous.
A suivre ...
